lundi 31 janvier 2011

2010 s'envole en fumée


Il en reste le journal de décembre – mais plus pour très longtemps…

dimanche 30 janvier 2011

L'islamolâtrine : la fosse d'aisance des vieux pères Noël gauchistes

Voici ce qu'on peut découvrir entre autres perles, ce matin, chez mes indétrônables Ruminants :

En Palestine, Jordanie, Égypte, au Maghreb, et bien pire en Arabie, des fils de riches existent, oui. Mais les jeunes pauvres y pullulent. Ils n’y deviennent pas pour autant des ‘terroristes islamiques’ potentiels : au mieux ils sont parfois secourus par ‘les Frères musulmans’ le ‘Hamas’, un peu comme les jeunes pauvres de France se faisant secourir par ‘le Secours catholique’, ‘le Secours populaire’ ou ‘les Resto de la faim’, sans se faire embrigader…

Les Frères musulmans comme une sorte de Secours catholique des sables, le Hamas métamorphosé en Resto du cœur de la palmeraie : il n'y manque que le Hezbollah rebaptisé Centre aéré ou Complexe culturel et sportif pour que le tableau soit complet, de l'aveuglement psychiatrique de nos égrotants révolutionnaires de clavier. La Tunisie leur avait déjà donné un sérieux coup de calcaire, l'Égypte va probablement les achever, tout bavochant qu'ils sont déjà devant la jeunesse du monde, perpétuellement re-fantasmée depuis leur stalinisme originel jusqu'à cette phase idéologique terminale : l'islamolâtrine.

Et nous nous quitterons sur le cri plein d'enthousiasme de notre vieux Père Noël gauchiste, lequel à lui seul mériterait les honneurs du blog dédié aux modernœuds – mais on ne peut pas être partout non plus :

Merci les Arabes et sa jeunesse !


Rajout de cinq heures : depuis que ce billet a été écrit, un vent de démence s'est mis à souffler dans les commentaires de l'étable, confirmant les craintes que je formulais plus haut. Dame Clomani notamment semble en pleine crise d'hystéridéologie : ça devient vraiment impressionnant, même les autres semblent avoir désormais la trouille. Une cellule de soutien psychologique serait sans doute la bienvenue. Ou un semi-remorque de camisoles.

Olivier Deprez, nouveau seigneur du Plessis

samedi 29 janvier 2011

Gel momentané des flux temporels

Les gens de mon âge se plaignent communément que le temps aille trop vite ; ils se lamentent de ce qu'il accélère sa course à mesure qu'il leur en reste moins. De toute façon, les gens de mon âge, vous l'aurez noté jeunes gens, se plaignent constamment et de tout, depuis la qualité décroissante du saucisson de montagne jusqu'au nombre d'Arabes vivant dans leur rue de merde – ils sont comme ça. Néanmoins, foin de ces incises, leur principal sujet de chialage, c'est le temps qui s'enfuit sans m'en apercevoir. Il existe pourtant un moyen simple et terriblement efficace de faire passer aux jours toute velléité de fuite, ou au moins d'alentir celle-ci jusqu'à une illusion presque parfaite de gel total.

Il vous suffit pour cela de fumer pendant une quarantaine d'années, puis de cesser brusquement. C'est ce que je me disais ce matin, le nez sur le calendrier de la Poste, constatant que ma dernière cigarette remontait jour pour jour à six semaines – lesquelles m'avaient paru six mois, et encore je dis ça pour faire court. Je calculai alors rapidement que si le phénomène perdurait – une semaine pour un mois – et qu'il me restait disons vingt années “civiles” à vivre, j'allais en réalité mourir à 141 ans selon le nouveau mode d'écoulement temporel. Et à condition de ne pas me remettre au tabac.

Modernœud n'est pas près d'être débarrassé de moi.

vendredi 28 janvier 2011

Toi aussi, deviens une “modèle guerrière alternative” pour voyager aux frais des cons et des onanistes

À Robert Marchenoir


Comment faire pour découvrir le vaste monde quand on est une jeune femme débrouillarde mais sans sou ni maille ? Dans le monde d'avant, il suffisait de trouver un vieux monsieur ayant lui aussi envie de découvrir le vaste monde mais également d'une petite pipe au bivouac. Pas très moral, certes, mais pas bien méchant non plus et assez simple à mettre sur pied. Terminé, tout ça.

Aujourd'hui, pour parvenir au même résultat – faire la touriste à l'œil –, Modernœude doit d'abord se métamorphoser en Modèle guerrière alternative. On notera que la personne en question se qualifie également de modèle vivante (on glisse sur la faute de français…), sans doute par opposition à toutes ces filles qui n'acceptent de poser que mortes, le plus souvent dans des instituts médico-légaux.

Ensuite, il va vous falloir, Mesdemoiselles, bien emballer le produit, pour gommer le côté un peu terre-à-terre des prestations que vous proposez en échange de l'aumône que vous sollicitez. Tout est bien expliqué ici, mais résumons. D'abord, vous ne devez en aucun cas annoncer à vos futurs pigeons que vous avez besoin de leur argent pour vous offrir des vacances au Canada : ils s'enfuiraient à tire-d'ailes et sans retour. Dites que vous voulez traverser l'Atlantique afin de vous y livrer à une performance. Car, en plus d'être un modèle warrior auto-proclamé, vous êtes également une performeuse – c'est essentiel.

À quoi va se résumer votre performance ? À expédier chaque jour une photo de vous, le plus souvent les seins à l'air ou les cuisses savamment dénudées, à vos sponsors onanistes par voie d'internet. (Les petites culottes longuement portées, si prisées des vrais amateurs, passant très mal par internet, nous conseillons aux débutantes de s'en tenir à la photographie.)

C'est tout ? En réalité oui. Mais comme vos commanditaires sont des garçons délicats et facilement effarouchés, il ne faut pas qu'ils aient l'impression de vous avoir donné leur argent uniquement pour pouvoir s'étirer la membrane à heure fixe. Par conséquent, vous devez aussi leur promettre du dérangeant, du provocateur, du rebelle. D'abord en glissant dans le lot quelques photos de vous habillée, « le but étant la performance sans forcément tomber dans l'exhibitionnisme. » En effet, pas forcément. Ensuite, vous devrez leur faire miroiter le partage de vos expériences extrêmes, telles que : déranger les puritains locaux ou, mieux encore, manger local. Du brutal, donc. Et même envisager de vous suivre – en imagination, grâce à vos petits récits décalés – dans vos tentatives de couchsurfing : dingue.

Une fois que vous aurez mis tout cela bien au point, que vous l'aurez fait relayer sur la toile par un ami indulgent ou distrait, vous n'aurez plus qu'à vous bidouiller un compte et à regarder les belles grosses poires épanouies tomber une à une dans votre petit panier Paypal.

La clinique enchantée du bon docteur dxdiag

« De même que les maladies infectieuses ont une histoire, les pathologies psychiatriques évoluent. Au gré des modifications sociétales, les symptômes des désordres mentaux peuvent varier, et il arrive que des maladies nouvelles apparaissent, formes émergentes ou évoluées d’autres troubles. C’est ainsi que depuis quelques années, une forme assez inquiétante de délire s’est mise à toucher nos contemporains : la réalitophobie. »


Pour connaître l'origine, les symptômes et les éventuels traitements de cet inquiétant désordre mental, vous êtes invités à vous rendre sans plus tarder à la clinique du docteur dxdiag – qui ferait vient de se choisir un pseudonyme prononçable, mais c'est une autre affaire.

mercredi 26 janvier 2011

La “pas vraie gauche” c'est chacun de nous

À Nicolas J.


Ils sont marrants, les camarades. À droite, vous ne trouverez jamais de gens capables de s'écharper pendant des semaines ou des mois pour savoir qui parmi eux fait partie de la vraie droite ou pas. À gauche, ça pullule. Ils passent l'essentiel de leur temps à ça : « Moi, j'suis d'la vraie gauche ! Et y a que moi : toi t'es caca bourgeois, étron réformiste, colombin social-dem' ! » Et l'autre repart furieux en grommelant : « Même pas vrai d'abord… » Bref, on sait s'amuser, chez les progressistes.

Il faut noter que, presque toujours, la “pas vraie gauche” (PVG, à partir de maintenant) se situe à la droite de celui qui manie le concept, lequel n'est pertinent qu'à usage strictement interne. Ainsi ne voit-on jamais un Modemeux traiter un UMPiste de PVG, sous prétexte qu'il est plus à droite que lui. Or, il pourrait puisque, pour un représentant de la vraie gauche, un PVG est la même chose qu'un homme de droite. (Vous suivez, c'est bon ?)

Quelles sont les différences essentielles entre un vrai homme de vraie gauche et un membre de la PVG ? Tout d'abord le premier est auto-proclamé tel, tandis que le second est accusé d'être ce qu'il est. Ensuite, le PVG est amené, de temps en temps, à exercer de concrètes responsabilités politiques et, donc, de se plonger les mains dans des trucs pas propres, alors que l'homme de vraie gauche garde toujours ses petites mimines immaculément roses, qu'il aère en gesticulant des bras tout en prenant une grosse voix indignée et moralement pure (seul le vrai homme de gauche sait ce qu'est une voix moralement pure, ne cherchez pas).

Mais parfois les lignes se brouillent, et c'est là que les honnêtes gens rient. De temps à autre, le membre auto-proclamé de la vraie gauche, le distributeur de brevets, l'infligeur de blâmes, voit débouler un type encore plus de vraie gauche que lui. Un humanoïde tellement loin à gauche qu'on ne le discernait même pas, que personne ne s'était avisé de son existence, mais qui surgit dans le paysage et renvoie tout le monde dans la PVG d'un revers d'argument.

C'est la drolatique mésaventure qui vient d'arriver au toujours reluisant CSP. Lui qui venait de blablater sur Céline comme n'importe quel petit-bourgeois bachelier se croit tenu de le faire depuis quelques jours, mais avec cet air de réinventer chaque matin le couteau à beurre qui est la marque de fabrique du camarade, voilà-t-il pas qu'il se fait voler dans les plumes et traiter (en gros) de sous-merde révisionniste et complice du capital-qui-tue par un vrai vrai mec de gauche, c'est-à-dire un maoïste précambrien (l'un des commentateurs de CSP parle de maopathe, ce que je trouve très bien vu), lequel renvoie par contrecoup notre gentil trotskiste dans les rangs honnis des faux vrais hommes de gauche, lesquels – chacun le sait – sont dangereusement proches des cloaques de la PVG. Et le pis pour lui, on le sent bien à ses trépignements, c'est que les maopathes en question le font gicler vers la PVG sans même le citer, sans paraître seulement s'être avisé de son existence ! Terrible…

Il ne reste plus qu'à créer un label spécial, pour assurer la paix de conscience des vrais gens de gauche. Ou une AOC, un truc comme ça. Avec un joli tampon qu'on leur imprimera sur les miches : ça aidera les pandores à les compter dans les manifs.

Le vaillant petit tailleur (de haies)

C'était pour ce matin, pas la moindre place pour le jeu du doute. Après un rapide tour de mes blogo-étables habituelles, sous le titre choisi depuis plusieurs semaines déjà et à dix heures et demie tapantes j'aurais dû écrire le premier mot de la première phrase du premier chapitre. J'aurais dû…

Déjà mon inconscient a très bien rempli son office en ne me faisant percevoir ni le lever de Catherine ni la sonnerie du téléphone un peu plus tard. Résultat de cette vigilance morphéique : je me suis levé à neuf heures et demie dépassées. Mais enfin, en se bousculant un peu, tout restait possible…

Et c'est alors que, bénis des dieux soient-ils, les tailleurs de haie ont débarqué au Plessis, harnachés d'imperméable vert foncé (il pleut à boire debout), tout armés de leurs engins bruyants et rotatifs. Très bruyants : vous avez déjà essayé de commencer un Brigade mondaine tandis que trois inconnus déclenchent un vacarme de tous les diables dans votre jardin, c'est-à-dire à quelques mètres de votre si délicat cerveau créateur ? Non ? Eh bien moi non plus.

mardi 25 janvier 2011

Le peuple palestinien, cette invention européenne

« En 1973 la Communauté européenne contribua à créer un nouveau peuple et un nouveau nationalisme inexistant jusque-là : le palestinisme. Jusqu'en 1973 les Arabes de Palestine se reconnaissaient d'abord comme Arabes dans la Palestine sous mandat britannique puis Jordaniens depuis l'occupation par la Transjordanie de la Judée et Samarie en 1949. (…) La mention d'une spécificité arabo-palestinienne, toujours récusée jusque-là par les nationalistes arabes, survint dans les années 1967-1970 quand la Communauté européenne menée par la France et l'Allemagne s'allia à la Ligue arabe contre Israël par des accords officieux appelés Dialogue Euro-Arabe. Cette démarche ne visait pas à résoudre le conflit israélo-arabe, mais au contraire à le maintenir par la création artificielle d'un peuple qui loin de s'intégrer à la Jordanie-Palestine se vouerait à la destruction d'Israël. (…) La solution consistait à agrandi la Jordanie-Palestine et à procéder à un échange de populations, mais cette formule aurait conduit à la paix avec Israël alors que l'Europe adoptait la formule jihadiste de la paix sans Israël. »

Bat Ye'Or, L'Europe et le spectre du califat, Les provinciales, p. 160-161.

À partir de demain, retour à des lectures moins éprouvantes que celle-ci. On va d'abord se ragaillardir avec l'un des deux fameux livres d'Ernst Kantorowicz, sa biographie de L'Empereur Frédéric II, avant d'enchainer avec l'autre versant de son œuvre : Les Deux Corps du roi. Passer un moment avec le dernier empereur de la dynastie des Hohenstaufen nous changera agréablement des ténèbres jihadiennes étudiées et annoncées par Bat Ye'Or, puisque ce bon Frédéric II mena à bien la sixième croisade et devint roi de Jérusalem…

lundi 24 janvier 2011

La bêtise à front de taureau de certains herbivores


Sans doute pour répondre au souhait de certain opuscule infantilo-sénile (et roulé sous Hessel), ça s'indigne grave, ce matin, dans mon troupeau de bêtes à cornes. Prenant prétexte de la sortie d'un livre de photographies consacrées aux murs, Dame Clomani y va de son brame. Évidemment, dès la première ligne le lecteur doté d'une intelligence moyenne, voire médiocre, sait déjà quel mur va, après les préliminaires d'usage, solliciter toute son attention, constituer à ses yeux le plus insupportable des scandales. Celui qui sépare Israël de ce qu'on appelle généralement la Palestine, bien entendu. Mur édifié à seule fin de brimer, d'opprimer, d'asservir ces malheureux Palestiniens qui, de leur côté de mur, n'aspirent qu'à vivre en paix avec leurs voisins. Car Dame Clomani sait bien, elle, que ce serait vile propagande à relents nauséabonds que de rappeler que les gentils Palestiniens en question ont assez massivement voté pour le Hamas en 2006, lequel Hamas prône tout à fait officiellement la destruction d'Israël et l'instauration d'une dictature islamique sur toute cette région. Font vraiment chier, ces Juifs, à refuser de mourir en silence, ainsi que l'ensemble des pays arabes et de la gauche européenne les y invite depuis déjà un moment.

Si vous vous aventurez dans l'étable, ne manquez pas les commentaires : c'est généralement le plus savoureux, et c'est un work in progress

samedi 22 janvier 2011

Didier Goux invente des mots (même en son absence)

Plutôt qu'islamophobe, terme que je persiste à récuser parce qu'il fait partie de ce que j'appelle les “mots de l'ennemi”, je me définirais volontiers comme islamofuge. Car cette religion, toute guerrière et intolérante qu'elle soit, ne me fait pas peur – contrairement à l'effet qu'elle produit sur les collabobos, ces dhimmis non seulement volontaires mais devançant presque l'appel –; en revanche j'aimerais beaucoup pouvoir l'éloigner le plus possible de moi, des miens, de mon pays, etc. L'éloigner à perte de vue (et d'ouïe).

On notera qu'en plus d'islamofuge, je viens de donner naissance (enfin, je crois…) à collabobo, qui me servira désormais à désigner la frange à la fois la plus atteinte et la plus active en matière d'islamolâtrie du troupeau des modernœuds, celle qui a droit à la tribune pour y prendre la parole. Autrement dit, pour mériter le label collabobo, il ne suffira pas de se prosterner aux pieds de l'envahisseur, il faudra également inviter véhémentement les autres à faire de même, et flétrir à grands cris ceux qui s'y refusent encore.

Et puisqu'on en est à inventer des mots, je ferais volontiers miens ceux forgés par la très-précieuse Cassandre du P.I. : Arabouillards et Blackouillards, bâtis évidemment sur le modèle du si prisé Franchouillard. Il faudrait avec soin, en partant du modèle, définir ce qu'on entend par eux, puis se mettre à les employer couramment et naturellement. Et attendre les réactions, qui ne devraient pas être longues. Ni bienveillantes.

Sur ce, pour cause de visite Emmato-plutonienne, il est probable qu'ayant déserté ce blog dès hier après-midi, juste après avoir programmé ce petit manifeste, je n'y réapparaîtrai guère avant dimanche soir. Et encore, seulement si j'ai dessaoulé d'ici là.

Car rupture de jeûne il y a bel et bien – peut-être d'ailleurs en ce moment même…

vendredi 21 janvier 2011

Ce 21 janvier-là, nous étions nombreux sur l'échafaud

Le 21 janvier est depuis 218 ans un jour funeste. Plus exactement, c'est un jour triste parce qu'il lui arriva d'être funeste voilà 218 ans. Il se trouve encore aujourd'hui quelques décérébrés à cocarde pour se réjouir de l'idée que, sur la future place de la Concorde, à 10 h 22, tombait la tête du roi Louis XVI dans le panier de la guillotine. C'est que cette tête, en chutant, leur a fait perdre l'esprit, et durablement.

Cette décollation matinale a rendu possibles, pensables, les dizaines de milliers qui allaient bientôt suivre, dans ce nouveau massacre des innocents perpétré par les Conventionnels de Robespierre. Elle allait surtout rendre inenvisageable toute réconciliation française, tout pardon, tout oubli ; et faire le lit des impostures haineuses qui se sont succédé à la tête de ce pays, pour le mener au tombeau lui aussi – nous sommes à la grille du cimetière, le chemin ne sera plus très long.

Et c'est pourquoi être habité par un certain sentiment de deuil, tous les 21 janvier qui surviennent, ne relève pas entièrement de je ne sais quel folklore royaliste, ni de la grande kermesse de la France d'avant. C'est prendre acte, une année après l'autre, du crime qui a été commis ; c'est aussi et surtout apprendre à le voir comme un lent et irréversible suicide, solennel malgré le ricanement des carmagnoles.

jeudi 20 janvier 2011

Le casting, c'est de la discrimination décomplexée !

C'est une question que je me suis plusieurs fois posée, et que Balmeyer, en commentaire chez Suzanne, m'a remise en mémoire : comment les responsables de castings – au cinéma notamment – se débrouillent-ils pour obtenir les comédiens qu'ils désirent sans heurter la sensibilité de qui que ce soit, sachant que heurter une sensibilité est à notre époque l'un des innombrables péchés capitaux ? Par exemple, si tel film comporte un personnage d'adolescente laide, obèse et imbaisable, comment rédige-t-on l'annonce, si annonce il y a bien ? Ou bien quel parent présenterait sa progéniture à un casting réclamant un enfant mâle de neuf ans à l'air profondément stupide ? Enfin, vous voyez le problème : si quelqu'un a des lumières à ce sujet, je suis preneur.

Et puis, bien entendu, il y a l'amusant corollaire que les plus mauvais esprits d'entre vous ont déjà commencé d'imaginer : qui, de nos jours, prendra le risque de dire qu'il souhaite engager un Arabe à l'air méchant et n'engager que lui ? Ou un Antillais au sourire stupide ? Un nain particulièrement contrefait ? Une Chinoise du sud repoussante ? Un Caucasien monstru… (ah non, ça, c'est possible). Vous la sentez, la grosse discrimination ? La stigmatisation en 3 D ? Quand j'y pense, je suis bien content de n'avoir pas fait marchand de castings, comme métier.

mercredi 19 janvier 2011

REPENTEZ-VOUS ! clamait Philippulus, le prophète dément

On devrait désormais obliger tous les collabos à se munir de gongs portatifs et à les faire résonner, tel le Philippulus d'Hergé, dès qu'ils ouvrent la bouche : cela ferait un peu de bruit, mais au moins le bon peuple les repérerait plus facilement. Par exemple, ceux-ci :

« Le parti de l'In-nocence admire qu'avec le projet présenté par un certain nombre d'historiens, parmi lesquels Esther Benbassa, Pap Ndyae ou Benjamin Stora, et suggérant l'installation d'un musée de l'esclavage dans l'un des palais de Gabriel sur la place de la Concorde, en l'occurrence l'ancien ministère de la Marine, l'énormité du symptôme névrotique affectant notre malheureux pays s'étale avec une aussi éclatante évidence. Jamais la haine de soi des uns, à merveille combinée avec la haine de l'autre des autres, n'a trouvé à s'exprimer avec tant de concision, à la fois, et tant de sûreté : il ne s'agirait de rien de moins en effet, cette fois, que d'ériger l'un des plus prestigieux monuments du patrimoine français, le plus centralement situé au cœur de la capitale de la Nation, en sanctuaire de la Honte, en temple du crime français, de l'indignité française, du déshonneur français et de la moderne passion française pour implorer le dégoût du monde entier, et d'abord des néo-français. La même conception pourrait amener à faire du palais du Luxembourg un musée de la Saint-Barthélémy, du Grand Palais un dôme de la Terreur et des Invalides un mémorial de la Collaboration, les quatre institutions étant alors confiées à la Réunion des Heures les plus Sombres de notre Histoire (RHSH), siégeant aux Tuileries reconstruites... »

(Intégralité du communiqué.)

J'espère (mais non : je suis sûr !) qu'on aura l'idée d'y faire venir en troupeau les enfants des écoles, afin d'accomplir cette double bonne action : donner aux petits Français le profond et indélébile sentiment de leur indignité d'une part ; et d'autre part, fournir aux jeunes divers un prétexte argumenté et palpable pour haïr un peu plus leurs camarades souchiens.

Par ailleurs, que l'idée d'un tel musée ait germé dans la cervelle de gens n'ayant que le vivre-ensemble à la bouche me donnerait plutôt envie de me taper le cul par terre. Car j'en ai assez de m'attrister à cause de ces méprisables connards.


Addendum n'ayant rien à voir (encore que…) : François Taillandier rend un bel hommage à Jean Dutourd, dont tout le monde semble se foutre, ce qui n'est pas pour me surprendre.

mardi 18 janvier 2011

Je suis croyant mais je me soigne

La semaine dernière, dans Le Parisien.fr, on pouvait apprendre cette excellente nouvelle :

Les élèves infirmiers de Limeil ont des cours pour réussir à concilier la pratique religieuse des patients et les soins. Hier, ils ont découvert les rites musulmans à la mosquée de Créteil.

L'article est à lire ici. C'est un joli petit monument de faux-culterie, à la mode à la mode, à la mode de Modernœud. Car il va de soi que cette “sensibilisation” (obligatoire) que l'on donne désormais aux futurs infirmiers concerne toutes les religions, et certainement pas l'une plus que l'autre, qu'allez-vous penser ! Ainsi, pour bien enfoncer le clou, la collabo de service donne un exemple, probablement celui qui lui est le premier passé par l'esprit parce que le plus courant :

« Si on ne sait pas qu’un orthodoxe fait son signe de croix de droite à gauche, contrairement aux catholiques, l’infirmier ou l’infirmière peut penser que le patient est confus. »

Mais comme nous sommes face à un article d'une objectivité en béton, on nous signale tout de même qu'il se pose d'autres problèmes ; que, par exemple, “pour les uns, pas question d’être examiné par un médecin de sexe masculin”. On aurait plutôt pensé que c'était le cas “pour les unes”, mais non, Le Parisien est formel : c'est pour les uns.

Bref, en une cinquantaine de lignes, un très bel exercice journalistique, sans doute désormais enseigné dans les écoles : comment produire un flot de paroles et feindre d'aborder un problème de front pour mieux l'escamoter, le diluer à fin de noyade.

Et si vous vous demandez à haute voix pourquoi les écoles d'infirmiers ne se soucient que maintenant, en ce début du XXIe siècle, du confort religieux des juifs, orthodoxes et autres bouddhistes dans les hôpitaux de France, c'est parce que vous avez vraiment un esprit de merde, et je ne peux rien pour vous.

lundi 17 janvier 2011

Hier soir, j'ai entendu Muray se marrer


C'est que je me suis contraint à une expérience devant laquelle je renâcle le plus souvent, parce que je suis un garçon assez douillet : j'ai regardé – et même pis : écouté – le journal de huit heures proposé par France 2. On y a parlé assez longuement du chaos tunisien, avec interviews complaisantes de jeunes révolutionnaires enthousiastes qui, le cul bien au chaud dans notre belle France, encourageaient vivement leurs frères restés au pays à aller toujours davantage au casse-pipe (je résume, hein…). Ensuite une ou deux minutes sur le congrès du Front national, parce qu'il était difficile tout de même de s'en abstenir totalement (le présentateur du journal a parlé dans son “chapeau” de la prise de pouvoir de Marine Le Pen…).

Et, enfin, LE sujet du jour, appartenant à cette catégorie dans laquelle la télévision adore barboter sans fin : l'émotion pure, tournant à vide, se contemplant elle-même. C'était bien sûr à l'occasion du retour des corps des deux jeunes hommes tués au Mali il y a quelques jours. Avec l'obscénité compassée qui est la sienne en ces circonstances, la télévision nous a montré à satiété et sous les angles les plus avantageux la douleur “de toute une ville” (mensonge ! je suis bien certain que, dans ce bled dont le nom m'échappe en ce moment, il se trouve de mauvais esprits dans mon genre pour n'en avoir strictement rien à battre de la mort de deux types qu'ils ne connaissaient ni d'Ève ni d'Adam).

Mais bref. À la toute fin de ce torrent de guimauve mortuaire, on nous a appris que, en guise d'hommage aux disparus, les familles avaient souhaité que la traditionnelle et digne minute de silence soit remplacée par une minute de bruit.

C'est à ce moment que le fantôme de Philippe Muray a passé dans les cintres de notre petit théâtre d'éploration, et que je l'ai très nettement entendu ricaner.

La Tunisie comme si vous n'y étiez pas !


Voici ce qu'écrit sur son blog, à propos des événements tunisiens, l'historien spécialiste de l'Afrique Bernard Lugan :

« (…) Le capital image que la Tunisie avait eu tant de mal à constituer est parti en fumée, les touristes attendent d’être évacués et le pays a sombré dans le chaos. Les journalistes français, encore émoustillés à la seule évocation de la « révolution des jasmins » cachent aux robots qui les lisent ou qui les écoutent que le pays est en quasi guerre civile, que les pillages y sont systématiques, que des voyous défoncent les portes des maisons pour piller et violer, que les honnêtes citoyens vivent dans la terreur et qu’ils doivent se former en milices pour défendre leurs biens et assurer la sécurité de leurs familles. Les mêmes nous disent doctement que le danger islamiste n’existe pas. De fait, les seuls leaders politiques qui s’expriment dans les médias français semblent être les responsables du parti communiste tunisien. Nous voilà donc rassurés… (…) »

Le texte intégral est à lire ici.

Mais, au fond, ce qui se passe ou ne se passe pas en Tunisie, quelle importance, n'est-ce pas ? Du moment que les blogueurs de chez nous peuvent s'exciter le poireau en piaillant à la révolution, faire de jolis moulinets avec leurs petits bras pour saluer leur nouveau peuple frère trans-méditerranéen, et taper au passage sur le grand méchant Sarkozy, qu'importent la réalité ou les nuances ? Tout cela sera oublié demain, pour peu que surgisse un nouveau peuple frère, un rédempteur plus frais…

Personnellement, toute ma sympathie va aux six cent mille Tunisiens actuellement stationnés en France. Dont je ne doute pas un instant, vu leur enthousiasme face aux caméras, qu'ils vont avoir à cœur de repasser la Méditerranée toutes affaires cessantes, pour aller eux aussi arroser le jasmin fraîchement éclos sur leur terre. Car à l'instar de l'agriculture la révolution, fût-elle florale, manque toujours de bras.

dimanche 16 janvier 2011

La Mésopotamie, le Monomotapa et le grand méchant loup musulman

Je ne sais plus quel député collabo (était-ce même un député, du reste ? Collabo je suis sûr, mais député ? Enfin bref…) proposait benoîtement, il y a quelque temps, d'offrir en tribut au culte musulman les églises catholiques désaffectées ou en voie de désaffection. L'idée est certes excellente, très vivre-ensemblière, mais elle n'est pas neuve, si l'on en croit Bat Ye'Or, qui, à la page 84 de ses Chrétientés d'Orient entre jihâd et dhimmitude, écrit ceci :

« Dès les débuts de la conquête, les chrétiens avaient dû céder aux musulmans – en Espagne, en Syrie comme dans d'autres provinces conquises – la moitié des églises qui, par la suite de l'afflux des musulmans, devinrent des mosquées. Il était du reste évident que cette cohabitation n'aurait pu durer, compte tenu de l'aversion manifestée par les musulmans pour le culte chrétien. Les prohibitions concernant les cloches, les enterrements, les cérémonies, les constructions d'églises, furent appliquées en Andalousie comme dans tout le dâr al-islâm. »

Un peu plus en amont de ce même livre, l'auteur nous donne l'une des raisons pour lesquelles, après la mort de Mahomet en 632, la conquête par les troupes arabes de la Mésopotamie, de la Syrie et de la Palestine fut si rapide et aisée : c'est que, depuis près de deux siècles, des tribus arabes parcouraient ces contrées, y vivaient en bonne intelligence avec les autochtones, commerçaient avec elles, souvent même se sédentarisaient parmi eux. Mais, dès que les armes parlèrent, toutes ces populations pourtant bien “intégrées” se rallièrent comme un seul bédouin à l'islam conquérant et facilitèrent grandement ses entreprises ravageuses et colonisatrices.

L'histoire est décidément pleine d'enseignements nauséabonds. On a donc bien raison de ne la prendre plus désormais qu'avec des pincettes et de circonscrire son champ à l'étude de ce que la planète a pu compter comme divers et gentils Monomotapa.

PENSEZ BIBI ! (Comme dirait l'autre nase.)


Je sais, c'est mal de se moquer. Mais si on ne peut plus rire le dimanche… Et puis, celui-là est tellement réussi qu'on le croirait inventé par un nauséabond dans mon genre pour dauber sur nos frères africains. Plusieurs perles précieuses par ligne : relisez-moi tout ça et tâchez de n'en manquer aucune !

Merci à Carine, pour ce joyau.

jeudi 13 janvier 2011

La dhimmitude ? Une vraie galéjihade !

J'ai reçu hier l'épais volume de Bat Ye'Or, intitulé Les Chrétientés d'Orient, et sous-titré entre jihad et dhimmitude. Ce dernier mot à été forgé par Béchir Gémayel en 1982, apprend-on dans l'avant-propos, c'est-à-dire par un homme bien placé pour savoir ce que l'on peut attendre des musulmans lorsqu'on est chrétien et, circonstance aggravante, libanais.

Il s'agit là d'un livre d'histoire – et non d'un trac-pamphlet de quelques feuillets comme il s'en vend ces jours-ci – qui tente de comprendre et de retracer plus d'un millénaire de conflits entre l'islam et nous, en mettant en lumière ce que sont véritablement le jihâd et cette fameuse dhimmitude dont Bat Ye'Or a la première défini les aspects généraux ainsi que l'inquiétante permanence.

Pourquoi lire cela ? Parce qu'il est nécessaire, vital, de connaître le mieux possible son ennemi si l'on veut espérer le vaincre un jour – et tout espoir, bizarrement, ne semble pas nous avoir encore complètement désertés. On va bien entendu m'opposer que je me noie dans mon propre délire ardent (ceux qui diront cela sont les mêmes qui continuent de décapiter chaque semaine, depuis soixante ans, l'hydre sans cesse renaissante du fascisme et de l'hitlérisme…), que je prends mes cauchemars guerriers pour des réalités futures. C'est faux : il me semble parler de réalités présentes, même si encore suffisamment discrètes pour se soustraire au regard des myopes. La guerre n'est déjà plus un avenir. Sur ce thème, un court extrait de la préface que Jacques Ellul a écrite pour le livre de Bat Ye'Or, sur lequel il n'est pas très difficile de prévoir que j'aurai l'occasion de revenir, au fil de ma lecture :

« Le monde, Bat Ye'Or le montre à merveille, est divisé en deux : il y a le dâr al-islâm et le dâr al-harb, c'est-à-dire le “pays de l'islam” et le “pays de la guerre”. Ainsi le monde n'est plus divisé en nations, peuples, tribus, etc., non, tout cela est placé en bloc dans le monde de la guerre, c'est-à-dire qu'il n'y a pas d'autres relations possibles avec le monde extérieur que la guerre. La terre appartient à Allah, et il faut que tous les habitants de la terre le reconnaissent ; pour cela, un seul moyen : la guerre. Celle-ci est donc bien une institution, non pas éventuelle, accidentelle, mais constitutive de la pensée, de l'organisation, des structures de ce monde. Il n'y a pas de paix possible avec ce monde de la guerre. Bien entendu on est obligé parfois de s'arrêter, il y a des circonstances où il vaut mieux ne pas faire la guerre. Le Coran le prévoit. Mais cela ne change rien : la guerre reste une institution, c'est-à-dire qu'elle doit reprendre, sitôt que les circonstances le permettent. »

Les circonstances, nous travaillons ardemment à les peaufiner un peu plus chaque matin, en disputant du sexe de nos anges électoraux tout en nous émerveillant de n'apercevoir aucune troupe agressive et armée au-delà de nos remparts. Ce qui est normal puisque les colonnes sont déjà installées intra muros et feignent de s'intéresser elles aussi au sexe de nos anges.