mercredi 19 juin 2019

Et si Œdipe était innocent ?


À relire la pièce, on comprend très bien pourquoi René Girard s'est penché avec autant de gourmandise sur l'Œdipe roi de Sophocle : elle est une presque parfaite illustration de ses hypothèses, concernant le bouc émissaire et son expulsion violente de la communauté humaine, afin de ramener la paix et la concorde au sein de celle-ci. 

Œdipe a-t-il tué son père, Laïos ? C'est, pour le moins, douteux. Et c'est Sophocle lui-même qui nous instille nettement ce doute, en insistant par deux fois, dans la première moitié de sa tragédie, sur le fait que le seul survivant du massacre où ont péri le roi de Thèbes et sa petite suite a formellement et publiquement déclaré ensuite qu'ils avaient été attaqués par plusieurs brigands. À fort juste titre, pour faire pièce aux accusations du devin Tiresias, Œdipe demande donc qu'on aille chercher ce témoin, devenu berger, afin qu'il redonne son témoignage. Car comme le dit un personnage – Jocaste, si je me souviens bien – « si Laïos a été tué par plusieurs, il n'a pu l'être par un seul. » Autrement dit, dans ce cas où le témoignage du rescapé serait maintenu, Œdipe, voyageur solitaire, serait du même coup innocenté du crime. Ou, à tout le moins, il subsisterait à son bénéfice de raisonnables présomptions d'innocence. 

Or, dans la seconde moitié de la tragédie, il n'est plus question d'entendre cet homme, ce témoin oculaire, que, pourtant, on est allé chercher. Même Œdipe à présent n'y pense plus, persuadé qu'il est, désormais, de sa culpabilité, comme doit l'être, d'après Girard, tout bon bouc émissaire. Une culpabilité reposant sur des coïncidences assez fumeuses, et que le témoignage du domestique de Laïos suffirait à entacher de doutes puissants. La mécanique est en marche, inexorable, ce témoignage pourtant essentiel est devenu inutile, plus rien ne doit venir se mettre en travers de la double culpabilité d'Œdipe, qui doit à tout prix être expulsé (lui-même le réclame à grands cris) pour que la peste s'éloigne de Thèbes et que les femmes puissent se remettre à enfanter, elles qui avaient fort mystérieusement cessé de le faire. 

Dans ces conditions, pourquoi Sophocle mentionne-t-il à deux reprises ce fameux témoignage, au lieu de le passer simplement par pertes et profits ? Pourquoi insister sur le fait que Laïos a peut-être été tué par une troupe de brigands et non par un homme isolé comme l'était Œdipe sur la route le menant à Thèbes ? Ne pourrait-ce être parce que lui-même, examinant de près le mythe avant de composer sa tragédie, s'est mis à nourrir une certaine suspicion à propos du prétendu parricide œdipien ? Soupçon qui, deux bons millénaires plus tard, ne semble jamais avoir effleuré Freud, qui bien entendu en avait absolument besoin pour sa quincaillerie. Soupçon qui n'effleure pas non plus le responsable de l'édition Pléiade de la pièce de Sophocle, lui qui qualifie de détail le fait que Laïos pourrait avoir été tué par une bande armée, détail sur lequel, trouve-t-il, Œdipe s'obnubile. Mais qui ne s'obnubilerait pas, à sa place, sur ce genre de “détail” qui peut vous innocenter d'une accusation infamante et rédhibitoire ?

Il reste, évidemment, qu'Œdipe a bel et bien, ensuite, devenu roi de Thèbes, couché avec Jocaste, et qu'il lui a fait des enfants. Oui, mais… est-on certain que Jocaste est bien sa mère ? Certes, Œdipe est un enfant abandonné, tout comme a été abandonné le fils de Laïos et Jocaste à sa naissance. D'accord, il a été confié à un domestique pour être lâché dans la montagne, lequel domestique l'a confié à un berger, lequel berger l'a ensuite donné à ses parents adoptifs, roi et reine de je ne sais plus quelle cité. Mais est-on vraiment sûr que ces deux nourrissons n'en fassent qu'un ? Après tout, dans la mythologie grecque, ils se comptent par douzaines (j'exagère un peu, d'accord), ces enfants que l'on abandonne à la sauvage nature, suite à un oracle funeste. Voilà une époque où vous ne pouviez pas faire un pas dans la campagne sans croiser un berger portant un enfant abandonné dans les bras ! On me dira que, dans la pièce de Sophocle, le berger en question et le messager qui a reçu l'enfant de lui se reconnaissent, ce qui est censé valoir certificat quant à l'identité royale d'Œdipe. Mais en fait, non : le messager affirme reconnaître le berger, lequel, d'abord, ne l'identifie nullement, même s'il finit par se laisser convaincre. Et tout cela pour des faits qui doivent remonter à près de 40 ans, puisque, au moment de la pièce, Œdipe a déjà eu quatre enfants de Jocaste : deux garçons, Étéocle et Polynice (les “frères ennemis” de la première pièce de Racine), et deux filles, Ismène et la célèbre Antigone, lesquels ne sont déjà plus de prime jeunesse, puisqu'on va voir, dans Œdipe à Colone, autre tragédie de Sophocle, Antigone guider les pas de son père aveugle à travers la Grèce. 

Bref, toute cette affaire est un peu louche. Heureusement, comme il est un peu tard, désormais, pour établir une éventuelle innocence de ce malheureux Œdipe, les psychanalystes peuvent continuer à roupiller tranquilles.

27 commentaires:

  1. Un qui, apparemment, n'avait pas l'intention de laisser les psychanalystes "continuer à roupiller tranquilles" c'était Clément Rosset dont je viens de commencer à lire "Le Réel" sous-titré : "Traité de l'idiotie" qui, dès les premières pages parle de Sophocle en écrivant : "Un des exemples les plus remarquables de l'ambiguïté sophocléenne - qui ne signifie pas double sens, mais valeur multiple d'un sens unique - se trouve dans Œdipe Roi, au moment où Œdipe annonce solennellement qu'il saura découvrir le meurtrier du roi Laïos (qui n'est autre que lui-même)".

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  2. Œdipe "devait" tuer son père et épouser sa mère, au sens de l'αναγκή, la nécessité ou la destinée, comme vous voudrez ; il ne pouvait pas y échapper, ni Jocaste qui pourrait quand même se dire que ce beau jeune homme a l'âge d'être son nourrisson...
    souvenirs de cours de grec extrêmement passionnants ! n'ayant jamais traduit Œdipe roi , je ne sais pas pourquoi Sophocle a introduit un témoin qui ne vient pas finalement

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    1. Il devait… mais l'a-t-il vraiment fait ? J'inclinerais volontiers à penser que non.

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  3. Et pour répondre à votre question, Rosset écrit : "La tragédie d'Œdipe est bien d'être une seule et même personne, qu'on ne saurait décomposer en ses différents rôles (ici le détective, là le meurtrier). "Personne" en grec moderne se dit… littéralement, "une chose qu'on ne peut pas couper en deux". Remarquons en passant qu'en français une personne, un certain homme, c'est aussi bien "personne", aucun homme… Et pour achever de nous faire rêver, rappelons-nous que le meurtre par lequel Œdipe a scellé son destin s'est accompli en un lieu où les différents chemins se confondent, à la croisée des chemins : "Triple chemin, vallée obscure, chênaie, défilé à la fourche des deux routes, vous qui avez bu le sang de mon père, - mon sang, de mes propres mains versé ! - dites-moi, témoins de mon crime, vous en souvenez-vous ?""
    Œdipe serait "à la fois celui qui cherche et celui qu'il cherche…"

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    1. Je l'ai lu, ce petit livre de Rosset, je le possède même encore : pourquoi ne pas le relire ?

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  4. Alors là, impossible de ne pas compléter votre lecture de Girard par sa critique virulente chez René Pommier, derrière ce lien (ou plutôt adresse) :
    http://rene.pommier.free.fr/OEdipe.htm
    Dans mon souvenir c'est plutôt stimulant et surtout très marrant.

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    1. J'ai déjà lu cette “critique” (le lien) : elle est d'une ironie assez facile, même si, çà et là, elle pointe certains travers réels de Girard (avoir raison seul contre tous…). Sinon, il ne me semble jamais convaincant, dans la mesure où on sent bien que, pour lui, le procès est jugé d'avance, dès lors qu'il s'agit de Girard, incapable de produire autre chose que d'énormes âneries (dixit votre Pommier).

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    2. Mais qu'attendre d'autre, de la part d'un universitaire "rationaliste et anti-religieux" ?

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    3. Pourtant, c'est celui qu'on qualifie (₩iki) d"'un des derniers voltairiens " qui a soutenu une thèse selon laquelle Voltaire était un mystique inhibé !

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    4. Pardon ! René Pomeau, pas Pommier !

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    5. Oui, oui… Et pommard, c'est encore autre chose…

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  5. Pas d'accord. Certes, Pommier est un universitaire, mais atypique et même tout à fait étonnant. Il est tout de même très drôle. Girard quant à lui est très critiquable, comme tous ceux qui ont construit une carrière intellectuelle sur un concept unique en cherchant à le vérifier partout. Ne doit-on pas se méfier par principe de tous les prophètes qui annoncent la révélation d'une vérité énorme cachée depuis toujours aux autres hommes ?

    Sur Œdipe, j'ai trouvé la démonstration de Pommier (que je viens de relire grâce à vous) plutôt pertinente. Sophocle, par exemple, ne semble prendre aucune distance avec le mythe, contrairement à ce que suggère Girard, mythe qui fait bien d’Œdipe le meurtrier de son père. Mais j'avoue que la question est compliquée et qu'on peut toujours lancer des hypothèses. Celle de Girard n'est peut-être pas absolument inacceptable, mais pour qu'elle soit crédible il faut admettre, comme lui, que tous les mythes sont des mensonges et que tous les grands coupables qu'ils mettent en scène sont des faux coupables, des boucs émissaires. Bref, il faut accepter tout le girardisme, ce qui est beaucoup demander.

    J'ajoute que le rationalisme de Pommier est surtout du bon sens. Quant à son côté anti-religieux, il n'est pas celui de la Libre Pensée, qui est une autre forme de religion. Disons que Pommier n'accepte pas le surnaturel, ce qui est son droit le plus strict et ce qui est tout à fait respectable, même pour un esprit religieux.

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    1. Que Girard soit critiquable, et pour les raisons que vous dites, voilà qui ne fait aucun doute. Il a en effet, surtout dans ses derniers livres, cédé à cette tentation de croire qu'il s'était forgé une clé universelle, capable (et même seule capable) d'ouvrir toutes les portes.

      À présent, revenons à votre Pommier. Qu'est-ce que c'est que cet argument qui consiste à dire (en substance) : « Si les prétendues vérités cachées découvertes par René Girard sont si importantes, comment se fait-il que personne ne les ait vues avant lui ? » Pommier aurait-il tenu le même raisonnement, vivant au début du XVIIe siècle : « Si vraiment la terre tournait depuis toujours autour du soleil, pourquoi donc personne ne s'en serait-il avisé avant ce Copernic ? »

      Ensuite, il impute à charge à Œdipe le fait que, quand le berger est enfin devant lui, il ne songe même plus à l'interroger sur le nœud du problème, à savoir l'assassinat de Laïos par plusieurs brigands. Il en conclut que c'est parce que, entretemps, Œdipe a été convaincu de sa propre culpabilité. En effet, il en a été convaincu, mais pas au sens juridique du terme. Pour éviter l'amphibologie, je dirai qu'il en a été persuadé. C'est ce que Girard appellerait un "emballement mimétique". De même que, dans la Bible, Job arrive presque à être persuadé que c'est à juste titre qu'il doit subir toutes les misères qui l'accablent. (Et, d'après Girard, vous le savez, c'est là la grande nouveauté des écrits testamentaires par rapport aux mythes : la vérité de la persécution n'est jamais complètement occultée, l'unanimité autour de la victime ne parvient jamais à être complète.)

      Pour ce qui est des mythes, on ne peut pas dire qu'ils mentent : plutôt qu'ils camouflent. Ce qui est compréhensible puisque, le plus souvent, celui qui a été chassé ou mis à mort est ensuite devenu un dieu protecteur, une divinité tutélaire. Ce qui se passe d'ailleurs avec Œdipe : Dans Œdipe à Colone, dernière pièce de Sophocle, on le voit, d'une part de "réveiller" de sa propre culpabilité et nier farouchement celle-ci, et d'autre part être réclamé au retour par Créon (et, on l'imagine, tous les Thébains derrière lui), afin de protéger la ville qui, autrefois, l'a implacablement, chassé.

      Enfin, bon, on ne va pas passer la journée là-dessus. D'autant que e dois me pomponner pour aller déjeuner chez Michel Desgranges, lequel est d'ailleurs encore plus anti-girardien que vous-même…

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    2. Je dois avouer qu'en ce qui me concerne, je suis toujours admirative de ces gens qui osent claquer leur beignet à nos "philosophes" car, pour ce qui me concerne j'ai tendance à toujours donner raison au dernier dont j'ai lu un article !
      Et maintenant que j'essaie de lire Rosset, je constate avec perplexité qu'il fait une différence entre "sottise négative" et "sottise positive" et que de surcroît je suis obligée de dire que ma propre sottise relève tantôt de l'une et tantôt de l'autre.

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    3. Figurez-vous que ce n'est pas Copernic qui a "découvert" l'héliocentrisme, mais le Grec Aristarque de Samos (à l'époque tout le monde lui a ri au nez).

      Mais bon, l'argument de Pommier est de nature différente. Il est normal qu'il y ait des découvertes fracassantes dans le domaine des sciences, puisque la matière étudiée, disons l'univers physique, n'est connue qu'en toute petite partie, même aujourd'hui. En ce qui concerne les pièces de Sophocle il n'en va pas de même : elles sont connues dans leur intégralité depuis toujours et ne changent pas dans le temps. Ainsi, un bon critique ou lecteur de 1920 n'est pas défavorisé par rapport à celui de 2019. Il est donc étonnant, en effet, que le sens véritable d'une œuvre littéraire soit tardivement "découvert" et que des millions de lecteurs n'y ait jusque-là vu que du feu. J'en conclus que l'argument de Pommier est tout à fait valable. Il faut des raisons extrêmement fortes pour révolutionner l'interprétation classique d'une œuvre littéraire. Celles de Girard le sont-elles suffisamment ?

      Et puis Pommier ajoute un autre argument de poids : Œdipe ne fait pas l'objet d'un lynchage en règle ; les Thébains ne le traitent pas en bouc émissaire. Ce qui est embêtant pour Girard.

      Mais comme vous le dites justement, tout cela ne mérite pas une joute oratoire prolongée.

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    4. Je vous répondrai (peut-être…) demain : là, je rentre de chez Desgranges, j'ai la tête pleine de XVIIIe siècle (c'était notre siècle du jour), et l'estomac, depuis mon arrivée, agréablement tapissé de chablis.

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    5. Mais, dès à présent, ceci. Vous demandez : « Il faut des raisons extrêmement fortes pour révolutionner l'interprétation classique d'une œuvre littéraire. Celles de Girard le sont-elles suffisamment ? » Ma réponse provisoire est : allez-y voir vous-même, lisez ses livres.

      Pendant que j'y pense, à propos de l'argument de Pommier, selon lequel il serait curieux que personne avant Girard n'ait vu que, etc. Mais justement : une partie de l'œuvre de Girard (Mensonge romantique et vérité romanesque, son premier livre, puis celui qu'il a entièrement consacré à Shakespeare) a été écrite pour montrer que plusieurs grands écrivains avaient, dans leurs œuvres, révélé ces “vérités cachées depuis la fondation du monde" : Stendhal, Proust, Dostoïevski notamment ; et, donc, Shakespeare.

      Bon, là-dessus, dodo, et fuck le bouc émissaire !

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    6. Lire Girard, alors que j'ai la chance d'avoir 97 copies de bac sous la main ?!

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    7. Oïho ! Oïho ! Catherine et moi compatissons sincèrement à ce supplice qui vous accable ! Rien qu'à imaginer ce fleuve de sottises dans lequel vous allez devoir vous plonger, à peu que le cœur ne me fend comme disait Villon. Je ne vous souhaite même pas bon courage, car nous sommes là au stade de l'héroïsme.

      (Cela dit, pourquoi 97 et pas 100 ? Vous la jouez petit bras, finalement…)

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  6. Puisque vous avez jugé qu'il était un peu tard pour établir une éventuelle innocence de ce malheureux Œdipe, alors oui, en effet, les freudiens avec l'inceste, leurs totems et leurs tabous, peuvent dormir en paix. Et Freud ne se retournera pas dans sa tombe, lui qui avait bien compris quelle était la cause de l'hystérie qui touchait bon nombre de ses congénères dans la Vienne de la fin du XIXe siècle : à savoir l'inceste, avant qu'il retourne l'équation au monde entier.

    J'ai pourtant cru un moment que par mythe interposé vous vous prépariez à dézinguer du psychanalyste. Espoir (momentanément ?)déçu.

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    1. J'avoue, modestement, ne pas comprendre grand-chose à votre commentaire. Il est vrai que Freud me m'intéresse pas beaucoup. (Mais il intéresse beaucoup René Girard, en revanche ; qui, contrairement à moi, a des choses intelligentes à en dire – enfin, je crois.)

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  7. Je ne vois pas ce que cette mise en cause des psychanalystes vient faire ici; ce qui agirait d'après eux, c'est que, pour leurs patients, la culpabilité d'Oedipe ne fait pas de doute.

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    1. Vous croyez vraiment que les "patients" des psychanalystes s'intéressent au mythe d'Œdipe ?

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    2. Il n'empêche que des expressions comme "Nique ta mère " et surtout " Il n'a pas encore réussi à tuer son père" pour désigner un individu immature sont passées dans le langage courant.

      Qu'importe qu'elles soient utiisées par des gens dont la plupart n'ont jamais entendu parler d' Oedipe ?

      Et depuis quand l'humanité se représente-t-elle le monde à partir de sa réalité ?

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    3. Mais c'est que l'on peut persuader les gens d'à peu près n'importe quoi ! Qu'ils ont un inconscient, par exemple. Ou que le climat se dérègle. Que les hommes et les femmes sont semblables. Etc.

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  8. Débats fructueux autour d'un sujet passionnant. Seulement, est-on certain qu’œdipe ait jamais existé ? Et,dans l'affirmative, il me semble que, vue leur ancienneté, les faits devraient être prescrits.

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    1. Mais peut-on prescrire des faits en cas de non-existence de l'accusé ?

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