lundi 13 avril 2020

Masque en rade


Je suis fort aise de me trouver en plein accord avec Cyril Bennasar,  dont j'ai toujours bien aimé les articles, qui, ce matin, écrit ceci sur Causeur, à propos du port du masque, qui pourrait, affirment les bien-z'informés, devenir obligatoire :

« On dirait une blague : « Tu préfèrerais avoir un bec de canard pendant trois mois ou te retrouver à hôpital avec des tuyaux ? ». Heureusement, il y a une troisième option, un confinement strict. Moi qui ai toujours préféré le risque du traumatisme crânien au ridicule du casque à ski ou à vélo, je crois que je vais préférer l’ermitage au port du bec. Si je survis à la pandémie, je n’aimerai pas avoir été vu sous mon profil palmipède et si j’y reste, je ne veux pas que mon image se confonde dans la mémoire de mes descendants avec celle de Donald. »

Préférer l'ermitage au port du bec : c'est exactement la ligne que je me suis fixée, dès qu'il a été question d'une quelconque obligation. Nous allons donc sans doute passer, Cyril et moi-même (et d'autres valeureux inconnus avec nous) du statut de claquemuré à celui d'emmuré. La différence ne sera pas grande en ce qui me concerne – pour lui, je ne sais pas.

En tout cas, son article est de ceux que j'aurais pu écrire, si j'avais été l'un des collaborateurs de cette prestigieuse publication. Je vous invite à le lire. Sans masque ni gants.

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La boutique est rouverte… mais les anonymes continueront d'en être impitoyablement expulsés, sans sommation ni motif.