vendredi 11 août 2017

Fantômes de blog



C'est très intéressant, de relire, comme je le fais depuis quelques jours, les billets de blog que l'on s'est laissé aller à publier, entre 2013 et maintenant. D'abord parce qu'on se rend compte que neuf sur dix d'entre eux auraient gagné à n'être pas écrits. Mais, ça, je le savais déjà, depuis que j'avais passé au crible ceux de 2008 à 2013, pour composer En territoire ennemi. Le plus amusant est de balayer du regard les commentaires qui font suite à chacun d'entre eux : c'est une procession de fantômes. Certains de ces spectres jacassants sont encore là aujourd'hui : ils n'ont pas changé, ils disent les mêmes choses qu'alors ; comme, suppose-t-on, soi-même. Beaucoup ont disparu : on en regrette certains (Georges, Marchenoir…), on se félicite de la disparition d'autres, qui publiaient des tartines sous chaque billet, et dont on va oublier les noms : ceux-là, à les relire, sont aussi pesants et dormitifs qu'ils l'étaient à l'époque ; c'est leur malédiction personnelle, je suppose. Néanmoins, les uns comme les autres prennent place dans une sorte de temps incertain, dont on a la surprise de se retrouver un peu nostalgique. Et, pour ceux-là qui semblent évanouis, on se demande s'ils se sont simplement échappés dans un ailleurs ensoleillé (on n'y croit qu'à moitié, mais on le leur souhaite quand même), ou s'il leur est arrivé des choses plus pénibles et irrémédiables, dont personne ne nous aurait tenu au courant. En tout cas, à la relecture, leur silence est retentissant.

37 commentaires:

  1. Peut-être qu'en vieillissant, on sent moins le besoin de s'exprimer... mais on vous lit toujours avec plaisir...

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  2. Répétez avec moi: "Oui, c'est bien moi, Fantomas! Ah-Ah-Ah-Ah Ah-Ah-Ah"
    Le reste vous passera.


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  3. Il y a un défaut dans votre présentation des choses : les commentateurs disparus sont vantés (Marchenoir...) alors que ceux qui sont restés peuvent se sentir mal vus. Or je fais partie de ceux qui sont toujours là ! Corrigez-moi ça dans les meilleurs délais, je vous prie.

    PS : blague à part, je dois faire partie, maintenant, de votre club des plus anciens (et plus pertinents) commentateurs. Vous pourriez organiser une réception, au Plessis, et offrir le champ'.

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    1. Mais il me semble que si je trouvais mes commentateurs pénibles, je me contenterais de fermer les commentaires, comme le font certains blogueurs (dont Georges, justement).

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    2. Certes. Nous voilà rassurés.

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  4. Certains commentateurs s'en vont, d'autres viennent... certains restent lecteurs. Tel est le monde des blogs! Cela, sans compter ceux qui (chez moi, peut-être) n'ont pas suivi le changement d'adresse. L'essentiel est de se faire plaisir! Je vous souhaite une bonne fin de semaine.

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    1. Le changement d'adresse du blog de DF.

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    2. Notons que ça va faire 10 ans qu'il faut que je fasse tout dans les commentaires de ce blog.

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    3. Merci d'avoir précisé, Nicolas! :-)
      En cliquant sur "DF", vous atterrirez sur mon blog, à sa nouvelle adresse.

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  5. Sacré Marchenoir. J'appréciais ses commentaires même si on s'est allumés plus d'une fois.

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  6. Pourriez-vous croire que, moi aussi, j'ai passé plusieurs heures sur vos anciens billets de blog, hier et avant-hier, à essayer de trouver le moment précis où j'étais entrée chez vous en tant que commentatrice. je n'ai pas encore trouvé !
    C'est vrai que j'y ai rencontré ces fantômes dont vous parlez, mais aussi tous les autres qui sont bien vivants et qui ont fait leur chemin au royaume des blogs !

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  7. J'allais écrire "bel oxymore conclusif" mais finalement, non, je n'écris rien...

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  8. cet ectoplasme est charmant. je lui conterai bien fleurette. il pleut aussi chez vous ?

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    1. Bizarre, chez moi, en sortant du bistro, on dit qu'il ne pleut que sur les cons.

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  9. Ah, mais, je suis toujours là. Pour dire des conneries bien sûr. Mais je fais rarement plus d'une phrase, histoire de rester futile voire inutile.
    Moi aussi je regrette la disparition de votre ami et protégé Georges qui n'a cessé de m'insulter grossièrement quand j'osais émettre un avis sur la musique.
    Seul Georges a un avis autorisé sur la musique classique. Et malgré ça, je lis son blog intégralement. Et je le trouve absolument génial. Ne lui répétez surtout pas, il est capable d'en faire le prétexte de m'injurier à nouveau

    Désolé
    Duga

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  10. J'aime beaucoup, pour autant que cela soit possible, suivre les blogueurs et les commentateurs dans ce qu'ils font en dehors des blogs

    Le premier a commenté sur mon ancien blog, en decembre 2008, est décédé.
    Un autre cessa de commenter, devenu chanteur a succès quelques années plus tard
    un autre alla se goinfrer à l'Elysée,
    j'en rencontrais plein d'autres dans la vraie vie, certains sont devenus des amis pour de bon,
    Pas mal sont hélas décédés ( j'adorais les billets du Lapin Malade )dont deux dernièrement,
    Certains ont pris leur retraite, y compris celle des blogs, on s'est fâchés avec certains,
    et d'autres continuent à commenter presque depuis le premier jour dont une dame , fréquemment chez vous, qui se reconnaîtra.

    Quant à nos propres billets, si certains étaient sans grande valeur, d'autres relus plus tard montrent à quel point nos idées ou états d'esprit peuvent évoluer rapidement.

    Je prends beaucoup de plaisir a traîner sur nos anciens billets et commentaires laissés.

    Des fantômes non, ça n'existe pas, des souvenirs,par contre et oui, parfois de la nostalgie d'une époque où la blogosphère était bien différente

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    1. Et qui vous dit que ce que l'on nomme "souvenirs" ne sont pas, en réalité, des fantômes ?

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    1. "Sans" peut-être… mais au pluriel quand même !

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    2. Je suis un bavard (mal) repenti.

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  12. je suis d'accord quand vous dites que 'neuf sur dix d'entre eux auraient gagné à n'être pas écrits.'

    Je me suis relu aussi ces derniers temps d'oisiveté nonobstant l'absence de vacances, et je fais un meilleur bilan. Mon arrivisme au Macronisme a fait déserter la plupart de mes commentateurs, c'est grave ?

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  13. Personnellement, je trouve les blogs politiques (comme celui que j'ai longtemps tenu) et leurs commentaires absolument sans intérêt; mais je ne peux pas me priver du plaisir futile de contredire les plus fanatiques, quel que soit leur avis, et de réintroduire mes commentaires dans les blogs qui les ont exclus ( comme Jégou et Corto):il suffit de les signer d'un nom fantaisiste puis de sélectionner " Anonymes"

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    1. Ce n'est pas un plaisir futile mais une maladie mentale. Un truc de vieux : faire chier les autres pour s'occuper. C'est moche. Faudrait pas vieillir, on finit gâteux.

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    2. Je me disais aussi que ça devenait bizarre chez Corto ! Tous ces anonymes qui ânonnent chez Corto, c'était donc notre élite !

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    3. Les maladies mentales sont sources de plaisirs qu' ignoreront toujours les gens qui se croient normaux, et le gâtisme n'a aucun rapport avec l'âge.

      Par ailleurs, il y a longtemps que j'ai cessé de lire et de parasiter le blog de Corto ; je ne comprends pas pourquoi ce type, politiquement cultivé, intelligent et intéressant, se constitue une clientèle de commentateurs aussi primaires qu'adorateurs de sa personne.

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    4. Mais c'est qu'en plus, il est jaloux, notre Elie Arié !

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    5. Pas du tout. Il est seulement con et vient encore de le prouver. C'est émouvant.

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    6. Mildred et Jégou : je vous laisse débattre sur ce sujet, qui a l'air de vous intéresser, sur lequel vous semblez d'accord, avec le niveau qu'il mérite.

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  14. Bonjour Monsieur Goux:
    En parlant de commentateurs il y a un certain "Renaud Camus" qui avait commenté dans ce blog le 19 juin 2012 à 18h31.

    http://didiergouxbis.blogspot.fr/2012/06/donne-du-rom-ton-home-oui-bon.html#comment-form

    Je me demande encore si c'était le "vrai" Renaud Camus ou un "usurpateur" ?

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  15. Et alors? On ne parle plus de poules?

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    1. Les poules sont malheureusement toutes deux passées à l'état de fantômes (coryza). Mais, au moment où je tape ces mots, Catherine vient de partir en chercher deux autres…

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    2. Pauvres bêtes. Réduire une poule à l'état de jouet est une activité qui m'étonnera toujours. Ça me rappelle la fois où j'ai croisé un ours. Il aurait pu jouer avec moi.
      Vous devriez aller en vacances, en Alaska. On y croise des ours ainsi que des touristes qui sont tenus de porter une clochette autour du cou, histoire de les prévenir de leur arrivée.
      Quant à ces pauvres petites poules, une bonne grosse clochette autour du cou vous préviendra sans doute de l'arrivée du coryza.

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    3. Vous devriez vous méfier du retour des grosses chaleurs…

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  16. Evitez les animaleries. Désinfectez la cabane avant la réintroduction de nouvelles volailles.

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    1. Le poulailler et les diverses gamelles ont été dûment nettoyés et désinfectés, avant l'arrivée d'Odette et Nana – seconde génération !

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