samedi 11 mai 2019

Tant va la cruche à l'eau…


Grand éclat de rire sardonique, en apprenant que la consternante Fred Vargas s'était trouvé une nouvelle noble cause à défendre, sur le mode : « Si la terre se réchauffe encore d'un degré, on va tous mourir dans d'atroces souffrances, et les petits oiseaux aussi. ». En un sens, que ce soit cette pie grièche qui le piaille a quelque chose de réconfortant : n'est-ce pas elle qui, déjà, avait pondu un bel opuscule afin de nous persuader de la totale innocence du multi-assassin Cesare Battisti ? Tant va la cruche à l'eau qu'à la fin… elle continue de jacter. Alors qu'un minimum de pudeur, ou simplement de sens du ridicule, aurait dû fermement l'inciter à suturer son claque-sottise au moins jusqu'au siècle prochain : pars vite et reviens tard, eh, Freddasse !

36 commentaires:

  1. Titre auquel vous avez (heureusement) échappé : Aidons Fred à s'taire

    RépondreSupprimer
  2. Le Dr Sanchez du CHU de Reims vient d'annoncer à sa famille, que la semaine du 20 mai, il mettrait fin à l'alimentation et à l'hydratation de leur fils, Vincent Lambert.
    Le jeune homme va donc mourir dans d'atroces souffrances non pas "si la Terre se réchauffe d'un degré", mais tout de suite.
    Et je suis prête à parier que votre Freddasse, elle, trouverait cela parfaitement en phase avec sa conscience écologique !

    0uiy.mj.am/nl2/0uiy/m5tsi.html?m=AL4AADqkw34AAccWbEgAAGrhCWwAAPBViHkAFKEKAAEDGABc1soxa5uD_qhMRW6fxHRRmpurbAAA-qg&b=682284ca&e=db187705&x=d5qutrIzgLvuqmRxc88ysqv9t_AiJV9ygDWQQFTYPI0

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est qu'il fallait au moins cela pour qu'enfin sorte du bois le bon docteur Arié !
      Prière : Que Dieu nous protège des écolos et des médecins progressistes !

      Supprimer
  3. D'où sortez-vous ces "atroces souffrances" pour quelqu'un dans le coma, et, par ailleurs, avez-vous entendu parler de la loi Leonetti ?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. N'ayant absolument aucun avis sur la question, je vous laisse en discuter entre vous : vous avez jusqu'à demain matin à être tranquilles…

      Supprimer
    2. Non, non ! Inutile de débattre avec quelqu'un qui ignore les différences entre refus de l' acharnement thérapeutique ( cas Lambert, pour lequel il est inutile d' être "progressiste" !), euthanasie et suicide assisté.

      Supprimer
  4. Une pie grièche est un très bel oiseau blanc-gris, au bec inversement recourbé, qui ne mérite en aucun cas de servir d’effet de style au sujet de cette dame...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Wikimachin : « Le français familier a conservé le qualificatif de pie-grièche à une femme d'humeur aigre et querelleuse. Les Grecs passaient depuis le Moyen Âge pour être obstinément avares et querelleurs, selon les préjugés communs en Europe occidentale. »

      Alors, hein : camembert !

      Supprimer
    2. Qu'est ce que les Grecs viennent faire dans cette histoire de camenbert ?

      Supprimer
    3. Wikimachin (bis) : « l'adjectif grièche, féminin de griois ou grègeois, grec, indiquant l'origine hellénique ou crétoise. »

      Supprimer
  5. Non, non ! Inutile, en effet, de débattre avec monsieur Arié qui se dit médecin, et qui ignore ce qu'est la différence entre une personne en fin de vie et un homme jeune en état pauci-relationnel à la suite d'un accident.
    Qui semble aussi ignorer que la justice s'est prononcée plusieurs fois, ces dernières années contre son euthanasie passive.
    Et qui évidemment ignore ou veut ignorer, que le 18 avril 2018, 70 médecins de diverses spécialités ont affirmé dans une tribune du Figaro que, selon eux, "il est manifeste que Vincent Lambert n'est pas en fin de vie" !
    Alors on fait quoi ? On euthanasie toutes les personnes en état pauci-relationnel en prétendant qu'elles sont en fin de vie, pour faire plaisir au Dr Arié ?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Là encore, confusion entre euthanasie passive ( et non active: il ne s'agit pas d' injecter un produit léthal) et acharnement thérapeutique ( arrêt des soins qui n' ont aucune chance d'améliorer la situation de légume).

      Il est intéressant de constater à quel point l' attitude d'une société envers la mort varie selon de degré de religiosité...En Israël, la notion d' acharnement thérapeutique n'existe pas ( voyez ce pauvre Sharon...), pas plus que le don d'organes pour transplantations ( résultat: on va les acheter en Inde; mais là, ce n'est pas grave, les Indiens ne sont pas juifs...); à l' opposé, en Suisse, le suicide assisté payant, plus ou moins médicalement justifié, est devenu un business (La moitié des "bénéficiaires" sont des étrangers )

      Supprimer
    2. Et même en France, pays de morale indéniablement catholique, croyez-vous que,lorsqu'un accouchement se passe mal et que le nouveau-né se retrouve avec un cerveau démoli qui le condamne irréversiblemeny à une vie végétative, les obstétriciens font beaucoup d' efforts pour le réanimer ?

      Supprimer
    3. Il se trouve, Dr Arié, que je me fous de l'attitude de la société envers la mort en Israël ou a Pétaouchnok !
      Ce qui m'importe c'est de savoir pourquoi, dans mon pays, un jeune homme de 32 ans accidenté de la route, a été hospitalisé dans un service de patients en fin de vie, au lieu d'être orienté vers un service spécialisé.
      Je trouve consternant qu'en tant que médecin, vous osiez employer le terme de "légume" en parlant d'un malade.
      Et quant à votre nouveau-né au "cerveau démoli" par l'obstétricien, il arrive ici comme un cheveu sur la soupe.

      Supprimer
    4. Je ne sais pas si des erreurs ont été commises au début (Je n' ai pas entendu parler de procès sur ce point-là), mais il n' existe pas de machine à remonter le temps.
      Votre réflexion sur le cheveu sur la soupe me confirme qu'il était inutile d'entamer ce débat avec vous: trouvez-vous un autre interlocuteur.

      Supprimer
    5. Chapeau, Mildred ! Vous avez réussi (provisoirement ?) à faire jeter l'éponge à M. Arié ! Savez que c'est pas donné à tout le monde, ça ? Même les abrutis en troupeau qui commentent chez Juan Sarkofrance n'y sont pas encore arrivés, c'est dire…

      Supprimer
    6. Et jazzman qui n'est pas là pour assister à mon triomphe ! Alors de deux choses l'une, soit il est vert de jalousie, soit il est encore au fond d'un lit aux urgences à se faire triturer le bide ?

      Supprimer
    7. Ou alors, il a été enlevé par les barbouzes israéliennes, comme ce pauvre Eichmann, si injustement calomnié…

      Supprimer
    8. Je vous en prie, Didier, n'en rajoutez pas ! Vous n'imaginez même pas les difficultés que me font mes enfants quand je leur dis que j'aime bien jazzman !
      Plutôt que d'avoir été enlevé par des barbouzes, il ne faudrait pas qu'il ait été expédié par erreur vers un de leurs centres d'euthanasie ? Je peux vous assurer qu'une des qualités des Suisses est d'être expéditifs !

      Supprimer
  6. vous m'enlevez les mots de la bouche...
    mais j'aurai aimé le deuxième titre.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Le second était plutôt un titre "à la Nicolas"…

      Supprimer
  7. Les hululements de la vieille chouette hulotte raviront toujours son public captif de boomeuses ménopausées et de gauchos névrosés.
    Point positif : cette espèce stérile s'éteint progressivement.

    RépondreSupprimer
  8. Je n'ai lu qu'un seul livre d'elle, son plus connu d'alors il y a une vingtaine d'années : "L'homme à l'envers". Comme toujours, trouvé en poche chez un bouquiniste. Je n'ai vraiment pas saisi ce que ça pouvait bien avoir de rare, qu'est-ce qui le distinguait particulièrement celui-là, le pourquoi du battage autour du personnage... Franchement rien d'extraordinaire, le souvenir de quelque chose de très artificiel. Cette lecture m'avait laissée, comme souvent à l'époque face au phénomène surfait "l'auteur et le livre dont tout le monde parle", dans une totale incompréhension. J'étais jeune, on ne m'y prend plus. Leur formule, c'est un produit de consommation pré-fabriqué au nom de plume étudié façon marque déposée, qui veut bien endosser le rôle médiatique qu'on lui fait jouer contre rétribution en conséquence, et surtout, prendre les gens pour des cons : et ça marche ! Et je me suis tenue à l'écart de Fred Vargas, sa cause étant entendue. Depuis, une connaissance me l'a chaudement recommandée et je lui ai donc renvoyé mon expérience passée avec cet auteur : "Ah oui ? C'est pas son meilleur faut dire..." Ah bon ?, c'est pas son meilleur mais c'est connu, explique-moi un peu que je rigole...
    L’écriture, la littérature, celle qui tient chaud au cœur et à l'âme pour des siècles, c’est bien autre chose que ces guignols.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. À mon avis, ses romans (policiers) étaient plutôt agréables à lire jusqu'à Pars vite et reviens tard, et notamment les tout premiers, dont je n'ai pas les titres en tête. C'est après celui que je viens de citer que ça s'est effondré.

      Cela dit, elle ne me dérangerait nullement, cette dame, si elle se contentait de touiller son petit ragoût dans son coin. Ce qui est ennuyeux, c'est qu'elle se croie obligée de penser, et surtout de nous faire part de ses réflexions. C'est un peu “comme dit ma concierge”…

      Supprimer
    2. Agréable, est-ce suffisant ? "Agréable", "pas déplaisant", c'est le type de terme fourre-tout qui veut tout dire et rien dire et ne m'évoque rien. Je ne sais pas où se situe "L'homme à l'envers" dans la production de miss Vargas, plutôt dans les débuts d'après ce que je comprends, toujours est-il que le peu que j'en ai lu ne m'a pas convaincue. Le souvenir que j'en ai c'est un échafaudage monté de toutes pièces pour être loufoque qui tourne à vide. Ensuite il y a l'auteur médiatique de service parmi d'autres "élus", bénéficiaires, pour des raisons tout aussi mystérieuses, d’une même mise en avant par les maisons d'édition.

      Quand je lis j'aime sentir qu'un auteur a une exigence d'écriture et poursuit une certaine quête personnelle dans ce domaine. Un exemple qui me vient comme ça, sur le moment, c'est Joyce Carol Oates. Je crois, il me semble, qu'il en a déjà été question ici par le passé, je ne sais plus si c'est en bien en mal ou en mitigé, et lire tout de cet auteur paraît utopique tant elle est prolifique, je n'en ai pas l'ambition. Jusqu'à présent je n'ai lu que deux livres d'elle mais je m'en suis procurée d'autres divers et variés - qui m'attendent au chaud et que je prendrai en leur temps avec plaisir - aussitôt après l'avoir découverte, parce que j'avais perçu cette exigence chez elle, j'étais curieuse et emballée. Elle s'est pourtant autorisée à dire des âneries en louant Macron quelques mois après nos élections présidentielles, au point que j'avais envie de lui mettre des claques, mais c'est l'écrivain qui m'intéresse. Peu importe le sujet et la manière, j'ai senti qu'elle avait une ligne, "directrice" mettons. Monter des échafaudages farfelus pour se démarquer, pour la frime, c'est une chose ; savoir raconter une histoire c'en est une autre, pas atteignable par tous. Évidemment, toute appréciation reste une affaire de goût (/Goux)... Chacun juge un livre selon son passif de lecteur.

      Magnan que mentionnent Hélène d'ici et Athéna, c'est très bon, ça a une tenue justement. L'intrigue "policière" n'étant pour lui qu'un moyen d'évoquer autre chose, pas une fin en soi. L'ennui, et c'est dommage, c'est que son personnage de commissaire, piteusement exploité à la télé par la suite sous les traits de Victor Lanoux, a fini par occulter tout un pan de son œuvre, quasi ignoré. Les lecteurs consomment les "enquêtes" et puis c'est tout...
      Mais là encore ce n'est que mon point de vue que j'exprime, tout est une question de sensibilité personnelle : c'est aussi ça la lecture.

      Supprimer
  9. En été, à la montagne, je lisais chaque année un adamsberg. Sympa et agréable.
    Mais personne n’est arrivé à la hauteur de Pierre Magnan (finalement surtout connu dans le midi), de Simenon et de Frederic Dard dans mon estime.
    Il faut dire que si j’aimais leurs romans, j’aimais encore plus les auteurs.
    Helene dici

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ah Frédéric Dard...
      L'archipel des malotrus... Baise Ball à la Baule...
      Que du bonheur !

      Supprimer
    2. L'archipel des malotrus, sûrement l'un des meilleurs.

      Supprimer
    3. D'accord pour Dard (quand il est San-Antonio, sinon…). Pierre Magnan : inconnu (de moi). Quant à la Vargasse, c'est justement à partir de l'arrivée d'Adamsberg qu'elle a chuté (toujours d'après mézigue-pâteux).

      Supprimer
  10. J'aime beaucoup Pierre Magnan et ses histoires en Haute-Provence. Fred Vargas a beaucoup d'imagination mais je n'aime pas son commissaire, rien à faire. Je ne le trouve ni sympathique ni cohérent. Frédéric Dard c'était un bon défouloir après une année de classe prépa, maintenant ça m'ennuie...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je ne sais pas pourquoi j’aime bien les adamsberg, sans doute le côté « pagaille » dans l’organisation du roman.
      Lui a l’aura d’un passe muraille, il doit sentir la naphtaline .... ma foi, il faut que je consulte ��
      Sana, c’etait une époque bien sûr, mais tellement gaie. Il me reste les phrases cultes des personnages et les bouilles imaginées de Pinaud, Béru et Berthe.

      Pierre Magnan est la mémoire des Alpes de haute provence à une époque dont il fallait se souvenir. Un peu le Pagnol du pays de Manosque.
      Hélène dici

      Supprimer
  11. Les polars de Manchette me parlent aujourd'hui encore, avec ses héros haineux, ambigus, hostiles à toute forme d'autorité. Du vif-argent.

    Aucune chance d'imaginer Vargas écrire un truc pareil, si politiquement incorrect :

    « – Les types à pognon, ils ne vont pas t'aider à creuser leur tombe en faisant de la pub pour les révolutionnaires.
    – Et « Viva Villa »? Et Zapata? Vera Cruz, tout ça? La révolution ça fait vendre, mon bon.
    – Tu imagines pas un film sur Castro, dit-il, obstiné. Tu imagines pas les Américains plongeant là-dessus, par exemple.
    – Parce qu'ils sont aux prises. Mais l'Afrique. Personne sait très bien où ça se trouve, plein de Nègres qui se battent, tu peux être sûr qu'ils choperont la trique. L'essentiel c'est d'adopter un ton humaniste.
    – Tout de même, Castro...
    – Attends qu'il soit mort, ils feront des films avec.
    – L'idéal, ce serait que N'Gusto soit mort. »

    Jean-Patrick Manchette – L'affaire N'Gusto. 1971.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Comment dire ? L'extrait que vous donnez ne me donne pas très envie d'y aller voir.

      Il est vrai que je ne m'intéresse pas vraiment au roman policier. Pas du tout, même.

      Supprimer
    2. Je garde le souvenir d'un billet lointain où vous évoquiez ce désintérêt.

      Mon intérêt pour le genre s'est amoindri avec le temps en me frottant à d'autres textes plus stimulants.

      L'extrait choisi, pas le plus brillant de Manchette sans doute, visait à montrer qu'un écrivain, plutôt catalogué de gauche, pouvait, il n'y a pas si longtemps encore, rester libre de ses propos sans trop de dommages contrairement à notre époque entravée par les nouveaux moralistes à la Vargas.

      Supprimer

Les commentaires anonymes seront systématiquement supprimés, quel que puisse être leur contenu, voire leur intérêt.