jeudi 15 août 2019

Puisque nous sommes au jour de Marie…


Vous y dansiez petite fille
Y danserez-vous mère-grand
C’est la maclotte qui sautille
Toute les cloches sonneront
Quand donc reviendrez-vous Marie

Les masques sont silencieux
Et la musique est si lointaine
Qu’elle semble venir des cieux
Oui je veux vous aimer mais vous aimer à peine
Et mon mal est délicieux

Les brebis s’en vont dans la neige
Flocons de laine et ceux d’argent
Des soldats passent et que n’ai-je
Un cœur à moi ce cœur changeant
Changeant et puis encor que sais-je

Sais-je où s’en iront tes cheveux
Crépus comme mer qui moutonne
Sais-je où s’en iront tes cheveux
Et tes mains feuilles de l’automne
Que jonchent aussi nos aveux

Je passais au bord de la Seine
Un livre ancien sous le bras
Le fleuve est pareil à ma peine
Il s’écoule et ne tarit pas
Quand donc finira la semaine

18 commentaires:

  1. Apollinaire, l'empereur du calligramme ?

    RépondreSupprimer
  2. Un peu verbeux, non ?

    Elie Arié

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Le "trop de notes" qu'on avait cru être dans le film Amadeus, un trait de non-esprit censé amener du comique dans la scène, reste encore chez certains l'objet d'un commentaire. Le cirque Hipparque a besoin de deux clowns, Monsieur Elie peut certainement faire l'affaire, au moins pour l'un d'entre eux. Et ébouriffé comme il l'est, il pourrait même faire son propre compère.

      Supprimer
    2. L'anecdote “trop de notes” n'a rien à voir avec le très pénible film de Forman, qui ne fait que la reprendre. Elle a réellement été prononcée, cette sentence, par l'empereur Joseph II, alors qu'il venait d'entendre, si je me souviens bien, L'Enlèvement au sérail.

      Supprimer
    3. Eh bien voilà, le problème est donc résolu ! Envoyons Joseph II sur la lune, il fera à Monsieur Elie un merveilleux complice. J'en connais deux qui vont bien s'amuser, je les envie déjà.

      Supprimer
    4. Bien prononcer: “dé li ci ieux"

      Supprimer
  3. "Maclotte" ça m'est inconnu, je vais voir...

    Dire qu'il est mort il y a un siècle.

    RépondreSupprimer
  4. Dans l'est de la France, les maclottes désignent les petites boules d'excrément qui collent aux poils des animaux à proximité immédiate de l'orifice anal.
    ah oui, c'est sûr là, ça fait moins poétique.

    il doit plutôt s'agir d'une danse populaire.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Il s'agit en effet d'une danse populaire (si je me souviens bien d'une très vieille "explication de texte" subie en classe de 1ère…).

      Supprimer
    2. Merci pour ces divers éclaircissements, parce que dans mon Littré grand-paternel ça passe de "maclonnière" à "maclou", sans majuscule ; j'allais en venir à la solution de facilité en cherchant le mot sur le net . Va pour la danse, mais je suis enchantée d'apprendre le nom scientifique exact des ces très poétiques (si, si) petites boules en question... qui n'en ornent pas moins aussi les postérieurs humains, à l'occasion.

      Supprimer
  5. (Hors sujet, mais puisqu'il y a une nette pénurie de billets et de commentaires...)

    J'ai eu enfin mon premier commdentaire censuré sur le billet hebdomadaire de Juan ( "640ème semaine" ), parce que je démontrait de façon argumentée que sa mauvaise foi et son manichéisme évoquaient vraiment un réquisitoire de Vichinsky des grands procès staliniens ...Mais qu'il y avait-il d' injurieux là-dedans ?

    Elie Arié

    RépondreSupprimer

Les commentaires anonymes seront systématiquement supprimés, quel que puisse être leur contenu, voire leur intérêt.