lundi 21 octobre 2019

Je n'y suis pour personne


Qu'on ne me cherche pas au Plessis-Hébert et environ, qu'on ne s'attende plus, avant un joli moment, à me rencontrer dans les allées lugubrement hilares du XXIe siècle : parti sans trop de hâte de mes domaines, passant par Ivry puis doublant Pontchartrain, me voici à Versailles, accueilli au château comme un plénipotentiaire arrivant en grand arroi de ses marches normandes. Je suis un peu en avance, c'est vrai : le jeune roi, à peine désendeuillé de son mentor cardinal, vient seulement de se débarrasser de l'encombrant Foucquet, et le dit château n'est encore que le pavillon de chasse qu'aimait feu le roi son père. La cour est encore déserte de Cour. Mais je compte bien assister à toute la suite, aux magnificences comme aux fracas du règne, avec les guides assermentés que je me suis choisis : 

Louis XIV de François Bluche (incessamment attendu, si le coursier ne verse pas dans quelque fondrière),

La France de Louis XIV, de Pierre Gaxotte,

Le Siècle de Louis XIV de Voltaire,

et aussi, en guise de récréation entre deux chapitres denses, les lettres de la princesse Palatine, savoureuses, à la fois fondantes et acidulées comme des bonbons de haute époque.

Donc, inutile d'agiter la cloche de mon portail, ni de hanter les blogocouloirs en braillant mon nom à tous courants d'air : je n'y suis pour personne fors le roi, sa suite et ses armées.

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