lundi 14 septembre 2020

Pinard pour tout le monde et silence dans les rangs

Acteurs non blancs, non vendeurs de non drogue…

 Commençant, avant-hier soir, de regarder la cinquième et ultime saison de Sur écoute – qui est bien la meilleure série policière qui nous ait été donné de voir jusqu'à présent –, je me suis d'abord fait la réflexion qu'elle devait être inattaquable du point de vue de nos camarades progressistes, la grande majorité de ses acteurs étant des noirs (des non-blancs ? des comédiens racisés ? enfin, on voit ce que je veux dire). Et puis, juste après, je me suis dit que non, que nos antiracistes d'aujourd'hui (la série a presque 20 ans) devraient y trouver à redire, du fond de l'asile d'aliénés d'où ils jugent de toute chose, réclamant à cor et à cri des camisoles de force pour tout ce qui n'est pas eux. 

Car, tous ces acteurs mélanodermiques, qu'interprètent-ils ? Essentiellement des policiers (donc des méchants) ou des vendeurs de drogues plus ou moins assassins (donc donnant une image stéréotypée et raciste des noirs), quand ce ne sont pas des politiciens véreux et cyniques (lesquels, dans la réalité, ne peuvent être que des blancs, comme chacun le sait bien). 

 Or, désormais, il ne suffit plus d'imposer, dans les castings, des quotas de noirs, d'homosexuels des deux sexes, de LGBTQZWHXV et plus si fantaisie, etc : il est de plus obligatoire que tous ces personnages soient éminemment positifs, édifiants, comme disaient les curés et les chaisières du XIXe siècle, dont les vertueux d'aujourd'hui ont pris la place sans rien changer à leur mode de pensée, se contentant de remplacer les vieux rideaux et de repeindre les murs pour se faire croire que la maison était entièrement nouvelle. 

 Ils n'ont pas non plus mis à la retraite les procureurs Pinard, se contentant de leur donner un coup de jeune en les reprénommant Brandon ou Mohammed à la place d'Ernest.


17 commentaires:

  1. Ca manque de gonzesses sur la photo (à ma connaissance) et on ne sait pas si les acteurs sont vraiment LGBETC.

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    1. Les acteurs, je ne sais pas. Mais leurs personnages, pas du tout. Cela dit, il y a tout de même une fliquette gouine et un assassin pédé. Donc, tout va bien.

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    2. Brigade, oui, ô combien. Mais mondaine, alors là, pas du tout.

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  2. Après le procureur de l'Empire Ernest Pinard, voici Brandon le procureur de l'An pire du casting. La sélection des acteurs se fera uniquement parmi les BITOQ (transcription phonétique : bite/au/cul) : bisexuel, intersexe, transexuel, onanistes, queer.

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    1. Le jour où vous vous retrouverez au tribunal, puis aux galères, il ne faudra pas venir vous plaindre, vous !

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  3. Chacun ses chouchous ! Mais je ne changerai aucun des vôtres pour le mien :

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=3&v=UXPk_fyC5RM&feature=emb_title

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  4. ce billet m'est à peine intelligible, car la dernière série télé que j'ai regardé fut Dallas, il y a quelques décennies de cela. Me souviens pas qu'il aient mis un noir ces foutus texans de mes deux, une naine avec des gros nichons ... oui, mais peut-être confonds-je avec la bêlante Dolly Parton de mes testiboules. M'enfin, ce que j'en dis... (commentaire tout à fait inutile qui mériterait sans reproche de ma part la poubelle, mais c'est vous la taulier)

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    1. Non, non, il y avait bien une naine à) gros nichons : la petite Lucy Ewing !

      Aujourd'hui, Dallas serait une série vouée à l'enfer, car effectivement, on n'y voyait ni l'épiderme d'un racisé, ni la queue d'un transgenre.

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  5. Vous faites peut être beaucoup d'honneur à Mohamed et Brandon en les comparant à Ernest.
    Sur le fond, Ernest essayait, avec un intransigeance un peu agressive, je vous l'accorde, de défendre des moeurs qui nous paraissent surannées mais qui n'étaient pas dénuées d'un fondement moral.
    Sur la forme, il faut lire ses réquisitoires contre Flaubert et Baudelaire pour se rendre compte que Brandon et Mohammed ont encore un peu de travail. (On trouve facilement ces textes reunis en ouvrage sérieusement relie dans les greniers de maisons bourgeoises de province)
    L'homme enfin, n'était pas sans panache car il a continué à défendre l'idée impériale après 1870, à visiter Napoléon III et le prince impérial en exil; quitte à traverser certaines difficultés dans sa carrière ... Pensez-vous nos procureurs actuels aussi solides?

    Bref, je ne refuserai pas le verre de Pinard que vous nous offrez aujourd'hui!

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    1. Disons que Brandon et Mohammed sont des Pinard débutants, encore un peu verts, donc. Ou alors, ils sont bouchonnés et éventés, il faudrait voir.

      Sinon, le réquisitoire contre la Bovary (ainsi que la plaidoirie de la défense) est donné en annexe dans la Pléiade.

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    2. Essayerez vous de ratrapper vos recents griefs sur les éditions de la pléiade en nous invitant à les consulter?

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  6. La boutique est rouverte… mais les anonymes continueront d'en être impitoyablement expulsés, sans sommation ni motif.

    J'approuve cent fois cet avis, mais peut-on considérer "Henri" et "Mildred" comme des patronymes à mille lieues des anonymes ?

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    1. Dans l'absolu, non… mais il faut bien faire quelques concessions à l'époque. Du reste, pour Mildred, je serais mal venu de protester, vu que c'est moi-même, naguère, qui ai affublé de cet exotique prénom la personne qui l'utilise.

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    2. Grand merci de votre aimable réponse.

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    3. Oh, mais de rien ! pour une fois que je tombe sur quelqu'un nanti d'un nom et d'un prénom…

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  7. Contrairement à ce que beaucoup disent,les "cadeaux pour la France",ce n'est pas une question de couleur de peau, d' origine géographique ou ethnique, mais uniquement de religion, et de toujours la même.
    A Décines, dans la banlieue de Lyon, l’ombre des « Loups gris », des ultranationalistes turcs, sur les Arméniens
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/09/17/l-ombre-des-loups-gris-sur-les-armeniens-de-decines_6052553_3224.html

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La boutique est rouverte… mais les anonymes continueront d'en être impitoyablement expulsés, sans sommation ni motif.