jeudi 26 novembre 2015

La discorde et le glaive


Le père Hervé Benoît s'est mis lui-même au cœur d'une tourmente dont il risque fort, je le crains, de ne pas sortir indemne, vu l'ambiance d'hystérie pleurnichardo-guerrière dans laquelle nous barbotons actuellement. Son crime ? Avoir esquissé un parallèle entre les tueurs du Bataclan et les jeunes gens qui s'y trouvaient massés pour y subir les flots de décibels d'une musique de merde. Bien entendu, de tous ceux qui, depuis hier ou avant-hier, réclament, exigent sa tête, aucun ne prend la peine d'examiner, au besoin pour le réfuter, ce qui est dit dans cette tribune, et qui méritait pourtant qu'on s'y arrête ne serait-ce qu'un moment. Non, bien sûr. Il est tellement plus facile et plus agréable d'anathémiser, de défourailler les armes absolues de langage (fasciste, etc.) ! Le père Benoît compare les assassins et leurs victimes ? Aussitôt, chez les neuneus de service, les Gauche de Combat bembellysés, on hurle que le même père Benoît justifie les massacres de l'autre nuit ; il ne fait évidemment rien de tel. La seule chose, sans doute, qui est en trop dans son article, certes violent (mais le Christ lui-même n'a-t-il pas dit qu'il était venu nous apporter la discorde et le glaive ?), c'est la phrase consacrée aux avortements, mis en regards de la tuerie ; elle est de trop parce qu'elle constitue un irrésistible appeau à progressistes déments; et parce qu'elle n'apporte finalement pas grand-chose. Pour le reste, qu'on l'approuve totalement ou seulement en partie, la charge sonnée par le père Benoît me paraît salutaire. Et on peut l'admirer de n'avoir pas eu la lâche prudence d'attendre quelques mois pour la donner à lire, quand tout le monde aura à peu près oublié ce sinistre vendredi.

95 commentaires:

  1. Il n'est pas un peu con votre père Benoit ?
    "Ils vénéraient Satan mais n’étaient visiblement pas impatients de le rencontrer. Ah, ils peuvent s’afficher avec leurs tatouages virils, leurs admiratrices en bikini et leurs grosses motos"
    C'est exactement la même sémantique que les tarés de Daesh.

    Quand à "les Gauche de Combat bembellysés", c'est très mesquin de votre part.
    (Surtout pour GDC).

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    1. "c'est exactement la meme sémantique que daech" Si demain DAECH affirme haut et fort que le fromage et les jeux vidéos sont des bonnes choses, ce que je pense aussi, cela ferait il de moi un terroriste et un taré ? (cela marche aussi avec le fameux godwin a la place de DAECH)

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    2. Il y a encore des prêtres affirmant que la musique rock est satanique ?

      Les pauvres...

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  2. Ce texte est d'un fulgurance évidente. Connaissant son archevêque comme je le connais - c'est-à-dire copain comme cochon avec son maire franc-maçon - je puis vous assurer que ce père Benoît a du souci à se faire pour son poste, si 'l'hystérie pleurnichardo-guerrière" persiste.
    Qu'importe, restera ce texte de vérité et de courage, peut-être que d'autres suivront. Car voici qui devrait réveiller tous ces chrétiens endormis qui voulaient oublier jusqu'à l'existence du mal qui les environne et finit même par les habiter sans qu'ils y prennent garde.

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    1. D'un autre côté, on peut aussi penser que cette "affaire" va retomber comme un vieux soufflé, dès que les milices progressistes auront trouvé leur prochaine victime.

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  3. Oui, dans le fond, il a raison. Il n'empêche que ces jeunes n'étaient pas des dégénérés. J'ai écouté le groupe en question, qui n'a rien de satanique; il manie le second degré et il est, en fin de compte, plutôt sympathique. Donc notre brave curé n'a pas poussé assez loin ses investigations, et voilà tout. Il a jugé par a priori : il avait une chance sur deux de tomber juste, et il est tombé à côté. C'est une faute.

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    1. Je ne crois pas qu'il ait jamais été question d'en faire des dégénérés ; plutôt des "déjà morts", au sens murayen de l'expression.

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  4. Bon. Je n'ai pas lu la tartine du curé mais j'ai tweeté votre billet pour énerver les imbéciles.

    C'est tout ce que je peux faire pour le salut de votre âme.

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    1. Le rock and roll c'est un genre musical particulier qui n'a strictement rien à voir avec ce que les aigles machin-truc-chouette jouent. Le rock and roll, ça commence avec "Rocket 88" de Jackie Brenston, et globalement ça finit au début des années 60 avec l'arrivée du twist, du surf et autres styles abâtardis.

      Je ne sais pas comment on peut appeler ce que jouent ces types, du rock, je suppose, mais pas du R'n'R.

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    2. C'est du garage ou du stoner rock, mais ce n'est pas le problème, rock'n'roll c'est aussi un état d'esprit et pas que Bill Haley.

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    3. On a le droit d'aimer le rock (perso j'aime bien le rap surtout celui de ma jeunesse celui du milieu et de la fin des années 90) mais de reconnaitre que ce n'est que de la musique de la culture de masse populaire standardisée et que la "grande culture" dont la musique classique la littérature les sciences dures et les sciences humaines est supérieure a toutes les autres et mérite davantage d'etre défendue et valorisée (la pop culture n'est quand a elle jamais a court d'admirateurs et de thuriféraires) J'aime beaucoup des choses comme star wars ou les jeux vidéo (surtout les simulations sportives et le rétrogaming on ne se refait pas lol) ou encore les pizzas ce n'est pas pour cela que je vais oser dire que tout cela vaut molière balzac ou la grande gastronomie française (ou japonaise pour ne pas faire d'ethnocentrisme)

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  6. Oh la la ! Vous soutenez l'insoutenable...

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    1. Il n'est pas insoutenable, puisque je le soutiens !

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  7. Anathématiser et non anathémiser.
    Merci de corriger.
    JPK

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  8. "Ecoutez ceci, peuple insensé, et qui n'as point de cœur ! Ils ont des yeux et ne voient point, Ils ont des oreilles et n'entendent point."

    Mais est-ce vraiment étonnant puisqu'il semble que le troupeau ne veuille pas voir et préfère son confortable avachissement à la rude confrontation avec la réalité de son triste état. Il y a encore 40 ou 50 ans, le peuple de France aurait réclamé vengeance, exigé que les responsabilités des gouvernants et autres sous-fifres des cabinets et officines de l'ombre soient établies, que les coupables soient désignés et punis, et bien sûr que le sang coule chez les donneurs d'ordre. Mais non, ils se contentent de déposer des bougies, des fleurs, des panonceaux avec des phrases débiles, puis fiers de leur acte de fausse compassion, ils retournent picoler en terrasse, s'abrutir aux décibels d'un rock abâtardi, enfin, ils vont baiser avec la certitude de défendre notre mode de vie, nos vertus (les valeurs, ça se négocie), nos traditions.

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    1. En fait, on s'aperçoit que les réactions, face à une événement donné, ne sont jamais à la hauteur de l'événement lui-même, mais à celle des gens qui réagissent. D'où les bougies et les petits messages…

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  9. Le père benoit s'est effectivement tiré une balle dans le pied avec ses " 600 morts par jour par avortement " et il aurait pu, sauf a vouloir sciemment choquer, employer des termes, disons, plus choisis. mais sur le fond, en tant qu homme d église soucieux/gardien de la parole du Christ et toussa, il n a pas tort.

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    1. Mais on peut fort bien, par ailleurs, trouver qu'il a tort. Encore eût-il fallu prendre la peine d'expliquer en quoi, pourquoi, etc., au lieu de tout de suite lâcher la meute des molosses verbaux.

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  10. Preuve qu'il est réactionnaire : il cite Muray !
    Daniel Lindenberg (plus connu sous l'affectueux sobriquet de « petit enquêteur ») nous avait pourtant prévenus...

    Alain

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    1. Je reconnais que, là, on est vraiment dans le Mal absolu.

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  11. Pour se faire comprendre, il faut un minimum de sérénité.
    Or, cet article transpire l'aigreur et le courroux, au point d'en empêcher de lire le texte.

    hélène dici

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    1. L'aigreur, non. Le courroux sans doute. Et, en effet, on peut supposer que ce texte a été écrit à chaud. Il aurait sans doute gagné à "reposer" un jour ou deux, afin d'être poli. Mais, ça, c'est le piège de l'instantanéité d'internet.

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    2. la serenité l'humilité l'harmonie l'unité la paix A croire que le bouddhisme ou plutot sa version occidentalisée appelée "new age" est devenu la religion officielle du monde libre Muray le disait déja en voici une nouvelle preuve

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  12. Je vous en veux un peu de m'avoir fait me farcir cet article. Certes, l'auteur a des relations d'un haut niveau intellectuel (" Un exorciste extraordinaire me le disait"), mais tout de même...

    D'abord, je ne vois pas trop la différence entre ceux qui aiment Dieu et ceux qui aiment le Diable.

    Mais surtout, son jugement a priori sur la musique qu'il n'aime pas et ne comprend pas ( moi non plus, d'ailleurs...mais sans ce jugement débile sur ce à quoi je ne suis personnellement pas sensible) : " ces pauvres enfants de la génération bobo, en transe extatique" ne vole guère plus haut que le " Celui qui écoute de la musique risque d'être transformé en singe ou en porc" de l'imam Houdeyfa ( http://tinyurl.com/ozc2nf7 )

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    1. Il n'est pas vraiment question de "musique", dans le texte…

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    2. Vous trouvez ?
      "Des rockers californiens de deuxième zone, entretenant la flamme d’une musique désormais recyclée dans la grande lessive consumériste"

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    3. Et il ne vous semble pas, à vous, que les "rockers" d'aujourd'hui sont de véritables machines à faire de l'argent, au moyen d'une musique résolument pitoyable ?

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    4. Parce que les chanteurs que j'aime, moi ( Trenet, Brassens; et puis, les chanteurs d'opéra, les interprètes de musique classique, etc.), ne se faisaient pas d'argent ?
      Quant au "pitoyable", je vous ai déjà répondu : ce qui est jugé pitoyable par certains ne l'est pas par d'autres; cela me rappelle mes parents, qui, quand j'étais jeune, jugeaient le jazz New Orleans "pitoyable".

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    5. "je ne vois pas trop de différences entre ceux qui aiment dieu et ceux qui aiment le diable" Un tel niveau de nihilisme de relativisme j'ose dire de déraison et de bétise pure est proprement ahurissant surtout de la part d'un soi disant "sachant" et surtout d'une personne qui a quasiment le double de mon age Je ne vais pas oser juger votre personnalité que je ne connais guère (d'autant que je sois loin d'etre un saint et un exemple moi meme) mais la théorie rejoint la pratique dans votre vie de tous les jours, votre existence et celle de vos proches doit etre bien sombre (c'est le genre de discours type du pilier de bistrot ou du dépressif chronique qui n'attend plus rien de la vie sinon sa fin)

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    6. Tu as du courage Elie de répondre au sujet de ces propos fascistes, moi je me suis arrêter lorsqu'il commence à comparer les victimes et les assassins, je ne supporte pas. J'ai moi même été fan de rock'n'roll dans les années 80, mais en vieillissant je me tourne plus volontiers vers Trénet et Brassens, cela ne fait pas de moi un suppôt du diable.

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    7. Dire que ces jeunes adoraient le Diable est quand même à côté de la plaque. Ca fait un point commun entre Elie Arié et ce prêtre.

      J'ai du mal à voir où veux en venir ce prêtre au final. Sa tribune c'est pour dire quoi ? Quel est le message ? Quel est l'appel ? Où est l'exhortation ?

      Les réactions à cette tribune sont légitimes à mon sens, et pourtant j'ai plutôt tendance à défendre les positions chrétiennes "old school". Mais là très franchement. On l'accuse de mettre sur le même plan les assassins et les victimes ? Eh bien oui et c'est exactement ce qu'il écrit :

      "Ces pauvres enfants de la génération bobo, en transe extatique, « jeunes, festifs, ouverts, cosmopolites… » comme dit le “quotidien de révérence”. Mais ce sont des morts-vivants. Leurs assassins, ces zombis-haschishin, sont leurs frères siamois. Mais comment ne pas le voir ? C’est tellement évident !"

      Dire qu'un jeune pas très évolué spirituellement (et encore qu'en sait-il franchement), qui pense que la vie c'est s'éclater dans des concerts de rock c'est pareil que des mabouls qui viennent pour se faire exploser et tuer un max de monde, c'est complètement con. Un relativisme digne d'une tribune gauchiste sur le lien entre islamophobie et islamisme.

      On l'accuse de quoi d'autre ? De relativiser ces attentats ? Eh bien oui et à raison, puisque comme vous l'avez relevé il explique que finalement les avortements quotidiens c'est bien pire que cet attentat. Alors d'un point de vu chrétien ça peut éventuellement s'entendre, même si je trouve particulier de mettre sur le même point un avortement et une vie humaine, bien que je sois totalement opposé à l'avortement. Mais le moins que l'on puisse dire c'est que c'est totalement inapproprié en ce moment.

      Je crois que dans l'Evangile on est prévenu qu'il faudra être sage comme une colombe et prudent comme un serpent. Un texte à méditer je pense.

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  13. un irrésistible appeau à progressistes déments

    Belle image !!!

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  14. Allons bon ! Vous vous sentez relativiste vous aussi, Didier, comme ça, dès le matin ? Personnellement, l'ayant lu, je ne trouve pas que la réflexion du père Benoît mérite qu'on s'y arrête. De jeunes "bobos" et des assassins ? Frères siamois, voyons ! "C'est tellement évident" !
    Je ne sais pas exactement à quel moment le bobo est devenu l'incarnation du mal absolu chez le réactionnaire, mais pour le coup, je le trouve un peu mou du genou. Cela doit faire bien longtemps qu'il n'a pas vu le mal absolu. En réalité, peut-être lui faudrait-il une bonne guerre, au réactionnaire. Il n'a plus de boussole morale, il ne sait plus où sont le bien, le mal et le ni l'autre ni l'un.
    Franchement, "écouter de la musique de merde" et tirer des gens à la kalach, faces d'une même médaille ? Vous ne trouvez pas que cela relève de la confusion mentale ?
    Par ailleurs, ce père ne me paraît pas très charitable, pour un chrétien (je suppose qu'il l'est ?).


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    1. Mais on pouvait en discuter, de ce texte, le critiquer comme vous le faites, le contester, etc. : c'est ce que je dis depuis hier. Mais, personnellement, je n'ai rien vu qui ressemblât à une discussion : uniquement des demandes de châtiments exemplaires…

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    2. L'expression "frères siamois" est peut-être malheureuse, mais il n'en reste pas moins vrai que les bobos et les djihadistes sont les côtés pile et face de la même pièce, celle de la société post-moderne dans laquelle nous nous engluons, certains avec dégoût, d'autres avec délice.

      D'un côté vous avez un monde occidental décadent habité par des locataires qui ont honte de leur identité, qui s'abrutissent dans le consumérisme, qui recherchent l'abrutissement en allant écouter des groupes imbéciles qui jouent avec des choses qu'ils ne maîtrisent pas (le mal par exemple, que beaucoup ne sont plus capable de comprendre et encore moins de voir), et on pourrait continuer la liste ad libitum et surtout ad nauseam.

      De l'autre, vous avez des types qui ayant vécu chez nous, qui ayant vu le degré d'avachissement et d'avilissement de notre société, sans parler de son vide spirituel, veulent y mettre fin. Pour cela, ils ont fait le choix de la violence (oui, je sais, c'est mal, gnagnagna), de l'oblation jusqu'au sacrifice suprême, et pour cela ils se sont tournés vers la religion qui propose le plus d'interdits et d'obligations (qui est aussi la plus simple car elle ne demande pas à ses fidèles de questionner le texte), toutes choses qui sont repoussées avec dégoût au pays où il est interdit d'interdire, où l'on doit pouvoir jouir sans entraves, où la valeur d'un homme ne se jauge pas à ses capacités et à ce qu'il est prêt à sacrifier, mais à ce qu'il prétend être (normal par exemple) et à ce qu'il possède.

      Frères siamois, ça reste à discuter, mais avers et envers, oui, assurément.

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    3. pour simplifier les bobos sont les armes et les islamos en tout genre sont les balles et ceux qui tiennent ces memes armes (qui leur a permis de prosperer en notre sein sinon eux sachant que le peuple c'est contenté de protesté trop mollement il est vrai chaque fois que la question migratoire fut abordée) ou encore les bobos sont la dynamite et les djihadiste le détonateur

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  15. La comparaison avec les avortements est en effet très limite, mais il faut aussi remarquer la phrase suivante : "Où est l'horreur, la vraie ?", autrement dit elle est du côté des avortements et pas du côté des massacreurs à kalach ! Pour le coup, ça accroche un peu, comme dit un intervenant sur le forum de l'In-nocence !

    Sur le même forum, je trouve aussi cette info que je soumets à la sagacité de notre bon père s'il a l'occasion de passer par ici : "Comme rien n'est simple le leader de ce groupe de rock Eagles of Death Metal, Jesse Hughes, est lui meme un conservateur "hardcore", comme dit le magazine Vice, militant du droit des armes et ordonné diacre de l'église catholique."

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    1. Franchement, je crois que la personnalité de ce garçon, on s'en fout un peu. Qu'il soit diacre ou pas.

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    2. Juste pour info, Jesse Hughes n'est pas diacre catholique. «J'ai été un fervent catholique jusqu'à mon divorce et donc quand j'ai plongé dans le rock'n'roll, j'ai perdu les pédales complètement.» Il est ministre de la "Universal Life Church", une église américaine dont la caractéristique est d'ordonner ministres tous ses membres qui le désirent, qu'ils soient par ailleurs protestants, athées ou de n'importe quelle religion, y compris l'ordre du Jedi.

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    3. "La comparaison avec les avortements est en effet très limite"

      Vous trouvez ? Pourtant nous vivons dans un pays qui a cessé de privilégier la vie au profit de la mort. Avortement librement accessible et remboursé pour toutes, et bientôt l'euthanasie pour tous, qu'est-ce sinon une culture de mort ?

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    4. Un diacre dont le surnom est "The Devil" (source : Wikipedia), ça laisse songeur...

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  16. Il me semble que benj, sauf son respect, retombe dans des chichis de critique littéraire (la métaphore est mal choisie, tel passage est incongru, nous ne saurions souffrir ce mot, etc.) plutôt que de se donner la peine de considerer les idées du père machin tel que lui les conçoit. Que l'auteur de la tribune n'y aide pas par ses outrances n'est pas une raison valuable.

    Il me semble que l'idée centrale du texte est proche de celle de Benjamin Edgard dans le dernier Causeur : les bobos comme la racaille réislamisée sont deux des manifestations du vide. Ce sont des manifestations dissemblables, l'une seulement infantile, l'autre pleinement haïssable, mais elles proviennent du meme vide, et elles échouent à remplir le vide pour des raisons comparables. On peut raisonnablement soutenir que la guerre, comme les enfants qui jouent à faire la guerre, sont tout aussi impuissants à construire des mondes et à forger des hommes. Le point de vue est contestable, mais il ne se résume pas à des galpissements d'enragé.

    Felipe R.

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    1. LES (?) bobos - je n'aime pas trop les généralisations - sont peut-être des "manifestations du vide" comme "la racaille islamisée", mais aux moins eux, ils ne tuent pas.
      Quant au père Hervé Benoît, que dire, sinon que nous n'avons pas le même texte des Évangiles.
      Geneviève

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    2. "les bobos ne tuent pas" Les collabos et autre délateurs de la seconde guerre mondiale non plus (du moins pas directement il ne se salissaient généralement pas les mains) et ce n'est pas pour cela qu'on dit que ceux la n"étaient pas responsable des crimes nazis (j'ose faire la comparaison car qui sinon eux ont voulu le multiculturalisme a tous les étages et la fin des frontières qu'elles soient morales ou réelles ?) Dieu se moque de celui qui se plaint des effets dont il chérit les causes On ne peut pas tout avoir le beur son argent et son gentil sourire

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    3. Que le vide soit l'ennemi ne me remplit pas d'aise non plus.

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  17. Un petit séjour en rééducation et le tour est joué.

    "Il[L'archevêque de Lyon] demande aussi au Père Benoît, qui exerçait comme chapelain à la Basilique de Fourvière, "de se retirer immédiatement dans une abbaye pour prendre un temps de prière et de réflexion"."

    Prochaine étape : on ferme la Basilique satanique.
    Ou on en fait une mosquée.
    Au choix.

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    1. Je suppose, je veux croire que cette décision n'intervient que pour laisser le temps au soufflé de retomber. Et que, dès que les milices progressistes se seront jetés sur une nouvelle victime, le père Benoît verra cesser sa "quarantaine"…

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    2. Bon, cela dit, si "un temps de prière et de réflexion" dans une abbaye est maintenant considéré comme un "séjour en rééducation", on en quand même mal barrés ! Après tout, si l'on a choisi d'être prêtre, ce n'est pas essentiellement pour envoyer des brûlots sur Internet, tel un vulgaire imam...

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    3. Je doute. Mis à part quelques curés et prélats, l'Eglise de France est aux mains d'individus qui ne dépareraient pas dans le salon d'honneur de la rue de Solférino. Par exemple, en 2011, l’archevêque de Lyon, le cardinal Philippe Barbarin, a avoué avoir appris par cœur la chahâda pour la réciter au chevet des musulmans mourants. Avec de tels pasteurs, pas étonnant que beaucoup de catholiques soient devenus de pitoyables moutons bêlants incapables de la moindre réaction digne de ce nom. Pourtant, Jésus n'était pas le geignard dépeint de nos jours (Lorsqu'un homme fort et bien armé garde sa maison, ce qu'il possède est en sûreté. Luc 11:21; "Que votre oui soit oui, que votre non soit non; tout le reste vient du Mauvais" Matthieu 5:37; sans oublier l'épisode des marchands du temple).

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    4. Je pense que ce brave père doit faire l'objet, comme tant d'autres, d'une petite cure de déradicalisation.

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    5. Oui, l'éloge du tiède, du mou, du consensuel, ça fait recette de nos jours, il faut impérativement déboucher sur une synthèse. N'être sûr de rien, sauf lorsqu'il faut défendre son mode de vie qui se résume à la gnôle, la "musique" à décibels et la baise à couilles rabattues, voilà qui a de la gueule. Comme ce bon prêtre, je crois en Notre Seigneur Jésus-Christ : "Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi." (Jean 14:6). Si c'est cela être radical, et bien que tous les relativistes de tous poils aillent se faire voir avec leurs amis mahométans réputés modérés.

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    6. Je crois que ces termes de "radical" et de "modéré" ne font que rajouter à la confusion : on ne sait pas de quoi on parle.

      Dans toutes les religions, la majorité des gens croient qu'ils détiennent la vérité ( pas tous: certains ne se sont jamais posé la question, ils ont adopté la religion de leurs parents, ou bien ils sont religieux pour des raisons d'intégration sociale mais, en réalité, ne sont pas croyants.).

      D'autre part, certains observent de façon très rigoureuse tous les commandements et interdits de leur religion, d'autres font leur choix comme dans un supermarché ( en France, je crois que la majorité des femmes catholiques pratiquent la contraception, la majorité des juifs mangent de la charcuterie et des crustacés, la majorité des musulmans boivent de l'alcool.).

      Toutes ces questions de niveau de croyance et de niveau de pratique ( pas forcément liés, d'ailleurs) sont des questions personnelles.

      Et puis, il y a ceux qui veulent tuer ceux qui ne sont pas de leur religion : ce fut longtemps le cas des catholiques avec les différentes hérésies ( protestantisme inclus) , c'est aujourd'hui le cas des musulmans takfiristes ( plutôt que salafistes et même que djihadistes); et ce comportement n'est pas du tout lié au niveau de croyance : la plupart des terroristes ne semblent pas connaître grand-chose à l'islam.


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    8. @arié ah ah ! le voila le nouveau godwin des gauchistes (mettre sur le meme plan les djihadistes salafistes et les "intégristes catholiques et d'extrème droite) On met tout les opposants au système sur le meme plan et TINA peut continuer son petit chemin de bonhomme (de bonne femme plutot)

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    9. Monsieur Duret, vos commentaires dépassent de plus en plus largement mon seuil de tolérance en matière de sottise ricanante. Par conséquence, je vous demanderai d'avoir l'obligeance de ficher le camp d'ici.

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    10. Un roc chez les curés, c'est suffisamment rare pour que l'on en jase dans les chaumières. Je lui dis bravo pour avoir versé dans la dispute sans concessions avec l'air du temps.

      La jésuitaille judéo-gaucho-bobo criaille pour la forme, elle n'a aucune raison de le faire : elle sait la voix du curé bien esseulée et déjà réduite au silence. Que les amis de la tolérance, les libres pionniers du progrès, les fraternelles universelles se rassurent, le cloaque métissé et multiculturel auquel ils aspirent depuis si longtemps se met en place. Ça pleurniche hypocritement comme des vivants, alors que c'est déjà mort.

      Passons. Et laissons-nous emporter par l'élan sauvage des rhapsodies hongroises interprétées par Georges Cziffra, n'est-ce pas de saison ?

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    11. Le père Benoit a-t-il fait appel de la décision du cardinal Barbarin...? Ira-t-il ensuite en cassation auprès du Pape? Il lui restera encore la Cour européenne des Droits de l'homme, Dieu et les anges... Mais je crois savoir qu'il l'a déjà contactée...

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  18. Crucifier les imams, décapiter les curés, je vois que ça...

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  19. J'en reviens à mon dada.

    Rien n'est plus compliqué que d'établir les relations ente une musique et la culture qui lui a donné naissance; comme votre bon père, je suis totalement étranger à la culture rock heavy metal; mais, contrairement à lui, je n'ai pas la naïveté et la présomption d'estimer que la "vraie" culture, celle qui doit servir de référence mondiale, c'est la mienne.

    Un musicologue a récemment démontré que certains chants populaires martiniquais dérivaient de la gavotte, importée par certains colons; ce qui n'empêche pas la majorité des colons, qui l'ignorent, de les qualifier de "chants de sauvages".

    Lors d'un voyage au Sahara, un membre du groupe auquel j'appartenais a fait écouter, avec son mange-disques, des airs d'opéra à un groupe de Touaregs; ils étaient écroulés de rire, et nous ont dit : " Mais ce n'est pas du chant, ce sont des cris !"...On est toujours le sauvage de quelqu'un.

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    1. « Un musicologue a récemment démontré que certains chants populaires martiniquais dérivaient de la gavotte, importée par certains colons; ce qui n'empêche pas la majorité des colons, qui l'ignorent, de les qualifier de "chants de sauvages" »

      Tiens, cela me fait penser que Rameau, pour évoquer les Sauvages, a composé un très joli rondeau dans son opéra "Les Indes Galantes" : ce n'est pas du heavy metal, mais ça swingue sa race !

      Air des Sauvages

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    2. la fameuse théorie gauchiste du tout se vaut on connait la chanson celle la meme qui met sur le meme plan les cultures les plus avancées et celle qui le sont beaucoup moins (pour rester poli) Pourtant quel sont les lieux ou la violence, la guerre et l'anarchie règnent en maitre (meme dans les doms toms le taux de délinquance et de violence envers les personnes est plus elevé que la moyenne nationale) Ce genre de discours permet certes le confort intellectuel (puisque tout se vaut et que nous sommes tous pareil je n'ai plus aucun devoir aucun pouvoir ni aucune responsabilité par rapport a tout ce qui se passe autour de moi, je ne suis qu'un maillon de la grande chaine de la vie infinie, tout cela me dépasse, amen) mais au premier degré il permet les pires compromission (culture de l'excuse et multiculturalisme béat)

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    3. Non, je n'ai rien dit de tout ça; vous me faites une "réponse automatique".

      Mais il est vrai que j'aurais beaucoup de mal (mais vous allez m'expliquer tout ça...) à définir qu'est-ce qu'une "musique supérieure à une autre". S'agit-il d'une question de complexité ? Sans aucun doute, la musique à deux tons du disco est moins complexe que la musique de chambre de Mozart; mais la musique de l'opéra chinois n'est pas moins complexe que celle de l'opéra européen : et je crois que si je n'y suis pas sensible, c'est uniquement parce que je n'ai pas été élevé dans la culture chinoise.
      Et où classez-vous ( évoluée? non évoluée?) la musique atonale de Schönberg et d' Alan Berg ?

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    4. Il y avait longtemps que la souille relativiste ne s’était épandue sur ce blog.
      Je jure sur le manche de ma Stratocaster et sur les six cordes de ma Bedikian que je ne déteste pas le rock, que j’aime Brassens et Trenet et que je vénère la musique dite classique, mais que les Aigles de mes Deux, sans être tout à fait aussi merdiques que le prétend le taulier, ne méritent pas la notoriété que les récents évènements leur ont acquise.
      Je rappelle enfin que la parenté entre la musique pour clavecin du 18e siècle et le ragtime est établie depuis belle lurette, et que le fait que des imbéciles qualifièrent jadis le jazz de « musique de nègres » (ce qui n’était pas faux) ne permet pas de conclure que Benjamin Bio Lait et Miles Davis se valent. Je ne perdrai pas mon temps à le démontrer.
      C’est marrant cette tendance, chez certains de nos contemporains, à arborer leur « tolérance » artistique et faire ainsi leur propre éloge en proclamant qu’on est toujours le sauvage de quelqu’un, alors qu’ils n’affichent que leur méconnaissance du sujet et devraient avoir honte de renoncer publiquement à leur faculté de juger, en particulier des artistes qui, se voulant populaires, s'offrent à l'appréciation de tous.
      Quant au texte du père Benoît, c'est très simple, aussi violent soit-il dans la forme, il dit tout. C'est pourquoi le parti de la Fête, qui est le parti de l'Ordre, s'empresse de faire taire son auteur.

      Alain

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    5. La "souille relativiste"...Bon, les injures arrivent, il est temps de mettre fin au débat...
      Déjà, j'aimerais comprendre comment on peut apprécier Trenet et Brassens ( qui sont des auteurs de musiques et paroles de leurs chansons) si on ne parle pas français...

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    6. "Quant au texte du père Benoît, c'est très simple, aussi violent soit-il dans la forme, il dit tout. C'est pourquoi le parti de la Fête, qui est le parti de l'Ordre, s'empresse de faire taire son auteur."

      Ben oui, tout le monde sait ça à Lyon : le cardinal Barbarin, c'est le roi de la Teuf !

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    7. Eh oui ! le cardinal Barbarin est le roi de la teuf. La preuve : le parti de la Fête l'applaudit.

      Alain

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  20. Au c as où vous n auriez pas eu l'info: Le prêtre qui avait comparé les victimes du Bataclan aux terroristes est relevé de ses fonctions et prié, par l'archevêque de Lyon, "de se retirer immédiatement dans une abbaye"

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    1. Je sais : je suis en correspondance privée avec lui…

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    2. C'est qui " lui "? : le père benoit, Jésus Christ , Barbarin ? :)

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    3. Il ferait bien de vous exorciser.

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  21. Vous oubliez (vous et le prêtre Hervé Benoît) que l’abomination n’a pas commencé le 13 novembre 2015, mais voici quelques 14 siècles. Pour ne prendre que deux exemples aujourd’hui (et je n’oublie pas les autres victimes), ni les chrétiens d’Orient, ni les enfants de l’école juive de Toulouse n’étaient, avant d’êtres assassinés, « penchés sur leurs smartphones, comme accrochés au sein de leur nourrice… ».
    Le fait que vous ne soyez pas, vous ni ce prêtre, des trentenaires amateurs de café en terrasse, ni de « hard metal », ni éleveurs de « pitbulls vicieux et pervers », ne vous protège en rien. Le fait que ce prêtre soit un chrétien intégriste ne le protège en rien ; le fait de ne pas être athée, de ne pas aimer le diable, ni la mort, ni la violence et de le dire, ne protègera personne.

    Et c’est, une fois de plus, la culpabilisation de l’homme blanc, pourtant si souvent dénoncée et raillée dans votre blog. En quoi l’accusation du prêtre diffère-t-elle de celle des bienpensants ordinaires ?

    Ecoutez Grégoire de Nysse dit le prêtre. Peut-être l’écoute-t-il et attend-il lui-même le même « châtiment douloureux » qu’ont subi les massacrés du Bataclan, puisqu’il a fait, lui aussi, un usage « pervers » de sa liberté.




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    1. Vos remarques, Danielle, sonnent juste. Mais pour répondre à votre question, il me semble que « l'accusation » du prêtre diffère de celles des bien-pensants ordinaires en ceci que les bien-pensants reprochent à l'Occident sa violence coloniale passée, censée perdurer de nos jours (cf. le thème des « indigènes de la République »), alors que le père Benoît fustige la faiblesse spirituelle de notre modernité.

      Alain

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    2. Oui, bien sûr. Mais ma question était surtout rhétorique. Tout à coup, il m’est apparu qu’il y avait quelque chose d’étrangement similaire dans leur façon d’accuser, de désigner les coupables d’un éternel péché. L’essentiel étant que l’homme occidental (vous, moi, etc.), batte sans fin sa coulpe. Et si le père Benoît s’était contenté de « fustiger », je n’aurais pas pris la peine d’écrire.

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    3. Oui Danielle Levin votre remarque est tout à fait pertinente.

      Il y a clairement un point commun entre les attaques du Père Benoît et la critique gauchiste du monde occidental. Dans les deux cas, le but est de culpabiliser les blancs occidentaux, et de dire quelque part qu'ils sont coupables de ce qui leur arrive. Dans un deuxième temps cela vise à relativiser la gravité des actes d'agression commis par les jeunes musulmans auteurs des attaques. "Vous comprenez les pauvres sont déboussolés, victimes d'une société sans transcendance, en gros il faut les comprendre ces pauvres petits ils sont complètement perdus."

      C'est pas les bobos et les islamistes qui sont les deux faces d'une même pièce mais les islamistes et les cathos à babouches (que ces derniers soient de tendance gauche sociale bisounours ou ultraréac).

      Ce qui pose problème aux uns comme aux autres, c'est le fait que dans la société d'aujourd'hui il n'y a plus de transcendance toute faite, pour les nuls, qu'on devrait accepter dès la naissance sans poser de questions. Les paresseux comme les islamistes et les cathos à babouches ne comprennent pas qu'on puisse avoir une spiritualité si on vit dans une société où ce n'est pas du tout obligatoire ni même socialement valorisant.

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  22. Le dimanche suivant les attentats, à la sortie de la messe de 11 h, deux paroissiens discutaient avec le séminariste qui est mon accompagnateur vers le baptême.
    Ce couple très b.c.b.g. tenait à peu près le même discours sur le groupe de musique ( un groupe sataniste) , je ne sais pas s'il mettait dans le même sac les assassins et les victimes mais à la tète gênée de mon accompagnateur, je pense que les propos devaient être identiques .
    La paroisse où je vais n'est pourtant traditionnaliste, quelques instant avant lors de son homélie le curé avait demandé que l'on prie pour les massacreurs.
    Chacun est libre d'avoir son avis mais il me semble que certaines paroles ne devraient pas sortir d'un cercle restreint de personnes.

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  23. je vous remercie de cet article qui m'a amenée a aller lire ce que le Père Benoit avait écrit .Je déplore qu'un cardinal ait jugé bon de mettre ce prêtre au coin dans une abbaye , son discours n'avait rien de choquant pour moi, nous sommes une generation de paumés dont le mode de vie sans spiritualité ne peut que participer a notre anéantissement .(avec ou sans aide de tiers aussi fous que nous ).
    "Satan est un chien attaché "me disait la personne qui m'a conduite au baptême, ne l'approchons pas , ne l'évoquons pas ne l'invoquons pas .
    le chiffre des avortements était rappelé mais pourquoi banaliser cette enorme plaie dans notre société ?je trouve que ce prêtre est dans son apostolat en evoquant les morts cruelles d'innocents appellés à la vie .Un prêtre doit dire le mal même quand cela nous défrise !
    amicalement

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    1. "Satan est un chien attaché "

      C'est d'ailleurs pour ça qu'on voit, à l'entrée de tant de maisons, la pancarte " Attention, diable méchant".

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  24. Avoir un brin de plume ne dispense pas, Didier Goux, d'y joindre un zeste de bon sens, sauf à céder au plaisir de la grosse provoc genre Céline-Destouches, déserté de son génie après le Voyage - ceci explique cela -, ou Houellebecq, qui de génie n'eut jamais que celui du commerce.

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  25. Monsieur Goux : cliquez ici, au hasard, sur les brefs portraits et CV que publie "le Monde" des victimes du 13 novembre au Bataclan, et dites-moi franchement si ce sont eux ou si c'est le père Benoït qui donnent davantage l'impression d'être des "morts vivants" :

    http://www.lemonde.fr/attaques-a-paris/visuel/2015/11/25/enmemoire_4817200_4809495.html

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  26. Monsieur Goux,

    Ça me ferait mal au fondement de me faire zigouiller à la terrasse d'un café ou pendant un concert quelconque pour me faire ensuite traiter de "progressiste festiviste boboïsant etc." Il y aurait de quoi revenir d'entre les morts pour réclamer vengeance et donner quelques claques.

    Vous pensez sincèrement (ou plutôt, le père Benoît, même si visiblement par ricochet quelques ondes ont atteint votre berge) que les victimes du Bataclan, avec une moyenne d'âge qui ne dépasse pas la trentaine, sont responsables du délitement de notre civilisation depuis des décennies ; de la médiocrité de la presse ; de l'appauvrissement de notre langue ? Je me retrouve à défendre des gens qui au quotidien m'exaspèrent, c'est dire dans quelle rogne vous m'avez foutu...

    A entendre ce genre de discours, être un urbain entre 20 et 35 ans rend "coupable" de nature. Pourquoi pas. Mais que connaissez-vous des victimes ? De leur relation au mal, au monde ? Rien. Si ce n'est quelques blogs de gauchistes trépanés. C'est ce procès d'intention qui me gêne. A revêtir chaque jeune de la tunique du "bobo progressiste", vous vous trompez de cible. A vouloir à tout prix contrer la bien-pensance, vous voilà arpentant les mêmes clous, la même zébrure en négatif. Et pour des gens qui se réclament sans cesse du "réel", les sornettes bigottes sorties d'une tour d'ivoire du père Benoît prêtent à rire.

    Je vous dis ça en toute sympathie (j'aime beaucoup votre blog et votre côté ronchon) et sans jeter l'anathème sur ce pauvre père — qui par ailleurs a une vision lucide du rock'n'roll, si ce n'est pas à désespérer...

    Amicalement,
    Thomas

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  27. Comment dire la même chose que le Père Benoît mais avec sens de l'a propos et sans le côté mesquin et douteux de celui-ci :

    http://www.lepoint.fr/invites-du-point/gabriel-matzneff/matzneff-les-trois-petits-cochons-30-11-2015-1985808_1885.php

    Voilà une façon de dire les choses qui peut porter, sans choquer inutilement et être à coup sûr compris de travers. Dire les choses, même au risque de choquer, c'est bien. Dire les choses dans le but de choquer, c'est déjà moins vertueux je pense.

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    1. Comme vous le dites, Matzneff et le père Benoît disent au fond la même chose. Mais le premier, qui a un beau brin de plume, le dit moins brutalement. Est-ce ce qui explique autant d'indignation devant les propos du père Benoît et, à en juger par les réactions des lecteurs du Point, d'applaudissements devant ceux de Matzneff ? Non. C'est que Matzneff, si sa réputation est sulfureuse, n'a pas celle d'un réac. Tandis qu'un curé...

      Alain

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  28. J'ai lu la tribune de ce prêtre. Compte tenu des à priori que j'ai pour les messagers de Dieu je ne vais pas être objectif donc pas de commentaire.

    Ou si un seul : je ne vois pas l’intérêt de prendre au sérieux les propos d'un type qui en est encore à rock = satan et qui critique une musique et un groupe qu'il ne connait visiblement pas et qu'il n'a jamais écouté.

    Personnellement, la musique d'église me fait vomir et saigner des oreilles, je soupçonne que le mal se cache derrière les airs d'orgues car il faut être un ange déchu pour écrire de pareils airs.

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  29. 93 commentaires pour ce curé sorti de derrière les fagots, chapeau ! La prochaine fois, qui irez-vous découvrir : Savonarole ? Cagliostro ? Nostradamus ?

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    1. Je n'ai peut-être pas fini de vous surprendre…

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