samedi 13 février 2016

Journal du Chef-d'œuvre


En même temps que je commençais l'écriture du Chef-d'œuvre de Michel Houellebecq, le 15 novembre 2014, je décidais de tenir une sorte de “journal parallèle”, à qui, dans mon esprit, devait être dévolu tout ce qui concernait le travail désormais en cours : réflexions sur ce travail lui-même, ébauches d'idées éventuellement surgissantes, doutes, petites satisfactions, etc. Je l'ai abandonné à la fin de février, lorsque je me suis mis, insensiblement, à parler du roman dans le journal “normal”. Je me suis dit, ce matin, que ces notes prises durant trois mois et demi, pourraient peut-être intéresser les sept ou huit personnes ayant lu le roman dont il est question ; pour les autres, je pense qu'il est tout à fait inutile d'y aller voir. Enfin, bref, voici.

28 commentaires:

  1. Quelle nostalgie ce cahier Clairefontaine !
    Je les aimais pour la qualité de leur papier, comme glacé, si lumineux.
    C'est fou ce que vos notes me font triste parfois, tant de souvenirs enfouis...

    Mais pourquoi vouloir détruire ce "journal de bord" ?? Je pense qu'au contraire il enchantera vos lecteurs, la petite cuisine des écrivains ayant toujours un goût savoureux.
    J'y cours !

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  2. " écrire pour tâcher de savoir ce qu'on pourrait bien avoir à dire."

    Mais c'est génial ! Rien que pour cette phrase je pense ne pas avoir perdu mon temps à lire votre "journal de bord".

    J'ai beaucoup aimé aussi ce :

    " Et, malgré tout, on reprend sa truelle, une brique, et on continue son mur en sifflotant d'un petit air faraud."

    Le métier d'écrivain n'est pas aisé.
    Michel Leiris ne disait-il pas :

    " Pas de plaisir d'écrire si, sachant d'avance ce que l'on a à dire et n'ayant pas à inventer la manière de le dire, on procède à coup sûr."

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    1. Dans ce cas, si on suit Leiris, j'ai dû avoir un plaisir intense et ininterrompu à écrire ce roman ! Mais, bizarrement (comme dirait Jonathan), je ne m'en souviens pas trop…

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  3. Pas terminé la lecture de ce journal, mais il y a une question que je voulais vous poser depuis longtemps : dans les relations entre Charlie et Evremont, n'avez-vous pas été influencé par " La vie devant soi", d'Ajar/Gary ?

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    1. Si je l'ai été, cela a dû remonter des tréfonds de mon inconscient, et même d'encore plus loin, car j'ai lu ce roman il y a bien 35 ans ; et, en plus, je ne me souviens pas de l'avoir particulièrement aimé (contrairement à certains livres signés Gary).

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  4. Pendant que certains gribouillent ou se sondent les tréfonds, l'Immortelle Danièle Sallenave(sic) travaille la culture au corps.
    D'après la photo, cette dame est encore mettable, et comme elle cite Balzac, je vous donne le lien.

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    1. Bander pour une lesbienne septuagénaire : vous avez tout de même des goûts bien étranges, mon cher ! (Ou le priapisme désespéré, c'est selon.)

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    2. Je me fiais à la photo qui ne donne pas ces indications. Et puis il faut penser aussi au moral de vos lectrices presque septuagénaires (je ne fais pas la liste, elle se reconnaîtront).

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    3. Si, si, quelle subtile galanterie...

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    4. Merci Barbara, mais je ne vois pas vos petites camarades, y aurait-il piscine le lundi également ? On ne sait jamais avec les femmes, elles sont sujettes à des sautes d'humeur pendant une quarantaine d'années avant et après la ménopause...

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  5. Dites donc jazzman, les lectrices de Didier se contrefichent de vos pensées, veillez plutôt à votre libido, qui me parait être un peu en panne.

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  6. Vous connaissez sûrement, mais vous ne l'avez pas dans votre liste de blog ?
    http://fattorius.over-blog.com/2016/02/une-tranche-de-vie-autour-de-michel-houellebecq.html

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  7. C'est nouveau, cette censure ?
    Il est devenu obligatoire d'encenser les encenseurs ? Ou alors c'est un renvoi d'ascenseur ? Et ne me répondez pas "et ta sœur !", merci d'avance.

    (Questions à usage strictement interne, bien sûr)

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    1. On ne se moque pas des dames, ici. Ou alors, on tâche de trouver une manière piquante et originale de le faire…

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    2. Justement, les personnes qui attaquent directement au-dessous de la ceinture sans qu'on se soit adressées à elles sont chez moi classées dans le bac vendeuses de produits ichthyiques, dont les oursins, ce qui est assez piquant...
      J'ai bon ?

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    3. Chère madame Copulos, je voudrais soulever un point de grammaire Rassurez-vous, j'ai un cric, à mon âge on ménage ses lombaires.
      Les lectrices de Didier est une expression qui désigne les personnes de sexe féminin lisant la prose du taulier et jouissant (sic) du privilège de le tutoyer, sauf si elles avaient été mal élevées, ce que nous n'oserions supposer.
      Si mon interprétation est exacte, ça ne doit pas faire beaucoup. Lourd, d'accord, mais en nombre de suffrages exprimés, même en comptant la meute à Boyer (private joke, sorry)...

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    4. Moi je ne me moquais pas, je me piquais seulement de dénoncer la lourdeur révérencieuse de Mme Gramatocopoulos.

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    5. Avant de parler, monsieur Marco Polo, essayer de bien lire et d'orthographier mon nom correctement.
      Et si pour vous être aimable et ne pas faire de grosses plaisanteries dignes de potaches attardés, c'est être lourde et révérencieuse, alors oui, je le suis.

      Entre nous, je me demande ce que j'ai à gagner à faire ma cour à monsieur Goux, je ne sollicite aucune faveur que je sache.

      Je crois que nous ne sommes pas du même monde, moi les bloggers qui passent leur temps à faire des jérémiades de façon vulgaire ce n'est pas mon truc.

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    6. "Avant de parler, monsieur Marco Polo, essayer de bien lire et d'orthographier mon nom correctement. "
      Elle est collector, celle-là.

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    7. Oui bon...sur le coup de l'émotion j'ai fait une faute au verbe essayer. Mais l'émotion, vous ne savez sans doute pas ce que c'est.
      Bref...tout ça est sans intérêt aucun.

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    8. Bien d'accord avec vous. D'ailleurs, moi, j'éteins tout et je vais m'écrouler devant la télé, voilà !

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    9. On met un peu d'ambiance, c'est tout. "Nothing personal", comme disent les Belges.

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  8. Le projet de ce journal me semble inspiré par les Carnets de Dostoïevski.

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    1. Vous n'avez pas des modèles moins écrasants à me proposer ?

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    2. J'ai lu la partie des Carnets dans laquelle il expose son projet des "Démons"; devenu bien-pensant et réac, Dostoïevski annonce qu'il veut faire de Stavroguine un personnage repoussant, l'anti-modèle par excellence; mais le personnage lui a échappé, et est devenu au contraire fascinant, ayant subjugué en particulier Albert Camus.
      Comme quoi, un romancier n'écrit pas ce qu'il croit écrire, mais ce qu'il est.
      Si ça se trouve, vous êtes moins réac que moi...

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    3. Il reste que ce n'est pas parce que Stavroguine a pu fasciner des intellectuels européens du XXe siècle qu'il cesse d'être "repoussant" au sens que Dostoïevski mettait en ce mot. Je ne crois pas du tout que le personnage lui ait "échappé"

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