vendredi 26 février 2016

Un mois très Chouette


C'est par là que ça ulule…

35 commentaires:

  1. Chic ! de la bonne lecture pour ce week-end qu'on nous annonce froid et pluvieux. Vous êtes décidément un magicien, cher Monsieur Goux...

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    1. N'exagérons rien ! Disons : un honnête fournisseur…

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  2. Une belle aventure, votre roman. Moi qui n'en lis plus depuis des années, je vais quand même me l'offrir, tiens. On verra si vous arrivez à me rendre le goût de la fiction. J'avais bien apprécié votre "en territoire ennemi", mais je n'avais aucun effort à faire pour le lire. Là il y a un enjeu, pour moi et peut-être pour vous ! J'espère seulement que Les belles lettres n'ont pas trop collé le texte à la marge, côté reliure, parce que je me nique les bras en lisant au lit l'autobiographie de Chesterton qu'ils ont rééditée.

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    1. Je viens d'aller voir, du coup : personnellement, la marge me semble correcte… mais il est vrai que je ne lis plus au lit depuis au moins 20 ans.

      Sinon, tant pis : on lancera sur ce blog une sorte de polothon (d'exécution, évidemment), afin de vous payer quelques séances de kiné.

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    2. Il existe une petite pyramide un peu molle sur laquelle on pose le livre et qui permet de reposer ses bras, c'est magique et ça se trouve sur les sites proposant des "objets qui facilitent la vie".

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    3. Ça, ça m'intéresse ! Vous n'auriez pas un lien ?

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    4. « Il existe une petite pyramide un peu molle sur laquelle on pose le livre »

      Je connais ! On appelle ça : les genoux.

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    5. Vous m'avez bien fait rire ! Le modèle de "coussin de lecture" pyramidal de chez "La Femme Moderne" à 7,35 euros en 2014 n'existe plus. J'ai trouvé des tas de modèles très chers (près de 40 euros !) chez "Amazon" . Chez "Confort et Vie" un modèle gonflable est à 12,50 euros. Si je retrouve le modèle que j'utilise, je vous le signalerai.

      Juste comme ça en passant : page 11, si vous connaissez un aéroclub à Paris, svp signalez-le moi; et ne me dites pas l'Aéroclub de France, ils n'ont pas de hangar ! page 29 bocal de cornichon...tout seul ?
      (Ma hargne vient de ce que je fais partie des gens qui ont seulement lu Houellebecq en bonnes feuilles (dans "Le Monde" je crois) et je me suis sentie "bien épinglée"!)

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    6. Evremont n'apprécie vraiment que les énormes cornichons malossol, qui remplissent chacun un bocal à soi seul.

      (Non mais !)

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    7. Vous êtes trop, Didier !
      Vous êtes si drôle, vous voilà mou du genou maintenant.

      Sinon, personne n'a dit comme la dernière phrase du roman est belle :

      " On finit toujours par arriver quelque part; le monde n'est pas une île."

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    8. Cela tient à ce que vous devez être, à l'heure où nous mettons sous presse, la seule qui y soit parvenue, à cette dernière phrase.

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  3. " Où Maque a raison, c'est lorsqu'il note que j'aime beaucoup Charlie. Un effet de cet optimisme qu'il voit en moi ? Après tout, la chose n'est pas impossible (que je sois optimiste), mais alors, il aura fallu ce roman pour me l'apprendre."

    De l'optimisme ou un reliquat d'homme de gauche qui reste en vous (sans aucun jugement de valeur de ma part ou pas comme disent les hurluberlus de la blogoboule. :))

    Deux amis assis sur un banc, à l'ombre d'un tilleul en fleur (ou pas, là aussi), peuvent établir, bien souvent, le même constat : la vie est du côté des conquérants, l'homme blanc s'enfonce dans la médiocrité et le ressentiment.

    Toutefois, la césure idéologique qui opère rapidement est la suivante : l'un le déplore, l'autre s'en accommode pour ne pas dire le célèbre.

    " les réactionnaires experts en bons restos… "
    Je suis intrigué par ce rapprochement qui se veut gentiment moqueur. Le réactionnaire (dont je suis et qui n'a même pas eu la sagesse d'attendre l'âge de la retraite pour l'être) n'est finalement qu'un nostalgique de l'art de vivre à la française. Il suffit de lire les premières pages du Camp des saints de Raspail pour saliver à l'idée d'huitres chaudes à la fondue de poireau dans un de ces restaurants du nord de l'Aveyron ou du Cantal du Sud.

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    1. C'est moi, maintenant, qui suis intrigué par votre intrigation, dans la mesure où, par votre dernière phrase, vous semblez prouver que, en effet, les "réacs" ont un intérêt certain pour la nourriture qu'ils ingèrent, ainsi que pour le décorum qui va avec.

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    2. Les huîtres chaudes à la fondue de poireau dans le sud Cantal ? Il me semble qu'on est en plein mythe, là. Dans le sud Cantal c'est saucisse-aligot obligatoire, et d'ailleurs il n'y a pas lieu de s'en plaindre.

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    3. Cher Marco Polo, vous en êtes resté au temps jadis (si on me demandait quel mot de langue française motive chez moi le plus de tendresse c'est bien celui-là, allez savoir pourquoi !)
      Je vous accorde que n'étant amateur ni de porcs et encore moins de fromage (rien que l'idée de ce lait fermenté et odorant ne m'enchante guère), je ne peux me présenter en spécialiste de ces hauts lieux où votre intempérance pour ces victuailles serait assouvie. L'idée d'obligation, un péremptoire, qui se rattache à votre intervention, cependant, est sensiblement erronée voire très largement caduque.

      Je ne sais pas si ce sera ou non bien vue ici de délivrer quelques adresses où on peut rencontrer, fort heureusement, ces fameuses huitres chaudes dans ces lointaines contrées montagneuses mais je ne saurai trop vous conseiller de vous déplacer dans le sud Cantal à Pierrefort à l'Hotel du Midi, chez Serge Viera au château médiéval de Couffour, non loin de Chaudes-Aigues, où bien et surtout, à Pailherols dans la très agréable et absolument charmante Auberge des montagnes (une des meilleures adresses rapport qualité/prix). N'oubliez pas non plus que l'Aveyron du nord n'est pas loin et que Bras se montre assez parcimonieux sur l'aligot du côté de Laguiole.

      Ah ces incorrigibles réacs experts en bons restaurants.

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    4. Oui, je connais en effet ces restos branchés (et très cher, pour ce qui est du Couffour). "Connaître" est un grand mot car je n'y ai jamais mis les pieds. S'il s'agit de cette nourriture non traditionnelle, alors vous avez raison, on la trouve en effet dans le sud Cantal que je connais bien. Mais vous avez l'air de ne pas avoir tâté de l'aligot ni de la truffade ou encore de la patranque : est-ce tolérable, je vous le demande ?

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  4. Je n'ai pas attendu le week-end pour dévorer ce chouette morceau.

    Ce qui frappe le plus à la lecture de celui-ci, ce sont bien sûr les différentes critiques du Chef-d'Oeuvre que vous publiez, toutes plus intéressantes les unes que les autres, pour la lectrice que je suis.

    Je ne sais ce que vous en pensez vraiment, modeste bougon que vous paraissez être Didier, mais je crois que vous devriez vous en réjouir, on vous a fait bon accueil !

    Sinon, j'ai adoré votre façon d'évoquer les lettres de Proust, et des situations pour le moins marrantes dans lesquelles il a parfois l'art de se mettre : sa façon de raconter étant comme vous l'indiquez, parfois un peu confuse.
    Je relisais à ce propos un échange entre lui et Gide, on a tout à fait l'impression qu'ils ne parlaient pas de la même chose.

    Au sujet de Ghéon, j'ai beaucoup aimé sa correspondance* avec Gide, où l'on voit ce qu'un jeune homme ardent, épris de liberté et de fantaisie devient lorsque la religion le rattrape...c'est pas très "gay"

    * Les Correspondances de la collection des Cahiers bleus de la NRF sont toutes passionnantes !

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    1. Je dois dire que ce que je sais (ou m'imagine savoir) du personnage de Ghéon m'incite assez peu à lire cette correspondance. Mais j'ai peut-être tort.

      Pour le moment, je retourne au tout dernier livre d'Eugène Nicole.

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    2. On a toujours à gagner à lire une correspondance, et celle-ci est particulièrement réjouissante à mon goût. On y découvre un Gide assez gamin, ce qui surprend assez.
      Mais comme on ne peut tout lire...il nous faudrait au moins 10 vies.

      Ah, j'oubliais, j'attends ce "manuel de désertion", je crois qu'il ne manquerait pas de piquant.
      Si vous en trouvez le temps, bien sûr.

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  5. Je le crains mon cher Didier Goux. Et c'est heureux, il ne m'était, pourtant, pas venu à l'esprit que l'on puisse faire le rapprochement, et encore moins être brocardé pour cela car après tout, les plaisirs de la table sont un des rares plaisirs qui puissent nous inciter à rester dans ce territoire ennemi. Mais cela m'a plu au final de l'être (brocardé).

    Votre Charlie m'a un peu refroidi pour acquérir votre dernier ouvrage contrairement à l'extrait que vous aviez choisi et qui était en tout point fortement tentant. Ne voulant pas pénaliser l'auteur pour ce qui pourrait s'apparenter chez moi par les modernoeuds comme une névrose, je me suis rabattu sur votre " en territoire ennemi " ... Votre réflexion sur l'idée qu'il faille trois générations pour faire un honnête homme (intellectuellement parlant), votre concept du terreau fertile, votre passage sur cette vieille Europe botoxée, la mort du père en la personne de Louis XVI, votre mise en parallèle entre Charles Trenet et Jacques Brel (qui demeure, pourtant, pour moi au dessus du lot mais vos arguments sont très pertinents), votre vision de Léo Ferré ou encore cette merveilleuse interprétation (interprétation non musicale j'entends) des " grands boulevards " m'enchantent. Ce billet sur " les grands boulevards " qui est certainement un de vos billets les plus jubilatoires que j'ai pu lire sous votre plume vaut à lui seul l'acquisition de votre livre. J'ai eu la curiosité d'aller voir par la suite sur Internet l'article en ligne et de lire les commentaires. Mon étonnement fut grand de les lire, vous étiez sous le feu des critiques de manière tristement attendues pour un esprit moderne (pour ma part, je suis moisi, pas de risques que cet esprit ne me pique)... Pour se consoler de ces esprits et de la famille formidable : "Les anciennes censures, l’ostracisme grec, l’exil ancien, l’extermination de la cité, la mise au ban, les pénalités médiévales, féodales, royales, ecclésiastiques, l’excommunication, l’index, étaient ou comportaient des sanctions redoutables. Souvent mortelles. Elles atteignaient beaucoup moins gravement et définitivement les libertés intellectuelles que ne les atteint le savant boycottage organisé dans le monde moderne contre tout ce qui toucherait à la domination du moderne." Charles Peguy (Mystique et politique).

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    1. Je ne saisis pas bien ce que vous voulez dire : où et comment Charlie a-t-il pu vous "refroidir", si vous n'avez pas ouvert le roman où il se trouve ?

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    2. J'ai suivi le lien de mise à jour qui renvoie vers votre journal du mois de Janvier où est présenté le profil de Charlie. La symbolique qui y est mise peut m'irriter donc à quoi bon se faire du mal. Notez qu'il n'y a aucun jugement négatif de ma part quant aux qualités du livre d'autant que l'extrait que vous nous avez soumis était fort agréable à lire et laisse présager le meilleur pour ceux qui sont Charlie :).

      Pour les autres, ils peuvent acquérir " en territoire ennemi " voire plus car vous lire est toujours un réel plaisir.

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  6. Je vois que vous n'avez guère apprécié mon billet sur votre roman; je précisais pourtant bien, d'emblée, que je n'étais pas critique littéraire, et ne savais pas comment parler d'un roman sans en déflorer l'intrigue...J'ai voulu simplement signaler que cette publication me semblait échapper au circuit aujourd'hui habituel de " Passe-moi la rhubarbe, je te passe le séné", et que les qualités que je prête ( sans demander à ce qu'on me les rende) auraient fait qu'il aurait, de toutes façons, trouvé un éditeur.
    Je ne regrette tout de même pas ce billet, non sollicité de votre part; peut-être pourrez-vous faire vôtre, à mon égard, la célèbre phrase de Karl Marx ( je suis méchant, là, non?) : "Je ne suis pas responsable des imbéciles qui m'admirent".

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    1. Ce n'est pas une question d'apprécier ou non. J'ai décidé d'incorporer à mon journal (et je commence à voir qu'il n'en sera guère encombré) les articles ou billets qui parlent de mon roman, en mal comme en bien. Or, précisément, le vôtre n'en disait rien.

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    2. Je vous renvoie donc à la lecture du dernier paragraphe de mon billet...

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  7. le vôtre n'en disait rien.

    C'est bien méchant ça...

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    1. Bon, on a le droit de ne pas être d'accord, ce n'est pas dramatique : j'aime bien le roman de Didier Goux, lui ne l'aime pas, on ne va pas en faire un fromage.

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  8. Très belle illustration de billet !
    Je souhaite à votre roman, en dépit de ses imperfections dont quelques-unes que je n'avais pas même relevées, tout le succès qu'il mérite.

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    1. Vu comme c'est parti, je crois que, en effet, il va malheureusement n'avoir que le succès qu'il mérite…

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    2. Est-ce la manière dont un "magicien" est censé parler de son œuvre ?

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    3. Comment un roman peut-il aujourd'hui, avoir du succès, en dehors des grands prix littéraires ? Même un passage à la télévision ne garantit plus rien, nous ne sommes plus au temps d' "Apostrophes".
      Il paraît qu'il y a des gens dont les livres se vendent énormément ( Marc Lévy, je crois, dont je serais bien incapable de vous citer un titre): avez-vous tenté de déchiffrer leur "recette" ?

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    4. Dans les temps anciens l’auteur – injustement – ignoré pouvait s’en remettre à la postérité ; il semble que le romancier d’aujourd’hui soit dans la position du narrateur du "Nous autres" de Zamiatine, écrire pour un lecteur inconnu du passé, " pour ses prédécesseurs éloignés et sauvages "... Pas de consolation donc !

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    5. Courage, Didier ! Vous arriverez bien à battre Jean-Vincent Placé-à-Vie et son autobiographie (dans les 200 exemplaires vendus, si mes informations sont exactes).

      Alain

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