dimanche 5 juillet 2015

Dieu n'aime pas les vide-grenier


La parenthèse stupidement sudiste et calorifère que nous venons de vivre ces derniers jours a été refermée dans le courant de cette nuit. Au matin, le thermomètre de la terrasse indiquait 17° raisonnablement celsius, et la pluie qui tombe maintenant a cette régularité de bon aloi dont les Normands et la terre qui les porte sont friands ; en tout cas, à quoi ils sont accoutumés. Il était de toute façon impossible qu'il en allât autrement, puisque c'est aujourd'hui que se tient l'annuel vide-grenier du Plessis-Hébert, lequel ne saurait avoir lieu dans d'autres conditions que pluvieuses. Ce qui tendrait à établir que le mercantile déplaît au divin, ou bien que Dieu a parfois un esprit quelque peu farceur.

17 commentaires:

  1. Les étalagistes du dimanche sont les nouveaux vendeurs du temple.

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  2. dieu est en train de vider ses tonneaux de flotte sur les têtes du secteur pour les refroidir, afin que chacun puisse évaluer les merdes qu'il va faire apparaître sur les étals au plus juste prix.

    il me semble être tout simplement dans son rôle de régulateur du marché..

    Stanislas

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  3. Dieu est peut-être farceur ou antilibéral, mais il est également équitable et magnanime, puisqu'il vient de faire réapparaître le soleil (un peu, pas trop…).

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  4. Trêve de plaisanterie, voilà un excellent billet de rien. Je vais essayer de faire pire.

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  5. De quel méchant sadisme vous faites étalage, Monsieur Goux, en ce jour du Seigneur !
    Chez nous autres gens de l'est, on nous prédit encore des fournaises jusqu'à mardi. C'est en suffoquant, affalés et quasi nus que nous survivons péniblement dans l'ombre de nos stores ...

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  6. De toute façon j'ai toujours trouvé déprimant de parcourir les vide-grenier. Toutes ces vieilleries personnelles, fringues, bibelots de mauvais goût, exposés comme ça sans pudeur, c'est d'un sinistre.

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    1. ...dont( la presse en avait fait état à l'époque) une authentique affiche de Toulous-Lautrec, achetée 2 € à quelqu'un à qui ce nom ne disait rien .

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    2. Quand Fredi décrit la reacosphere.

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  7. Il paraît que quelqu'un vendait de grands drapeaux nazis à 150 euros dans un vide-grenier ! Et pourquoi pas des drapeaux tricolores, tant qu'il y sont ?

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    1. Et pourquoi pas des drapeaux tricolores, tant qu'il y sont ?

      Mouarf !
      Alors là c'est la taule direct !

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  8. « Dieu a parfois un esprit quelque peu farceur ». On ne saurait dire mieux. Il serait souhaitable que Dieu affiche plus souvent ces belles dispositions, dira l'humble pécheur. Qu'on en juge.

    Belle récolte aujourd'hui dans quatre vide-greniers du Haut-Anjou, pour 15 € seulement, autant dire une bagatelle... 12 numéros de L'Illustration. Parmi ces numéros il me semble plaisant d'évoquer ceux-ci :

    – N° 5089 – 21 septembre 1940, en photo de Une : Jeunesse de France : Culture physique au camp de Sillery (Seine-et-Oise);
    – N° 5101 – 14 décembre 1940, en photo de Une : Le maréchal Pétain parmi les enfants et les grands blessés de l'hôpital Montalivet, à Marseille;
    – N° 5137 – 23 août 1941, en photo de Une : Un groupe de rapatriés de Syrie sur le pont du « Djenné », drapeau tricolore avec « Vive Pétain »;
    – N° 5166 – 14 mars 1942, en Une : Le bombardement de la banlieue parisienne par la R. A. F.;
    – N° 5200 – 7 novembre 1942, en Une : Colonne motorisée italienne défilant dans une rue de Siouah (Siwa), au centre de l'oasis. Les opérations sur le front de l'Égypte...

    ... – N° 5126, en photo de Une : Un « lâcher » de parachutistes allemands au-dessus de la Grèce.

    Toujours impeccables les photos de L'Illustration. Taquineries mises à part, le numéro 4771 consacré au Maréchal Lyautey, en dépit de quelques rousseurs, valait à lui seul l'achat du lot.

    Il faut savoir se contenter de peu.

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    1. Est-ce que le fameux mot de Clemenceau sur Lyautey y figure ?

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  9. "– N° 5126, en photo de Une : Un « lâcher » de parachutistes allemands au-dessus de la Grèce."

    Je me demande si cela ne va pas redevenir rapidement d'actualité !

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  10. Moi qui me réjouissait de trouver un billet frais et pluvieux et surtout qui ne parle PAS de la Grèce, vous me gâchez ce plaisir !

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  11. Un nouveau crucifix est entré chez moi. Pour trois euros. Dieu est bradé de nos jours...

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