vendredi 4 septembre 2015

Vertige, écroulements, déroutes et pitié


Donc, nous en sommes là. Il n'y a désormais plus qu'un seul moyen de tirer les Européens en phase terminale de leur stupeur aphasique, c'est de leur titiller la glande émotionnelle ; pour se frayer un chemin jusqu'à ce qui leur reste d'esprit, il faut se résoudre à ramper dans leur conduit lacrymal. Pleurnicher ensemble nous tiendra lieu d'action commune : le petit garçon en bleu et rouge sera efficace jusqu'au départ en week-end ; la semaine prochaine, il faudra dénicher autre chose ; on trouvera, ne vous inquiétez pas, vous aurez votre quota de gros sanglots. Comme pour un malade au long cours, dont on change la molécule apaisante parce qu'il s'est trop habitué à l'ancien traitement, on essaiera de varier un peu : une petite fille africaine en pleurs, par exemple, offrira une diversion bienvenue, tout en présentant toutes les garanties. Car vous avez le mouchoir délicat et regardant : pas question de s'arracher les cheveux, de pousser de grands braiments de pleureuse méditerranéenne, pour une victime insuffisamment estampillée, à la souffrance douteuse, au curriculum incertain. On n'oubliera pas non plus que la communion lacrymale exige le lointain ; une quantité assez précise d'exotisme est nécessaire, pour pouvoir se sentir frères éplorés : on vous trouvera ça aussi, n'ayez nul tourment. Et ce sera délicieux puisque, cette fois encore, comme avant et comme après, on n'exigera rien de vous : ni intelligence, ni lucidité, ni compréhension ; juste une forte dose de compassion bruyante qui, rassurez-vous, a ce mérite précieux, à l'issue de son passage, de ne laisser aucune trace dans l'organisme.

73 commentaires:

  1. Bien trouvé comme thème de classification "l'âge des ténèbres". Autrement dit, l'ère technomédiatique où on prend les gens pour des imbéciles dans le but de leur faire avaler toutes sortes de couleuvres.
    En réalité, on ne sait pas si toutes ces manipulations marchent si bien que ça... les ficelles sont parfois un peu grosses.

    RépondreSupprimer
  2. Mais vous faites le même métier avec votre "rewriting" pour faire pleurer dans les chaumières au sujet des peines d'amour, des maladies, de la mort de tel ou tel chanteur, comédien ou princesse. Et lorsque vous avez fini vous venez, en plus, exposer dans ce blog, pour vos affidés, votre grand cœur, votre sensibilité larmoyante et votre infinie tendresse......pour vos chiens malades ou qui meurent.

    Emile

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. La seule petite, toute petite différence, c'est qu'écrire sur les vacances gâchées d'un chanteur ou le nouveau fiancé d'une princesse n'entraîne aucune conséquence pour personne. Mettre tout sur le même plan comme vous le faite revient à confondre un reportage d'actualité avec un roman Harlequin.

      Supprimer
  3. Ben oui, comme Mimile : la mort de vos chiens c'est quand même nettement plus tragique.

    (Je me permets de réagir ainsi puisque vous avez utilisé un "vous", dans votre texte, qui s'adresse et en remontre aux autres, dont moi, comme si vous étiez le seul à ne pas être dupe, à avoir de la hauteur de vue. C'est un procédé facile et désagréable. Même le style est relâché : voyez vos deux mentions d'un exotisme nécessaire. On a l'impression de lire deux fois le même petit texte bâclé. Décidément, la mort des enfants ne vous réussit pas).

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tiens, oui, c'est pas relu, c't'affaire !

      Supprimer
    2. Et, en effet, mes chiens ont plus d'importance, pour moi et pour moi seul, qu'un enfant syrien mort sur une plage turque.Ou même qu'un enfant français mort sur une plage française. Cela n'a évidemment rien à voir avec je ne sais quelle "hauteur de vue" que vous feignez de me prêter. Appelons ça de l'égoïsme naturel, si vous voulez.

      Supprimer
    3. Cette photo m’émeut, peut-être parce que j'ai un enfant dans la même tranche d'âge d'innocence et que je vis le drame en tant que père. Par contre je n'éprouve aucune émotion pour un chien mort, je n'en ai jamais eu et je ne sais pas ce que c'est que de s'attacher à une bête.

      Supprimer
    4. Mais oui, c'est parfaitement normal !

      J'ajoute que, même n'ayant pas d'enfant, je me sens tout à fait capable de comprendre ce que peut et doit ressentir le père de celui-ci en ce moment. Mais quand je lis, chez certains commentateurs de blog, que, en découvrant cette photo, ils ont éclaté en sanglots, ou qu'ils n'ont pas dormi de la nuit, etc., là je ne puis m'empêcher de les soupçonner soit de malhonnêteté, soit de dérèglement glandulaire.

      Supprimer
    5. Certaines mauvaises personnes commencent à se demander pourquoi ce bon père de famille n'a pas muni son bambin d'un gilet de sauvetage. Pourquoi, le voyant basculer à l'eau, il ne s'est pas jeté à l'eau aussi, au risque de se noyer, pour éventuellement le sauver. Un autre de ses enfants est mort. Sa femme est morte aussi. Il est le seul qui s'en soit tiré. Les "langues sales" s'en donnent à cœur joie !

      Supprimer
    6. Oh là, doucement, Mildred ! Cette photo est censée réveiller nos consciences : pas nos esprits critiques ! Sinon, c'est la pagaille…

      Supprimer
  4. Bonjour Monsieur Goux
    D'après le très sérieux "Wall Street Journal" Monsieur Kurdi, le père du gamin qu'on nous montre pour faire pleurer dans les chaumières, ne fuyait avec sa famille pas de façon si désespérée que ça : la famille vivait depuis 3 ans en Turquie et ce Monsieur Kurdi s'était fait envoyer 1000 dollars par sa soeur, résidant au Canada. Il semblerait que ce père de famille voulait surtout faire soigner, en Europe, ses dents abîmées.
    C'est expliqué dans cet article (en anglais)
    http://www.wsj.com/articles/image-of-syrian-boy-washed-up-on-beach-hits-hard-1441282847

    Voilà qui semble moins grandiose ou héroïque qu'une fuite devant un ennemi implacable.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ces impérialistes américains ne respectent vraiment rien ! C'est à vous dégoûter de la compassion organisée.

      Supprimer
  5. On a eu peur que vous vous en preniez aux "Européens en phase terminale de leur stupeur aphasique", c'était beaucoup plus ridicule que ça au fond, vous vous en preniez simplement à "certains commentateurs de blog".
    Cet enfant mort est bien utile à vos petites rancœurs.

    Emile

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je vous sens bien humaniste, Émile. Bien du genre à aimer l’Homme sans jamais ressentir la moindre petite rancœur. C’est beau, vous devez être content de vous.
      Moi, la mort de ce bambin m’a moins troublé que l’exploitation qui en est faite par le parti du Bien.
      Par ailleurs j’ai quatre chats que je nourris convenablement, mais maintenant que je sais que ça vous dérange je vais en adopter un cinquième et les nourrir encore mieux.

      Alain

      Supprimer
  6. vous auriez dû mettre en regard une photo d'un enfant du Donbass (entre parenthèses, BEAUCOUP plus abîmé, sinon dépecé). Je constate que plus que jamais la sensibilité merdiatique est à géométrie variable.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Sans parler de ceux qui crèvent dans les mines d'Amérique du Sud ou d'ailleurs. Seulement, ceux-là, ils sont inaptes à servir la propagande “remplaciste” qui fait rage chez nous. Le petit enfant sud-américain est totalement inutile, quand il s'agit de nous faire accepter de force les “réfugiés” du Proche-Orient ou de l'Afrique noire.

      Supprimer
  7. Bon, pour faire un peu de mauvais esprit, on apprend "par ailleurs" que la famille syrienne n'était nullement partie de Kobane, en Syrie, comme cela était écrit partout, mais vivait en fait depuis trois ans en Turquie (et qu'ils sont donc partis de ce pays, qui n'est nullement en guerre, que je sache) et que l'on peut voir des photos de toute la famille vivant paisiblement en Turquie sur la page Facebook d'Abdullah Ebdi, le père du malheureux Aylan.

    Autre détail révélé par sa sœur, qui vit au Canada depuis plusieurs années : le père souhaitait surtout faire refaire ses dents en Europe (j'avais du mal à y croire, mais c'est bien ce que dit la sœur : "Mrs. Kurdi, speaking Thursday in a Vancouver suburb, said that their father, still in Syria, had suggested Abdullah go to Europe to get his damaged teeth fixed and find a way to help his family leave Turkey.") De plus, il semble que si le père était bel et bien muni d'un gilet de sauvetage, sa femme et ses enfants étaient sans aucune protection. Amère réalité, décidément !

    Pour connaître ces "détails" qui ne sont pas sans importance, il faut pour le moment lire les journaux américains, car rien ne transpire de tout cela dans les médias français...

    Site du Wall Street Journal

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Voici une vidéo sous-titrée du témoignage de la soeur en question: https://youtu.be/FPr2WOGSMtI

      Supprimer
  8. On pourrait parler des petits serbes explosés par les bombes de l'OTAN.
    Marie-France

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ça ne sert à rien : les petits Serbes sont déjà en Europe !

      Supprimer
  9. Mon message fait double emploi : ça m'apprendra à lire d'abord tous les commentaires reçus avant de poster le mien !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est pas grave, Chef ! informer, c'est comme compassionner : plus on est nombreux, mieux c'est.

      Supprimer
  10. Depuis les épisodes du "charnier" de Timisoara et des couveuses "débranchées" du Koweit (pour ne citer que ces deux cas), j'ai vraiment beaucoup de mal à m'impliquer dans ce genre d'événement.
    Geneviève

    RépondreSupprimer
  11. Sinon il y a aussi les enfants décapités par les musulmans en Irak.
    Mais ça ne compte pas, ils sont justes chrétiens.
    Je commence à comprendre Bonnot !
    C.Monge

    RépondreSupprimer
  12. Ce qui m'a étonné mais je ne suis journaliste d'investigation, c'est que dans l'heure voire deux,, on avait déjà les photos du gamin avec ourson en peluche.
    Les gamines yezidis ou chrétiennes vendues comme esclaves n'ont pas eu cette chance.

    Cela me rappelle la photo de la gamine colombienne dans un trou d'eau suit à une coulée de boue.

    RépondreSupprimer
  13. "Ce qui m'a étonné mais je ne suis journaliste d'investigation, c'est que dans l'heure voire deux,, on avait déjà les photos du gamin avec ourson en peluche."

    L'explication est très simple : elles proviennent du site Facebook du père de ce malheureux enfant. Aujourd'hui, les réfugiés qui fuient la misère, la tyrannie et les bombardements ont aussi leur site Facebook !

    Face à l'impressionnant déferlement propagandiste auquel on assiste actuellement dans les médias, on devrait montrer davantage ces petits moments pris sur le vif que l'on ne voit que sur le Net. Je pense par exemple à ce petit film tourné dans la gare de Budapest : ce jeune bénévole hongrois débordé n'est-il pas comme une allégorie de notre Europe affamée de compassion et de solidarité aveugle ?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Les nations européennes devenant un parterre de marionnettes hébétées, dirigées par le grand marionnettiste allemand au gré de ses propres critères et desiderata...

      Supprimer
    2. Donc, ces refugies que l'on nous presentent comme de pauvres hères, ne le sont pas. Juste pour énervé un peu, le père pourquoi ne s'est il jeté à la mer,il avait un gilet de sauvetage. Je suis père, je fais tout pour sauver mon fils.
      On nous prend vraiment pour des cons et apparemment ,cela fonctionne.
      Les gamines kidnappées par Boko Haram n'avaient de compte facebook, c'est peut pour cela qu'elles ont disparu des medias.

      Supprimer
    3. "Juste pour énervé un peu, le père pourquoi ne s'est il jeté à la mer,il avait un gilet de sauvetage. "

      juste pour désenerver un peu , le m^mes sont morts das ses bras , faut suivre

      Supprimer
    4. Donc si je vous suis, il les a ensuite jetés à la mer. C'est pire.

      Supprimer
    5. Cela dit, histoire de décrisper un peu, je dois dire que, vu mon amour immodéré pour les enfants, je comprends très bien qu'on puisse profiter de situations un peu extrêmes pour se débarrasser des siens : on ne devra pas compter sur moi pour dénoncer les infanticides. Pour dénoncer personne, d'azilleurs : je suis de la vieille école…

      Supprimer
  14. C'es vrai que si on comptait sur les journalistes pour parfaire intelligence, lucidité, et compréhension...
    Heureusement que vous êtes là pour élever un peu le niveau, n'est ce pas ?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. En cherchant un peu, j'ai enfin trouvé quelqu'un qui raisonne avec lucidité :
      "Problème insoluble, dit l'un ; personne n'a la réponse, répond l'autre… Mais c'est faux ; le problème n'est nullement insoluble et la réponse est assez simple : il faut empêcher ces gens de débarquer en Europe où ils n'ont rien à faire et où une assez large majorité des autochtones refusent leur arrivée massive et incontrôlable.
      Mais, évidemment, une dissuasion forte devrait passer, dans un premier temps, par des mesures que personne n'ose plus envisager, même à voix basse. Pourtant, si telle ou telle marine nationale (Espagne, France, Italie, Grèce…) prenait l'initiative, après les sommations requises, d'envoyer par le fond deux ou trois rafiots de clandestins, on peut tout de même supposer que cela refroidirait considérablement les suivants."

      Supprimer
    2. L'art de la citation tronquée : bravo, petit tchekiste stagiaire, vous faites bien votre boulot.

      Supprimer
    3. Pas besoin de convoquer la Tcheka, c'est le b.a.ba du journalisme, et vous n'êtes pas le dernier à le faire.
      Après si vous voulez mettre un lien vers le commentaire entier allez y, mais je ne vois pas bien ce que cela apporte.
      M'enfin, reconnaissez au moins la violence et l'arbitraire de votre proposition !

      Supprimer
  15. Etranges, tous ces commentaires qui tiennent à proclamer " Moi, ça ne m'émeut pas, hein !"
    Que se cache-t-il derrière ça? Mieux vaut ne pas le savoir.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Il ne se cache rien que des observateurs attentifs qui ont compris que l'indignation et la compassion étaient à géométrie variable. Ils n'ont pas le cœur sec, ils font comme tout le monde, sélectionnent leur pitié.

      Supprimer
    2. Quelques jours plus tôt, Daech a fait exploser un bébé à l’aide d’un détonateur et ça a fait beaucoup moins de bruit dans nos médias. Que se cache-t-il derrière ça ? Mieux vaut ne pas le savoir.

      Alain

      Supprimer
    3. Mon cher Elie, vous avez l'air de sous-entendre que le fait que les migrants soit basanés, certains commentateurs un peu trop à droite n'en auraient rien à foutre? C'est vrai qu'ils ont du mal à le dire.

      Supprimer
    4. "Que se cache-t-il derrière ça?"

      Permettez-moi une autre question : pourquoi ne nous dit-on rien dans les médias français sur les circonstances exactes qui ont conduit au drame que montre cette photo ? Pourquoi faut-il aller sur les sites des grands journaux américains pour les découvrir ? Après le choc de la photo, a-t-on peur du poids des mots et de la réalité amère qu'ils pourraient révéler ? Cela aussi, je comprends que certains préfèrent ne pas le savoir...

      Supprimer
    5. "Mon cher Elie, vous avez l'air de sous-entendre que le fait que les migrants soit basanés, certains commentateurs un peu trop à droite n'en auraient rien à foutre? C'est vrai qu'ils ont du mal à le dire."

      Vous devriez être rassurés car apparemment, le scepticisme ici exprimé n'est guère partagé en Europe : on apprend par exemple ce soir que des automobilistes autrichiens se sont mis en route pour aller récupérer les migrants laissés en rade en Hongrie (il n'y avait plus assez de trains pour transporter tout le monde aujourd'hui) et les ramener plus vite à Vienne.

      En France, des artistes se sont eux aussi mobilisés et ont promis de verser un cachet (un seul, faut tout de même pas déconner !) à une association venant en aide aux "migrants". Line Renaud a même dit que cela relevait du "devoir de mémoire"...

      Supprimer
    6. M. Arié : vous avez l'art de poser des questions faussement intelligentes et qui, en fait, ne questionnent personne et ne demande rien. Surtout quand votre propre réponse à votre non-question est : mieux vaut ne pas le savoir.

      Fred Camino : votre commentaire est à la fois indigne et stupide (ce qu'on pourrait résumer en disant : de gauche ; mais je ne vais point céder à l'attrait de la polémique idiote). Qui a parlé de "basané", ici ? Qui a reproché à ceux que vous nommez des "migrants" leur couleur de peau ? Et qu'est que c'est qu'être "un peu trop" à droite ? Où situez-vous cette improbable frontière ? Qui vous a mandaté, remarquable penseur, pour dire qui était "raisonnablement" à droite et qui l'était "un peu trop" ? Enfin, qu'est-ce qui vous empêchait, sur une ligne et demie, d'écrire une phrase en français ? À moins que s'exprimer clairement soit considéré par vous, grand mamamouchi des frontières idéologiques, comme "un peu trop" à droite…

      Emmanuel F. : ceux que vous nommez avec beaucoup de bonté les "artistes" se sont appelés, en d'autres époques, des collabos (et hop ! un point Godwin !). Parmi eux, les vieux (Bedos et compagnie) mourront sans avoir payé le prix de leurs forfaitures. En revanche, les petits jeunes gens que l'on voit chaque semaine chez Ruquier, ceux-là vont payer le prix fort. Et la facture leur sera présentée par ceux qu'ils s'imaginent "soutenir" aujourd'hui. On n'a pas fini de rire.

      Supprimer
    7. Ce n'est pas difficile de cataloguer les conspirationnistes/complotistes et les fâcheux qui commentent ici. Les premiers vont bientôt nous certifier que la plage était un studio de cinéma et les deuxièmes n'ont pas fini de comparer la valeur d'un enfant "bien de chez nous" avec un autre plus exotique.

      Supprimer
    8. Ce qui est admirable chez nos « humanistes », c’est qu’ils savent tout sur les autres : ce qu’ils doivent faire (s’émouvoir devant tel évènement) ; ce qu’ils doivent penser (« Il faut que j’accueille ces pauvres gens, sinon c’est mal ») ; comment ils doivent – et surtout ne doivent pas – voter ; ce qui se cache derrière leurs propos et qu’il vaut mieux ne pas savoir sauf si on a la perspicacité pour pénétrer ces sombres choses et la force d’âme pour affronter la bétimonde, etc.
      On en connaît tous, de ces bons humanistes riant chaque jour de se voir si beaux dans le miroir de leur compassion ; riant, un peu tristement, à l’idée que les Français, s’ils étaient moins racistes, accueilleraient tous ces « migrants » comme un seul homme ; mais riant un peu moins à l’idée de les héberger dans leur salon.
      Décidément, question confort, être encarté au parti du Bien, qu’est-ce que ça doit être bieeeeeen !

      http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2015/09/04/31003-20150904ARTFIG00379-migrants-le-triomphe-de-l-indignation-selective.php


      La situation au Moyen-Orient est le résultat de décisions prises depuis des décennies par nos élites et dont le moins que l’on puisse dire est qu’elle furent malheureuses. Or, que nous dit-on depuis quelques jours ? Que la mort de ce gamin est de notre faute, à nous le peuple, nous les Français racistes (à l’exception d’Élie Arié et des autres membres du Parti Sociétal, bien sûr). Je me réserve le droit de ne pas tomber dans ce panneau que vous ne voyez pas mais qui me saute aux yeux.
      Quant à savoir quelles pensées secrètes et nauséabondes se cachent derrière mes propos ou derrière mon cul, allez-y faites-vous plaisir, reniflez bien. Moi, je vous laisse, je n’ai pas de « migrants » à défendre mais j’ai des chats à nourrir.

      Alain

      Supprimer
    9. Fred Camino, non seulement ils sont basanés mais j’apprends qu’ils sentent mauvais :

      http://www.ndf.fr/nouvelles-deurope/05-09-2015/lile-grecque-de-lesbos-face-a-linvasion-le-camp-des-saints-en-direct-films-des-scenes-de-violences-et-interviews-dhabitants#.VezLatJ_Okq

      Alain

      Supprimer
    10. @élie arié Vous savez l'homme moderne (enfin l'occidental) voit tellement de morts que ce soit au JT au ciné dans les séries télé les jeux vidéos les images de la seconde guerre mondiale les avortements banalisés l'euthanasie qu'on veut légaliser et le premier mort vivant bien réel vincent lambert les terroristes les menaces de morts sur le net, etc qu'il en devient souvent blasé.Comme le disait Bruce Willis dans l'armée des douze singes après avoir tué un voyou "de toutes façons je ne vois que des morts autour de moi, pour moi tout le monde est déjà mort" (dans ce film Bruce Willis vient du futur, d'un futur d' après la fin du monde ce qui explique son insensibilité envers la vie ou la mort car son futur n'est qu'une vie sans issue ou les survivants vivent sous terre, le réac pour qui la fin du monde est déjà survenue puisqu'elle est quasiment certaine selon lui souffre souvent lui aussi de ce manque de sensibilité)

      Supprimer
    11. J'ai déjà longuement expliqué sur mon blog ce que je pensais de cette photo, et des photos émotionnelles en général :

      http://www.marianne.net/elie-pense/petit-garcon-noye-choc-photoset-100236689.html

      On peut résumer mon article en 3 points :

      1- cette photo est bouleversante;
      2- ce qui ne fait pas avancer politiquement les choses
      3- je ne sais pas ce qu'il faut faire.

      Ma question, ici, ne portait que sur le point 1 : pourquoi nier qu'elle est bouleversante ?

      Supprimer
    12. Je vous propose trois autres points :

      1- Cette photo est bouleversante.

      2- Son exploitation démesurée dans les médias à des fins uniquement propagandistes est écœurante.

      3- Le refus de la presse française de s'interroger sur les circonstances réelles qui ont conduit cet enfant à la mort est révoltante.

      Supprimer
    13. Je rajouterais pour ma part un quatrième point : à quelle heure on mange ?

      Supprimer
    14. Et n'éludons pas non plus les vraies questions : qu'est-ce qu'on a comme dessert ?

      Supprimer
    15. J'ai cédé à la griserie de la rime en répondant à M. Arié : dans le troisième point, le refus est bien sûr "révoltant"...

      Supprimer
    16. Qu'est-ce qui se cache derrière ça Élie?
      Simple, la raison, avant l'émotion. Les vieilles ficelles socialistes sont celles d'un vœux string abandonné rue st Denis.
      On ne pleurt pas quand on nous invite à le faire.

      Supprimer
  16. Mais que devient le droit à l'image sur cette planète de merde ?
    Quelqu'un a donné sa permission d'afficher cette photo en une ?
    Quelqu'un s'est posé cette simple question : "Si c'était mon fils, accepterais-je de le voir ainsi, et surtout, que le monde entier le voit ?" ?

    Une question : s'il s'était agi d'une noyade accidentelle du même petit garçon, aurait-il eu les honneurs douteux des media ?

    Depuis le mois de juin, 4 personnes meurent noyées en France chaque jour.
    Dans le nombre, bien entendu, il y a des enfants.

    Aucune photo, nulle part.

    L'exploitation sentimentalo-politico-médiatique de cette mort n'est évidemment pas une surprise, mais qu'est-ce que ça pue !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Personnellement, je trouve moins grave la noyade d'un enfant que celle d'un adulte : au moins, on l'a nourri pour rien pendant moins longtemps.

      Mais c'est un avis tout personnel.

      Supprimer
    2. quoi vous osez dire que la vie d'un enfant est moins grave que celle d'un adulte ? vous crachez sur l'innocence la bonté l'avenir la transparence l'ouverture la paix vous n'etes vraiment qu'un indécrottable facho sans cœur replié sur lui meme et sur son identité franchouille de merde Je vais appeler l'unicef tout de suite

      Supprimer
  17. La suite de ces tragédies est logique: tout comme la chute de l'Empire Romain; la passivité des européens aboutira à une submersion démographique, culturelle, religieuse.
    Replis des populations dans des zones défendues.
    Le temps que les nouveaux invités aient pillés et consommés ce qui est à leur porté,
    Guerre civile.
    Reconstruction progressive (espérons le ) d'une culture de progrès...
    L'Empire à glissé dans l'abîme progressivement, ce sera plus rapide aujourd'hui.
    Le choix individuel ? Toujours les mêmes:
    -se coucher
    -se battre
    -fuir

    Le reste n'est qu'écume.


    RépondreSupprimer
  18. Pardon, je me suis trompé : c'était celui-ci.
    Mais le précédent n'est pas mal non plus dans un autre genre je trouve.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. on dirait un poupon de ma petite cousine, parfois ou souvent la mort peut etre belle ou artistique... Au moins penser a cela permet de relativiser sans ceder a l'émotion (car de toute façon on y passera tous quelque soit sa richesse son pays sa religion sa couleur... la mort c'est l"égalité et la fraternité supreme tous égaux dans le tombeau

      Supprimer
  19. La poésie selon Christiane Taubira :
    http://tempsreel.nouvelobs.com/en-direct/a-chaud/7948-aylan-ministre-justice-christiane-taubira-rendu-hommage.html

    Alain

    RépondreSupprimer
  20. Personne ici n’a encore fait remarquer que ces colonnes de « migrants » sont presque exclusivement composées d’hommes jeunes et apparemment vigoureux.
    Je crois pourtant me souvenir que sur les routes de France en 1940, pour ne prendre que cet exemple parmi tant d’autres bien douloureux et à en juger par les photos et films d'époque, on trouvait aussi des femmes, enfants et vieillards qui n'avaient pas l'air en forme, ne souriaient pas et ne faisaient pas le V de la victoire.
    Vous ne trouvez pas ça bizarre ? Ou c'est encore moi qui ai encore des pensées indignes qu'il vaut mieux ne pas connaître ? Tiens, je vais poser la question à M. Arié. Nos humanistes savent toutes ces choses.

    Alain

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. "Personne ici n’a encore fait remarquer que ces colonnes de « migrants » sont presque exclusivement composées d’hommes jeunes et apparemment vigoureux."

      Oui, cela m'a aussi frappé : on en voyait beaucoup arrivant hier en Autriche ou en Allemagne qui arboraient des coupes de footballeurs et des lunettes de soleil "fashion" et, tout souriants, faisaient des "selfies" (sans doute pour alimenter leur compte Facebook). Comme exode des damnés de la terre, je n'ai pas trouvé cela entièrement convaincant ; mais, en tout cas, les journalistes ne manifestaient aucun étonnement...

      Supprimer
    2. ce ne sont pas les plus pauvres des pauvres qui migrent mais plutôt les classes moyennes des pays pauvres Je parle bien sur des migrés qui migrent vers l'europe pas des autres Et c'est plutôt logique puisque d'après ce que j'ai entendu il faut payer plusieurs fois mille euros pour s'embarquer vers le vieux continent (meme certains européens de souche qui bossent seraient bien incapable de réunir une telle somme d'argent !!) Mais bon le fait qu'il soient non blancs et plus généralement qu'il viennent de pays violents et totalitaire suffit a en faire des damnés de la terre et des victimes idéales (alors que les médias, les politichiens et madame michu se contrefichent des chomeurs SDF dépressifs burnoutés schizophrène handicapés mentaux ou physiques qui ont le seul tort d'etre français de n'avoir pas connu de guerres ou de dictatures ou encore d'etre des males blancs hétéros)

      Supprimer
  21. Cela fait quelques mois maintenant que des enfants sont tués, violés, brûlés, réduis en esclavage et parfois les quatre en même temps (enfin presque...) mais pour certains, il faut une photo pour "prendre conscience"'...

    Voila des mois que je propose une coalition occidentale pour aller écraser l'Etat islamique (je me demande encore pourquoi rien n'est fait, nos dirigeants auraient ils oublier l'Histoire ??), voila des mois que j'explique qu'il vaut mieux Assad que l'EI, ce qui aurait évité beaucoup, beaucoup de problèmes à tous le monde et aurait causé infiniment moins de dommages à tous le monde et spécialement à ces réfugiés.

    Et ceux qui s'indignent depuis 5 jours et qui oublieront cette photos dans 3 voudraient me donner des leçons d'humanisme ???

    Vous parlez, agissez maintenant, on va voir si vous passez aux actes.

    RépondreSupprimer
  22. Tentons une synthèse entre la position du maître de céans et celle de Marco Polo(sans me vanter,à rendre jaloux François Hollande):je suis prêt à adopter un chien syrien.
    rocardo

    RépondreSupprimer


  23. Lettre ouverte à un réfugié Syrien.. De Mireille Greschter

    Salut,
    Je t’ai vu à la télévision dimanche soir. Tu débarquais triomphant de ton bateau pneumatique sur cette île. Je t’ai entendu jubiler, que tu avais 20 ans, que tu étais chrétien et que tu fuyais la guerre…
    Les médias occidentaux, gangrénés par des journaleux gauchisants ne savent plus quoi faire pour essayer de nous culpabiliser. J’avouerai que ces images et ton discours m’ont mis mal à l’aise. Alors j’ai réfléchi. Ce que j’ai à te dire ne va pas te plaire. Ça ne plaira pas non plus à tous ces humanitaires, ces comités de soutien et ces ONG qui t’utilisent comme matière première de leur petit business…
    Si toi qui as 20 ans refuses de te battre pour ton pays, qui va le faire ?
    Je vais faciliter ta réponse. Il te suffira d’évoquer les points Godwin pour me discréditer. Tant pis, seules les leçons de l’Histoire peuvent nous éviter de refaire indéfiniment les mêmes erreurs.
    Il y a 71 ans, l’Europe a connu un autre débarquement. Des gamins de 20 ans comme toi sont venus par milliers.
    Pas pour nous envahir, mais pour nous libérer.
    Pas pour lâchement sauver leur cul, mais pour se battre.
    Ils sont morts pour des idées, pour un rêve de liberté, dans un pays qui n’était même pas le leur. Parce que c’était des hommes de devoir et qu’il fallait le faire.
    Je ne dis pas qu’ils sont morts en héros. La mort n’est jamais belle. Certains ont atrocement souffert, d’autres sont morts comme des chiens. Mais ils l’ont fait.
    Tu commences à comprendre où je veux en venir? Je sais bien qu’il y a des perspectives plus réjouissantes que de devoir prendre les armes et se battre.
    Le politiquement correct et la bienpensance dominante font que l’on glorifie désormais les fuyards et les déserteurs. Sache qu’il y a encore dans cette Europe de sans-couilles quelques hommes d’honneur, quelques patriotes, – estampillés vieux cons rétrogrades par toute la frange des fiottes qui te soutiennent -, pour lesquels tu n’es qu’un lâche.
    Tu n’as pas de courage, tu n’as pas d’honneur, tu n’as plus de pays. Je ne te méprise pas, tu n’en vaux même pas la peine. Tu as réussi à escroquer tes parents pour avoir de quoi payer les passeurs, tu continueras à vivre en parasite puisque c’est comme ça que ça fonctionne et que c’est l’idéal qu’on t’a fait miroter.
    Et puis, il y a cette autre question, qui découle de la première et qui entretient mon malaise. Si tu n’aimes pas assez ton pays pour te battre pour lui, que viens-tu faire chez moi? Ne me dis pas que tu vas aimer ma patrie comme la tienne: tu viens de lui tourner le dos ! Au moindre problème tu reprendras ta route. Je sais que je ne peux pas compter sur toi. Je suis un sale con nationaliste. Mes écrits puent l’extrême-droite. On m’accusera d’être xénophobe, que mes propos sécrètent la haine. Tes nouveaux petits copains médiatico-humanitaro-donneurs de leçons ne vont pas me louper. Tu peux me haïr, c’est facile. Mais sache une chose: dans 30 ans, quand tu regarderas en arrière et que tu verras ce gosse de 20 ans qui a refusé de se battre, tu te détesteras.
    Tu comprendras alors ce que je voulais dire.
    Mais il sera trop tard.
    Tant pis pour toi.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Cela ne me semble pas inintéressant... Je suis étonné du peu de personne qui semble prendre les armes contre l'EI...

      Hormis les kurdes, il n'y a pas grand monde....

      Supprimer
    2. Des lâches accueillis à bras ouverts par des sans-couilles. Magnifique, tout est dit !
      Un seul bémol : dans 30 ans il ne se détestera pas, car quand on n'a pas d'honneur c'est pour la vie ; et de toute façon il nous aura vaincus.

      Alain

      Supprimer
  24. Allons bon, ne voilà-t-il pas que l'une des passagères survivantes du naufrage nous apprend que le père d'Aylan était en fait le passeur qui conduisait le bateau : "He was going crazy, like speed" ("Il allait à une vitesse folle"). C'est le "Daily Telegraph" qui publie l'info, dont on ne désespère pas qu'elle parvienne un jour jusqu'aux rédactions des journaux français...

    Voici le lien

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ce témoignage va-t-il ouvrir les yeux de nos zélites ? On peut être sûr d'une chose : non !

      Alain

      Supprimer

Les commentaires anonymes seront systématiquement supprimés, quel que puisse être leur contenu, voire leur intérêt.