lundi 30 mai 2016

Scène de rue avec trio d'enfants


Ils étaient donc trois, comme indiqué dans le titre, qui débouchaient d'une ruelle perpendiculaire à la mienne au moment où je parvenais à sa hauteur, me dirigeant vers la seule boulangerie de Pacy ouverte le lundi ; deux filles et un garçon, âgés de huit à dix ans : je ne suis pas spécialiste. Leurs propos, d'abord indistincts, devinrent brusquement compréhensibles à l'instant de notre réunion. L'une des fillettes disait : « En tout cas, moi c'est simple : je devrais pas le dire, mais jamais j'épouserai un noir. » Elle était elle-même la seule noire de ce petit ensemble.

37 commentaires:

  1. Vous êtes sûr qu'elle n'a pas dit : « En tout cas, moi c'est simple : je devwais pas le diwe, mais jamais j'épousewai un noiw. » ? Vous manquez un peu de racisme, dans ce billet, pour exciter des Lyonnais.

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    1. Non, non, non ! À l'exception des négations escamotées, elle s'exprimait, cette petite, comme une authentique Pacéenne de souche, élevée sous la mère, garantie sans OGM et tout le tremblement.

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  2. Elle a bien raison. Le racisme, c'est mal ; il faut s'ouvrir aux autres.

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    1. Elle s'ouvrira après la puberté.

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    2. On peut ne pas s'ouvrir aux autres et pourtant ne pas être raciste.

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  3. Il ne s'agit pas d'une fillette arrachée à sa brousse natale par quelque peuplade esclavagiste qui sévit encore sur le continent noir, mais bien d'une petite finaude pacéenne se disant, non sans quelque raison, qu'éduquée, soignée et nourrie à la française elle rencontrera à coup sûr le Blanc progressiste de son cœur qui ne manquera pas d'avoir soin d'elle.
    Admirable, l'œuvre de la France ! On ne s'en lasse pas.

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    1. Non, vous caricaturez. Elle ne se dit évidemment rien de tout cela. Et c'est pourquoi sa phrase m'a marqué.

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  4. Les enfants répètent ce qu'ils entendent chez eux...
    Amike

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    1. Trop facile. Je vous réponds dans mon journal du jour.

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    2. Et ce qu'ils voient chez eux : les adultes qui achètent sur les marchés des produits miracles censés blanchir le peau. Qui provoquent des brûlures comme s'ils avaient été vitriolés. On comprend la petite fille.

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    3. l'enfant répéterait-elle ce qu'elle entend chez elle, il y a doublement de quoi se poser des questions puisque sa famille, ses parents sont selon toute logique de la même couleur qu'elle !

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    4. @Faarue: Bien sûr. C'est voulu pour être de l'humour "nonsense" : Deux propositions consécutives évidemment contradictoires !
      Malheureusement, les Français ont plutôt du mal à apprécier l'humour anglais.
      Amike

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    5. il ne s'agit pas du tout, à mon niveau, d'apprécier ou non l'humour "nonsense" (je suis un fan des Monty Python...!) mais d'imaginer que ce genre de réflexion puisse sortir de la bouche d'un enfant qui, évidemment, ne fait pas du second degré à cet âge.

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  5. Elle cherche à s'intégrer ? Elle a pas bonne vue ? Est-elle trop noire qu'elle veuille un peu se diluer ?
    Que de questions à venir encore....

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    1. En fait, elle était très peu noire ("café au lait", comme on dit). Donc, elle voulait peut)-être dire qu'elle ne voudrait pas d'un homme plus noir qu'elle. Mais on ne s'est pas fréquenté assez longtemps pour que je puisse m'avancer sur ce terrain.

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    3. En fait on ne peut pas parler d'un sujet aussi compliqué que le métissage en trois mots. On risque l’approximation ou le contre-sens.
      Ce qui est vrai c'est que beaucoup d'enfants nés de couples mixtes, il y a de nombreux témoignages, ont des troubles d'identité.

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    4. Pour l'instant mes quatre enfants vont très bien, ils ne se sont jamais posés de question sur leur identité.
      Nous les avons éduqués comme des enfants normaux et comme des êtres issus de deux cultures différentes.
      Ils rencontreront certainement des gens qui leurs demanderont mais je sais déjà ce que ma fille ainée leurs répondra:" Et vous, cela vous fait quoi d'être un idiot ?".
      De nombreux témoignages prouvent que les idiots ont des problèmes dans la vie.

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  6. Je me souviens d'une discussion entre mon épouse et de ses amies, une splendide togolaise d'un noir d'ébène; cette dernière lui disait:" Jamais, je j'épouserai, un homme trop noir, un métis à la rigueur."; quand elle vit mon air étonné, elle se mit à rire.
    Plus tard, nous l'avons rencontrée, le jeune homme qui donnait la main était d' une bancheur laiteuse.
    Cette demoiselle était née au Togo mais vivait en France depuis longtemps et parlait sans aucun accent.

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  7. J'avais une maîtresse ( je ne trouve pas le terme, maintenant on dit plan cul, mais je n'aime pas...cette expression et puis maîtresse on l'impression de commettre une infidélité alors que j'étais célibataire...), parfaitement du camp du bien, dans l'audiovisuel public, complètement ce que l'on appelle bobo, elle voyageait au Burkina Faso, Cambodge... et qui elle allait plus loin, épouser un noir je pense que cela ne lui a jamais traversé l'esprit, mais elle se refusait à coucher avec tout ce qui n'était "pas blanc": noir, arabe, asiatique...

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  8. Ceux que nous considérons comme "noirs" ne le sont pas toujours par les noirs; j'ai une amie camérounaise très très noire de peau qui ne considère pas les Antillais comme des noirs.

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    1. les antillais et les africains ne peuvent pas de blairer parait il A Haiti et au Libéria, les métis-créoles, minoritaires mais dominants politiquement et économiquement et le reste du peuple "africains de souche" se tapent joyeusement dessus

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    2. De même que les Amérindiens daltoniens ne se considèrent pas comme des peaux-rouges.

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    3. Andy, ce n'est pas exactement cela d'après ma compréhension. Ce sont les "autres noirs" qui ne peuvent pas blairer les Martiniquais. Cela date de l'epoque de l'esclavage. Les noirs les plus vaillants étaient débarqués en Martinique, l'île la plus proche et il y aurait un sentiment de supériorité.

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    4. Erreur, dans les Caraïbes étaient vendus les moins résistants, pour les africains, les noirs envoyés étaient souvent des prisonniers de guerre qui auparavant étaient sacrifiés.
      J'ai même entendu une jeune fille africaine me dire:" On a vendu, ceux dont ne voulait pas."
      Le antillais comme les noirs américains traitent les africains avec condescendance.
      Regarder le film " Little Sénégal"; ici un quartier de New-York où vivent une majorité d'africains récemment arrivés aux États-Unis.

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    5. Peu importent les details que personnes ne peut vérifier. Ce que je veux dire c'est que les noirs non martiniquais pensent que ces derniers ont un sentiment de supériorité.

      Je vais raconter une anecdote. Depuis deux ou trois ans on a un nouveau grand patron, noir. Il nous a été présenté au cours d'un séminaire avant de prendre son poste. Le soir, devant le bar de l'hôtel, je discutais avec un collègue Camerounais. Et j'ai fait un test. Je lui ai dit : j'espère qu'il n'est pas Martiniquais ! Alors que je m'en fous. Je voulais vérifier ce que me disaient mes potes de bistro. Mon collègue a répondu : ah ? Vous aussi...

      Alors tes témoignages sur la base de films, heu...

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    6. Anecdote, mon épouse est employée de la Ville de Paris, un jour collègue vint lui demander de signer une pétition pour garder les congés bonifiés quand elle lui répondit qu'en que sénégalaise de naissance, elle s' en moquait, réponse du collègue:" Ah, tu es africaine!"; le ton étant condescendant.
      Pour "Little Sénégal"; le réalisateur du film démontre que les afro-américains se sentent supérieurs aux africains fraichement arrivés.
      Autre exemple, les martiniquais ont aussi un comportement de supériorité sur les guadeloupéens, car ils sont plus clairs de peau, plus métissés.
      Ainsi va la vie, le côté de supérieur des gens dont la peau est plus claire n' est pas simplement ethnique mais social, les femmes dont la peau est loin noire prouvait qu'elles ne travaillaient pas aux champs dans des pays l'Égypte ou l'Inde.

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  9. A propos de maîtresses noires, je me souviens avoir entendu dire, que lorsque les soldats français avaient quitté je ne sais quel pays d'Afrique en laissant derrière eux leurs enfants noirs, ceux-ci jouaient ensemble aux boules sur les places des villages, en s'appelant entre eux, le Marseillais, le Breton ou l'Auvergnat, suivant l'origine de leur père.

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  10. Et vous Didier maintenant que la loi vous le permet, allez vous épouser un noir ?

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    1. Vous mettez là en effet, le doigt sur un point de droit fondamental. Bien que la polygamie ne soit pas encore autorisée dans ce pays, peut-on cependant épouser sa cousine ET un noir ...

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  11. Je me souviens de deux noirs, homme, femme, qui vivaient ensemble et qui se disputaient devant moi, quand la femme, d'origine martiniquaise, a traité l'autre d'"espèce d'Africain"...

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  12. Puisqu'on est dans l anecdote... je me souviens d avoir fait la queue pour aller voir un film à Pointe à Pitre il y a quelques années. J'étais avec mon pote Noël, un guadeloupéen " rentré " au pays. Devant le bordel que mettaient ces " semblables ", il me dit: " file-moi ta peau, ils me font honte "

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  13. A l'inverse, une jeune fille blanche élevée parmis des Noirs, des Arabes ou toute autre ethnie fortement identitaire dirait sans doute (et je crois bien l'avoir entendu en effet) qu'elle n'épouserait jamais un babtou, bolosse ou autre koufar... Un effet du milieu et de l'esprit grégaire, propre à notre craintive espèce, et bien pardonnable.

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    1. Je me souviens qu'étant petite fille, ma cousine lisait un livre, dont la couverture portait une très belle illustration, intitulé : "Princesse blanche en pays Noir". Et quant à moi, je suivais toutes les semaines dans La semaine de Suzette, un feuilleton intitulé : "Les aventures d'Arlette au fil du Niger".
      Mais Google ne semble avoir entendu parler ni de l'un, ni de l'autre !

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    2. Je dois des excuses à Google : Les aventures d'Arlette.... existent bien !
      J'avais dû écrire Alice au lieu d'Arlette, dans mon élan.

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  14. Il eut été intéressant de lui demander pourquoi.
    J'ai connu une antillaise noire immigrée en métropole qui m'a dit qu'elle ne se mettrait plus jamais avec un antillais noir car ils sont trop volages et paresseux.

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  15. les vraies raisons ne sont que rarement liées à la physionomie ; il s'agit quasiment toujours de rejet de comportements irrespectueux. Et là, la généralisation joue très naturellement comme elle joue également dans le monde animal, il n'y a aucune raison de s'en excuser.

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