samedi 4 juin 2016

De la fiabilité de nos sens – et de notre entendement


Je suis tombé amoureux d’Édith Piaf aux alentours de ma quinzième année. Durant fort longtemps, lorsque j’écoutais sa chanson Les Amants merveilleux, je l’entendais, sans le moindre doute possible, évoquer une certaine Petite rue des airs ténus. Un jour, sans raison particulière ni disposition nouvelle identifiable, j’ai brusquement compris qu’il s’agissait d’une Petite rue déserte et nue.

Encore, dans ce cas, l’erreur restait-elle à peu près compréhensible, dans la mesure où les mots que je croyais entendre présentaient malgré tout un sens vaguement cohérent : on pouvait imaginer les rengaines d’un accordéoniste dans le lointain, ou le piano d’une jeune fille à l’étage d’un immeuble…

Le cas de mon père est plus étonnant. Lorsque lui parvenait aux oreilles, ou simplement à la mémoire, la chanson Luna Park, il suivait Yves Montand à la fête foraine en question, Dans le jour cru des longues zahartes. C’est moi qui, un soir, à la table du dîner, lui ai fait observer qu’il se promenait plutôt Dans le jour cru des lampes à arc. J’étais déjà adulte, alors, ce qui fait que mon père avait cru à l’existence de ses longues zahartes durant plusieurs décennies, sans en être plus que ça perturbé. « Ça m’a étonné les premières fois, répondit-il à ma question, mais je me suis dit qu’il devait s’agir d’une chose dont j’ignorais l’existence, ou le nom. Et puis, comme c’est ce que Montand chantait… »

En effet, une fois que l’ouïe, ou un autre de nos sens, est tombée dans une ornière de ce genre, elle ne peut plus en sortir, à moins qu’on ne l’en tire par la force : impossible d’entendre autre chose, impossible même d’envisager qu’il puisse se dire autre chose ; on échafaudera les explications les plus abracadabrantes si nécessaire, plutôt que d’envisager une éventuelle déficience de notre propre entendement. Mais, une fois que l’on a été détrompé, et que l’on a reconnu son fourvoiement, il devient tout autant impossible de réentendre ce qu’on avait cru d’abord.

Mes deux exemples – et chacun a les siens dans ce domaine – sont évidemment anecdotiques et ne tirent aucunement à conséquences. Il en va autrement dans le domaine des faits et de leurs conséquences, où les ornières sont encore plus profondes et s’en extraire beaucoup plus difficile ; certains êtres, d’ailleurs, y passent la totalité de leur existence, malgré les dizaines de dépanneuses et de tracteurs envoyés à leur secours. C’est que leurs ornières, étant de nature essentiellement idéologiques, leur sont devenues vitales, et qu’en sortir leur serait aussi douloureux que l’arrachement d’un membre. C’est ainsi que votre voisin communiste, malgré l’avalanche de preuves que vous lui présentez, continue de croire que le marxisme est une clé essentielle pour la libération de l’homme et sa félicité future ; et c’est pour la même raison que votre collègue d’extrême droite reste fermement assuré que les États-Unis d’Amérique ne songent qu’à asservir la totalité des pays de la planète, noyautés qu’ils sont, secrètement, par le lobby juif. (On notera au passage que votre voisin communiste peut très bien accomplir l'exploit, et il l'accomplit fort souvent, d'à la fois admirer un système totalitaire, de vouer aux gémonies une démocratie et d'être antisémite.)  Pour celui-ci comme pour celui-là, le voisin et le collègue, la petite rue de Piaf continuera d’être celle des airs ténus, et Montand se baladera éternellement entre deux alignements de longues zahartes.

56 commentaires:

  1. Et il faut dire que l'avènement d'Internet a beaucoup empiré les choses, car on peut y trouver tous les éléments nécessaires pour nourrir les lubies idéologiques et les vieilles paranoïas : en quelques clics, vous avez la preuve absolue que les chambres à gaz n'ont jamais existé ou qu’Israël est évidemment derrière les attentats du 11 novembre...

    J'avais un vieil oncle communiste qui me rabâchait dans les années soixante-dix que Soljenitsyne n'avait jamais existé et que "L'Archipel du Goulag" était une compilation de mensonges concoctée par la CIA. Aujourd'hui, il trouverait certainement sur le Net de quoi étayer largement sa thèse !

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    1. Vous avez raison : il y a de quoi faire…

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  2. Enfant dans une chanson de Brassens j'entendais " foin d'été, lys de Capoue"...

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    1. Il faut dire que Le Fantôme n'est pas spécialement une chanson "pour enfants"…

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  3. La serveuse automate de Starmania n'est-elle pas plutôt la serveuse aux tomates ? Je n'ai pas la réponse.

    Merci pour le développement de ce beau billet, cher Didier.

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  4. J'ai longtemps cru que les Kinks me demandaient de chauffer les gamelles

    Et vous avez raison : on reste à jamais dans cette illusion.
    C'est pratiquement le seul endroit où le temps n'a pas prise.

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    1. Désolé, je ne suis pas compétent en variété étrangère.

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    1. Et le "il", vous en faites quoi ? C'est de la triche, Messire Pangloss !

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    2. "Il est éteint, petit navire..." peut-être ?

      Le thème de votre billet m'a fait penser à ce petit article que j'avais lu il y a quelques temps sur un blog dédié à Léo Ferré:
      http://leoferre.hautetfort.com/archive/2009/02/19/question-d-oreille.html

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  6. Billet très juste, à ceci près, peut-être, que vous semblez ne pas croire à l'impérialisme américain. Là, j'avoue que j'ai du mal à comprendre pourquoi, alors que les preuves abondent et que les Américains ne s'en cachent même pas (je ne parle pas des Juifs, même s'il est difficile de nier leur influence dans la politique extérieure américaine). Peut-être un petit reste d'idéologie libéralo-sardouesque du temps de la guerre froide, qui voudrait que les Ricains soient nos amis et les défenseurs du "monde libre" ? Bref, il vous reste un petit effort pour vous débarrasser totalement de l'idéologie ! Il faudrait aussi savoir distinguer, il me semble, entre le communisme et le marxisme (vous incriminez le second en pensant au premier, je crois).

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    1. Ah, c'était vous, le collègue d'extrême droite ?

      Quant à distinguer le marxisme de son résultat, je n'en vois guère l'intérêt.

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    2. Les marxistes ont une tendresse particulière pour Che Guevera que l'on surnommait carnicerito (le petit boucher)... Relisons " l'homme du sous-terrain " de Dostoyevsky pour comprendre ce qu'est le marxisme voire l'anarchisme et sa matérialisation : le communisme.

      Distinguer marxisme et communisme relève du même procédé idéologique qui consiste à faire porter le chapeau au peuple russe des méfaits du communisme. La grande parade a encore de beaux jours devant elle.

      " Les similitudes autorisèrent très vite certains observateurs à gommer les différences idéologiques pour ne voir dans l’Etat soviétique qu’un avatar de l’Empire des tsars, un peu comme si on jugeait un Bernard-l’ermite à la coquille qu’il usurpe… cette démarche semble bien participer d’une sorte de « révisionnisme » qui dédouanerait le communisme en attribuant ses traits négatifs et liberticides au peuple russe, en oubliant que ce régime a toujours produit les mêmes résultats partout où il s’est installé, de la Chine à Cuba en passant par le Cambodge, l’Ethiopie ou l’Allemagne de l’Est ". Pierre Lorrain – la mystérieuse ascension de Vladimir Poutine, p° 278 – 279 ...

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    3. Et voilà... n'importe qui se croit autorisé à donner son avis sur le marxisme, sans avoir jamais lu une ligne de Marx. Cela dit, quand on voit comment le bonhomme écrit le nom du célèbre écrivain russe, on comprend le problème. Pour votre édification, Lecanart, permettez-moi de vous signaler que je suis anticommuniste et ami fervent, autant qu'on peut l'être, du peuple russe. Cela ne m'empêche pas de faire la différence entre Marx et Lénine, de même qu'entre marxisme et anarchisme. Pour vous les choses sont plus simples : on met tout dans le même sac et on arrête de réfléchir.

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    4. Pardonnez-moi pour l'écriture de Fiodor Dostoïevski en Fyodor Dostoyevsky, j'avais oublié que les français étaient réfractaires à l'écriture originelle des noms de famille ... PS : A partir de 25 millions de morts, je crois que l'on peut légitimement arrêter de réfléchir.

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    5. Si vous tenez absolument à écrire en russe, libre à vous, toutes les fantaisies sont permises, mais utilisez au moins le bon alphabet... Et quand vous parlez des Français, accordez leur une majuscule, ça ne coûte pas cher.
      Quant à votre second propos, j'en déduis que pour vous Gengis Khan était un communiste, mais pas Castro, qui a tué moins de 25 millions de gens.

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    6. Monsieur, je ne sais pas si vous êtes anticommuniste mais vous avez la vulgarité snobinarde des gens de gauche en tout cas et du milieu professoral entarté... accessoirement le mépris et la mauvaise foi qui vont avec. Ne seriez-vous pas un de ces antifas qui lutte contre la violence en saccageant tout sur son passage ? Intellectuellement, c’est tout du moins votre méthode. Je ne vois pas en quoi écrire le nom d'un auteur dans les règles orthographiques de son pays d'origine relève d’un désir d'écrire en russe. Vous ignoriez visiblement l'existence de cette orthographe, vous aviez donc perdu une occasion de vous taire en voulant, par esprit de facilité, me moucher. Il est regrettable pour vous que vous insistez de nouveau en voulant délivrer les bons et les mauvais points. Désolé, mais vous vous ramassez une nouvelle fois puisque vraisemblablement vous ignorez que le russe lorsqu'il est manuscrit ne se sert pas du cyrillique.
      Quand on demande aux autres d'être irréprochables, on a intérêt à l'être sacrément, ainsi commencez par mettre les tirets lorsqu'il le faut avant de délivrer des brevets de bonne conduite. En sus, votre argumentaire est non seulement erroné mais aussi impropre à la consommation puisqu’il n’y a pas de fautes d’orthographe sur les noms de famille.

      Ceci étant, outre le fait que vous vous focalisez sur des erreurs fantasmées et qu'une telle attitude, courante chez les gens de gauche, est loin d'être des plus nobles (il est vrai que vous, votre cheval de bataille c'est l’égalité et la légalité ou plutôt la jalousie déguisée derrière la passion égalitaire et la judiciarisation de la pensée), toutefois, ces pérégrinations nous éloignent du cœur de notre conversation.

      Là encore, je ne vois pas trop ce que vient faire Gengis Khan quand le sujet concerne le communisme et toutes les idéologies qui gravitent autour... Les chercheurs ont établi (malgré les listes noires établies par les intellectuels français pour ne pas que sortent ces chiffres) une base de 25 millions de morts pour la seule Union Soviétique... Ils n'ont pas manqué d'y ajouter Pol Pot et votre ami Castro qui incarnait un autre communisme tout comme Mao et d’autres ce qui a fait grimper le chiffre de 25 millions à 80 millions de morts ... Par respect pour ces morts, tout du moins ceux qui n’avaient rien à voir avec le communisme et ses différentes nébuleuses, évitez de nous servir cette soupe indigeste qui consiste à nous dire que le communisme est une mauvaise interprétation du marxisme… C’est déjà suffisamment exotique que l’on ait des partis qui se réclament de ces diverses mouvances alors qu’ils devraient être déconsidérés comme le sont les partis néo-nazis pour la simple et bonne raison qu’ils ont beaucoup de points communs à commencer par le culte de la violence.

      Je vous inciterai à relire Vassili Grossman, notamment Vie et destin. Vous avez la « morale atrophiée » pour reprendre une expression que l’on trouve dans « la dernière lettre » extrait de son œuvre magistrale où il démonte les mécanismes de l’idéologie communiste et nazis pour déterminer que ces deux idéologies sont les deux faces d’une même monnaie.

      Je ne répondrai pas à votre prochaine chimère, si intervention il y a, mon cher professeur de Philosophie, pour ne pas vampiriser un espace qui n’est pas le mien.

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    7. Ne vous énervez pas, mon ami. C'est vous qui êtes venu me chercher des noises, ne l'oubliez pas. Dès lors, il paraît naturel d'accepter que je réponde, non ?

      Vous n'êtes pas très logique. Deux nouveaux exemples :

      - "le russe lorsqu'il est manuscrit ne se sert pas du cyrillique".
      Ainsi, vous écrivez manuscritement chez Didier Goux, et un logiciel malveillant transforme votre prose manuelle en vilaine typographie mécanique ?
      Et puis vous devriez savoir qu'à partir du moment où vous écrivez en français il faut respecter les règles et usages de la langue. Il y a une façon française d'écrire les noms d'auteurs russes célèbres, et celui qui s'amuserait à écrire comme vous le nom de Dostoïevski sur la couverture de ses livres passerait pour un idiot.


      - "puisqu’il n’y a pas de fautes d’orthographe sur les noms de famille".
      Vous ne verrez donc pas d'objection à ce que j'écrive votre nom "Renaud Laijé", n'est-ce pas ?
      Et puis il faudrait savoir : s'il y a une vraie façon d'écrire les noms de famille, en respectant l'origine, comme vous vous piquez de le faire, cette seconde justification est assez malvenue.

      Mais soyons plus sérieux deux minutes. Vous n'avez pas compris la subtilité de mon précédent message, il me semble. Ce n'est pas grave, je vais vous réexpliquer.

      Vous établissez une sorte de barre symbolique à 25 millions de morts, au-delà de laquelle il ne serait plus très utile de réfléchir pour faire des distinctions. Je montre simplement que ce n'est pas très pertinent. Gengis Kahn a sans doute dépassé ce score sans être communiste, tandis que Castro est resté bien en dessous en l'étant. D'où l'utilité de ne pas tout confondre, comme vous le faites avec marxisme, communisme et anarchisme.

      C'est un fait facile à établir que le communisme de Lénine puis de Staline n'ont été que très superficiellement marxistes. Prenons un seul exemple : l'antiétatisme de Marx, assez mal suivi par nos amis communistes. Je ne vois pas l'intérêt, en outre, de mettre les massacres communistes sur le dos d'un type mort bien avant qu'ils aient lieu, à moins de mélanger tous les registres de la responsabilité (je ne dis pas que Marx n'a aucune responsabilité dans tout cela, mais ce n'est pas la même que celle d'un Staline ou d'un Mao). Quant au marxisme, il faudrait encore distinguer entre celui de Marx et celui des disciples, loin d'être tous d'accord. Tout cela est passionnant mais nous entraîne un peu loin.

      Cela dit, je reconnais volontiers que le ton de ma réponse était inadéquat. On a ses petites faiblesses...

      Sans rancune j'espère.

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  7. mékeskidi ?

    Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
    ...
    Que serais-je sans toi que ce bal du ciment ?

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    1. Et aussi, fans le genre complainte du sans-abri :

      Que serais-je sans toit qui vint z'à ma rencontre

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  8. Le vin bleu de Septembre, pour le 22 de Septembre de Brassens...

    Bon, à présent, je m'en fous....

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    1. Sauf que Brassens prononce (fautivement) : le vingteu-deux septembre.

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    2. Ici (de par chez nous...) on dit "peuneu" et c'est pas bien; mais chez vous (dans le Nooord) vous dites "général'ment" et c'est pas bien non plus...

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    3. Ils disent aussi "déjner" et même "Roussion" et ça m'énerve !

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  9. "La vie est belle comme tout, comme tout,
    Il suffit de la prendre par le bambou"

    Chantai-je à huit ans à mon arrivée en France.

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    1. Prendre la vie par le bambou ? Vous vous exposez à des interprétations tendancieuses…

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    2. Vous croyez que le "bon bout" de la chanson serait moins sujet à caution ?

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    3. "Le bon bout du bambou"... ça va faire retourner Devos dans sa tombe!

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  10. La pluie vous inspire.

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  11. Quelqu'un pourrait-il me dire qui est Séféro, ce soldat dont il est question dans notre hymne national, et dont je n'ai trouvé aucune trace dans les livres d'histoire ?

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    1. C'est celui qui a un dard sans gland, je crois.

      Ursule

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    2. Ce qui prouve qu'il n'est pas juif, tout Séféro qu'il est.

      Ursule

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    3. Au contraire. L’étant dard sans gland, Séféro a dû être victime d’une circoncision maladroite. Bon, on a une piste.

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  12. Vous connaissez certains de mes collègues de travail, qui voient les USA sous la main mise des juifs et des francs-maçons.
    You tube les aide beaucoup, il y a des fois où ils m'inquiètent.

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  13. Oui, l'idéologie met la tête "au carré" comme on obligeait les appelés au service militaire à faire leur lit "au carré". Ceux qui ont la tête "au carré" s'efforcent de la faire entrer dans n'importe quelle figure géométrique, même en la brisant et en affirmant que ça fonctionne.

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  14. Où l'on voit qu'il ne suffit pas de correspondre peu ou prou à l'idéologie dominante d'une communauté pour passer sous les radars...
    Encore faudrait-il devoir allégeance à quelques unes de ces idéologies sous-jacentes, toujours en recherche de justifications officielles. Pour dénouer l'écheveau des influences diverses, il faut ici la patience et la sang-froid de l'ethnologue car si tout le monde est susceptible d'apprendre le langage de la cour, peu en connaissent les rouages...

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  15. mon pére, petit enfant, était perturbé par " notre sang vert, c'est pour la france...."
    anne

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    1. C'est comme la petite fille qui chantait ainsi l'Ave Maris Stella :
      Son père a tué Virgo
      Félix chez lui le porta (bis)

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    2. En fait c'est :
      A tué son père Virgo
      Félix chez lui le porta

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    3. C'est du Raymond Roussel !

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    4. La personne qui me disait - lorsque j'étais enfant - avoir chanté l'Ave Maris Stella ainsi, était née en 1884, n'avait été à l'école que jusqu'à l'âge de 11 ans et bien qu'elle ait réussi son Certificat de fin d'études, je doute qu'elle ait pu connaître votre Raymond Roussel, dont jusqu'à aujourd'hui, je ne crois pas avoir jamais entendu parler moi-même.
      Ah , j'oubliais, elle s'appelait Reine et était "bonne à tout faire" dans ma famille. Quelque jour j'espère qu'il me sera donné l'occasion de parler d'elle.

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    5. Pour mieux comprendre ce que je veux dire si vous ne connaissez pas Raymond Roussel .

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    6. @Alain
      Oui ! C'est exactement cela, même si monsieur Roussel n'a sans doute pas inventé le processus.

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    7. Disons qu’il a développé consciemment, et non sans génie, le processus inconscient qui mène de Atque semper virgo Felix caeli porta à A tué son père Virgo Félix chez lui le porta, embryon d’une histoire, celle d’un parricide, dont il aurait fait un conte ou un roman.

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  16. Longtemps j'ai entendu "au sang, Elysée", pensant que Joe Dassin chantait là une sorte de contre-marseillaise. Après tout...

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    1. Ces commentaires tournent au concours de calembours.

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    2. C'est toujours mieux que ce qui se passe chez Juan…

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  17. Les ornières idéologiques vitales des communistes. Vous exagérez, Monsieur Goux, tous les cocos du 9-3 sont passés au FN.

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    1. Je connais des communistes qui vivent encore, certes ils sont par la limite d'âge mais ils sont restés fidèles depuis 1917.

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  18. Le génie de la malentente chansonnière est atteint avec Boby Lapointe dans Andréa c'est toi....

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  19. J' avais un camarade d'enfance qui chantait cette superbe mélodie:" Comme les rois matchs en Galilée"; impossible de lui faire comprendre qu'il s' agissait des rois mages.

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  20. Au kazou:

    https://www.youtube.com/watch?v=3UZklotSf48

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  21. Pour la cuisine d'été, afin d'optimiser mes plats de jardin grillés, je vais chez Leroy Boudin.

    Un très bon boucher.

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