mardi 29 janvier 2019

Féministes, mes sœurs de combat, réveillez-vous !


Déjà qu'il ne semble guère régner une parité scrupuleuse chez nos vaillants piquets de ronds-points, parmi lesquels on rencontre nettement plus de moustachus couperosés que de souriantes ennichonnées, il faut encore que le vocabulaire rabaisse un peu plus nos sœurs de combat fluo, en les amalgamant dans un masculinisme de piètre aloi. Gilet jaune, Huguette ? Gilet jaune aussi, Priscilla ? Gilet jaune encore Marie-Blandine ? Au même titre, exactement, que Fernand, Kevin et Charles-Gontrand ? Certainement pas ! 

Je somme donc mes ex-confrères de la presse, qu'elle soit torchonnée ou bafouillée, d'adopter dès ce matin l'expression : Gilète jaune. Afin de rendre justice à toutes ces héroïques piquètes de ronds-points (qu'on se gardera de confondre avec les piquettes qui s'y consomment plus ou moins en douce) : les comptes rendus dominicaux de leurs exploits y gagneront en vérité, même s'ils en deviennent forcément un peu plus rasoirs.

17 commentaires:

  1. Serait-ce que vous soutenez subrepticement la campagne anti-masculine de Gillette?

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  2. Voilà une alacrité de bon aloi qui malheureusement n'a aucune chance de séduire vos "ex-confrères de la presse" qui sont tous morts de trouille et ne savent plus à quel saint se vouer pour essayer de sauver ce qui peut encore être sauvé de leur fromage qui pue de plus en plus.

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    1. Fromage de moins en moins gras, par ailleurs : de ce point de vue, ils sont très diététiquement corrects, mes choses-frères…

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  3. Gilète jaune

    Gilète jaune ça fait un peu rasoir jetable.
    Je préviens de suite qui de droit.

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    1. Vous pensez que le dernier mot de mon billet est arrivé là par hasard ?

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  4. Heureusement que les gueux et gilètes s'abreuvent de piquette,sur leurs ronds-points fortifiés,avec le froid de gueux qu'il fait,en ce moment...

    Vendémiaire.

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    1. Un froid de gueuse, espèce de féminophobe de mes deuze !

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  5. Rudement courageuses ces gilètes jaunes. Dans le froid mordant.
    "A vaillans cuers riens impossible" Jacques Coeur
    Hélène dici

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    1. Et en plus, elles risquent gros :

      https://www.youtube.com/watch?v=lp1LoauFhds

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  6. Il faudrait trouver le moyen de féminiser "jaunes"..."Jaunettes" ?

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  7. On attend avec impatience les best sellers de l’an prochain nés de rencontres de rond-point, d’aventures amoureuses refoulées, malheureuses…
    On sait pas si ça va être chaud...

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    1. Et pourquoi pas un de ces téléfilms comme France-Télévisions les aime tant ?
      Un éborgné des ronds-points susurre à l'oreille de sa partenaire Gilet Jaune : "Change pas de main ! Oh, pardon !" Petit travelling de la caméra et gros plan sur le moignon de la dame.

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    2. Mouarf !
      Proposez ça à Charlie Hebdo, ils seront ravis d'en faire leur une !

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  8. Puisque les "sœurs de combat" ont l'air d'avoir fait long feu - comme le général ou la devanture - peut-être faut-il retourner à Houellebecq car j'ai terminé le livre ! (Cela méritait bien un point d'exclamation).
    Qu'en dire ? Je ne retirerai rien de ce que j'en ai dit jusqu'ici.
    Mais j'ajouterai que, même si l'autre n'avait pas dit : "Madame Bovary, c'est moi !" personne ne serait assez stupide pour prendre Truc-Machin Chose pour un autre que Michel Houellebecq. L'image de Houellebecq - comme en surimpression - ne m'a jamais quittée tout au long de cette lecture.
    Mais il y a un livre dans le livre - ou plutôt devrais-je dire, un récit, qui commence à la page 239 par : "Au moment où j'arrivais devant le château..." et se termine à la page 263 par : "Je ne sais pas comment je réussis le jour même à rentrer à Canville-la-Rocque ; il y a des automatismes pour la conduite ; il y a des automatismes, semble-t-il, à peu près pour tout."
    Moins de vingt-cinq pages pour un récit poignant qui rachète, à mon sens, tout l'ouvrage, et pour lequel il lui sera beaucoup pardonné, car que voulez-vous, même si on s'appelle Michel Houellebecq, il faut bien vivre !

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    1. Vous avez un fameux talent !
      "Moins de 25 pages pour un récit poignant qui rachète, à mon sens, tout l'ouvrage ....."

      C'est une phrase qui m'a percutée et a fait surgir le visage de Houellebecq qui lui même a quelque chose de poignant.

      Hélène dici

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