samedi 6 juin 2015

30 ans après, persévérons dans notre haine de Balavoine

Tronche en saindoux et à beignes de rebelle héliporté

J'ai toujours détesté Daniel Balavoine ; autant que Claude François, si ce n'est davantage ; détesté à tous points de vue. Physiquement, d'abord, comme tendrait à le prouver la petite légende supra : il a beau faire ses yeux méchants de redresseur d'injustices et d'exterminator de fascisme larvé, on voit bien qu'il a été grossièrement taillé dans un fromage blanc trop longtemps exposé au soleil (je sais que, logiquement, il me faudrait choisir entre la faisselle et le saindoux ; mais c'est que lui parvient à concilier les deux) ; s'il n'était pas opportunément mort à 34 ans, en allant faire le guignol progressiste à bord d'un hélicoptère, il serait à coup sûr aujourd'hui un poussah adipeux, avec bajoues et nichons ; toutes les Priscillas et les Aïchas se foutraient de sa gueule.

Je crois que je détestais encore plus “l'artiste”, sans doute parce qu'il était beaucoup plus difficile d'y échapper. Les textes de ses chansons, auprès de quoi ceux d'Aubert Jean-Louis (à ne pas confondre avec Aubergenville, Yvelines) auraient passé pour de l'Éluard ; ses mélodies éprouvantes au-delà de toute expression ; et enfin, cette voix de chat en rut appelant une introuvable femelle parmi les poubelles du bas de chez vous : voilà qui m'aurait fait voter avec allégresse la réouverture des bagnes de Cayenne.

Comme si tout cela ne suffisait pas pour la désespérance de ses contemporains, ce mutin de Panurge avant la lettre s'était un jour, sur un plateau de télévision, autoproclamé porte-parole des jeunes (tout courts : les jeunes-à-guillemets n'existaient pas encore, à l'époque), alors qu'il allait avoir trente ans, ce qui l'a conduit, les dernières années de sa pénible existence, à se vautrer dans la rébellitude démagogique la plus échevelée, au point que même Sophia Aram, Didier Porte, Stéphane Guillon ou Christophe Alévêque éprouveraient un léger sentiment de honte s'ils devaient aujourd'hui débagouler la même chose. Le 15 janvier 1986 fut le seul jour de ma vie où j'ai éprouvé un sentiment de forte gratitude envers mes frères maliens, et surtout leurs vents de sable. 

Évidemment, je fus bien puni de cette explosion de joie cruelle : j'avais oublié les enregistrements, les rétrospectives, les hommages, les coups de chapeau, les anniversaires. Si bien que, 29 ans et 5 mois durant, j'ai dû continuer à détester Daniel Balavoine. Et ce n'est pas à la veille de devoir écrire dix mille signes sur lui que la paix va se conclure.

81 commentaires:

  1. Me voilà rassuré, je ne suis donc pas le seul à le détester surtout pour sa voix de "chat en rut" même si je n'avais jamais fait un tel rapprochement animalier !

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  2. Jamais pu saquer le lascar non plus. Pour les mêmes raisons que vous, mais allez faire comprendre cela aux blareaux de la célébration tous azimuts ! Aujourd'hui on nous inflige la rétrospective ! Merde !

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  3. Diriez-vous que Jean-Jacques et Daniel chantent dans la même cour? Je les perçois comme des jumeaux de chanson.

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    1. Je ne m'intéresse en aucune façon aux chanteurs, mais enfin, il me semble au moins que Goldman n'a pas ce côté donneur de leçons qu'avait l'autre. Mais enfin, pour ce que je m'y connais…

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    2. "Elle a fait un bébé toute seule", on dirait un hymne à la PMA cette chanson. Il y en a 2,3 autres qui valent leur pesant de pistaches.

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    3. Pas vraiment, lisez bien, il s'agit plutôt, sans en faire des caisses, comme nos "amis" progressistes, d'une chanson qui montre l'absurdité des marottes post-modernes : "C'était dans ces années un peu folles, où les papas n'étaient plus à la mode... Elle a choisi le père en scientifique, pour ses gènes, son signe astrologique... Elle vit comme dans tous ces magazines, où le fric et les hommes sont faciles..." Après, comprend qui veut et peut. Le succès de cette chanson tient surtout au fait que beaucoup y ont vu une ode à la nouvelle modernité alors qu'elle en montre les tares. La preuve, à la fin de la chanson elle s'écroule, incapable de supporter tout le poids qu'elle s'est mise elle-même sur les épaules et appelle le narrateur pour qu'il vienne la réconforter, histoire de montrer qu'une femme a besoin d'un homme.

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    4. Merci pour la rectification, du coup je modifie la perception que j'ai de l'artiste.

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    5. Le succès de Goldman m'a toujours étonné. Prenons un autre de ses succès : Si j'étais né en 17. En douceur, l'air de rien, il pourfend les résistants en carton qui n'ont de cesse de nous emboucaner les oreilles avec leurs leçons à deux sous, leur engagement dans la résistance s'ils avaient été dans la situation de nos anciens : "Et si j'étais né en 17 à Leidenstadt, sur les ruines d'un champ de bataille, aurais-je été meilleur ou pire que ces gens, si j'avais été allemand ? Bercé d'humiliation, de haine et d'ignorance, nourri de rêves de revanche, aurais-je été de ces improbables consciences, larmes au milieu d'un torrent ?" Succès qui est la preuve, parmi tant d'autres, que ces abrutis se contentent d'écouter, pas d'entendre et encore moins de comprendre.

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    6. Tiens, c'est curieux, j'aurais dit exactement l'inverse : qu'ils se contentent d'entendre sans écouter. Mais, évidemment, entendre ayant aussi le sens de comprendre, ça rend l'affaire délicate…

      Disons que ce sont des cons et n'en parlons plus.

      Je vous ressers un peu de riesling ?

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    7. Volontiers, et si c'est un vendanges tardives laissez le flacon sur la table.

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    8. Je n'ai jamais été fan ni de l'un ni de l'autre, j'écoutendais les mélodies, ça me suffisait. J'allais pas non plus faire une analyse de texte des deux sieurs.
      Je crois que c'est à cause de son implication dans les enfoires, cette récupération de la pauvreté, que je pensais de lui qu'il était un emblème du progressisme.

      Je préfère décortiquer les mots de la fontaine que de bala ou jeanja'

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  4. C'était, avant tout, un homme, un mari et un père. Et c'était aussi, pour moi, un voisin car nous habitions la même rue et il était tout à fait charmant, gentil, souriant et poli.
    Alors se réjouir de sa mort... c'est moche.

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    1. Ah ben, évidemment, si j'avais su qu'il habitait dans votre rue, je me serais abstenu, vous pensez bien !

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    2. BAH, finalement a peu près tout le monde est un brave homme ou une brave femme, je crois qu'il existe bien peu de vrais salopards (et leur équivalents féminins) par rapport a la masse de gens bien ou qui ne demanderaient qu'a faire le bien, la plupart de ceux qui font des mauvaises actions se content de suivre le mouvement, d'agir sous influence, idéologique ou autre ou encore d'agir ainsi parce que leur propre survie ou celle d'un proche en dépend (ex le flic ripoux américain qui doit payer pour le cancer de sa mère)

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  5. Pas mieux.
    Essayez de glisser quelques perfidies discrètes dans vos dix mille signes.

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    1. J'y compte ! Peut-être sous forme de compliments hyperboliques portant précisément sur les points où ma détestation est la plus agissante…

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  6. J'espère que dans vos dix mille signes vous arriverez à recaser la fameuse blague d'époque :
    Quelle est la différence entre un moulin à vent et un hélicoptère ?
    Le moulin à vent bat le blé, l'hélicoptère Balavoine. Yurk Yurk.

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    1. J'aurais plutôt eu tendance à parler du point commun, mais elle me plaît beaucoup -ainsi que le billet et ses commentaires.

      N'empêche, Didier, comme le dit un soir Arielle Dombasle à Stéphane Guillon (on a les références qu'on peut ^-^) sur le plateau de Canal + : "vous sucerez votre plume en enfer !"

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  7. Ben mazette, quand vs n aimez pas, vous n'aimez pas. Moi, j aime bien Balavoine mais c'est un peu normal, j ai du consoler son frère quand celui-ci, mon supérieur à l'époque, apprit que des vents maliens... Que voulez-vous, des souvenirs de Coloniale !

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    1. Bon, alors, y en a une qui habite dans sa rue et l'autre qui bosse pour son frangin : c'est tout, oui ?

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    2. Moi, je l'ai croisé un jour du mois de juillet dans une rue d'Aix-en-Provence ; je l'ai salué et il m'a répondu fort poliment. Je vous autorise bien sûr à faire état de cet important témoignage dans votre article !

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    3. Je pense que je vais même en faire un titre !

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    4. je ne bossais pas pour lui, il était capitaine ( le frangin ) et moi simple soldat

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  8. Amusant de constater que nous partageons la même détestation. Le sommet de la bouffonnerie fut effectivement ce face à face avec Mitterrand, qui en vieux briscard du barnum politique affecta de l'écouter en prenant l'air du type concerné.

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    1. les années 80, c'était le début de la fin C'est a partir de la que les français (et les autres occidentaux) ont su a quelle sauce ils allaient etre mangés Les grands début de la societé du pestacle, du fric roi, du chomage de masse, de la gauche qui une fois au pouvoir a trahi le peuple et inventer a la fois le poison et le contre-poison (le FN et l'antiracisme) pour justifier la persistance de ces "luttes" et autres "avançées sociétales" et aussi pour diviser voire nazifier ses adversaires de droite, la propagande pacifiste et sentimentaliste, l'européisme et l'atlantisme béat de nombre de journalistes, de politiciens et de penseurs, TINA... Les années 80 furent la naissance et l'enfance du monstre, les années 90 sont adolescence et enfin le début du XXI ème siècle, époque contemporaine le monstre est arrivé a maturation, ses entreprises de démolitions ne se cachent meme plus car elles sont de moins en moins remises en cause (ex la chasse au dérapages a laquelle se livrent journalistes intellectuels politiciens mais aussi les "réseaux sociaux" sorte de grand néant, de grande bétise collective qui prouve qu'hélas l'intelligence est l'ennemie du masses,ce que les totalitarisme passés ont aussi prouvé)

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    2. a pardon ai oublier de dire pourquoi je parle des années 80 précédemment Simple pour moi Balavoine et Mitteux représentent farpaitement ces années la Ne manque plus que Coluche pour que le tableau soit quasi complet

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  9. Didier, comment vous remercier pour ce billet qui, de joie, m’a mis les larmes aux yeux ?
    Juste un bémol : Éluard. Ne me dites pas que vous aimez ce poète pour PEGC ?

    Alain

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    1. Mais non ! J'ai justement choisi Éluard, à cause de son côté "militant" et parce que je ne voulais pas mettre la barre très haut. J'ai d'ailleurs hésité entre lui et Aragon.

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  10. A mon avis on ne pourra même pas dire ça de vous à l'heure de votre mort.
    Mais après tout vous avez raison, l'argent d'abord, faites donc votre article.
    On a un petit avantage sur vous, on n'est pas obligé de se prostituer et de vendre notre plume au plus offrant, en disant du bien de quelqu'un dont on ne pense que du mal!

    Pierre MICHEL

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  11. Il faudrait que vous vous penchiez sur les raisons qui vous ont fait éprouver le besoin de pondre ce billet haineux envers quelqu'un devenu une illustre inconnu, mort dans un accident d'hélicoptère en allant porter des pompes à eau à des villages africains.

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    1. Balavoine, un illustre inconnu ? Sur quelle planète vivez-vous donc ?

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    2. Finalement, vous êtes un peu le Virgile de M. Arié : quand on lit ses commentaires, on a l'impression que la fréquentation de ce blog est pour lui l'occasion d'une visite hallucinée et traumatisante dans la noirceur (virtuelle) des abîmes de l'âme humaine...

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    3. J'étais en voyage en Syrie en 1987; quelqu'un de mon groupe avait dit : " J'ai écouté la radio française, Dalida est morte", j'avais lancé aussitôt " Vous dites ça pour nous faire plaisir !", et tout le monde s'était marré.

      Il s'agissait d'un mot spontané (qui se voulait un bon mot), lancé sur le moment, de nature transgressive comme votre billet; mais j'avoue qu'il ne me viendrait pas aujourd'hui à l'idée d'écrire un article haineux comme le votre sur une chanteuse morte il y a 28 ans, et "que les moins de trente ans ne peuvent pas connaître"- ils ont bien de la chance - et j'étais persuadé que c'était aussi le cas de Balavoine ( dont je ne connaissais d'ailleurs pas non plus les chansons de son vivant.)

      Je me demande toujours si poser au réac, comme vous le faites, ne consiste pas à faire de la transgression de principe - une technique, et non une idéologie.

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    4. Ah la charité exotique aux senteurs tropicales... Dieu que c'est beau, pour paraphraser l'andouille dont au sujet duquel on cause. Il y a des dizaines de milliers des nôtres qui dorment dans la rue, en crèvent l'hiver, mais ils ont le tort d'être trop pâles pour qu'on s'en préoccupe. Il y a des milliers de mères qui se font tabasser dans l'indifférence quasi-générale, des gamins enlevés à leurs mères qui ont fait la bêtise de se marier à des sarrasins qui finissent par s'enfuir au bled dans la plus parfaite impunité, etc. Mais puisqu'on nous dit que la vraie charité c'est de ne pas s'occuper des nôtres, mais plutôt d'aller porter des pompes à eau dans je ne sais quel douar perdu de l'Afrique, nous devons nous incliner et nous taire.

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    5. Monsieur Arié, vous devriez vous méfier du radotage qui semble poindre : vous avez tendance à vous répéter et à user de mots et de formules prémâchés : "haine", "puer", "poser au réac", etc.

      Il faudrait aussi vous entraîner à lire de manière un peu plus détachée : ce n'est pas parce que le mot "haine" est affiché dans un titre que le billet qui le suit est haineux. Enfin, faites comme vous voulez, après tout…

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    6. Il faudrait aussi vous entraîner à lire de manière un peu plus détachée

      Voilà.
      Et ce conseil vaut pour beaucoup.

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  12. Un billet au vitriol qui m'a bien réjouie: j'en pense autant de ce lascar.

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  13. Votre billet me rend nostalgique, 1986 une année particulière.
    Du coup, je souris devant mon écran. J'aimais bien Daniel Balavoine, je le trouvais séduisant et ses engagements me plaisaient bien.
    Votre persévérance dans la détestation me rend presque admirative

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  14. Effectivement le destin nous aura épargné Claude François et Balavoine... Mais alors en qui croire ? Quel dieu de bonté en a fait son affaire ?

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    1. C'est vrai que, moi aussi, j'aurais voulu être un artiiiiiste !

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  16. c'est votre discours de panthéon à vous ?

    vous venez de faire une entrée fracassante dans la lutte des strass..


    Stanislas

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  17. Un jour, il faudra bien que vous expliquiez en quoi un "artiste pour certains et pas pour d'autres" peut déclencher chez vous, une telle détestation.

    Je dis "chez vous", mais il faut reconnaître que ce sentiment se retrouve un peu partout pour n'importe qui.

    Ou alors c'est moi qui ait une nature particulière : quand je n'aime pas je zappe, sans doute le puits sans fond de mon indifférence qui dévore les gens tel un ogre insatiable.

    :-) hélène dici

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    1. Oui, moi aussi, je zappe, comme vous dites ; et je le fais d'autant plus facilement que je ne possède pas de radio et n'allume la télévision que pour y regarder des films (non français). Mais il y a tout de même de ces individus qui, même quand on tente de se garer d'eux, restent une insulte au goût et à l'intelligence.

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  18. On a plus Balavoine mais on a Patrick Pelloux qui tant sur le plan physique que sur le plan du discours me semble un ersatz assez effrayant...en plus il risque à tout moment de se mettre à chanter, vous verrez.

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    1. Si vous voulez vous faire une idée plus précise du gazier, allez donc discuter avec des urgentistes. Outre le fait qu'il y a bien longtemps qu'il ne fréquente plus les urgences que de loin en loin, il faut bien justifier le fait que l'administration hospitalière lui verse un salaire, ce type est un vrai tricard tant auprès des patrons que du personnel. Il s'est faire lourder à grand bruit de l'hôpital Saint-Antoine, puis plus discrètement des autres établissements, quand il n'est pas parti tout seul.

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    2. Tiens, c'est vrai que Pelloux a des airs à l'autre !

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  19. De là à vous réjouir de la mort d'un homme. Des fois vous me foutez la trouille.

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    1. En dehors du fait que, pour les besoin du billet, je force un peu la note en prétendant m'en être réjoui, je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas éprouver de la satisfaction à voir disparaître quelqu'un que l'on n'aime pas, ou que l'on méprise, ou dont l'insupportable voix emplit l'espace public depuis des années, sans qu'on puisse rien faire pour s'y soustraire.

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    2. "de la a vous réjouir de la mort d'un homme" Ce n'est certes pas bien pas très chrétien mais pas besoin d'etre le dernier des salauds pour en arriver a de telles extrémités Certaines personnes ne méritent pas de vivre (violeurs, terroristes, tueurs en série, hitler, staline) tandis que d'autres peuvent tellement vous tapez sur le système que vous en venez a leur souhaiter le pire (un patron, collègue, conjoint, membre de la famille, voisin, connaissance, personnalité politique, célébrité quelconque), c'est humain pas besoin d'etre un monstre pour ressentir l'envie de tuer quelqu'un ou du soulagement voire de la joie a apprenant le décès d'une personne Tout est une question de degré, de dosage dans la haine, de maitrise de ses pulsions

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  20. Je n'ai jamais compris le personnage. Balavoine revendiquait quelque chose mais se produisait chez Drucker et compagnie pour chanter de la variété mièvre. Les punks eux, au moins, étaient droits dans leurs docks et étalaient leur fureur post-adolescente loin des strass et du star system. Question de cohérence.

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    1. C'était, avant même que Muray ne forge l'expression, un rebelle de confort : indignation + royalties.

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    2. la plupart des rebelles de confort ne sont pas mythomanes ou hypocrites la plupart sont sincérement convaincus d'etre les héritiers des lumières, des révolutionnaires français, de victor hugo, zola, malraux réunis (oui ils ont un melon énorme malgré l'apparente modestie de leur discours) Ils voient vraiment des nazis et des fachos autour d'eux ils sont surs et certains que le fascisme est a leur porte Ils délirent comme ceux qui croient que les juifs et les aliens sont partout et ou parmi nous Donc ils sont réellement des fous dangereux

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  21. D'une façon générale, tout ce show-bizz ne vaut pas que l'on s'y attarde ; la chansonnette, le cinéma, ou le fouteballe. Ne pas oublier les journalistes qui désormais, eux aussi, font partie de ce joli monde “merveilleux”. Ils ont un message à nous délivrer. Hélas, la médiocrité de leur production en dit plus long qu'eux leur beau discours. Le plus drôle, c'est lorsqu'untel, ou unetelle, nominé à ceci ou à cela (meilleur nul, meilleur vulgaire…) verse des larmes en “hommage à sa maman” lors des multiples cérémonies qu'ils organisent eux-même à leur gloire.

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  22. Vous confondez avec Patrice Bruel. Daniel Balavoine fut un immense artiste malgré ses problèmes avec les hélicoptères. Votre billet est indigne. Vous n'avez rien compris à la culture française, à la richesse de notre histoire. A mon avis vous êtes musalmonophile pour décrier autant notre héritage chrétien.

    Ce qui ne change rien à ma soif.

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    1. Eh bien, me voilà donc démasqué. Je me demandais combien d'années mon escroquerie intellectuelle allait tenir encore.

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    2. (En attendant, je viens de boucler mes dix mille signes…)

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  23. Quel triste métier que celui qui consiste à dire du bien de gens qu'on aime pas.

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    1. Détrompez-vous, c'est un exercice plutôt amusant, au contraire.

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    2. Alors dites du bien d'Hollande. Je fatigue.

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    3. Ben non : il est pas mort.

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    4. Et surtout ce n'est pas une personne, c'est un amas de cellules hybride et flasque.

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  24. Le petit Balavoine ne devait donc pas être si médiocre, puisque trente ans après sa mort il parvient encore à susciter une aussi puissante épitaphe du grand Didier Goux.

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  25. Balavoine, cela me rajeunit pas. Jamais pu sipportet ce chanteur mievre mais les midinettes à jolis petits culs se pamaient quand elles l'ecoutait alors il faut savoir faire des sacrifices.

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    1. Si vous ne voyez pas la différence qu'il peut y avoir entre feindre de se réjouir de la mort d'une personne disparue depuis près de trente ans et souhaiter, comme vous le faites, celle d'une personne toujours vivante, c'est vraiment que vous êtes un imbécile.

      Maintenant, foutez le camp, je vous ai assez vu.

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  27. J'avais loupé cette joli note.
    Et le coeur de vos corneilles, comme un té deum d'âmes perdues. C'est réussi.
    Plus de soixante com, ce mec était vraiment un saint homme. ;.)

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  28. "Aïcha, AÎcha , emmènemoi..." , hahahaha , quel tocard ce "chanteur"...

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    1. Aïcha c'était Khaled avec paroles de Goldman,

      Vous devez confondre avec "Aziza" qui est effectivement une chanson de Balavoine.

      YB

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    2. "Aïcha", "Aziza" : tout ça c'est synagogue !
      Mais cela dit, vous feriez mieux de faire comme moi, et d'essayer de vous procurer les 10 000 signes pour savoir de quoi qu'on nous cause.

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    3. un juif et un arabe s'associant pour faire un tube serait ce encore possible de nos jours ? (poser une question, c'est déja y répondre)

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  29. Ne le répétez pas mais je n'en pense pas moins, du moins pour ses chansons à la con.

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  30. Ne vous inquiétez pas, il y aura bien des gens pour se réjouir de votre trépas, le jour où... ça fera peut-être moins rire votre épouse et vos enfants. Il faut éviter aussi de comparer sans cesse, Balavoine est mort il y a trente ans, il aurait sûrement évolué, comme nous tous, ou régressé c'est selon. Comment étiez-vous il y 3 décennies? mieux, moins bien, déjà sarcastique sans doute. Un peu de bienveillance ça ne fait pas de mal, surtout aux morts.

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    1. et sinon vous avez mis le champ au frais pour le jour J du père le pen ?

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  31. Je suis tombée sur votre blog à partir de celui de Corto et l'ai parcouru cette nuit lors d'une insomnie. J'ai lu beaucoup d'articles avec délectation, en particulier celui-ci. Je n'ai jamais osé dire que je n'aimais pas Balavoine, même si j'avais été légèrement attristée par sa mort. Je ne l'aimais pas beaucoup vivant, mais je l'ai détesté mort, en raison des hommages dégoulinants qui ont été faits, qui sont encore faits parfois.
    Les commentaires de l'article sont également drôles et j'ai gloussé dans mon lit plus d'une fois.
    Je suis ravie de savoir qu'en cas d'insomnie je peux maintenant glisser d'un article à l'autre et me délecter de votre belle écriture, d'autant que je pense comme vous sur l'essentiel, surtout sur la tristesse d'une fin de civilisation, la nôtre (mais je l'exprime moins bien).
    Excusez-moi de signer avec mon pseudo twitter: je suis prof et je ne veux donner aucune prise à mes élèves qui, nous le savons, googuelisent souvent nos noms.
    VmhBulle

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    1. Eh bien, vous me trouvez ravi d'avoir pu accompagner votre insomnie !

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  32. Daniel était aussi l'un de mes voisins. Je discutais de bien de choses avec lui, et il m'avait fait part de l'un de ses tourments un matin autour d'un café. J'avais bien remarqué que ce matin-là il était soucieux, absorbé par un soucis particulier. " Daniel. Dis-moi ce qui te tracasse car je vois bien que ton sucre a fondu depuis très longtemps et qu'à présent c'est ta cuillère qui va fondre en la remuant ainsi." Il était réellement empli de mal-être .
    Sa réponse claqua mes oreilles avec force.
    "Ce n'est cette cuillère-ci que je voudrais remuer dans les fesses de Monsieur Goux. J'en rêve, j'en crève d'envie, mais je ne suis pas zoophile."
    Il s'effondra en sanglots profonds

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