dimanche 23 octobre 2016

À propos des morts qui marchent


Cinq ou six ans après tout le monde, je me suis enfin décidé à jeter un coup d'œil à la saison première de The walking dead, dont j'ai regardé hier après-midi, volets bien clos, les deux premiers épisodes. Le second se déroule entièrement dans Atlanta désert (Son nom de zombi dans Atlanta désert, comme aurait titré Marguerite, cette writing dead célèbre), hormis quelques scènes champêtres nous montrant un campement de fortune où survivent une dizaine de personnes. Deux questions me sont, coup sur coup, sautées à l'esprit ; je les livre à la sagacité des promeneurs :

1) Comment se fait-il que tous les zombis, même lorsqu'ils sont fort nombreux, soient toujours fringués en semi-clochards ? Pourquoi ne voit-on pas de zombis-cadres en costume-cravate, de zombies-fashion victims, nippées comme dans Elle, de zombis-rappeurs, de zombies en boubou, etc. ? 

2) Chez les survivants, pour quelle raison les mâles cessent-ils de se raser, tandis que les femelles arborent toutes des aisselles impeccablement lisses ? Ça leur boufferait le foie, à ces salopes, de prêter leurs rasoirs à leurs hommes ? La solidarité par temps de zombisme devrait pourtant être sans faille.

Cela posé, j'ai beaucoup aimé la scène où le héros (au centre de la photo ci-dessus) et le petit Chinois malin s'enduisent des boyaux d'un cadavre fraîchement dépecé, de façon à sentir la mort et à pouvoir ainsi traverser sans trop d'encombres la foule des zombis renifleurs : c'est d'une imagination délicate.

18 commentaires:

  1. Monsieur Goux :

    Vous écrivez "Cinq ou six ans après tout le monde" : mais c'est à ce temps d'attente que nous reconnaissons l'authentique, et distingué, réactionnaire. Il ne se précipite pas sur la dernière nouveauté. Il attend, il décante, il laisse venir. C'est ainsi qu'il peut véritablement déguster, quelques mille huit cent jours après tout le monde, les dernières nouveautés...

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  2. Excellente série, que je conseille à mes élèves en raison des hautes réflexions philosophiques qu'elle peut susciter. Malheureusement il faut toujours se farcir les quotas communautaires... chez les humains.

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    1. Tout de suite, l'exagération... Hautes réflexions philosophiques... Vous vous montez la cègue là, comme on dit par chez moi... The Walking Dead pose dans ses premières saisons des questions en effet intéressantes mais y répond souvent bien maladroitement. De nos jours, elle a de toute façon laissé ces questions de coté pour devenir un BD idiote, complaisante, pleine de dialogues écrits avec les panards... Un autre grand défaut : la mise en scène, souvent démonstrative, appuyée comme pas possible.

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    2. Nous sommes donc à peu près d'accord. Je regarderai tout de même la saison 2, dès qu'elle aura trouvé le chemin du Plessis-Hébert…

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  3. Et moi, hier soir j'ai regardé une émission sur l'énigme de la mort du gendarme Jambert, celui qui avait fait aboutir "l'affaire des disparues de l'Yonne". Quand j'ai entendu le chef de la gendarmerie de l'Yonne expliquer qu'il avait des choses beaucoup plus importantes à s'occuper que les crimes de son département, par exemple la sécurité routière - traduire mettre des contraventions aux automobilistes - croyez-moi, à côté, vos histoires de zombies ne sont que du pipi de chat !

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  4. Où l'on voit que la "Télé au logis" loin d'être une discipline pseudo-scientifique pratiquée par d'aimables retraités casaniers, est en réalité le résultat d'un triste constat : la lecture devenant pénible avec l'âge, les yeux aiment à se détendre sur un panorama plus large que le format classique d'un livre...
    Encore une fois, bien joué Maître Goux !

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  5. Pas vu, mais ça m'étonnerait qu'on fasse plus terrifiant que "La Nuit des morts-vivants" ( 1968 )de George Romero, en noir et blanc, tourné à la va-vite et avec une grande économie de moyens.

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    1. Ouais, enfin… La Nuit des morts-vivants, il vaut mieux rester sur le souvenir qu'on en a, car, quand on le revoit, on s'aperçoit que ça n'effraierait pas un enfant de dix ans. Ce qui, d'ailleurs, n'ôte rien à la qualité du film.

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  6. Je me souviens de la gentille petite fille, avec un sourire angélique, finissant de manger la main de son papa...Pas besoin d'effets de mise en scène pour ça, l'idée suffit.

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    1. « Mordre la main qui vous a nourri » : c'est tout le talent (et l'humour) de Romero, que de savoir transposer les dictons dans leur sens propre.

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  7. Je n'ai jamais accroché à cette série,les zombies c'est pas mon truc, je préfère les aliens.
    Pour les zombies habillés comme des clochards , se trainaient pas terre n'arrange pas les vêtements.
    Pour la barbe, c'est tendance et peut-être que les zombis n'emportent pas.

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    1. Je suis rassuré : j'ai cru que vous ne répondiez plus qu'aux commentaires de M. Arié.

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    2. Ce serait là une bien étrange maladie…

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    3. @ Marco Polo

      Si vous êtes en mal de reconnaissance, je vous autorise à usurper de temps en temps mon identité (mais n'en abusez pas.)

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    4. Que voulez-vous, nous cherchons tous notre parcelle de gloire.

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  8. Oh, con d'Adèle, je voulais écrire :" Ils n'en portent pas"; des barbes évidemment.
    Je pense que les zombis piquent les rasoirs des héroïnes.

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  9. Bon, les zombies ne sont pas le sujet de cette petite chose, mais c'est fort bien fait : http://www.zone-telechargement.com/films/r5-scr-ts-cam/158611-i-am-the-pretty-thing-that-lives-in-the-house.html

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