vendredi 28 octobre 2016

Pas encore la Bérézina, mais déjà plus Moscou…


Journal d'une retraite annoncée.

37 commentaires:

  1. Je ne sais pourquoi dans l'imaginaire français, la bataille de la Bérézina reste comme un désastre militaire alors qu'en réalité ce fut une victoire militaire et tactique, puisque la majeur partie de la grande armée passa sur les deux pontons construits pas les hollandais du général Ebe ou Elbe.
    Les russes firent 10.000 prisonniers.

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    1. Le symbole, que voulez-vous…

      Sinon, le général s'appelle Eblé.

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    2. Trafalgar, là les français ont pris cher.
      Il y a la bataille de l'Ecluse au moyen âge toujours au moyen âge, Crécy ou Azincourt.

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    3. Il reste que, pour relier Crécy ou Azincourt à l'idée de "retraite", ç'aurait été un peu coton…

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    4. Exact, il n'y avait pas assez de survivants.

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    5. Selon Pierre Naudin, écrivain de son état, le Dauphin fut exfiltré ( pour employé un terme moderne)par sa garde rapprochée afin de garder un héritier vivant, lors de la bataille de Crécy.

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    6. Renseignements pris dans le foutoir qui me sert de bibliothèque,ce fut le roi de France qui fut évacué.
      C'est Jean 1er de Bohême qui petit lors de bataille enchainé à deux chevaliers qui le conduisaient dans la mêlée ( fidèle à sa devise: Je sers)et c'est son fils qui fut exfiltré.
      Désolé de m'étaler ainsi.

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    7. Avec le nombre de déculottées prises, je comprends que l'on se laisse tenter par la tentation de voir dans la retraite de Russie une victoire pour la France...

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  2. Où on voit Didier s'acharner sur son blog comme Bergotte sur son os, et passer des personnages de Rebatet à des considérations sur une imprimante neuve mais rébarbative. Puis de l'hypothétique retraite aux jeux "guignolympiques" coincés entre Braudel et Léon Daudet.
    Enfin la retraite vint... et c'est déjà le 15 septembre ! Ce qui n'empêche pas d'avoir à écrire la nécro de Chirac, au cas où...
    Et le mois finit en apothéose sur un article d'un certain M. Aboucaya chantant le Chef d'œuvre : "...Une comédie humaine prestement troussée. Bien écrite de surcroît..." De quoi indéniablement "sangloter de reconnaissance" !

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    1. Et vous noterez que, en dépit de ma nécro "préventive", Chirac est toujours vivant.

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    2. Comme le canard de Robert Lamoureux.

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  3. Quel délice d'un autre âge que de plonger dans votre journal, de suivre les humeurs de la météo et les péripéties quotidiennes...
    Cette forme d'écriture procure au lecteur une source de consolation, voire d'encouragement pour ses propres désarrois face aux problèmes du quotidien.
    On sent ainsi qu'on n'est pas tout seul à vivre dangereusement et pour cela merci, Maître Goux !

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    1. Ah ben… merci pour le "d'un autre âge" !

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    2. D'une autre époque si vous préférez. C'est plus chic !

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    3. J'entends par là que les diaristes, les vrais, sont rares à notre époque.
      Et que nous avons bien de la chance d'avoir accès à vos carnets !

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  4. Que pourrait-il bien se passer demain qui n'est pas advenu hier, à part les maladies invalidantes et l'agonie au bout ? Et si chaque journée à venir doit être strictement semblable à celle que l'on vient de passer (ce qui, en principe, reste mon idéal), à quoi bon les vivre ? Même les livres, à certaines heures, me semblent relever du radotage. De l'autre côté de la fenêtre, Bergotte ronge un os sur lequel elle s'est déjà acharnée dix fois.

    Passage bien sombre qui ne donne pas envie d'attraper la retraite.
    Salutations du pays Helvien.

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    1. La sombritude n'a pas duré plus d'une heure, et une seule fois dans le mois !

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  5. Les "chaussettes de laine montantes", est-ce qu'elles se manifestent sous forme d'assistance lorsqu'il s'agit de gravir un escalier (un peu comme le ferait le moteur d'un vélo électrique dans une côte), ou est-ce que ça sentirait pas plutôt le pléonasme ?

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    1. L'expression existe (ou a existé…) : on désigne (ou désignait…) ainsi des chaussette hautes, montant jusque sous le genou.

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  6. " Il y a des jours où l'idée de continuer à vivre devient pesante : c'était le cas aujourd'hui, et notamment ce soir. Que pourrait-il bien se passer demain qui n'est pas advenu hier, à part les maladies invalidantes et l'agonie au bout ?"

    On discute actuellement, aux Pays-Bas, d'un projet de loi autorisant les vieux ( l'âge n'est pas encore fixé, on parle d'au-delà de 75ans) qui en feraient la demande de bénéficier du suicide médicalement assisté, même s'ils ne sont atteints d'aucune maladie grave et incurable, pour "sentiment de vie accomplie" . C'est une idée qui me semble très sensée; je pense que peu de gens en feraient la demande, mais savoir que cette possibilité existe doit être très rassurant.

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    1. 75 ans, ça ne me concerne pas : je serai mort bien avant ça.

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    2. Votre optimisme ne repose sur rien de concret.

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    3. Et après on en fait des croquettes jaunes ou vertes ?

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    4. pourquoi creuser encore le déficit de la sécu et faire bosser les médecins pour un acte aussi personnel ? Les moyens d'en finir sans passer par tout ce tralala medico-étatique ne manquent pourtant pas Les médecins sont normalement la pour sauver des vies (c'est dans leur serment me semble t'il) et les transformer en bourreau, meme avec l'accord tacite des "victimes" me semble etre une option potentiellement très dangereuse, qui nous ménerait vers le pire, la déshumanisation totale, la rationalisation, l'industialisation de la mort comme l'on déja fait ceux que vous savez (d'autant que l'erreur étant humaine certains qui n'ont rien demandé comme les trisomiques et les alzheimers y passeront "par erreur" comme c'est déja arrivé en suisse ou en belgique)

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  7. " ma situation actuelle étant tout à fait supportable, puisqu'elle consiste à recevoir un salaire confortable en échange d'une heure d'écriture quotidienne à domicile"

    On se demande bien, alors, pourquoi vous prenez votre retraite.Parce qu'il est impossible de vivre uniquement en lisant, écoutant de la musique, regardant la télé ou des DVD, et même allant aux concerts, au théâtre, au ciné, aux musées, etc. : bref, en n'étant que récepteur. Il faut aussi être émetteur - à moins d'avoir une vie intérieure assez riche pour se sentir heureux en regardant l'herbe pousser; bon, il vous reste la possibilité d'écrire de nouveaux romans.

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    1. Eh bien, à tort ou à raison, je me fais fort de vivre ainsi, précisément.

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    2. Aller aux concerts, au théâtre, au ciné, aux musées, etc… Quelle horreur ! Non, je retire musées, mais pas trop souvent.

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    3. Pourquoi croyez-vous que les ados passent tout leur temps vissés à leur téléphone portable, à échanger des SMS avec des copains avec lesquels ils n'ont rien à se dire ? Parce qu'à cet âge d'identité floue et en devenir, échanger les rassure sur le fait qu'ils existent.

      Il en est de même après la retraite complète, à mesure que l'on vieillit, et qu'on se demande si on existe encore, ou bien si on a simplement existé; je suis persuadé que la mort est un phénomène très progressif : on se désintéresse de plus en plus de choses et de gens, jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien.

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    4. Quand même, Catherine, voir les films sur grand écran, c'est autre chose !
      Et j'ai oublié l'opéra...

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  8. De plus en plus de mélancolie, dans ce Journal. Ce n'est pas pour me déplaire. En ce qui concerne les historiens qui savent encore écrire (tout en proposant un véritable travail de recherche), je citerais Alain Corbin.

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  9. J'ai adoré Berezina, le livre de Sylvain Tesson.
    Je pensais que ça avait disparu, Salut les Copains. et j'ai leur horrible publicité en tête maintenant !

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  10. Quand on est à la retraite, plus besoin d'attendre 18h30 pour se saouler. Voilà l'avantage.

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  11. De cet asile gigantesque vous serez épargné, de mille tyrannies quotidiennes, aussi mesquines qu'absurdes, vous n'aurez plus à répondre (enfin presque)... Vous êtes libre désormais de choisir votre île et d'assister, goguenard ou attristé, à l'agonie de la vieille (république).

    Et puis vous n'ignorez pas que si « les plus heureux (des retraités NDLR) sont encore souffert, les autres sont méprisés; le seul bon parti qu'il leur reste, c'est de cacher au monde ce qu'ils ne lui ont peut-être que trop montré. Leur goût, détrompé des désirs inutiles, se tourne alors vers des objets muets et insensibles; les bâtiments, l'agriculture, l'économie, l'étude, toutes ces choses sont soumises à leurs volontés; ils s'en approchent ou s'en éloignent comme il leur plaît; ils sont maîtres de leurs desseins et de leurs occupations; tout ce qu'ils désirent est en leur pouvoir et, s'étant affranchis de la dépendance du monde, ils font tout dépendre d'eux. »
    La Rochefoucauld, Réflexions, Maximes. XVIII. De la retraite (court extrait).

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  12. Petite phrase de Maurice Zundel citée par le Père Miguel Roland-Gosselin, et piquée pour vous dans Le Figaro : "La vraie question en somme est de savoir si nous sommes vivants avant la mort."

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  13. Pas encore la Bérézina, mais déjà plus Moscou... évitez malgré tout Sainte-Hélène.

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