jeudi 28 juillet 2016

Le temps venu des armes lourdes


En juin, on a kärcherisé tous azimuts.

19 commentaires:

  1. Lectures, douleurs et morosités en tout genre...

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    1. On a connu des mois plus riants, c'est vrai…

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  2. J' aimerais écrire aussi mal que vous.
    De plus vous ne vous êtes jamais moqué des nombreuses fautes d'orthographe ou de syntaxe, encore un mal embouché.

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    1. Ce n'est pas tant son côté mal embouché qui m'a surpris (c'est trop courant dans la blogoboule pour que je m'en émeuve encore), mais le fait qu'il m'attaque – ce type que je ne connais absolument pas – par là où, me semble-t-il sans trop de forfanterie, je suis le moins attaquable. Ce ne sont pourtant pas les points faibles et les défauts de cuirasse qui me manquent ! Alors pourquoi venir me titiller sur la qualité de ma langue et mes prétendues failles innombrables dans ce domaine ? Petit mystère…

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    2. Les aigris sont ainsi,jaloux de tout.

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  3. On espère un journal de juillet plus joyeux...
    En juin, vous ne vous étendez pas sur le sujet, vous avez aussi kärchérisé votre blogroll.
    Et ça c'est mal.
    Même si je suis mal placé pour vous en faire le reproche, j'ai trouvé vos explications bien légères : elles manquaient d'exemples de bulles méphitiques.

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    1. Désolé, mais la kärchérisation de la blogroll, c'est en juillet…

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  4. On ne saura jamais si le "correcteur professionnel" a embrassé la profession de correcteur parce que, quand il était petit, il était corrigé en recevant la fessée ou en se faisant taper sur les doigts ..

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  5. Si je puis me permettre une remarque sur la lecture de Montaigne: à chacun sa méthode sans doute, trouvée à tâtons, et usus magister est optimus ici comme ailleurs, mais d'expérience le plus expédient n'est pas de passer d'abord par la traduction (par exemple Lanly), qui non seulement affadit l'original mais en plus lui enlève son mouvement, sans toujours résoudre les vraies difficultés ; il vaut mieux s'imprégner de la langue de Montaigne, mais dans une édition dont l'orthographe a été modernisée (donc pas celle de la Pléiade), afin de se débarrasser de cet obstacle-là, au moins dans un premier temps. Ensuite, il faut débroussailler en progressant lentement comme il se doit, en s'assurant des liens entre les idées, souvent implicites, mais sans s'arrêter à la moindre obscurité. Eventuellement, quand un passage résiste vraiment, regarder (mais ponctuellement) dans Lanly, ou un autre, en espérant y trouver des lumières, qu'on ne trouve pas toujours (un bon commentaire serait sans doute plus utile, mais je n'en connais pas).

    Avec de la pratique, on s'habitue à la syntaxe de Montaigne et, aussi, à sa manière de raisonner, qui ressemble souvent à celles des auteurs antiques dont il se nourrissait, et le pas devient plus assuré et plus rapide. J'ajoute qu'il vaut mieux lire d'abord les essais du livre III, plus personnels et paradoxalement pour nous plus accessibles. Restent toujours des obscurités, mais elles tiennent moins à la langue qu'à la pensée, et Montaigne (c'est l'un de ses mérites) donne à ruminer et méditer avec lui.

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    1. Je possède également une version à l'orthographe simplifiée : je vais peut-être suivre votre conseil…

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    2. Le problème sera bientôt réglé : on sera tous obligés d'apprendre l'arabe et de ne lire que le Coran, tous les autres livres étant inutiles.
      Coup de bol : l'arabe du 7e siècle est le même qu'aujourd'hui.

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  6. A la décharge du fâcheux correcteur, il me semble que, sens mis à part, les défauts de ce morceau de galimatias relèvent moins de la syntaxe que du choix des mots.

    "... comme si la mixité ethnique n'était pas inhérente à la caractéristique immémoriale de notre pays."

    "La caractéristique immémoriale" d'un pays est particulièrement audacieux. Dans l'ensemble, la concentration de termes techniques aux sonorités dures ou raboteuses dans un si petit espace, et pour dire quelque chose d'aussi trivial et d'aussi faux, est choquante. Cela n'entre plus dans le "domaine d'expertise" des correcteurs d'aujourd'hui.


    Quant à Bourget, que je n'ai jamais lu, est-il si certain que ce soit un exécrable romancier ? Je crois me souvenir que Nietzsche (dont certes le jugement n'est pas infaillible) en dit beaucoup de bien.

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    1. J'ai lu Le Disciple il n'y a pas si longtemps, qui passe pour l'un de ses romans ayant le mieux vieilli. Si la première moitié est tout à fait lisible (mais pas bouleversante non plus), la seconde sombre dans un insupportable et fort ennuyeux "psychologisme". Cela dit, "exécrable" était sans doute trop sévère de ma part.

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    2. Franchement Victor, "la caractéristique immémoriale" c'est très con !

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    3. Curieusement le "psychologisme" se remarque péniblement quand les personnages ne sont que des baudruches ou des pantins. J'ai eu la même impression désagréable en lisant le début des Déracinés.

      "La caractéristique immémoriale", c'est finalement quelque chose comme le génie national, l'identité française, son essence (termes déplaisants). Dès l'origine, la France a été un pays mélangé, et elle n'est France que mélangée. Il s'ensuit qu'elle doit être superlativement elle-même lorsque de larges échantillons de peuples du monde entier viennent s'y établir. A ceci près qu'ils refusent de s'y mélanger.

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  7. Des soucis d’érection en ce moment ?

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  8. Joseph Conrad se méfierait donc de Didier Goux. Essayez de le rassurer Didier, je suis sûr que c'est parti d'un simple malentendu.

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  9. Je ne voudrais pas que vous minimisiez la chance qui vous est offerte de participer au Prix du premier roman de Chambéry, pour lequel vous avez été sollicité.
    Je voudrais attirer votre attention sur le sérieux de cette association culturelle - dont j'ai bien connu le président Daniel Enjalran - qui fait participer des dizaines de lecteurs à l'attribution de ses prix. Depuis l'origine, des centaines d'écrivains ont été couronnés, dont beaucoup ont fait leur chemin depuis.
    Même votre cher Houellebecq, pour ne citer que lui, a obtenu un prix à Chambéry avant que d'être reconnu par tous.

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  10. La déprime est le fait marquant de 2016. En revanche, ces moments où tout s'éteint permettent souvent une réflexion , comme si le malheur marchait main dans la main avec la profondeur, les abimes magnifiques de la connaissance, enfin à condition d'en sortir (peut-être que la route passe par Chambéry)...

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