mercredi 6 juillet 2016

Terrorisme : bref manuel de soumission bêlante


Que faire, face au terrorisme ? Comment réagir pour le contrer, le réduire, l'endiguer ? On a parfois la déprimante impression que personne ne le sait. Heureusement, si ! Certains esprits plus lucides et déterminés ont compris quelles armes il fallait opposer aux assassins et, surtout, dans quelles tragiques erreurs nous devions éviter de tomber. Je vous invite donc à vous rallier sans tarder aux conseils de cet infatigable combattant de l'avenir qu'est le soldat Sarkofrance. En voici un extrait :

La terrorisme à si grande échelle vise une terreur à laquelle il ne faut pas céder. Ne pas céder consiste d’abord à ne pas réclamer à chaque attentat de énièmes nouvelles mesures répressives, ne pas instrumentaliser les drames, ne pas réagir sauf pour exprimer une compassion envers les victimes; ne pas se disputer sur l’interprétation politico-sociale à donner à l’évènement; ne pas s’indigner contre telle ou telle religion.

Donc, premier point important, qu'un vain peuple ignore trop souvent : le terrorisme vise une terreur. Deuxième point, capital : pour contrer les violences, notre seule arme est le “ne pas” : ne pas réclamer (ça ne me viendrait même pas à l'idée), ne pas instrumentaliser (quelle horreur !), ne pas réagir (sauf pour pleurnicher et allumer des bougies), ne pas se disputer (sinon : au coin !), ne pas s'indigner contre la religion (et, bien entendu, ne même pas la désigner). Au cas où l'on douterait de son propre entendement, voire de sa raison, notre débonnaire combattant du ne-pas résume en une phrase sa philosophie de bergerie :

Ne pas céder au terrorisme consiste à ne pas réagir au terrorisme autrement que dans la solidarité et l’émotion.

Traduit du patois ovinophone en langage humain, cela veut dire qu'à chaque bombe doit répondre un nouveau ruissellement lacrymal, et que le moindre Allahou Akhbar ! doit être rendu inaudible par un concert de snif ! avec chœur de bêêê ! 
  
Si, malgré ces sages et judicieux conseils, l'un ou l'autre d'entre vous se sent encore un tantinet agacé par les agissements d'éléments mal contrôlés de notre belle espèce humaine, je l'invite fermement à méditer ce dernier précepte formulé par notre bon pasteur…

Et à conserver sa rage bien au chaud pour plus tard.

Je suppose que le temps n'est pas loin où l'on nous engagera aimablement, en vue de la tonte à venir, à fournir nous-mêmes la tondeuse. Avec le sourire, pour ne blesser personne.

31 commentaires:

  1. Il est bien court son billet. Il ne s'est pas beaucoup remué les neurones.
    Par exemple il aurait pu dire qu'en matière de terrorisme le coupable est défavorablement connu des services de police, qu'il s'agit de "la société."
    Quelle négligence...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est peut-être juste un échauffement…

      Supprimer
  2. Vous avez tort de vous moquer du moine-soldat Juan. Sa stratégie de combat n'est pas du tout sotte; je l'ai testée l'autre jour face aux nains de jardin qui peuplent l'allée, à l'entrée de la résidence de mes beaux-parents. Et bien figurez-vous que le jour où j'ai décidé d'ignorer l'existence de ces êtres répugnants et belliqueux (les nains...), j'ai enfin cessé de perdre une demi-heure de négociations, de compromissions et de palabres inutiles pour pouvoir enfin accéder librement, et avec un stock de rage parfaitement intact, à la porte d'entrée du domicile de ma belle famille.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Vous m'avez convaincu : je vais faire un second billet pour rendre hommage à la lucidité du moine.

      Supprimer
    2. C'est louche.
      D'habitude on ne vous retourne pas aussi facilement... d'autant plus que, ne l'oublions pas, il s'agit ici de nos vies. Et de celles de nos animaux. Car n'en doutez pas, la devise de ces terros (c'est ainsi que les pros les appellent) doit être "pas de quartier". Je me plais donc à supposer que votre calme apparent cache une longue et minutieuse préparation à la lutte façon ninja...

      Supprimer
    3. Ce doit être mon côté "crypto-bobo"…

      Supprimer
  3. Vous êtes passé trop vite sur la conclusion :" conserver sa rage bien au chaud pour plus tard". Le jour viendra où nous devrons nous faire sauter avec des ceintures d'explosifs dans les quartiers musulmans. Mais je dois avouer que les 72 vierges qui m'attendent au paradis ne me motivent plus tellement, sauf si on a l'assurance d'y trouver du Viagra.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je n'ai d'ailleurs jamais compris pourquoi la perspective de ces 72 vierges ne suffisait pas à dissuader tout le monde de mourir : qui peut bien avoir envie de passer l'éternité au milieu d'un tel troupeau piaffant, pleurnichant, reprochant, vitupérant, etc. ?

      Supprimer
    2. Ce que je n'ai pas compris c'est pourquoi les féministes si promptes à dénigrer la religion catholique ne trouvent pas ça dégoûtant !
      Elles ne pleurnichent pas, elles baignent dans la félicité d'être le repos du guerrier j'imagine

      Supprimer
    3. Surtout que 72, vierges ou pas, finalement c'est peu pour occuper l'éternité.

      Supprimer
    4. Il y a une sacrée arnaque, dans cette histoire : on n'a droit qu'à 72 vierges, et à rien d'autre; or, une fois qu'on les a consommées ( mettons au bout de 72 jours, à raison d'une par jour), elles ne sont plus vierges, et on n'a plus droit à rien du tout, pour l'éternité; et l'éternité, c'est long...

      Supprimer
    5. "le jour viendra" Vous ne serez probablement pas concerné au vu de votre age avancé Moi si inch allah

      Supprimer
  4. Un autre qui me paraît très lucide aussi : Mathieu Guidère à qui on demandait ce soir sur C' dans l'air : "Quel conseil donneriez-vous contre le terrorisme ?" Répondait : "Je conseillerai de prier !"

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est peut-être Sarkofrance sous son vrai nom ?

      Supprimer
    2. reste a savoir quel dieu invoquer pour etre sur d'etre entendu Allah, bouddha, Krishna, Jéovah ? Maradona Madonna Zidane ? Francois Mitterrand ,

      Supprimer
  5. Dites-moi, le Anton, il fume quoi ? Parce que lui, c'est sur, il fume alors que votre moine soldat, il se pignole, non ?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Il fume de la barbe de nain de jardin séchée. Je crois.

      Supprimer
    2. Quand je vois la rémarque que m'a faite l'ancien chez Juan (au moins aussi fine que celle de Corto), je me dis que je vais peut-être arrêter l'art pour me contenter du cochon. C'est plus dans mes cordes, et puis si ça peut éviter la confusion chez les grands esprits...

      Supprimer
  6. Aââhhh.

    J'avais eu très peur lorsque j'avais lu que "Face à des terroristes qui ont, on l'a vu, des moyens d'agir, et qui n'hésitent pas à recourir à des armes qui peuvent tuer. Qui peuvent tuer des policiers, qui peuvent tuer aussi des populations tout simplement parce qu'elles sont là. ......." je trouvais que les consignes de sécurité et préconisations d'action étaient un peu légères.

    Maintenant je sais enfin quoi faire :
    "ne pas réagir au terrorisme autrement que dans la solidarité et l’émotion."

    Étant très pessimiste, je vais peut-être rajouter une réactualisation de mes cours de secourisme, mais ce n'est qu'au cas où.

    Ma réaction est très excessive puisque normalement une bougie place de la République et des pleurs devraient suffire.

    Droopyx



    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Gardez quand même le secourisme : pour les terroristes qui se seraient blessés avec leur propre arme et qui auraient besoin de premiers secours, qu'on ne saurait leur refuser.

      Supprimer
  7. En résumé : circulez, y a rien à voir !
    Et cette “rage pour plus tard” : contre qui ?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Contre les fachos qui, par leur islamophobie primaire, ont agacé ces pauvres musulmans qui ne demandaient qu'à fraterniser et les ont ainsi poussés à quelques regrettables excès.

      Supprimer
  8. La rage bien au chaud? Je me demande si la rage froide se conserve bien au chaud.
    Et plus tard? Quand? Sans doute quand les poules auront des dents, aux calendes grecques et à la saint Glin-glin.
    Quand le terrorisme fera partie du quotidien et qu'on n'y fera pas plus attention qu'aux grèves à la SNCF.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. En cuisine, on parle d'un "chaud et froid"…

      Supprimer
    2. Merci à notre ami Sarkofrance, grâce à qui on sait maintenant que la rage c’est comme le cassoulet : c’est meilleur réchauffé.

      Supprimer
  9. Ne rien faire, autant se promener avec une pancarte : " tabasse moi,c'est cadeau"; donc si suis les idées du garenne, un jour où j'ai pas trop le moral, je vais le voir en criant ;" ah la quel bar"; en lui défonçant le crane voire si affinités, il ne se défendra pas.
    Il demeure où, le Gandhi d'opérette, je pourrais avoir besoin de me défouler surtout en ce moment.

    RépondreSupprimer

Les commentaires anonymes seront systématiquement supprimés, quel que puisse être leur contenu, voire leur intérêt.