dimanche 17 septembre 2017

Nos dimanches Dávila, 4


– La vulgarité de la nouvelle bourgeoisie prospère fait regretter la vulgarité de l'ancienne bourgeoisie fortunée.

– “L'automne du Moyen Âge” se prolonge jusqu'au dix-neuvième siècle. Lorsque débute “l'hiver de l'Occident”.

– Le nazisme n'a pas été coupable seulement des atrocités qu'il a commises. En se prétendant proche de certains nobles thèmes de la méditation germanique, il a en même temps assassiné l'espérance d'une nouvelle floraison de l'Occident.

– Nager contre le courant n'est pas une folie si les eaux nous entraînent vers des cataractes.

– Un dialogue, ce ne sont pas des intelligences qui discutent mais des vanités qui s'affrontent.

– Toute société finit par éclater sous l'expansion de la jalousie.

– De gris en gris, il est facile de mener les niais du blanc au noir.

– Lorsque la rouerie commerciale des uns exploite la crédulité culturelle des autres, on parle de diffusion de la culture.

– Le chrétien progressiste se trouve si disposé à pactiser avec son adversaire que son adversaire ne trouve plus avec qui pactiser.

– Une époque, ce ne sont pas ses idées, ni ses événements, mais c'est son imperceptible accent.

– La prospérité industrielle réussit à faire que tous partagent les vulgarités des riches et les servitudes des pauvres.

– Depuis deux siècles on appelle “libre penseur” celui qui prend ses préjugés pour des conclusions.

8 commentaires:

  1. C'est là que j'ouvre La Philosophie de Georges Courteline au hasard, et voici ce que je lis :
    "... La CORRECTION, ce mal né d'hier et dont nous périrons demain si nous n'y mettons bon ordre, nous envahit de jour en jour; sournoise et doucereuse ennemie, perfide compromis des consciences qui capitulent sans en convenir, ne se sentant pas le courage de se mettre purement et simplement en carte et de descendre sur le trottoir..."
    On peut dire que depuis 1929, où ces lignes ont été publiées, ces messieurs-dames ont fait des progrès: aujourd'hui il y a foule sur les trottoirs !

    RépondreSupprimer
  2. Ah! Davila, cela devient une drogue qui enivre doucement...
    "Une époque, ce ne sont pas ses idées, ni ses événements, mais c'est son imperceptible accent."
    Et à force, certains de ses aphorismes nous resteront pour longtemps.
    Joli travail de bénédictin, Maître Goux !

    RépondreSupprimer
  3. Je dois dire que cette cuvée est particulièrement réjouissante.

    RépondreSupprimer
  4. J'ai découvert Dávila il y a déjà pas mal de temps quand je débutais dans le réactionnariat après ma longue période de pollution gauchiste, mais c'est toujours un bonheur de le relire. Continuez, maître Goux.

    RépondreSupprimer
  5. "Le nazisme n'a pas été coupable seulement des atrocités qu'il a commises. En se prétendant proche de certains nobles thèmes de la méditation germanique, il a en même temps assassiné l'espérance d'une nouvelle floraison de l'Occident.

    Bernanos: "Ceux qui parlent ainsi se font traiter d'antisémites. Ce mot me fait de plus en plus horreur, Hitler l'a déshonoré à jamais." : lequel est antérieur, qui a pompé sur l'autre ?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. vous remarquerez (enfin seulement si vous otez vos oeilleres) que le racisme le nationalisme l'autoritarisme ne sont diabolisés que depuis la fin de la seconde guerre mondiale (autrefois la gauche était au moins aussi autoritaire nationaliste et raciste que l'"extrème droite" d'aujourd'hui ex le colonialisme de la 3 ème)La gauche a ainsi réussi le hold up idéologique et politique parfait car en accusant uniquement droite et ses valeurs, elle a permis de faire oublier ses propres responsabilité dans la montée du fascisme et du nazisme (lire a se sujet l'excellent livre de B.Malbraque:"le socialisme en chemise brune") Et tout cela lui a donné une virginité nouvelle pour imposer ses nouvelles idées après mai, tandis que la droite traditionnelle, qui paraissait "mouillée" avec le pire, n'a plus trouvé la force nécessaire pour mener une réelle contre attaque politique et intellectuelle

      Supprimer
  6. J'ignorais jusqu'à l'existence de cet homme. Sans vous je n'aurais même pas eu l'occasion de le regretter.

    RépondreSupprimer
  7. Que pensez-vous de celle-là: "La liberté à laquelle aspire l'homme moderne n'est pas celle de l'homme libre, mais celle de l'esclave un jour de fête." Muray doit pas être loin.

    RépondreSupprimer

Les commentaires anonymes seront systématiquement supprimés, quel que puisse être leur contenu, voire leur intérêt.