samedi 30 septembre 2017

Les fantasmes d'Alexandra


Ce pourrait être le titre du Brigade mondaine que j'ai oublié d'écrire ; elle aurait d'ailleurs été plutôt amusante à imaginer, cette héroïne soudain submergée par des pulsions qu'elle reste la seule à croire relever de la politique, de l'engagement, de la responsabilité citoyenne, etc., alors que, dans cette affaire, seules les glandes et les hormones semblent avoir la parole et n'entendent pas la déléguer à qui ou quoi que ce soit d'autre qu'elles. J'ai découvert cette étrange Alexandra il y a déjà quelques mois – fort heureusement elle écrit peu –, à peu près au moment où une énorme vague de désir la submergeait, dont l'objet – que dis-je : le luminaire, le phare, l'astre, à la fois la source et le delta – n'est autre que l'homuncule socialiste illustrant ce billet. Sur le moment, je me suis demandé si je n'avais pas affaire à un canular. Puis, je me suis rendu compte que non : c'était trop beau, trop gros, trop pur de tout alliage ; moi-même, si je décidais d'ouvrir un blog de ce genre, pour m'amuser un peu, je n'oserais pas aller si loin dans ma prétendue idolâtrie, peur d'être trop tôt démasqué. Donc, Alexandra est réelle. On l'imagine assez vivant seule, ou en tout cas sans homme, ayant déjà abordé aux rives incertaines de l'âge critique (mais, finalement, existe-t-il chez les femmes un âge qui ne soit pas critique ? Il faudrait examiner cela). On ne sait trop à quelle cause attribuer un raz-de-marée adulatoire aussi violent : image enfouie du père qui resurgit ? Ménopause chaotique ? Bref retour d'ovulation ? Abus de lectures bovaryennes ? Qu'importe, au fond. Ce qui compte, ce sont les purs diamants qu'engendre cet amour impossible, cette adoration sans mélange d'une humble prêtresse vibrante en sa génuflexion. Je vous livre le dernier paru, mais il en est trois ou quatre autres à dégager de leurs gangues : il suffit de s'enfoncer un peu dans les différentes veines de cette mine.

21 commentaires:

  1. Bonjour Monsieur Goux :
    J'ai lu, à voix haute et en faisant de gros efforts pour ne pas rigoler,à mon mari quelques extraits de la prose de cette Alexandra.
    Verdict cinglant de mon conjoint : "faut qu'elle se trouve un mec rapidos elle est vraiment en manque."

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    1. On doit pouvoir résumer ça comme ça, oui…

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  2. Si vous pensez que c'est comme ça que vous allez faire revenir les Georges et les Marchenoir ?

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    1. Ah ! mais je ne tiens pas particulièrement à ce qu'ils reviennent !

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  3. La citation de Jaurès est étrange :elle signifie qu'il ne faut jamais avoir une confiance inébranlable pour l'avenir : est-ce bien ce qu'il a voulu dire ???

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    1. D'autant que "avoir une confiance pour" est du charabia, ce qui surprend de la part de Jaurès. À mon avis, Alexandra a dû travailler à partir d'une traduction sud-coréenne, ou quelque chose comme ça.

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  4. Ça aurait mérité une entrée chez les modernoeuds, mais je sais qu'il y a des règles strictes...
    Il y a même une citation d'Aragon, le poète au nom de gaz rare (mais non l'argon, pas le zyklon B) d'où Jean Ferrat, toute ma jeunesse pré-jazz quoi...
    Du coup, j'ai repensé au billet Les moines et leurs règles, un des premiers que j'ai lu à mon retour, que j'avais trouvé vraiment excellent. J'avais failli vous féliciter, puis je me suis dit que vous aviez déjà suffisamment de mal à combattre l'enflure des chevilles entretenue par les trois fameuses. Qui n'ont d'ailleurs rien dit à cette occasion. Tiens donc.
    Comme appeau à Marchenoir, je serais moins catégorique que Mildred car les derniers commentaires de Robert que j'ai vu étaient franchement néo-cons pas modérés du tout (méchant Poutine, gentille Hillary Clinton).
    Vous avez peut-être un créneau intéressant dans l'anti-féministe travaillée par ses hormones ? Après tout ça a bien réussi à Flaubert et le presse-tige n'est qu'une affaire d'orthographe (oui, bon, sans commentaire, il faut bien une chute quelconque).

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    1. Oh, ça, le "méchant Poutine", ç'a toujours été un de ses grands dadas.

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    2. Oui, très étrange cette attitude "néo-cons" sans nuance. Toute cette belle rhétorique pour tenir des discours d'agent infiltré (je parle de Marchenoir), quel gâchis. Quant à la blogueuse qui fait l'objet du billet, on dirait une blague.

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    3. Du coup, et en y repensant, la femme de Heffner n'a même pas eu besoin de cinq ans de presse-tige pour être consacrée veuve en bonne et due forme !

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    4. Je vois que Mildred renoue avec l'attitude bon public.
      Les banques du sperme pleurent la disparition d'un bienfaiteur.
      Noeud+Poutine->spetsnaz, ça devrait attirer Barbara Bonzaï ce qui me fait penser à une réplique de Bretécher :
      - Je ne supporte que les types qui se jettent sur moi comme des bêtes, et si ils grognent c'est encore mieux...Mais une seule fois, parce que même chez les camionneurs il y a des sentimentaux qui s'attachent...
      Plus bas (forcément) on évoque DSK...moi je dis que vous avez un créneau qui ne demande qu'à être rempli...

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    5. On dirait que j'ai encore fait un bide. Pas grave, j'ai l'habitude.
      Je n'avais pas prêté attention à la photo que vous avez choisie comme illustration. Vous semblez sous-entendre qu'Alexandra est clitoridienne.
      Et personne ne vous vole dans les plumes (je m'adapte à la nouvelle tendance gallinacée), vous êtes très fort.

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  5. Ah pour le coup, c'est du lourd. Merci pour ce moment ... d'égarement !

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  6. Je suis passée sur ta page tweeter , mon ami , parce que tes mots ont la capacité de m'apaiser.

    On lit bien évidement «mon amour»...

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  7. Le pauvre Benoît doit souhaiter ne jamais se trouver seule avec elle dans un ascenseur. Ah! Si l'objet de sa flamme avait été DSK, ça aurait pu s'arranger.

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  8. Z'avez trouvè ça où ? Déjà qu'Eloooody vient de faire un billet inclusif.

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    1. Dans la blogoliste de Rosaelle : une valeur sûre, donc.

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  9. J'y crois pas. C'est un peu trop forcé dans le genre " j'en peux plus de toi Benoît".
    Mais on se laisserait presque prendre à cette parodie de vieille gauchiste en phase terminale.

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    1. Je suis, moi, persuadé qu'il s'agit d'une "vraie". Justement parce que, comme je le dis dans le billet, celui qui aurait voulu faire une plaisanterie se serait arrangé pour être davantage crédible. Bref : Credo quia absurdum.

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  10. AH moi j'aime ça son billet à la dame. Je m'y suis bien amusé. Puis elle y croit vraiment, cela force le respect.
    Autrefois il y avait les bigots pour se distraire le dimanche, aujourd'hui, il y a les socialots.
    S'il vous plaît, ne me les découragez pas, qu'ils continuent encore et encore.

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    1. Je ne pense pas que ce genre d'oiselle soit décourageable…

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