jeudi 5 février 2015

Le capital m'est tombé dessus…


… Plus exactement, il s'est posé dans ma boîtes aux lettres ce matin. Si j'en crois l'avertissement liminaire, ce volume de quatre cents pages devrait être suivi de trois autres, respectivement sous-titrés Le Mythe du capitalisme, Théologie du capital et enfin Être et capital : pour une philosophie de l'avoir.

Je comptais recopier ici le dernier paragraphe de la quatrième de couverture, mais je m'aperçois que c'est exactement ce qu'a fait Michel Desgranges dans son billet d'hier. Puisque me voilà grillé, contentons-nous d'indiquer les trois parties de ce premier tome :

– Anthropologie du capital,
– Sociologie du capital,
– Poétique du capitalisme.

Cela peut sembler rébarbatif ; mais, pour avoir aléatoirement grappillé quelques pages çà et là dans le volume, je puis déjà dire que la lecture en est rendue fort agréable par une écriture fluide et point du tout jargonnante, encore moins jargonneuse, et bien évidemment pas jargonneresse. Et puis, un auteur qui peut intituler un chapitre Marx, né trop tard dans un monde trop vieux, ou encore Hyperboles, hypotyposes, hypallages, celui-là a toutes chances d'être un honnête homme.

17 commentaires:

  1. Allons bon ! Vous liez des machins "politiques", maintenant !

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    1. Ça m'arrive. À peu près aussi souvent que vous de la littérature, mais ça m'arrive.

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  2. Michel Leter est effectivement un honnête homme, au sens du XVIIe siécle, et tel que le concevait le chevalier de Méré.
    Mais le lire est pour l'homme d'aujourd'hui.

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    1. C'est bien dans ce sens que je comprenais.

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  3. S'agit-il encore d'un ouvrage paradoxal et fantaisiste qui veut nous apprendre que ceux dont l'unique rêve est de faire du pognon sont les vrais bienfaiteurs de l'humanité ? Parce que s'il faut se taper les quatre tomes pour avoir la réponse, c'est vache. Personnellement j'attendrai la fiche de lecture de Marchenoir avant de me décider.

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    1. On attendra donc l'avis de Robert…

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    2. Je connaissais la version "vintage", comme dirait l'autre, par un certain Karl MachinChose...

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  4. Rendez-vous dans... combien de temps faut-il pour le lire? Et le comprendre.

    C'est un ouvrage à thèse?

    Faut-il compter avec son grand frère, texte sacré de la religion marxiste, ou bien l'auteur veut-il mettre ses distances avec l'éponymie, et distinguer son livre de ce dont il procède?

    Je compte sur vous pour le dire, et votre œil acéré, quoique sur les questions idéologiques j'ai cru discerner en vous comme un branle dans le manche.

    Bref, dans l'attente de vous lire.

    Dans "Marx né trop tard dans un monde trop vieux", il y a quelque chose dont on sait qu'il correspond à une réalité, mais dont on comprend que le message qui lui correspond avait surtout une ampleur prophétique et en même temps dépassée par le cours des événements.

    Quelque chose s'est enclenché avec Marx, qui pourtant était déjà vieux, et se poursuit encore, mais ne correspond à plus rien.

    Ce livre et son auteur tranchent-ils, selon vous, ce différend qui nous occupe depuis plus d'un siècle (et demie) maintenant?

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    1. Ça m'étonnerait beaucoup que je me sente capable d'une recension argumentée de ce livre : comme le signale gentiment Nicolas avant vous, les lectures "politiques" ne sont guère mon fort. Enfin, on verra.

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  5. Moi qui pensais que vous aviez reçu un gros chèque de madame Bettencourt, je suis déçue !
    Quant au bouquin, je vous fais confiance : vous nous raconterez.

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    1. C'est amusant que vous disiez cela, car ce qui m'est "tombé dessus" il y a deux heures, ce sont quatre mille signes à écrire, mais sur l'autre Bétancourt, Ingrid…

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    2. quatre mille signes sur Ingrid ???

      Comme je vous pleins....

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  6. C'est, à mon avis, un excellent livre ( qui a cependant le défaut de m'avoir fait mesurer l'étendue de mon ignorance ) et ce qu'il dit de Marx est véritablement lumineux.

    Raoul

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    1. Les quarante premières pages m'ont fait le même effet qu'à vous…

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  7. De notre envoyée spécial :

    "drame dans une petite ville de l'Eure, le capital est tombé sur Didier goux, nous lui souhaitons un prompt rétablissement'

    hélène

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  8. AVIS : Il se pourrait que votre Romain Blachier ait le bras plus long que vous ne le pensez car la page que vous lui avez consacrée a disparu des écrans !

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    1. Non, c'est moi qui l'a supprimée de mon propre chef : trop sottement agressive…

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