mardi 2 mai 2017

Tu reviendras à Kundera


Depuis une dizaine de jours, je consacre l'essentiel de mes journées à relire les uns derrière les autres, et dans leur ordre chronologique, les romans de Milan Kundera, lecture que je panache avec celle de ses divers essais. L'œuvre (c'est le titre qu'il a voulu donner à l'ensemble) occupe deux volumes de Pléiade : le premier contient ses sept premiers livres (Risibles amours plus les six romans “tchèques” qui vont de La Plaisanterie à L'Insoutenable Légèreté de l'être) ; le second tome propose le dernier roman tchèque, L'Immortalité, ainsi que tous les écrits “français” – romans et essais – qui ont suivi. Je pense en avoir complètement terminé d'ici le prochain week-end, et pourrai donc ainsi savourer pleinement, l'esprit dégagé et le regard vide, comme lui, la belle victoire du petit Emmanuel.

Il n'est pas impossible que nous reparlions de Kundera dans quelques jours, pour peu que m'empoigne l'illusion que j'aurais des choses pas trop sottes à dire à son propos. Mais pas ce soir : si j'ai fait ce petit billet, c'est simplement parce que je trouve la gueule de Milan Kundera infiniment plus agréable à contempler, à l'ouverture de ce blog, que celles du chevalier à la triste figure chavézienne et du ravi de la crèche mariniste.

10 commentaires:

  1. Moi, j'aime bien la gueule de Kerouac; mais chacun ses goûts...
    PS: j'ai vérifié sur le dictionnaire de l'Académie Française: pas de "chavézien"

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    1. Jamais lu une ligne de Kerouac, je l'avoue.

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    2. "N'avouez jamais" recommandait le "boucher de Clichy-la-Garenne" avant le couac ultime.
      Ce qui n'empêche pas qu'aller à la pêche à la ligne ou lire une ligne de Kerouac soient des options pour dimanche. Ou pêcher le maquereau, ou s'engager dans la marine ... Ô délice des choix!
      Jean

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  2. Bon ! Ce soir-là, vous ayant lu, j'ai voulu faire comme vous et revenir à Kundera ! Catastrophe : TOUS mes Kundera s'étaient envolés ! Je n'ai pu mettre la main que sur un Gombrowicz ! Vous me direz c'est mieux que rien. Donc j'ouvre le livre au hasard et je lis :
    "Quelle...cochonnitude, quel encochonnaillement... que moi à la fin de ma vie, de ma famille, dans mon foyer, que je ne sache même pas qui je fréquente, où je suis, que je sois dans ma propre maison comme un chien errant, que je ne puisse me fier à autrui, que ma maison soit une maison de fous... et c'est pour cela que toute mon existence... tous les efforts, les travaux, les soucis, les fatigues, les craintes de toute une vie, que je ne peux ni compter ni me rappeler, des années entières, mon Dieu, des années, avec les mois, les semaines, les journées, les minutes, les secondes..."
    Je ne suis pas allée jusqu'au bout de la phrase, et j'ai reposé Cosmos sur son étagère.

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    1. C'est pourtant un grand et magnifique écrivain que Gombrowicz ! Mais je reconnais qu'il est d'un abord assez… abrupt, disons.

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    2. Je n'ai lu que Ferddyurke de Gombrowicz et je ne suis pas sûre d'avoir tout compris... je l'ai prêté à mon fils qui a été tout aussi perplexe...
      J'aime beaucoup Kundera. Dans un de ses essais il recommandait de lire Hermann Broch et j'ai suivi son conseil avec Les Somnambules ; c'est plutôt ennuyeux, trop long en fait

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    3. C'est très bien, Les Somnanbules ! Même si, en effet, la troisième partie n'est pas pleinement réussie.

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    4. Voilà, la 3ème partie gâche l'ensemble !

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  3. Je sais gré à Kundera d'avoir dit du mal de Rennes, ma ville natale.

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    1. Cela restera comme son principal titre de gloire.

      (Je suis personnellement fort marri qu'il n'ait jamais cru devoir écrire la moindre ligne à propos de Châlons-sur-Marne…)

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