jeudi 28 septembre 2017

Poule position


Odette et Nana perchent à la maison depuis août.

29 commentaires:

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    1. La rouquine nous gratifie d'un œuf par jour depuis environ une huitaine. La grise se fait encore un peu tirer la crête…

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    2. Et comment vous partagez-vous avec Catherine cet unique œuf quotidien ? Une micro-omelette ?

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    3. Je me dévoue pour le lui laisser…

      (Je me rattraperai quand Odette se décidera.)

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  2. Où Didier lit ce que Debussy écrit sur un certain Sauer sans pouvoir démêler si c'est du lard ou du cochon. Mais déjà il se félicite que FD ait encore recours à lui. Il lâche le roman d'un certain Jean-Pierre Martinet : "Trop de noirceur tue la noirceur" et vlan, à la poubelle, "l'écrivain maudit" !
    Et le voilà "père d'une poule malade", lui qui en plus de quarante ans avait réussi à ne pas faire d'enfant. Et nous voilà abreuvés de force détails sur l'état de santé de Nana et des traitements à elle administrés. C'est un peu embrouillé, mais à la fin on comprend que Odette et Nana sont bel et bien mortes.
    Du coup, quelle bonne idée d'aller se relire soi-même, sur le blog, de regretter ces commentateurs partis pour d'autres cieux - Georges, Marchenoir - dont le silence est "retentissant".
    Puis il plonge dans Dantec "invraisemblable fatras" qui "fascine peut-être aussi par ses boursouflures même", et s'attaque aussi à Ellroy par son "American tabloïd" pendant qu'un "raz-de-marée nazi" déferlant sur Charlottesville, fait se lever tout ce que "comptent de joyeux progressistes" nos pays "en phase terminale".
    Mais les voilà le soir, lui et Catherine, un verre à la main se faisant la conversation sur Odette et Nana.
    Arrive le dimanche 20 août - à lire absolument - où il est question d'un "fucking légume" et de son pouvoir à ressusciter les fantômes des êtres aimés.
    Il n'accroche guère à Barbey d'Aurevilly et lâche aussi Elleroy : direction, poubelle jaune !
    Apparition d'Odette et Nana, secondes du nom, et des "voisins parfaits".
    C'est alors qu'il sort ses Nicolas Gomez Davila de leur rayonnage et décide de proposer à l'anglo-saxonne, "des choses scandaleusement intelligentes" du Colombien, chaque dimanche, sur son blog, histoire de leur mettre "le nez dans leur merde fadasse" aux anglo-saxons.
    Il en a "marre de l'été", s'occupe de "la dépouille encore chaude de cette pauvre Mireile Darc", et passe du temps avec divers écrivains sud-américains.
    Odette et Nana se portent à merveille.

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    1. Je me demande, au vu de sa qualité, combien de lecteurs ont la sagesse d'attendre patiemment votre résumé, plutôt que de se taper bêtement ma version délayée…

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    2. Vous pourriez aussi, "au vu de sa qualité", vous demander combien de lecteurs de mon résumé auront envie d'aller "se taper votre version délayée" ?

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    3. Personnellement, une fois lu le résumé, il ne me viendrait certainement pas à l'idée d'aller, en plus, me fader la version longue !

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  3. Je suis perdu dans les poules. En début de mois, elles mourraient bêtement et vous juriez attendre fin septembre pour renouveler le cheptel mais le 19 août elles sont à nouveau présentes. Comment voulez-vous que je suive ?

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    1. Finalement, on en a racheté deux autres – presque exactement les mêmes –, dès que le poulailler a été désinfecté.

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    2. Je sais, vous l'avez écrit ici. Mais ça fait un trou dans le journal.

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    3. Par curiosité, j'aimerais savoir comment on désinfecte un poulailler. On y met le feu ?

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    4. On y va au napalm, comme pour les bridés communistes.

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  4. Cretinus Alpestris28 septembre 2017 à 10:56

    J'ai aussi lu Dantec. Enfin... je crois avoir lu Dantec. Oui, je dois avoir entre-lu Dantec.

    J'en conserve un vague souvenir. Pas déplaisant, mais fugace. Comme la découverte d'un néo-continent qui se limiterait à sa plage de silicium. Voyez ? Avec de très éphémères visions donnant sur les sub-champs d'un cyber-possible non encore synthétisé. C'est frustrant. Parce que la matrice infra tient à conserver ses secrets structurels. Voyez ? Je tenterais bien de vous l'expliquer plus en détail si vous avez quelques siècles de libres devant vous. Mais faut d'abord que je retrouve mon fusil à pompe avant que les MIBs de l'Agence débarquent pour mon traitement. Ils connaissent pas Maurice.

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    1. Le pastiche n'est pas mauvais !

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    2. Oui !
      C'est tout à fait ça.
      Ça me rappelle que j'ai tenté de lire «Babylon Babies» mais que ça m'a très vite barbé.
      Et tiens je l'ouvre ce livre. Page 227 au hasard :

      Comment expliquer ce qu'elle voyait se dessiner chaque jour, chaque heure, chaque M
      micro seconde, avec plus de netteté dans les immenses abymes du temps et de l'espace, dans chaque interstice de liberté s'étoilant en mailles furtives au cœur de la matière et de ses déterminismes, ou indéterminations, comment imaginer simplement ce que ses processeurs narratifs tentaient péniblement de mettre à jour ?

      Grandiose non !?

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    3. Je me souviens que, voilà une quinzaine d'années, quelqu'un m'avait mis un de ses romans entre les mains (je ne sais plus lequel) : je suis allé jusqu'au bas de la première page… et n'ai même pas tourné celle-ci.

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  5. Attention : pas de choux ni de choucroute si vous prenez des anticoagulants de la famille des antivitamines K !

    " revenir à Davila après Dantec Ah, j'ai compris votre système de lectures: vous lisez les auteurs par ordre alphabétique. (quand vous aurez lu Zola, ce sera terminé).

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    1. Et le hasard fait que, ces jours-ci, je lis une biographie de Chateaubriand par Ghislain de Diesbach : comme vous voyez, je progresse à petits pas vers Zola…

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  6. Ce que vous dites sur ce malheureux Dantec me paraît juste, mais vous avez oublié de détailler un peu les bonnes pages du bonhomme. Le côté catho déjanté, réac rock'n roll, prophète à lunettes noires, ce n'était pas si mal.

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    1. Disons que je suis resté assez peu sensible à son personnage…

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  7. Voilà un journal qui n'aura pas été inutile : nous avons en commun la saga du chou-fleur.
    C'était ma grand-mère qui faisait la cuisine et ayant vécu deux conflits mondiaux (merci léjuifs comme n'aurait pas dit Marchenoir qui ne me manque pas du tout), elle n'arrivait pas à dissocier cuisine et économie de guerre...

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    1. En fait, je me suis aperçu que le chou-fleur était hautement mangeable, à condition qu'il ne soit pas cuit par ma mère ou ma feue grand-mère paternelle, c'est-à-dire à peu près réduit en bouillie.

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  8. Vous voyez, vous n'avez aucune crainte à avoir : tous vos commentateurs et jusqu'à jazzman, se réfèrent à votre journal et non à mon résumé !

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    1. Ils font semblant pour ne pas me faire de la peine…

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    2. A moins que ce ne soit vous qui fassiez semblant pour ne pas me faire de la peine ?

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  9. Ehoh, on n'est pas sur meetic. Donnez-lui rendez-vous à la Part-Dieu avec A la recherche du tank perdu (Sven Hassel) posé sur la table pendant que vous y êtes...

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  10. Votre fameuse page du 20 août dédiée aux délices du chou-fleur m'a fait penser au journal de Renaud Camus, grand obsédé de nourritures curieuses, servies et relatées avec une régularité maniaque...

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  11. Bien noté ce que vous de Barbey d'Aurevilly, moi ça me fait rire !

    " Dans les moins bons de ses articles, on a presque l'impression d'une sorte de Juan Asensio, mais qui, évidemment, écrirait dans un français étincelant au lieu de produire le magma bourbeux de l'autre zouave."

    Je note ça aussi qui me réjouit :

    " Est-ce qu'on ne va pas bientôt renvoyer tous ces enfants bruyants dans les locaux de la Garderie nationale sous la surveillance de leurs moniteurs à diplômes ?"

    Un mois d'août tout plaisant à lire, comme à l'accoutumée.

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