dimanche 19 novembre 2017

Nos dimanches Dávila, 13


– Le  monde moderne n'est pas une calamité définitive. Il y a des dépôts d'armes clandestins.

– Une discipline est scientifique quand elle n'exige pas que celui qui l'exerce soit intelligent. La science est ce que seul un homme intelligent invente, mais que n'importe quel imbécile pratique.

– L'envieux aime à se moquer des riches en demandant à quoi leur sert leur argent : il oublie, ce faisant, qu'il leur sert à provoquer l'envie des envieux.

– Nous ne devons pas écrire comme nous parlons, mais comme nous devrions parler.

– Une nation civilisée ne doit admettre d'être gouvernée que par des sceptiques.

– Les artistes modernes ont tellement l'ambition de se distinguer les uns des autres que cette même ambition les regroupe en une seule espèce.

– Il n'y a pas d'absurdité en laquelle l'homme moderne ne soit capable de croire, pourvu qu'il évite ainsi de croire en Jésus-Christ.

– La grande ambition de l'artiste actuel, c'est que la société le couvre d'opprobre et la presse d'éloges.

– La Révolution française paraît admirable à celui qui la connaît mal, terrible à celui qui la connaît mieux, grotesque à celui qui la connaît bien.

– La récente apparition d'une littérature de professeurs nous a réconciliés avec la littérature des journalistes.

– L'égalitarisme n'est pas respect des droits de ceux qui viennent derrière nous, mais allergie aux droits de ceux qui sont devant nous.

– Un grand écrivain n'est pas celui qui nous paraît grand, mais celui qui nous paraît être, pendant que nous le lisons, le seul grand.

9 commentaires:

  1. Bon dimanche cher Didier et merci de nous offrir les traditionnels petits aphorismes avilesques !
    Aujourd'hui, je penche nettement pour le premier :
    "– Le  monde moderne n'est pas une calamité définitive. Il y a des dépôts d'armes clandestins."
    Sinon, les autres sont tous intéressants et demandent à être discutés plus en détail. Quelle caverne au trésor vous avez déniché là, il y en a encore beaucoup comme ça ?

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    1. Environ deux cents pages. Mais je me suis montré fort sélectif. Si vous voulez avoir une vue plus large de l'univers du monsieur, offrez-vous ses deux livres parus en français : Le Réactionnaire authentique ainsi que Les Horreurs de la démocratie.

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  2. Le monde moderne n'est pas une calamité définitive. Il y a des dépôts d'armes clandestins.
    Mouarf !!
    Mais j'en ai repéré deux ou trois autres pas mal non plus, tout en esprit.

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  3. "Une nation civilisée ne doit admettre d'être gouvernée que par des sceptiques.”

    Toutafé d’accord.
    Le miterrand commun s’en nourrit juste avant les élections, après il se contente d’ortolans.

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    1. Ortolan avec deux "t".

      Ah, non, zut, c'est Mitterrand !

      Notez, ça rime !

      Errant, errant, petit ortolan !

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    2. La phrase exacte est: Le mitterand commun se nourrit de slogans…etc.

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    3. @Mildred; permettez-moi de vous reprendre au sujet du "qui dort dine" en vous expliquant ce qu'on m'a raconté à ce sujet, et que je trouve fort plausible. Cette phrase était un avertissement coutumier de certaines auberges, il y a bien longtemps, signifiant au voyageur désireux de passer la nuit que le repas du soir était compris dans le tarif; en d'autres termes: "celui qui compte dormir ici est tenu de dîner, c'est à dire de payer aussi le prix du dîner". Et donc: "qui dort dîne." J'ignore si cette explication est véridique, mais elle me semble probable et frappée au coin de ce bon sens commercial qui n'en finira jamais d'égayer un peu ce triste monde.
      Peter.

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  4. A mon avis, celle de l'envieux est un peu à côté de la plaque, mais après tout, il y en a bien un qui a écrit : qui dort dîne !

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    1. Celui qui voulait profiter de l'auberge devait obligatoirement y dîner et non apporter son repas.
      Il ne s'agit pas de substituer le sommeil au pain. Ce n'est pas de la politique mais de l'hôtellerie !

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