jeudi 7 janvier 2016

Pierre Boulez, un certain parcours


Comme on commence un peu à s'écharper sous le billet précédent, à propos de Boulez, je ne résiste pas au plaisir d'actualiser celui-ci, de 2012, en y laissant accrochés tous les commentaires : Marco Polo et Georges y avaient donné leur mesure pleine…

Pierre Boulez, compositeur et chef d'orchestre français, a fêté ses 85 ans en 2010, en la salle Pleyel, à la tête de deux formations : l'Orchestre de Paris et l'Ensemble intercontemporain qu'il a lui-même fondé en 1976. Boulez, en son âge, s'est mis à prendre la tête d'un grand singe mâle qui aurait vécu mille ans, ce qui est impressionnant. Mais, à vrai dire, il me semble que tous les grands chefs d'orchestre finissent par acquérir des têtes impressionnantes, et surtout des regards qui ne se peuvent comparer à ceux d'autres hommes, au moins lorsqu'ils dirigent : c'est bien par eux que le mot chef prend tout son sens.

La chaîne “culturelle” Arte, qui pour une fois méritait d'exister, vient de retransmettre ce concert deux dimanches soirs de suite, en le scindant en deux, selon une découpe heureuse – elle n'y a d'ailleurs pas de mérite propre, dans la mesure où la soirée avait été conçue telle par Boulez lui-même. La première partie, il y a huit jours, donc, était consacrée aux grands musiciens de la premières moitié du XXe siècle : Debussy, Ravel, Stravinsky, Schönberg,Webern, Varèse, Messiaen – peut-être aussi Berg mais je n'en suis plus tout à fait sûr. Chaque pièce – toujours courte, des extraits d'œuvre en fait, des mouvements isolés – était précédée par une brève introduction (filmée à part bien entendu) de Boulez lui-même, dont l'intelligence ni la manière élégante et fluide de parler sa langue ne semblent avoir été atteintes par son âge.

Hier soir, nous sautions dans l'après-guerre et passions à la génération même du chef : Berio, Stockhausen, Ligeti, Kurtàg, Boulez lui-même. Pour finir par un compositeur plus jeune dont j'ignorais, honte sur moi, jusqu'à l'existence : Marc-André Dalbavie, né en 1961 (à Neuilly-sur-Seine : salaud de nanti !) : ce que j'en ai entendu m'a donné envie d'en découvrir davantage, mais je ne me hasarderai certainement pas à tenter d'en dire plus.

Je n'ai pas pris la peine d'aller voir sur le net si ce concert – ou double concert, si l'on veut – avait fait l'objet d'une édition quelconque, s'il était possible de l'écouter ci ou là. Mais si c'est le cas, il me semble être un excellent “portail” pour tous ceux que la musique “contemporaine” (elle l'est de moins en moins…) continue d'effrayer et qui souhaiteraient ne pas mourir avant d'avoir eu l'occasion de réviser leurs préjugés à son encontre.

98 commentaires:

  1. C'est amusant, j'étais justement au téléphone avec un ami, à l'instant, et nous parlions de Gesualdo, l'opéra de Dalbavie dont Millet a écrit le livret.

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    1. Et vous en disiez quoi, si ce n'est pas indiscret ?

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    2. C'est curieux, cet opéra dont vous parlez ne figure pas dans la liste de ses œuvres, sur la fiche Wikipédia que j'ai mise en lien.

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    3. Justement, c'est TRÈS indiscret !

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  2. Disponible pendant 7 jours sur le site d'Arte :

    Pierre Boulez, un certain parcours (2/2)

    Seule la 2ème partie est disponible mais cela permet de se faire une idée. Personnellement je n'aime pas trop. Pour moi, la musique s'arrête à Richard Strauss, le dernier compositeur à peu près audible.



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    1. Enfin, tout de même, une fois arrivé à Strauss, il ne doit pas être très difficile de passer à Schönberg, tout de même ! Au moins celui “de jeunesse” pour commencer, La Nuit transfigurée par exemple, en commençant par la version orchestrée dirigée par Karajan.

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    2. Pourquoi deux fois “tout de même” dans la même phrase ? On ne le saura jamais…

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  3. Formidable!
    Il existe des musiciens d'exception, Boulez et Dutilleux et d'autres encore. Je ne connais pas Dabavie, mais un autre "jeune" est Pascal Dusapin, talentueux et raffiné.
    Et toujours Ravel, Ravel et Ravel…

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    1. Tiens, c'est vrai : Dutilleux était l'un des absents de ce programme.

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  4. Autrement dit "me cassez pas les noix avec des commentaires superfétatoires et à la con"...

    N'empêche que je suis en train d'écouter du Boulez en écrivant ce commentaire et que pour moi ça évoque essentiellement la recherche de l'anti-accord absolu... En même temps je sais bien que mes opinions sur la musique moderne je devrais les utiliser en suppositoire pour enfants.

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    1. Je dois dire que, parmi les compositeurs de cette génération-là, Boulez n'est pas celui vers qui je vais spontanément. J'y retourne de temps en temps, mais jamais spontanément…

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    2. Amiral, j'ai fait comme vous, j'ai écouté Boulez...

      Boulez à la musique ce que Paul McCarthy est à l'art : une escroquerie intellectuelle.

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  5. Dire que Boulez représente la musique actuelle est à peu près aussi sérieux que de dire que Buren est un grand artiste contemporain. Ces deux formes d'art ("art contemporain" et "musique contemporaine") ont perdu toute espèce d'existence (ou plutôt n'en ont jamais eue), et aujourd'hui un musicien a mille moyens d'exprimer son génie en prenant une guitare electrique et en crachant ses tripes dans un micro, retrouvant la brutalité et le sentiment viscéral qui n'auraient jamais dû quitter la musique. Pour les arts plastiques j'ai l'impression que c'est fichu.

    Parlez-moi de Joy Division, de The cure (albums de 80, 81 et 82 surtout) et aujourd'hui de Sigur Ros, pour ne citer que quelques exemples : ça c'est de la musique contemporaine, inventive et audible, profonde, sincère, complexe, prenant plus de corps à chaque audition, et surtout terriblement prenante. Votre Boulez n'existe que parce que d'autres vrais musiciens ont existé avant lui ; il s'en nourrit en leur suçant le sang, comme ces plasticiens abjects qui déposent leur crotte dans les musées d'art ancien ou les églises (Le Mont Saint-Michel, Nevers... et bien d'autres, c'est la nouvelle mode). Personne ne viendrait jamais voir leurs "oeuvres" dans un musée à elles dédié, alors on les impose à un public venu chercher tout autre chose. Il ne faut pas manquer de toupet pour jouer du Boulez en même temps que d'autres compositeurs, quand on s'appelle Boulez... Le toupet du crétin qui s'autodéifie, se place lui-même dans l'histoire, se sculpte sa propre statue. C'est comme si Richard Millet s'éditait lui-même en Pléiade ; sauf que là, bizarrement, on y trouverait à redire.

    Vivre avec le passé ne me dérange pas. Tout le monde a ses lubies. Prétendre qu'un type de 80 ans est un sommet de modernitude, j'ai déjà plus de mal. Mais ne pas comprendre que cette modernité a tiré un trait sur l'art tel que vous semblez le définir, devenu une "chose du passé", comme le prophétisait Hegel, c'est un peu dommage, car c'est se priver de ses véritables surgeons, de ses rejetons pleins de sève, vivants, pour tout dire, et dont j'ai cité plus haut quelques exemples.

    Et ne me répondez pas que c'est "chacun ses goûts", hein, où je me fâche.

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    1. Je ne vous répondrai certainement pas “chacun ses goûts”, non. D'ailleurs, je crois bien que je ne vais rien vous répondre du tout. Bon, je relève tout de même cette perle qui m'a mis en joie :

      « Votre Boulez n'existe que parce que d'autres vrais musiciens ont existé avant lui ; »

      Pour ce qui est du “toupet” qu'il y a à se diriger ou jouer soi-même, il va de soi que ni Bach, ni Mozart, ni Beethoven, ni Liszt, ni Wagner, ni Mahler, ni Ravel (liste non limitative) ne l'ont jamais fait…

      Tiens, du coup, j'ai plus ou moins répondu.

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    2. " Prétendre qu'un type de 80 ans est un sommet de modernitude, j'ai déjà plus de mal. "
      Le Titien, à plus de 80 ans était au sommet, non pas de la modernité, dont il n'avait probablement que faire, il devait même ignorer le terme, mais du moins il était au sommet de son art… Et pourquoi pas Boulez? L'âge c'est comme pour le vin : ou plus c'est vieux c'est mieux ou ça tourne à la piquette…
      Je voudrais bien voir The Cure à 80 piges… ça serait comique…

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    3. Mais ont-ils joué leur musique en même temps que celle de leurs devanciers, histoire de faire comprendre qu'ils faisaient partie du même monde, qu'ils partageaient la même gloire ? Et peut-on vraiment comparer Boulez à ceux que vous citez, Wagner, Mozart, Bach... ? Il me semble que Boulez les enfonce tous, non ?

      Blague à part : vous semblez ignorer la folie spéculaire et référentielle qui anime l'"art" d'aujourd'hui (le faux art, bien sûr), folie à laquelle je fais référence dans mon message quelque peu provocateur. Il s'agit pour ces installateurs d'urinoirs ou de musique de récupérer le prestige des autres, les vrais artistes, pour s'en draper et faire croire qu'on les poursuit et les dépasse, juchés sur leurs épaules (d'autant que ces modernes ne se prennent pas pour des nains, eux). Quand Boulez dirige du Debussy, est-ce un honneur pour Debussy ou pour Boulez ? Rien ne témoigne mieux de la mort d'un art que ces références permanentes au passé et que cette triste volonté de s'inscrire de force dans une continuité, alors que tous les artistes dont vous parlez, les vrais, auraient craché à la face d'un Boulez. Vous imaginez que Dürer aurait admiré Buren ? Soyons sérieux. Si Boulez se prenait lui-même pour un musicien, il ne chercherait pas tant à faire cohabiter ses misérables bouillies sonores avec les oeuvres des maîtres. Si cet art a tant besoin de l'histoire de l'art pour exister, c'est parce que ce n'est pas de l'art, mais du discours sur de l'art.

      De toute façon personne ne s'intéresse à Boulez. Ce n'est pas un musicien. Mettez lui une guitare dans les mains et vous ne serez pas déçu du voyage.

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    4. Comment ça, "pour les arts plastiques j'ai l'impression que c'est fichu." ??

      On voit bien que vous ne connaissez pas Juan Romano Chucalesco, ce destructureur d'intemporalité, qui n'hésite pas à projeter ses viscères sur ses oeuvres, dans une sorte d'irrésistible appel à la couleur, une sorte d'osmose, entre le tube, les poils, la toile et l'alchimie du corps !

      Admirez Juan Romano Chucalesco :

      http://www.youtube.com/watch?v=Ho8KMOYzG-Q

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    5. Vous étiez pas loin de citer New Order, on a eu chaud.

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    6. Vous avez très bien répondu, et cet hommage rendu à Boulez m'a beaucoup plu ! Votre commentateur pourrait toutefois avoir la délicatesse de ne pas mêler le nom de l'auteur du "Livre des Merveilles" à la prose indigente qu'il nous sert ici : ce ne sont tout de même pas les pseudos qui manquent !

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    7. Marco Polo : en fait, ce qui me surprend, c'est votre agressivité, sur un sujet qui, pensai-je naïvement, aurait dû au contraire n'en susciter aucune. Or, voilà qu'au simple nom de Boulez, vous débarquez comme un furieux, la bave aux lèvres pour ainsi dire, et nous jetez à la tête je ne sais quelle variété rock-and-rolleuse en hurlant tel un possédé. Il vous a fait quelque chose, Boulez ? Il a manœuvré insidieusement pour faire interdire The Cure sur toutes les radios ? Il est l'initiateur d'une très grosse TVA sur les congas et les ukulélés ? Franchement je ne comprends pas.

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    8. Chronos a dévoré ses enfants…

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    9. Mon Dieu ce qu'il est bête ce Poco Marlo, sous ses grands airs sentencieux !

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    10. "Vous étiez pas loin de citer New Order, on a eu chaud."
      Oui, j'ai un peu hésité.

      Emmanuel F : vous pensez peut-être que l'auteur du Livre des Merveilles se serait extasié sur votre Boulez ? Vous pensez peut-être que ne pas s'extasier la bouche en coeur sur Boulez relève de la faute de goût ? Que c'est un peu comme péter en public, peut-être ? Oh mon Dieu, je vous aurais déçu ? Quelle déception, quelle honte, quelle infâmie ! M'en remettrai-je ?

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    11. Didier : les congas et les ukulélés n'ont vraiment pas grand chose à voir avec The Cure.
      Non, ce qui m'énerve un peu (mais pas de panique, je surjoue et j'ai bu), c'est l'absence de modernité des admirateurs de Boulez, qui en restent à cette vision de la musique "classique", qui serait la vraie parce qu'elle utilse des violons et un orchestre symphonique.
      Excusez-moi d'être dans le coup, quoi.

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    12. Tiens, c'est marrant, le choc Boulez-rock'n'roll, ça m'a rappelé que Boulez, à la tête de l'intercontemporain, a dirigé un album de Frank Zappa (The Perfect Stranger, je crois); ensuite, il me semble que les deux grands hommes se sont jetés des brindilles à la tête, mais bref, il l'a fait, le Boulez. Je me demande ce que Georges pense de Zappa, au fait (s'il connaît et en pense quelque chose, shour).

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    13. Pour avoir écouté, je ne le connaissais pas, je trouve qu'il est plutôt original en terme de musique classique.
      J'ai écouté Livres pour Cordes, et musicalement, il a réussi à faire une musique très imagée.
      Ne serait-ce que pour ça, je trouve pas que sa musique est qualitative.
      Je n'irais pas le comparer à André Rieux, mais je pense que même les non-initiés peuvent l'aborder.

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    14. J'aime beaucoup ce disque, Gato. J'avais été épaté, à l'époque où il était sorti, de constater que Zappa savait écrire aussi bien pour orchestre, même si je pense qu'il s'est fait quelque peu aider, en l'occurrence.

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    15. "Excusez-moi d'être dans le coup, quoi."

      Trop beau !

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    16. "Ne serait-ce que pour ça, je trouve pas que sa musique est qualitative."

      Duga, sors de ce corps ! (Dites, vous les collectionnez, hein !)

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  6. "Marc-André Dalbavie, né en 1961 (à Neuilly-sur-Seine : salaud de nanti !"
    C'est sûr que c'est beaucoup plus chic que : né à Montbrison dans la Loire !

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    1. Qu'avez-vous contre la Loire, espèce de snob parisianiste, ou plutôt banlieusardiste ?

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    2. Je n'ai absolument rien contre le département de la Loire où j'ai passé trente-cinq ans de ma vie, mais c'est plutôt Boulez qui avait la réputation de ne pas trop insister sur son lieu de naissance.

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  7. J'ai longtemps considéré Boulez comme la référence absolue en termes de chef d'orchestre et en ce qui concerne Ravel, Stravinsky, Debussy. Et puis sont arrivés Myung-Whun Chung, à la tête de l'Orchestre Philharmonique de Radio France et Daniele Gatti à la tête de l'Orchestre National de France. Concernant les compositeurs cités, je préfère maintenant ces deux derniers à Pierre Boulez.
    Si tant est que cela puisse avoir une influence, je connais mieux les orchestrations de Boulez en CD alors que je ne connais que des retransmissions de Gatti et Myung-Whun Chung en concert, en direct sur France Musique, la chaîne HiFi étant identique.
    Quant à Messiaen, Myung-Whun Chung (avec Muraro dans l'orchestre) n'a pas de "concurrent". Ce n'est pas son fils spirituel pour rien.

    Duga

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    1. Ah ben alors si Duga a "longtemps considéré Boulez comme la référence absolue en termes de chef d'orchestre", je propose qu'on dépose une gerbe et qu'on ailler se coucher.

      Ah oui, quand-même, une petite dernière pour la route, j'aime beaucoup le "je connais mieux les orchestrations de Boulez en CD" qui doivent avoir "une influence" déterminante, n'en doutons pas.

      Didier Goux, il y a des jours, assez nombreux, où je me dis qu'en réalité vous êtes un chef de clinique déguisé en blogueur.

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    2. Je me corrige (j'essaie de faire du Fredi Maque) : c'est tout le paragraphe : "Si tant est que cela puisse avoir une influence, je connais mieux les orchestrations de Boulez en CD alors que je ne connais que des retransmissions de Gatti et Myung-Whun Chung en concert, en direct sur France Musique, la chaîne HiFi étant identique." qui est à embaumer d'urgence.

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  8. http://blogs.telegraph.co.uk/culture/stephenhough/100066515/schubert-and-the-hurdy-gurdy-man-spent-ignored-failed/

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  9. Plus sérieusement, je dois vous remercier d'avoir attiré l'attention sur ce film, qui est en effet passionnant. On ne peut vraiment pas voir la première partie ?

    Il y a un certain temps que je n'avais pas vu Boulez, il a pris un sacré coup de vieux, mais il est très beau, ainsi, et je suis très ému de pouvoir encore une fois le voir diriger. Je me rends compte à cette occasion qu'il est sans doute le chef que j'ai le plus vu diriger, et nous sommes très nombreux à n'être pas en mesure de dire tout ce que nous devons à cet immense musicien !

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  10. Et sinon Didier êtes vous versé dans la musique punk?

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  11. Marco Polo,
    Pour parler trivialement vous déconnez ou quoi ?

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  12. Cher Didier, il faut retirer ce fil au plus vite. Sauf à vouloir se déconsidérer définitivement aux yeux des auditeurs (sic) attirés ici par les noms prestigieux de Boulez, Zappa, Schubert, Wagner, Mozart, Bach, The Cure...

    Monsieur Polo a raison pour Boulez. Quand on rentre honteux mais joyeux à la maison on n'y ramène pas la gueuse défroquée qui vous a attiré dehors !

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  13. Zappa cité chez Didier Goux, ça sera mon petit plaisir du jour.

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  14. "Il y a un certain temps que je n'avais pas vu Boulez, il a pris un sacré coup de vieux, mais il est très beau, ainsi, et je suis très ému de pouvoir encore une fois le voir diriger."

    Oui, Georges, je dois l'admettre, vos propos sont bien plus intéressants que les miens. Au fait, ça va mieux le genou ? Et l'estomac, ce serait bien de nous en donner des nouvelles également, parce que vos émotions et vos goûts en matière de beauté masculine nous interpellent, et l'on aimerait mieux vous connaître.

    Mais revenons, s'il vous plaît, à mes marottes de bien moindre intérêt.
    Ce qui me sidère, dans le domaine de la culture, c'est ce discours obligatoire. N'importe quel crétin peut dire qu'il admire Boulez et passer pour un fin mélomane, comme n'importe quel idiot qui fait semblant de s'intéresser à Buren échappe automatiquement à l'accusation de ringardise. On ne parle pas de musique, on parle "musique" ; en réalité on tient le discours qui convient si l'on veut passer pour un amateur éclairé. Mais conventions et bienséance n'ont rien à voir avec la culture et empêchent l'intelligence. A côté de cela il y a les vrais artistes, c'est-à-dire ceux qui ne cherchent pas à entrer dans l'histoire de la musique, mais qui en font. Et il y a les vrais mélomanes, ceux qui ne cherchent pas à se faire une "culture musicale", mais qui aiment la musique, la comprennent, et sont capables de découvrir les vrais musiciens de notre temps.

    Georges, un peu d'humour vous siérait assez, si je puis me permettre.

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  15. Mais mon Cher Marco Polo, je ne prétends nullement tenir ici-même des propos intéressants, contrairement à vous qui pontifiez à longueur de commentaire. En l'occurrence, je répondais à la proposition de Didier Goux, et ni lui ni moi n'avons besoin, je crois, de nous justifier, si nous éprouvons du plaisir, de l'émotion, et encore d'autres sentiments ou sensations, à écouter et à voir Boulez diriger de la musique. Figurez-vous que je me contrefous absolument de vos "goûts musicaux" et des pseudo théories qui les entourent et les justifient, et je vous avouerais même que, la plupart du temps, je ne lis pas vos tartines indigestes et convenues. Je ne crois nullement qu'il soit possible, ni même souhaitable, de discuter sérieusement sur un blog, et si je me suis laissé aller à réagir à ce petit film proposé par Goux, c'est un peu à mon corps défendant, comme on se laisse aller à manger une glace en été alors qu'on n'a pas faim. En fait de discours obligatoire et de goûts obligatoires, vous êtes en effet un expert auprès des tribunaux populaires, cela va de soi.

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  16. La musique désormais, comme le pinard, la conquète spatiale ou les sushis, c'est une affaire de chinois

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  17. Mon cher Georges, vous auriez pu tenir compte de mon appel à laisser passer un léger souffle d'humour, ça n'aurait fait de mal à personne.

    Je n'ai nulle envie de poursuivre cette petite gueguerre et de vous lancer de nouvelles petites phrases piquantes auxquelles vous répondrez par des tombereaux d'ironie grasse et de simples insultes, aussi je propose d'en rester là dans les noms d'oiseaux.

    Je vais tenter d'élever le débat.

    Je ne suis pas sûr qu'il n'y ait pas lieu de se justifier d'aimer ceci ou cela, de ressentir ou non une émotion en écoutant Boulez. Le peuple ignorant vous donnerait certainement raison (ce qui devrait vous inquiéter), puisque vous retrouvez-là son relativisme tranquille et son égocentrisme féroce, mais quant à moi je ne tiens pas à confondre l'agréable et le beau - suivant en cela les leçons de Kant -, ou pour mieux me faire comprendre, la choucroute et Boulez. Qu'on ne puisse discuter (ou disputer) des goûts et des couleurs, je le conçois et même j'en conviens, mais que l'on fasse de la musique et de l'appréciation de sa qualité une question de goûts et d'émotions, je le refuse. A ce petit jeu vous aurez tôt fait de ressembler à la pétasse du quartier qui kiffe à donf les rythmes du dance floor. Elle aussi a des goûts, et croit avoir des émotions. Si ça se trouve, elle trouve "belle" Beyoncé comme vous trouvez beau Boulez. Comme j'imagine (peut-être suis-je naïf) que vous avez quelques qualités et compétences, je vous prierai de bien vouloir argumenter un brin si vous tenez vraiment à vous adresser à moi. Autrement, vous pouvez toujours raconter à qui vous voulez que vous aimez machin ou bidule, que truc vous paraît beau et chose complètement idiot. Cela meuble certainement la conversation, mais je ne vois pas qui cela peut intéresser.

    Vous avez certainement raison de penser que les blogs ne sont pas le lieu de longs et puissants discours qui permettraient d'aller au fond des choses, mais vous n'êtes pas obligé de me parler, et pour moi il n'y a pas d'enjeu, sinon celui de passer le temps en plus ou moins agréable compagnie, en devisant gravement ou plus souvent gaiement sur divers sujets, espérant que dans le flot de bêtises que je répands ou que je reçois, une perle viendra enchanter mon âme, l'espace d'un court mais ô combien agréable moment.

    En toute amitié,
    Votre Marco.

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  18. "Je ne suis pas sûr qu'il n'y ait pas lieu de se justifier d'aimer ceci ou cela, de ressentir ou non une émotion en écoutant Boulez."

    Mais il est sourd !

    Vous ne savez pas lire, Marco, comme la plupart des blogueurs. Mais je vais poursuivre dans la voie qui est la mienne et vous laisser (ou non) poursuivre votre monologue à votre guise, ici ou ailleurs, et "tenter d'élever le débat".

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  19. C'est tout de même étrange qu'apparemment personne n'ait évoqué le Boulez de la Tétralogie qui fur conspué à Bayreuth en 1976 et acclamé en 1980 !
    Pourtant le Ring de Chéreau/Boulez, plus de trente ans après, est encore considéré comme une référence.
    Moi, je préfère oublier le Boulez de l'IRCAM, pour ne retenir que le grand chef d'orchestre.

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  20. Mais "oubliez" donc… Oh là là, mais qu'est-ce qu'on s'en branle, que Machin, Truc, Zaza et encore Zozo "oublient" le "Boulez de l'Ircam" MAIS "ne retiennent que le grand chef d'orchestre" ! Mon Dieu quelle basse-cour !

    Ah, non, vraiment, j'adore le coup "du Boulez de la Tétralogie". S'il fallait une preuve, une seule, que personne n'écoute, ne lit, ne regarde (donc ne se cultive), mais que tout le monde se contente d'écouter, de lire ou de regarder ce que disent les journalistes ou les médiateux des "événements culturels", ce serait exactement ça : "Mais personne ne parle du Boulez de la Tétralogie ?" M'enfin Zaza, c't'insupportable, quoi, merde ! Un monde de sourds et aveugles et fort contents de l'être.

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    1. Vous avez raison : mon Dieu quelle basse-cour !
      Mais permettez-moi d'ajouter que vous en êtes incontestablement le plus beau fleuron !

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  21. Ben oui, c'est exactement ce que je dis, sauf que la consigne est de s'extasier devant Boulez, dont le ministre de la culture et le présentateur télé ne manqueront pas de vanter les importants mérites quand celui-ci cassera sa pipe. Ils ont fait le coup avec Lévi-Strauss, le "penseur du XXe siècle".
    Pour Boulez, je vois bien un sobre "La mort d'un monstre sacré", ou bien un plus enjoué : "Il a réinventé la musique". Mais ce qui serait terrible, ce serait d'en faire écouter quelques secondes au téléspectateur. Le malheureux qui tendrait l'oreille aurait bien du mal alors à ne pas éclater de rire.

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    1. Et, en fond d'écran, on lui placera Les Demoiselles d'Avignon. Comme ça, votre téléspectateur pourra s'esclaffer que son fils fait la même chose en mieux.

      Vous n'en avez pas un peu marre, là ? Parce que moi, si…

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    2. Monsieur Polo, n'astiquez pas Georges sur ce sujet. Il y a belle lurette qu'il connaît les impasses et le chemin du retour. Mais ne touchez pas à Boulez, n'en parlez pas, vous ne savez pas, baissez le son si vraiment vous ne supportez pas, comme tout le monde !

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    3. Ah, parce qu'il faut aussi s'extasier devant Picasso ?
      Vous feriez mieux de dresser une liste d'artistes à vénérer, qu'on puisse adhérer à votre religion.
      Allez, sans rancune j'espère.

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  22. Ça tombe bien, je suis un grand admirateur de Levi-Strauss.

    Le malheureux dont vous parlez vous ressemble comme deux gouttes d'eau, oui, nous avions bien compris. Vous êtes exactement cela, un malheureux, le bonheur consistant dans ce cas précis à faire le petit effort d'instruction qui permet ensuite de goûter à des joies incomparables. Ce n'est pourtant pas bien difficile ! J'ai enseigné la musique durant près de quarante ans, et je peux vous affirmer que beaucoup de ceux à qui j'ai parlé de Boulez et qui avaient au départ les mêmes préventions que vous, le considèrent aujourd'hui comme le très grand musicien qu'il est indéniablement. Ils ont cessé très vite de ricaner, contrairement à vous.

    Contrairement à ce que vous affirmez bêtement avec l'esprit de shampouineuse diplômée qui vous caractérise, Boulez n'a pas "réinventé la musique", il a seulement pris soin de la continuer. C'est ce qui est le plus difficile.

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    1. C'est pas moi qui dit ça, c'est le présentateur télé.

      Expérience pour expérience, moi j'enseigne la philosophie depuis 23 ans, et je peux vous assurer que Lévi-Strauss c'est bien gentil, mais qu'il n'est pas le penseur du XXe siècle. C'est seulement l'un des moins compliqués à lire, ce qui explique sans doute que les incultes en ont entendu parler alors qu'ils seraient bien infichus de lire sans bailler quatre lignes de Heidegger.

      Que Boulez ait voulu continuer la musique au lieu de la réinventer, c'est précisément ce que je lui reproche, ou plutôt ce qui signe d'après moi son imposture. Tous les "artistes contemporains" se positionnent ainsi par rapport à une histoire. La mode encore une fois est d'aller installer ses petites merdouilles dans les cathédrales, les églises romanes ou les musées d'art ancien, pour "faire sens" et "réapprendre à voir", "renouveler le regard du spectateur" ou encore "faire dialoguer les oeuvres et les époques". Si vous voulez du baratin de Frac, de Fiac et de Drac, je peux alimenter la machine à vider la langue de sa substance pendant des heures, je vous préviens. C'est vraiment une tarte à la crème.

      Boulez fait la même chose, mais en pire. Il ne se contente pas de diriger lui-même ses compositions, ce qui serait évidemment légitime. Il fait jouer du Debussy, du Stravinsky, et puis sur la fin, comme ça, l'air de ne pas y toucher et en toute modestie, il dirige d'une baguette timide un peu de lui-même, se plaçant de sa propre autorité dans le sillage des maîtres. Il n'y peut rien, sans doute, le pauvre, s'il est un monstre sacré de la musique, l'égal des plus grands et leur heureux continuateur. Après tout, tout le monde à l'air d'en être convaincu, au ministère, alors pour leur faire plaisir il se met un peu en scène lui aussi, bien que ça lui coûte.

      Moi je dis qu'un homme qui utilise de tels procédés n'est pas tout à fait sérieux, et même qu'il se paie un peu notre tête. Un habile faiseur ? Oui. Un auto-propagandiste de génie ? Assurément. Un musicien ? Allez, peut-être ; je vais essayer d'en réécouter un peu, pour voir si je tiens le coup, et parce que j'aime payer de ma personne.

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    2. Je vous en prie, Monsieur Polo, il vous suffit de baisser le son de l'ampli et il vous sera beaucoup pardonné.

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    3. "C'est seulement l'un des moins compliqués à lire" : oui, là je suis bien d'accord ; justement je viens de finir le dernier Amélie Nothomb et j'ai bien envie de continuer dans la facilité avec "Anthropologie structurale" et "Les Structures élémentaires de la parenté", histoire de pas trop me prendre la tête. Pour la plage, l'été prochain, je garde en réserve "Le Totémisme aujourd'hui" et les quatre volumes des "Mythologiques".

      (Mon Dieu, quand on pense que ce type "enseigne la philosophie depuis 23 ans" ; c'est vraiment limite fout la trouille...)

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    4. "Un musicien ? Allez, peut-être ; je vais essayer d'en réécouter un peu, pour voir si je tiens le coup, et parce que j'aime payer de ma personne."

      Non, non, surtout pas, Poco Marlo, vous risqueriez de trouver la musique de Boulez un peu trop facile, quoi, j'veux dire, à côté des demi-dieux que vous écoutez habituellement, ça va vous foutre un sacré coup de dénivelé derrière la cravate, si vous voyez c'que je veux dire, je vous déconseille vraiment ! Un peu comme de descendre de l'Annapurna en slip de bain et sans oxygène, vous voyez !

      J'adore le "réécouter un peu"… Genre bon, t'vois, là j'sors d'une session Lachenmann et Ferneyhough, alors Boulez on va dire que c'est un peu la variétoche du contemporain, onvadir, je connais par cœur les Structures pour deux pianos, alors ça me fera pas d'mal de réécouter un peu Messagesquisse et Pli selon pli, pour entret'nir la forme…

      C'est comme moi, sans m'vanter, je ne commence jamais la journée sans quelques mesures de Sur Incises jouées au bandonéon, ça m'fout une pêche, j'te dis pas !

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    5. Quant à cette phrase : "Que Boulez ait voulu continuer la musique au lieu de la réinventer, c'est précisément ce que je lui reproche, ou plutôt ce qui signe d'après moi son imposture.", elle "signe" tout simplement (d'après moi) votre indécrottable bêtise.

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    6. "Messagesquisse et Pli selon pli".

      Justement. C'est bien ce qu'il me semblait.

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    7. Manu, si vous avez du mal à lire Lévi-Strauss, prenez un Oui-Oui.

      Georges : Vous tirez à la ligne, en me citant plus souvent qu'à mon tour. Vous manquez d'inspiration ou quoi ? Essayez de faire vos propres phrases, avec votre propre contenu, vos propres concepts, vos propres idées. Vous verrez, c'est marrant aussi, même si ça réclame plus de travail que de répéter que Boulez est un grand homme sous prétexte que vous le trouvez beau.

      Maintenant je vais vous faire un aveu. J'ai beaucoup écouté Boulez, figurez-vous, quand j'avais vingt, vingt-cinq ans, parce que je m'imaginais que c'était essentiel pour ma culture. J'étais fou à l'époque, ou bêtement snob. J'ai même écouté (religieusement bien sûr) du Pierre Henry, c'est dire.

      On dirait que vous avez du mal à reconnaître la supériorité de votre interlocuteur. Mais ne croyez pas que ça vous rend exceptionnel, hein, c'est tout le contraire. Vous êtes configuré comme un gamin de dix-sept ans d'aujourd'hui, tout content de n'avoir pas besoin de lire Kant pour avoir des idées à lui, parce que tout le monde lui répète qu'il a bien le droit et qu'il le vaut bien. "Si j'aime Boulez, c'est donc que Boulez est formidable, puisque je l'aime, et même que c'est pour ça que je l'aime, et qu'en plus il est beau, parce qu'au fond, tu vois, moi je l'ai compris, mais toi tu peux pas comprendre, ça te dépasse, et puis j'ai pas besoin d'argumenter, tu vois, parce que quand je parle aux cons ça les instruit, et que tu devrais déjà être bien content que je te cause. Ouais c'est vrai que j'ai jamais lu les philosophes, mais j'ai beaucoup écouté Boulez et c'est quand même bien mieux, tu vois".

      Vous êtes un homme du spectacle, finalement. Vous croyez qu'aller au concert de temps en temps fait de vous un homme cultivé. Si en plus il y a un peu de danse contemporaine et une projection de collages de Schwitters, c'est super.


      J'écris mieux que vous ; ma culture dépasse visiblement la vôtre; je connais Boulez alors que vous ignorez tout des musiques que je cite ; mon ironie est bien plus subtile et cinglante que la vôtre. Il vous reste la bête méchanceté et l'insulte plate. Ainsi je serais d'une "indécrottable bêtise". Vous n'avez rien trouvé de mieux ? C'est d'une pauvreté, mon ami... Bientôt vous allez me traiter de con et de vilain pas beau, et peut-être même de fasciste, si ça se trouve. Vous feriez mieux de prendre modestement votre leçon en espérant progresser encore un peu.

      Rien n'est jamais perdu.

      (Bon, ça vous va comme discours à la con et concours de quéquette ? J'ai peur que l'on finisse par lasser notre hôte, alors brisons-là et restons bons amis, si vous le voulez bien).

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    8. Le "professeur de philosophie" Marco Polo par lui-même :

      "On dirait que vous avez du mal à reconnaître la supériorité de votre interlocuteur. J'écris mieux que vous ; ma culture dépasse visiblement la vôtre ; mon ironie est bien plus subtile et cinglante que la vôtre."

      Tout s'explique.

      Comme dit Emmanuel :

      "Quand on pense que ce type 'enseigne la philosophie depuis 23 ans' ; c'est vraiment limite fout la trouille..."

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    9. Un peu minable, Robert. Vous n'avez pas dû lire le dernier paragraphe, entre parenthèses, où il est question d'un "discours à la con".
      Vous devriez avoir honte de venir après la bataille insulter l'un des combattants en trahissant de la plus évidente façon son discours.
      Vous êtes décidément une ordure.

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    10. Marco Polo tel qu'en lui-même.

      Il n'y a strictement aucune insulte dans mon commentaire. Pas une seule. Vos propos se suffisent amplement à eux-mêmes.

      En revanche, vous me traitez, vous, d'ordure. C'est vous qui vous vous réfugiez dans l'insulte, parce que vous êtes incapable d'assumer vos propos.

      Je n'ai rien trahi rien du tout. J'ai parfaitement remarqué votre mention d'un "discours à la con". Je n'y crois pas une seconde.

      Vous dites une chose, puis son contraire. Vous prétendez que cela constitue un tout cohérent. Mais quand on relève que vous avez dit une chose, vous vous offusquez : vous prétendez que vous avez, aussi, dit son contraire.

      C'est quand ça vous arrange, hein ? Comme c'est commode ! Et comme c'est "philosophique"...

      Je vous lis depuis longtemps et votre autoportrait, à l'évidence, est exact.

      "Quand on pense que ce type 'enseigne la philosophie depuis 23 ans' ; c'est vraiment limite fout la trouille..."

      Ca aussi, c'était "un discours à la con" ? Vous nous annoncez que vous enseignez la philosophie depuis 23 ans, mais non, en fait ce n'est pas vrai, ou alors ce n'était pas pour que nous le sachions ?

      Emmanuel avait raison :

      "C'est vraiment limite fout la trouille..."

      C'est ça, l'insulte ? Vous allez chouiner à la professeurdephilosophistophobie, maintenant ?

      Essayez de vous acheter une colonne vertébrale, ça doit bien être en vente quelque part.

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    11. En fait vous ne savez simplement pas lire un texte plus complexe que la notice de montage d'une étagère Ikéa. Il suffit de le savoir. L'ironie, la trouvaille sémantique, la flèche du Parthe littéraire et autres figures de style qui donnent de l'allant à un texte vous échappent. Vous êtes aussi un drôle de plaisantin, puisque vous osez prétendre que les insultes des autres que vous citez ne sauraient vous être attribuées. C'est quoi cette nouvelle galéjade ? Si je rapporte consciencieusement les insanités écrites sur vous dans tel ou tel blog, vous ne m'en voudrez pas ?

      Vous ne vous apercevez même pas que tronquer un message qui figure in extenso dix centimètres plus haut, pour lui faire dire n'importe quoi qui vous amuse, donne à chacun la possibilité de vérifier par lui-même que vous êtes un tricheur. En réalité je pense bien que vous êtes parfaitement conscient de la supercherie, dont vous ne vous privez pas par pure impunité bloguesque. De toutes façons il n'y a plus grand monde sur ce fil, sauf ceux peut-être qui y ont participé. Marco Polo peut-être... Et vous envoyez votre ridicule commentaire, alors que vous n'avez rien trouvé à dire quand il s'agissait de discuter. Oui, c'est minable, et vous le savez pertinemment.

      Cela vous embêterait beaucoup de ne pas venir m'emmerder quand vous vous moquez de la discussion en cours ? Votre but dans la vie c'est d'emmerder Marco Polo ? Parce qu'on pourrait se poser la question de savoir si je ne suis pas devenu pour vous une sorte de référent, un genre d'ennemi absolu dont vous avez besoin pour exister. C'est d'autant plus étrange que vous ne pouvez me faire aucun mal. Commenter dans des blogs ne présente pour moi aucun enjeu ; je n'ai rien à prouver, rien à gagner, et les quelques louanges que je reçois ne me touchent pas plus que les critiques. Que voudriez-vous que votre acharnement me fasse ? De la peine ? Soyons sérieux deux secondes.

      Si je pensais pouvoir vous faire confiance j'irais bien vous proposer une rencontre non virtuelle autour d'un bock. Vous y verriez sans doute que je n'ai rien à voir avec l'idée que vous vous faites, et peut-être serais-je aussi heureusement surpris par vous. Vous verriez en tout cas que ce que l'on écrit sous couvert d'anonymat, dans un blog, n'engage qu'assez peu notre personnalité profonde. Sans quoi je ne doute pas que vous n'auriez pas écrit ces deux derniers messages vils et inutiles.

      Mais bon, ne rêvez pas. J'habite loin de la civilisation, dans une campagne des plus reculées, et me voir en vrai est un privilège d'indigène ou d'aventurier.

      J'espère vous retrouver, ici ou ailleurs, d'un peu moins mauvaise humeur.

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    12. Didier, je me rends compte que la chicote sur votre blog, relève de l'art.
      Il n'échappera à personne que vos invités ont beaucoup de connaissances.
      En cela, il y a l'insulte élégante, et l'insulte plutôt basse. C'est un exercice de haut vol
      auquel je ne m'aventurerai pas.
      Comment dire à quelqu'un qu'il nous emmerde, de manière littéraire, tout en restant poli?
      Un art je vous dis...

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    13. "L'ironie, la trouvaille sémantique, la flèche du Parthe littéraire et autres figures de style qui donnent de l'allant à un texte vous échappent."

      Merci de confirmer ce que je disais de vous, Marco Polo. Et qui n'était que la reprise, mot pour mot, du portrait flatteur que vous faites de votre personne.

      Ainsi, Marco Polo informe ici le monde entier que ses écrits ont "de l'allant", grâce à son "ironie", ses "trouvailles sémantiques" et ses "flèches du Parthe littéraires".

      Sans compter d'autres "figures de style" non précisées, mais auxquelles il pourra donner une étiquette tout aussi ronflante si vous le lui demandez gentiment.

      Il y a donc des personnes qui sont capables de prendre la plume pour signaler que leurs commentaires de blogs sont truffés de "flèches du Parthe littéraires".

      C'est tout à fait vertigineux.

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    14. Je pense qu'on est bien les deux derniers à lire ces commentaires.
      On devient inséparables, en fait. Une belle amitié est en train de naître.

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    15. Non, non, moi aussi je les lis !

      En même temps j'écoute Slipknot alors que j'ai fini le lycée donc bon...

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  23. Marco Polo aura réussi l'exploit de mettre d'accord avec Georges. Ce n'est pas un mince exploit !

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  24. Réussi à...
    Didier pouvez-vous corriger ?
    Merci

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    1. Non, désolé, je ne puis ! Mais je pense qu'on a compris que vous vouliez écrire : « l'exploit de ME mettre d'accord ».

      J'ai bon ?

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  25. Oui !
    (je tape sans lunettes, ce qui à mon âge confine à l'exploit)

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  26. @Didier Goux :
    fredi m.18 septembre 2012 à 13:44

    Ce message n'est pas de moi.

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  27. @ Didier Goux :

    Pardon pour le précédent message :
    Je n'avais pas compris que vous aviez ressorti un vieux billet, je pensais être sur le précédent.
    Il se peut donc que ce message soit bien de moi.
    Toutes mes confuses et inutile de publier ces deux commentaires.
    Merci d'avance.

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    1. Reste qu'à cette époque on sentait un fort besoin de s'exprimer, d'utiliser à ce jeune moyen d'expression qu'était Internet.
      On ne verrait plus aujourd'hui ces interminables argumentations, ces échanges parfois orageux jusqu'au bout de la nuit.

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    2. Pour ma défense, vous n'êtes toujours pas à jour dans ma blogrole.
      Blogger tire au flanc...

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    3. "Reste qu'à cette époque on sentait un fort besoin de s'exprimer, d'utiliser à ce jeune moyen d'expression qu'était Internet."

      C'était il y a trois ans ; nous étions tous encore dans la fleur de la jeunesse, et nous découvrions émerveillés les miracles de l'informatique !

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  28. Boulez qui est ce mec?
    Le plus c'est Claiderman.

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  29. @ Marco Polo

    Bizarre, un prof de philo qui décrète ce qui est de la vraie musique et ce qui n'en est pas...

    "Y a quelque chose qui cloche là-dedans
    J'y retourne immédiatement"
    (Vian)

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    1. Apprenez à lire, ou à faire la différence entre décréter et argumenter.
      Dans ces commentaires il n'y a que moi qui argumente (ce qui ne veut pas dire que j'ai forcément raison, mais qu'au moins je respecte mon lecteur).

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    2. Même en argumentant, un prof de philo qui décrète qui est de la vraie musique et ce qui n'en est pas c'est assez bizarre.

      Personnellement, selon mes goûts, Boulez c'est de la grosse grosse daube que je peine à qualifier de musique mais il est fort probable qu'un certains nombres d'artiste que j'aime soit considérer par d'autre comme étant de la bouse, donc je relativise.

      Même si je joue personnellement de la musique et que j'en compose occasionnellement.

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    3. Houlala... Que Mr Goux pardonne mon orthographe et ma grammaire absolument lamentables... J'ai honte....

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  30. Ils sont morts Marchenoir et Georges?

    Jean-Pierre

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  31. 83 commentaires sur Boulez. Mort ou vif, la capacité de ce "Maître" à faire commentaire comme de nos jours, on fait débat, me laisse d'un marbre dont on fait les meilleures pierres tombales.

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  32. Je note avec amusement le commentaire de Marco Polo à 15:26
    Ah, parce qu'il faut aussi s'extasier devant Picasso ?
    Vous feriez mieux de dresser une liste d'artistes à vénérer, qu'on puisse adhérer à votre religion.

    On ne peut pas adhérer Marco, c'est génétique, transmis par la mère.

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  33. Qu'est-ce qu'ils vous ont fait, Georges et Marchenoir ?

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    1. Ils ne m'ont strictement rien fait. En revanche, si vous parvenez à savoir ce que je leur ai fait, moi, vous seriez bien aimable de m'en informer…

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    2. D'après ce que l'on peut lire dans le "Journal" de RC, Georges est encore très actif sur Facebook et il y recycle même certaines conversations qui ont eu lieu ici !

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    3. Eh bien, je verrai cela quand le journal sera sorti en volume ; ce qui ne devrait guère tarder, je suppose.

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    4. Quelqu'un m'a expliqué un jour que si on ne parvenait pas à comprendre le comportement de certaines personnes à son encontre, il fallait penser à la jalousie.

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    5. Georges a un caractère tellement...euh...difficile qu'il n'y a peut-être rien à comprendre, mais vous l'avez enlevé de votre bloguerolle.
      Marchenoir, je ne serais pas surpris qu'il vous reproche une censure anti-gentils beaucoup trop laxiste, ce qui lui a valu de passer pour ce qu'il est à plusieurs reprises...

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    6. Mildred : je ne pense pas que la jalousie soit un concept opérant, dans ces deux cas.

      Jazzman : en fait, n'y rien comprendre me va assez bien…

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    7. c'est un style intéressant

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    8. Pour vous donner une petite anticipation, Georges a mis sur Facebook cette discussion et RC l'a trouvée "très désagréable" et en a conclu que, comme il l'avait prévu, plusieurs de ses lecteurs parmi les plus enthousiastes avaient fini par le lâcher...

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