vendredi 1 juin 2018

Le journal prend de l'avance


Ayant considérablement merdé le mois dernier en publiant deux livraisons d'un coup, et même pas dans le bon ordre, j'ai décidé que, désormais, le journal mensuel serait livré sans attendre, dès le premier (ou deuxième…) jour du mois suivant. Voici donc celui de mai, encore tout chaud du four dont il sort.

Si j'ai choisi Witold Gombrowicz pour illustrer cette annonce, c'est parce qu'il m'a occupé beaucoup au début du mois. Et aussi parce que j'aime bien sa tête.

24 commentaires:

  1. Ah! grand merci, Maître Goux, vous êtes bien généreux aujourd'hui! Je me le mets de côté pour le déguster tout à l'heure...

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  2. En renonçant à tous ces magazines un peu réacs (Valeurs actuelles que l'on disait en bonne santé commencerait à souffrir) vous gagneriez à souscrire à la revue "Eléments" qui elle est de bonne tenue, d'une qualité qui ne se dément jamais.

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    1. Oui, une revue, pourquoi pas… J'étais abonné au Débat de Marcel Gauchet, à une époque : je ne sais pas pourquoi je n'ai pas continué. Lassitude ?

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    2. Lassitude oui peut-être.
      Passé un certain âge il devient difficile d'être surpris à la lecture d'un article. Une impression (fausse) de tout savoir, d'avoir tout lu et entendu sur bien des sujets.

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  3. Le résumé prend du retard ! Il reste encore à le résumer.

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  4. On dirait bien que le Maître a vraiment lu votre roman, dites, c'est flatteur.
    Quant à Bloy, avez-vous au moins essayé l'"Exégèse des lieux communs" ? Il faut s'accrocher un peu, en lire plusieurs, et le plaisir vient ensuite (en tout cas dans mon expérience).

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    1. Je pense qu'il n'a fait que survoler le chapitre 8, celui où Houellebecq est présent…

      Pour l'Exégèse, je la connaissais d'avant. Car j'avais tout de même lu deux ou trois choses de Bloy avant cette fois-ci. Mais, décidément, je crois qu'il n'est pas pour moi, ou moi pour lui.

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  5. Après la censure sur ce qui se passe à trois heures, on apprend que pour cette seule journée du 1er mai, on est passé de Maurras à Toulet, de Ozieck à Gombrowicz et que, par-dessus le marché on a payé une "élégante grille" à Charlus et, accessoirement une faute d'orthographe.
    Une simple erreur le l'URSSAF conduit à des ratiocinations sur l'administration, les banques, les découverts, les agios, ces "affres" sans "aucune importance". Passons sur les difficultés à remplir la feuille d'impôts, on constate qu'on n'est "redevable que de 2024 euros. "Bref… le retraité est bien content". Nous aussi.
    Et on est aux "premières loges" pour voir les lampadaires s'allumer. C'est très compliqué - d'où sans doute la seconde faute d'orthographe - c'est même "tragique". Heureusement il y a Gombrowicz et la tondeuse neuve.
    Rupture avec le dénommé Juan "communolâtre mal déstalinisé" .On plonge dans G. On croit devenir fou mais on se rappelle à temps qu'on l'était déjà. On fait laver la voiture, enfin, on essaye. Mais voilà que G. devient "décevant", "trop forcé", "artificiel","un peu gratuit". Bref il est possible que "sans le savoir" on en soit déjà aux "adieux définitifs à Gombrowicz".

    On remise donc Witold et on accepte de "s'immerger totalement" dans un écrivain slovène. Du coup on rouvre La Conscience de Zénon "avec un plaisir intact et quasi instantané."


    Fin de la première partie. Dans la seconde partie vous apprendrez comment Juan revient sur le tapis. Vous lirez le : "Oh, Didier Goux! Didier Goux !" de Renaud Camus.
    Mais là,j'ai kiné !

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    1. Ah, parce que, maintenant, on a droit au résumé par épisodes ?

      (Et ce n'est pas Zénon, mais Zeno : quand on pointe les fautes autres, il convient d'être soi-même irréprochable…)

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    2. D'accord ! Mais le "Maître" ce n'est pas moi !

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  6. Quant au petit boitier de la TNT vous avez bien raison de ne pas vous embêter avec ça : à de très rares exceptions les programmes y sont d'une indigence crasse.
    Même les grandes chaînes historiques se sont mises au low cost, et ça commence à se voir.

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  7. Seconde partie

    Le lundi 14 on reçoit un mail d'un certain Pierre Cormary, qui transmet une charge d'une amie à lui contre "ce pauvre Juan" et ça nous a "étiré les lèvres et fait pétiller les yeux". Mais comme on "ne veut absolument pas dire du mal de ce roquet écumant", on se contente de le traiter "d'étrange ectoplasme" et de "guignol".
    Bien qu'on ait décidé de ne rien écrire, on a tout de même écrit sur les ressemblances et différences de Senilità et Un Amour de Swann.
    Après dix mille signes, tontine, tension artérielle et visite de Rémi, on décide que le journal "sera largement incompréhensible". Léon Bloy : intéressant mais fatigant. Zola : "bête noire des écrivains du second XIXe siècle et du premier XXe" (sic)
    On se "remet dans le bain" de Renaud Camus. Et on découvre que "la Poste ressemblait à une administration africaine" et que les employés de Chronopost ne sont que des "zigotos", alors que Amazon et là : petit couplet sur Amazon ceci et cela.
    Et là brutalement à "sept heures" mais puisque c'est après "dix heures" ce doit être dix-neuf heures, voici ce qu'on peut lire : "on devrait avoir le minimum de force d'âme pour garder par devers soi les livres médiocres qu'on s'est laissé aller à écrire. Heureusement qu'on nous rassure : ça ne se "passe pas tous les jours quand même" et n'empêchera pas de bien dormir !
    Visite de Rémi Usseil. On a "beaucoup parlé", "pas mal bu", mangé aussi. Catherine est parti(sic) à la messe. On se tape une vodka-orange et à huit heures, on dort dans son lit "telle une marmotte alcoolique".
    C'est le lundi 21 que se situe l'épisode Renaud Camus. A lire absolument ! Je vous laisse la surprise.
    "Robert Ménard, l'envie de Béziers" et "Philippe Bilger, toujours le barreau" : deux titres de l'Incorrect qui font qu'on résilie son abonnement aussi sec. Et dans la foulée on résilie aussi celui à Causeur, ne reste que Valeurs Actuelles mais on nous fait comprendre qu'il ne perd rien pour attendre.
    Le Camus est enfin arrivé ! On se cherche à la lettre G dans l'index des noms. Goux n'y est pas. Du coup on constate que si même Camus utilise "sauf à" "comme l'utilisent les journalistes… alors c'est que la France est vraiment foutue".
    Et le mois se termine sur les mésanges charbonnières, Camus, Bloy, un Italien : poubelle jaune, Nabokov : on le raye de sa mémoire, Thomas Mann. On commande
    Tom Wolfe, on coupe des ronces, on va chez le dentiste, on râle sur les titres traduits "d'une stupidité confondante, mais on termine le mois fort satisfait de soi-même.
    Que demander de plus ?

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  8. Vous vous trompez, je crois au sujet du type qui m’admire selon votre journal. Il aime bien mon côté rentre dedans pochetron mais on est en total désaccord sur la politique économique. Peu importe, vous êtes deux potes rencontrés dans les blogs.

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    1. Mais on s'en fout de la "politique économique" ! L'économie est un sujet parfaitement vain et superficiel. C'est comme si vous me disiez que vous aimez exactement les mêmes maisons, mais que vous n'êtes pas d'accord sur le papier peint de l'arrière-cuisine…

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  9. Impôts: souffrant de la même phobie administrative que Thévenoud, je continue à les faire faire par mon comptable du temps où je travaillais, alors que nos revenus se limitent à mes retraites et à ceux de ma femme; mais il m'a appris que, dans les revenus reconstitués qui vous arrivent tout mâchés, s'il y a une erreur à votre détriment, vous avez 3 mois ( je crois) pour protester; par contre, si elle est en votre faveur, le fisc a 3 ans (ça, j'en suis sûr) pour la rectifier, mais avec tous les intérêts et pénalités de retard : autrement dit, vous êtes pénalisé par l'administration pour les erreurs qu'elle a pu commettre.
    D'autre part, je renonce par avance à comprendre le système qui prévaudra à partir de l'an prochain de retenue à la source et des motifs de protester en cas d'erreur: bien content d'avoir maintenu les services de l'homme de l'art auquel j'avais recours du temps où j'exerçais !

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    1. D'après mon expérience, il n'y a pénalités que si votre "mauvaise foi" est prouvé (ou au moins affirmée…). Or, là, ayant tout déclaré scrupuleusement, et n'intervenant en rien dans le calcul final, je vois mal de quoi on pourrait m'accuser.

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  10. Juan Sarkofrance (quel nom, mais quel nom !) : le seul de ses commentateurs lisibles est une certaine Laure CP; mais il y a toujours un mystère qui me fascine dans cette démarche étrange de Juan d'une mauvaise foi étonnante et de ces procès si manichéens faits à Macron, qui me rappellent les plaidoyers de Vichinsky...Si on écarte l'hypothèse d'un trouble psychique, que cherche-t-il donc exactement- d'autant que son comportement était le même sous Sarkozy ?

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  11. Puisque vous lisez vraiment beaucoup, je me permets de signaler à votre attention ce que je crois être la plus belle œuvre de Thomas Mann (il la considérait telle également), et un des plus grands livres du XXème siècle, difficile à comparer à aucun autre tant l'entreprise est étrange: réécrire en 1500 pages les 30 dernières de la Genèse, c'est presque de l'Oulipo, le génie en plus): Joseph et ses Frères en quatre volumes, dans la splendide prose de Louise Servicen, sa traductrice attitrée après le prix Nobel (c'est-à-dire après Les Buddenbrook et la Montagne Magique). Il faut serrer les dents et prendre patience pendant les 100 premières pages, jargonnantes et mystico-fumeuses à souhait (mais c'est fait exprès, pour qu'ensuite se dissipent mieux les brumes).

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    1. Ah, oui, j'ai failli commander Joseph… mais j'ai reculé devant la taille de l'obstacle ! J'ai également reculer devant son Docteur Faustus : me le conseilleriez-vous également ?

      Pour l'instant, je vais retourner à Tom Wolfe, qui est nettement plus "dans un fauteuil"…

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  12. Je conseille aussi Docteur Faustus bien que mes souvenirs soient plus anciens. J'ai lu Joseph l'an dernier, Faustus il y a 30 ans. Je me souviens de moments sublimes, des tunnels philosophiques, d'explications très détaillées pour quoi l'opus 111 de Beethoven ne pouvait avoir que deux mouvements, et d'avoir pleuré à la fin.

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    1. Eh bien, si je survis à La Montagne magique, j'irai voir de ces deux côtés-là !

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  13. La Juan-o-phobie vous guette.

    J.A., Juan Sarkofrance,..

    Joli, le "Je vous salue bien bas, ..." qui conclue votre réponse à Pierre Cormary.

    Y.

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    1. Il y a un problème à trop fréquenter le blog de Juan: c'est qu'à débattre avec la plupart des commentateurs, notre niveau intellectuel finit par s'aligner sur le leur.

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