lundi 25 juin 2018

Ce qu'inspire la relecture du Désert des Tartares


Les livres qu'on a lus à 20 ans, c'est un peu comme les filles qu'on a aimées au même âge : on ne devrait jamais essayer de les rouvrir.

24 commentaires:

  1. J'étais moi-même un immense inconditionnel de Buzzati, mais plutôt autour de mes seize ans. Je pense avoir à peu près tout lu. Je me souviens que Le Désert des Tartares m'avait fait une impression plutôt mitigée, peut-être parce que je n'avais pas tout compris, alors que les nouvelles m'inspiraient une admiration permanente. Il faudrait voir ce que ça vaut aujourd'hui, ces nouvelles, alors que, comme vous, je suis vieux, con, réactionnaire et porté sur la bouteille.

    Je plaisante, bien sûr : je suis quand même nettement moins vieux que vous.

    RépondreSupprimer
  2. Comment, comment ? A vingt ans vous ouvriez des filles ?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. J'essayais vaguement. Disons que j'en entrouvrais parfois une ou deux…

      Supprimer
  3. Rouvrir les filles qu'on a aimées à 20 ans ? J'avoue que je n'ai jamais essayé

    RépondreSupprimer
  4. Car vous vous identifiez désormais au personnage principal ?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. "Je m'appelle Zangra hier trop vieux général
      J'ai quitté Belonzio qui domine la plaine
      Et l'ennemi est là je ne serai pas héros"

      Supprimer
  5. J'avais été très impressionnée par "le Régiment part à l'Aube" où il comparaît - autant que je m'en souvienne - tous ceux, dans le monde, qui devaient mourir le même jour, au départ d'un régiment.
    Je ne pourrais pas le relire - et je n'en suis pas fâchée - car je l'avais prêté à un ami dentiste qui écrivait des romans, et qui malheureusement est mort avant d'avoir pu me le rendre.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Règle n°1 : ne JAMAIS prêter de livres à un dentiste ! (À un proctologue non plus, mais là, c'est une simple question d'hygiène, des fois qu'il lirait en travaillant.)

      Supprimer
  6. C'est pourquoi si on a la chance, il faut toujours aimer la même femme...
    sinon, j''ai pensé à relire ce livre il y a 2-3 semaines, car j'étais à la communion d'un neveu; ma cousine, 45 ans, gauchiste type EELV me demande, comment ça va à Bruxelles, là où j'habite depuis peu...et me dit texto "Ça craint pas trop niveau néo-nazis?", là je me suis dit qu'elle attendait vraiment sa bataille contre la lèpre populiste, qu'elle était prête...mais que cet ennemi ne viendrait jamais. Voilà pourquoi j'ai pensé à relire ce roman...puis finalement non. Et je me suis aperçu que je relisais très rarement. Le dernier que j'ai relu avec plaisir a été Limonov. Je pense que l'on relit très peu en fait...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est peut-être une question d'âge… mais peut-être que non : je crois que j'ai toujours beaucoup relu, pour ma part. Quitte à m'en mordiller le bout des doigts, parfois.

      Supprimer
  7. Par bonheur vous n'êtes pas proctologue...

    RépondreSupprimer
  8. Il y a une excellente nouvelle de Buzati, dont j'ai oublié le titre, et qui rappelle "La Montagne magique" : celle d'un établissement de soins dans lequel les moins malades sont situés à l'étage le plus haut, puis on les descend si leur état s'aggrave, jusqu'au rez-de-chaussée réservé aux mourants, mais jamais sans le dire, et ils font semblant de ne pas comprendre " Ça vous ennuierait de descendre d'un étage, nous manquons de lit dans celui-ci?"", etc., et le personnage principal, entré pour un bilan, se retrouve finalement au rez-de-chaussée tout en faisant semblant de ne pas comprendre pourquoi.
    Apparemment, c'est "La Montagne magique", écrite entre 1912 et 1923, qui semble avoir inspiré Buzzati (1906-1972), et non l'inverse.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oh, je n'irais pas jusqu'à dire que Mann a "inspiré" Buzzati ! Plutôt qu'il y a une parenté de thèmes sinon d'atmosphères entre leurs deux romans.

      Supprimer
    2. "maistoujourssans le dire", et non "maisjamaissans le dire" !!! (il y a une nuance entre les deux...)

      Supprimer
    3. Mais quel est le salaud qui vous a chipé la touche "espace" de votre clavier ?

      Supprimer
  9. La littérature vieillit quand même mieux que les femmes. Enfin, c’est ce que j’ai cru remarquer.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Pas forcément : essayez donc de vous taper les 5000 pages de la Clélie de Madeleine de Scudéry ou les 10 volumes de L'Astrée d'Honoré d'Urfé, pour voir !

      Supprimer
    2. Ben oui, mais essayez de vous taper Madeleine de Scudéry...

      Supprimer
    3. Évidemment, si vous le prenez comme ça…

      Supprimer
    4. Quoique, si c'était inévitable, à tout prendre, j'aimerai mieux Madeleine que Honoré… enfin, tous les goûts sont dans la nature! Et le numéro 13 gagne un égoût rose!

      Supprimer

Les commentaires anonymes seront systématiquement supprimés, quel que puisse être leur contenu, voire leur intérêt.