jeudi 1 mai 2014

Les animaux de Tomioka



Nonobstant la fête du Travail, je me suis acquitté, en fin de matinée, des six mille et quelques signes que je devais écrire à propos du “Dernier homme de Fukushima”. il s'agit d'un fermier dont la famille exploite la même terre depuis cinq ou six générations, située à un jet de pierre de la centrale litigieuse. Il s'appelle Naoto Matsumara. Après s'être carapaté comme tout le monde, le 11 mars 2011, juste après l'explosion, il a très vite décidé de revenir dans son village de Tomioka, notamment dans le but de sauver et de nourrir tous les animaux abandonnés dans leur fuite par les humains, ce qu'il fait depuis maintenant trois ans.  Bref, un homme qui serait tout à fait admirable si, probablement embobiné par une poignée dde militants à la mode de chez nous, il n'avait consenti à venir faire une petite tournée en Europe pour nous sommer de démanteler au plus vite nos méchantes centrales. Il a même prêché en chaire au Parlement de Strasbourg, suivant le principe de notre époque, qui veut que lorsqu'on se trouve victime d'un phénomène quelconque, on devient ipso facto spécialiste incontestable du phénomène en question. L'histoire ne dit pas, Noé ayant provisoirement abandonné son arche, qui a nourri pendant ce temps les animaux de Tomioka.

21 commentaires:

  1. Ce qui serait intéressant c'est que vous nous donniez à lire vos "six mille et quelques signes" afin que nous puissions en juger sur pièces.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Mais non, ce n'est nullement intéressant !

      Supprimer
  2. Et bien me voilà œnologue et toxicologue. Doublement diplômé, et en plus un 1er mai. L'Europe et François Hollande ont réenchanté mon rêve. Je file rue de Solférino.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je faisais allusion au fait qu'on peut devenir spécialiste des lors qu'on vit une chose ou qu'on en est victime. Si je bois beaucoup de vin rouge et que je me drogue, peut-être que le Ps me trouvera un boulot.

      Supprimer
  3. Vous m'avez, j'en confesse la honte, fait bien rire !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Enfin, il n'y a pas de quoi rire ! Il est admirable, cet homme !

      Supprimer
  4. Réponse , José Bové

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Réponse à quelle question ?

      Supprimer
    2. celle ci :"qui a nourri pendant ce temps les animaux de Tomioka"

      Supprimer
  5. Sébastien Tellibag1 mai 2014 à 19:05

    Et vous êtes déjà revenu du Japon? Chapeau!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je connais des gens, à Tokyo : ils m'ont hébergé un moment…

      Supprimer
    2. Cette histoire de nucléaire c'est la boule de merde dans le sachet de pralines, 6000 caractères originaux sur cet homme-là ce va être difficile. Autant donner le lien du blog de Fukushima et ses veilleurs... S'il faut attendre après les véritables experts de la question nucléaire (TEPCO par exemple ?) pour savoir qu'il n'y a pas de retour possible et que l'atome on s'y fait. Cher monsieur il y a des catastrophes souvent, mais la chose nucléaire heureusement que ça n'arrive qu'aux autres.

      Supprimer
    3. Tokyo Hôtel ? (Google est votre ami)

      Supprimer
  6. Tant qu'il y a (encore) de la vie (à Fukushima), il y a (encore) de l'espoir.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Si je puis me permettre de quelle vie parlez vous à Fukushima ? De quel espoir ? Allez don le découvrir en lisant un peu pendant qu'il se dit encore des réalités sur le sujet.

      Supprimer
  7. Il me semble que cet homme est admirablement manipulé , non ?

    RépondreSupprimer
  8. Manipulé ? Je vous trouve un peu sieverts. A partir d'une certaine dose, on commence à penser qu'une centrale nucléaire ce n'est pas que de la gentille électricité. En tout cas, ce brave Tomioka, s'il ne nourrit pas ses animaux, il permet aux écrivains en bâtiment de nourrir les leurs.

    RépondreSupprimer
  9. ...mais le jour viendra que tu devras être prêt.

    RépondreSupprimer

Les commentaires anonymes seront systématiquement supprimés, quel que puisse être leur contenu, voire leur intérêt.