dimanche 29 octobre 2017

Nos dimanches Dávila, 10


– L'adhésion  au communisme est le rite qui permet à l'intellectuel bourgeois d'exorciser sa mauvaise conscience sans abjurer sa condition de bourgeois.

– Les incertitudes du maître sont les certitudes du disciple.

– En tout réactionnaire, c'est Platon qui ressuscite.

– Le problème fondamental de toute ancienne colonie : celui de la servitude intellectuelle, de la tradition mesquine, de la spiritualité subalterne, de la civilisation inauthentique, de l'imitation honteuse et obligée ; ce problème a, en ce qui me concerne, été résolu avec la plus grande simplicité : ma patrie, c'est le catholicisme.

– Même entre des égalitaristes fanatiques, la plus brève rencontre rétablit les inégalités humaines.

– Aujourd'hui le riche vit sa richesse avec une avidité de pauvre enrichi et le pauvre sa pauvreté avec une rancœur de riche dépossédé. La richesse a perdu ses vertus propres et la pauvreté les siennes.

– Les esthétiques “modernistes” ont été inventées par des écrivains réactionnaires : Balzac, Baudelaire, Eliot.

– L'éducation primaire est venue à bout de la culture populaire ; l'éducation universitaire est en train de venir à bout de la culture.

– Il est facile d'apprécier ce qui est ancien, ou moderne ; mais apprécier ce qui est démodé, c'est le triomphe du goût authentique.

– Malgré sa fureur contre le christianisme, le lignage de Nietzsche est incertain. Nietzsche est un Saül dont s'empare la démence sur le chemin de Damas.

– L'homme tend à exercer la totalité de ses pouvoirs. L'impossible lui paraît la seule limitation possible. Néanmoins, le civilisé est celui qui, pour diverses raisons, se refuse à faire tout ce qui est possible.

– Le gauchiste hurle à la mort de la liberté quand ses victimes refusent de financer leur propre assassinat.

6 commentaires:

  1. Le premier sans hésitation.
    Mais le deuxième n'est pas mal non plus.

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  2. En lire deux ou trois comme ça, c’est amusant et distrayant. En lire toute un page d’un coup, cela devient répugnant.
    Question de goût authentique comme il dit.

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  3. S'il vivait de nos jours, votre Davila ne pourrait même plus déclarer : "ma patrie, c'est le catholicisme", tant il y a aussi du roulis et du tangage au sein même du catholicisme :

    http://reinformation.tv/reforme-cardinal-muller-reponse-nunzio-galantino-evenement-saint-esprit-revolution-smits-76316-2/

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  4. Bon, il baisse..."L'éducation primaire est venue à bout de la culture populaire ; l'éducation universitaire est en train de venir à bout de la culture", c'est franchement n'importe quoi.

    Par contre, un joli dessein destiné à tous les écrivains :

    http://xaviergorce.blog.lemonde.fr/2017/10/27/trop-sur-rien/


    http://xaviergorce.blog.lemonde.fr/2017/10/27/trop-sur-rien/

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  5. Ah! ces petites sentences daviliennes vont finit par nous devenir indispensables...
    Pour aujourd'hui je voudrais mette en exergue la suivante :
    "L'homme tend à exercer la totalité de ses pouvoirs. L'impossible lui paraît la seule limitation possible. Néanmoins, le civilisé est celui qui, pour diverses raisons, se refuse à faire tout ce qui est possible.".

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  6. Le dernier me fait penser à quelques uns, les insoumis de la 25ème heure par exemple.

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