lundi 22 décembre 2014

Éric Zemmour, par qui arrive la honte


Que les habituelles officines liberticides, du type SOS Racisme, LICRA, etc., aient réclamé la tête d'Éric Zemmour n'a évidemment rien pour surprendre : la décapitation est à peu près leur seule raison d'être ; la honte, c'est qu'ils l'aient obtenue. Qu'une chaîne, plutôt mal portante, puisse d'elle-même supprimer de sa grille son émission à plus forte audience pour cause de pensée déronronnante, dit assez les tremblements de peur qui secouent désormais les patrons de presse – et pas seulement eux, malheureusement – face aux injonctions de petits fouquier-tinville parfaitement illégitimes et s'engraissant d'argent public. Mais le comble de la honte est évidemment, au moins pour moi, de voir ce maccarthysme s'installer et triompher benoitement sous les applaudissements enthousiastes de mes chers confrères : si les cartes de presse n'étaient désormais plastifiées, j'aurais très volontiers déchiré la mienne il y a quelques jours.

(On lira avec profit la réaction de Michel Onfray, à propos de ce superbe progrès dans le musellement.)

34 commentaires:

  1. Je vous livre deux "tweets" d'Arnaud Leparmentier, journaliste vedette du Monde et co présentateur avec Elkabach de la grande ITW politique du dimanche matin sur Europe 1:

    - " Il faut cesser d'etre passif face à une montée prétendument inéluctable du FN. Bravo à la direction courageuse d'i télé. "

    - "Je n'avais pas réalisé à quel point #Zemmour était une vache sacrée "

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    1. Il y a toujours des "journalistes" pour acclamer les décisions du politburo, quand il y a un politburo. Et si on peut les devancer pour complaire, c'est encore mieux.

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  2. Je me permets une intrusion en terrain hostile
    C'est amusant votre allusion avec le maccarthysme car je pensais ces derniers jours à une ressemblance de zemmour à McCarthy, ambitieux, affamé de popularité, tenant des discours de plus en plus radicaux... Les martelant dans la presse. Cette capacité à diviser, à jouer sur les peurs..
    J'essaie de comprendre ses défenseurs mais j'y arrive définitivement pas.

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    1. Tiens, voilà “Les peurs”… Y avait longtemps.

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    2. C'est normal que vous ne compreniez pas puisque visiblement vous ne pouvez admettre que ce n'est pas Zemmour que je (je parle pour moi, ceux qui se reconnaissent dans mes propos peuvent se les approprier) défends mais le simple droit de ne pas être d'accord avec les dogmes de l'idéologie médiatique et oligarchique dominante.

      Et oui, je ne suis, en général, pas d'accord avec Zemmour (sur l'économie, sur l'Europe, sur l'Etat entre autre) mais au moins lui, il discute, il argumente et le débat est possible. Il n'insulte pas ses contradicteurs et ne les condamne pas aux flammes de l'enfer.

      C'est normal que vous ne compreniez pas que l'on puisse défendre le droit d'un homme à exprimer ses idées car vous êtes probablement un(e) fasciste qui se drape d'oripeaux démocratiques et républicains.

      La liberté, la démocratie, ça n'a jamais été le fort des journalistes socialistes subventionnés.

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    3. C'est vrai ça, "jouer sur les peurs" alors que chaque jour des gens se font attaquer à coups de couteau, ou écraser par des voitures aux cris de "Allah akbar", c'est de l'inconscience ! Ce serait tellement plus chic que les Français se laissent suriner ou écrabouiller sans mot dire.

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  3. Je ne savais pas que vous étiez journaliste. Dans quel organe peut-on vous lire?

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  4. « C'est amusant votre allusion avec le maccarthysme » ! En effet !

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  5. Le syndrome Joris Karl "je ne mets pas de majuscules aux noms propres de ceux que je méprise" [numéro un au hit parade sur Facebook] + le syndrome "je ponctue quand et comme j'en ai envie" + le syndrome "je commence une nouvelle phrase quand ça me chante" + le syndrome "j'additionne les formules obligatoires", ça fait beaucoup pour un seul homme !

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  6. Il faut lire aussi les articles de Pascal Bruckner

    http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2014/12/22/31003-20141222ARTFIG00091-pascal-bruckner-l-affaire-zemmour-revele-que-le-debat-est-devenu-impossibleen-france.php

    et de Jean-François Kahn :

    http://www.lefigaro.fr/vox/medias/2014/12/20/31008-20141220ARTFIG00144-jean-francois-kahn-eric-zemmour-est-victime-d-une-fatwa-mediatique.php

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  7. Merci pour le lien, j'ai lu ce qu'écrit Onfray de cette nouvelle affaire Zemmour. Je suis d'accord avec lui. (Avec Onfray, pas avec Zemmour. )

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  8. Même si on peut regretter la décision commerciale d'une entreprise privée (ayant engagé Zemmour pour des raisons commerciales, elle considère sans doute aujourd'hui qu'il est désormais inutile à ses intérêts de chaîne, c'est son affaire), ce garçon qui n'a pratiquement qu'une seule idée: les musulmans sont responsables de l'insécurité en France, ne peut tout de même pas se plaindre, en général, de son exposition médiatique.
    Tant de présence sur les ondes et les écrans pour une idée si ténue, c'est du gaspillage ou plutôt, Noël oblige, du gavage d'oies..

    Robin

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  9. C'est amusant de voir avec quelle énergie on vomit sur Zemmour. On a toujours un vieux reste de bile pour lui. On se renvoie à son sujet des arguments ping pong, ou des éclairs comme ceux des enfants qui jouent avec un petit miroir à se renvoyer le soleil dans les yeux. Il ne se passe pas de jour en Bretagne sans que dans Ouest-France on lise un article sur tel ou tel vol de matériel agricole ou professionnel commis par des Arméniens, des Roumains, bref les "bandes organisées d'étrangers". Il suffit que Zemmour évoque ce nouveau problème, et hop, si l'on a le malheur d'en parler soi-même, voilà qu'on donne dans la xénophobie moisie, l'assuétude à la presse putassière et le zemmourisme ostentatoire. Alors qu'il s'agit de faits incontestables, dont on parle certes comme on veut, mais des faits, quoi... pas de la propagande.
    « Les faits ne pénètrent pas dans le monde où vivent nos croyances, ils n'ont pas fait naître celles-ci, ils ne les détruisent pas. Ils peuvent leur infliger les plus constants démentis, sans les affaiblir [...]. » Marcel Proust

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  10. On y arrive, lentement mais surement.
    Le grand Georges s'est juste un peu emmêlé les pinceaux, il a confondu Goldstein et Zimmer (ou Zemmour en berbère judaïsé).

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  11. Il faut lire toute l'interview d'Onfray, c'est assez rigolo (mais j'ai la flemme d'en faire un billet et de me faire taper dessus par des réacs et surtout des types de la vraie gauche qui ne comprennent rien).

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    1. Les positions politiques d'Onfray, telles qu'il les expose dans cette interview, sont en effet assez confuses : il se proclame libertaire, et donc anti-étatiste, mais vomit le libéralisme et le marché, qui est pour lui la source de toutes les souffrances. Quand il essaie de définir son credo politique, il cite les coopératives, les mutuelles et l'autogestion, ce qui est tout de même un peu léger...

      Il ne condamne pas l'immigration (puisque la patrie est pour lui simplement "l'envie de faire communauté"), mais l'islam, sans voir le lien de cause à effet entre l'une et l'autre. Son ennemi principal, il l'identifie dans "l'esprit de bêtise", maladie moderne contre laquelle la force de ses analyses et la hauteur de sa pensée l'ont miraculeusement immunisé.

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    2. Quand Onfray parle de libéralisme, il ne voit que le volet économique, et même lé dessus il se trompe totalement (je rappelle que la France est le pays le plus communiste donc le moins libéral des pays de l'OCDE).

      Pour le reste il est finalement comme la plupart des gens, il prend à droite ou à gauche ce qui lui convient sans être dogmatique dans une idéologie.

      Son attaque contre la gauche est excellente !!

      Je ne suis pas d'accord avec lui sur un nombre certain de points mais au moins avec lui on peut discuter.

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    3. D'accord avec Emmanuel F. Onfray est sur certains sujets d'une grande légèreté, pour ne pas dire plus. Pour le dire à la manière de Muray, Onfray, c'est vraiment Moderne contre Moderne.

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  12. "de petits fouquier-tinville parfaitement illégitimes"
    Parce que l'original était légitime?
    SebVer

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  13. Censurer Zemmour, c'est un peu comme supprimer un médicament à une partie des téléspectateurs.

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  14. Fouquier-Tinville a fait toute sa carrière dans la magistrature, en grande partie sous l'Ancien Régime. Par conséquent, oui, il avait une légitimité que n'ont pas nos guignols z'associatifs.

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    1. Disons qu'il savait comment mener un procès; quant à légitimité du personnage après le procès contre Louis XVI...
      Enfin, ce n'est qu'une broutille; sur le fonds du billet, je suis d'accord (vous êtes soulagé, j'en suis sûr).

      SebVer

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  15. "si les cartes de presse n'étaient désormais plastifiées, j'aurais très volontiers déchiré la mienne il y a quelques jours." le diable étant dans les détails, je doute de la sincérité du taulier de ce blog sur ce coup-là.

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    1. Eh bien, mon ami, vous avez grandement tort ! J'ai déjà déchiré ma carte de presse, au début des années 80, je ne sais plus pourquoi (je devais être saoul), et, là, cela fait deux ans que je ne paie plus mon timbre annuel.

      Cela dit, je n'ai aucun mérite, la carte de presse ne servant rigoureusement à rien, au moins dans mon cas.

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    2. Ya pas 2-3 avantages fiscaux qui traînent quand on est journaliste ? Tiens, et la tonne de bouquins que vous achetez, vous ne pouvez pas les déduire, après tout c'est votre outil de travail ?

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    3. « Le taulier »… Cette expression m'a toujours été insupportable, et l'est devenue bien plus encore depuis que j'ai constaté qu'elle était employée aussi par les Nagui, Sophie Davant et consorts, à la télévision.

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    4. Il n'y en a qu'un de bien réel : l'abattement de 7650 euros avant imposition… mais il ne dépend en aucun cas de la carte de presse.

      Pour le reste, j'ai toujours payé mes livres de ma poche et n'ai jamais sorti ma carte de presse pour entrer dans un musée ou ailleurs.

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    5. Pas sur que Didier fasse ce métier pour les privilèges. Douteriez/vous du fait que le taulier aime vraiment la langue française?

      Surtout les mots en verlan.

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    6. Les privilèges de ce métier, mon pauv' monsieur…

      Je fais ce métier parce que l'occasion s'est présenté et que, n'étant doué pour rien, j'ai senti tout de suite qu'il allait me convenir.

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  16. De ce fait, la plastification déforme tes propos et leur donne une autre lecture.

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    1. Je ne comprends pas ce que vous cherchez à exprimer…

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    2. Que voulez-vous… quand on accueille des gauchistes chez soi, il faut bien se plier à leurs coutumes…

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