vendredi 23 mars 2018

Deux bourreaux pour un seul épouvantail


Ce matin, tout à l'heure, à peine déclosant mes paupières, je me suis dit comme ça : « Tiens ! Et si je profitais de cette journée de relatif loisir pour exécuter Nicolas Rey ? L'écarteler en place de Grève avant de disperser les morceaux aux quatre vents du non-esprit ? Oui, oui : faisons cela ! »

J'allais sans barguigner davantage mettre cette promesse intime à exécution, elle aussi, lorsque je me suis aperçu que j'avais été devancé dans cette tâche salutaire ; que j'avais, par conséquent, une sorte de collègue de bourreau. Comme le travail avait été rigoureusement mené, je ne vis guère l'intérêt de m'acharner sur les restes du supplicié, d'éparpiller encore davantage les brins de paille ayant empli l'épouvantail.

Cela m'arrangeait foutrement, n'ayant jamais lu une ligne de Nicolas Rey. Enfin, je crois.

27 commentaires:

  1. Eh bien, voilà qui va vous permettre de retourner à votre panier le cœur à l'aise, comme on chantait naguère !

    RépondreSupprimer
  2. Vous avez de drôles d'envies le matin au réveil...
    Moi, en déclosant mes paupières (vous avez piqué ça à Nicolas Rey ?), j'ai envie d'un café et d'une clope.
    Et parfois...
    Non, rien.

    RépondreSupprimer
  3. J'ignorais jusqu'à l'existence de ce monsieur. S'acharner sur un inconnu est tout aussi inutile que de lui tresser des couronnes de laurier.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. On peut bien rigoler un peu quand même !

      Supprimer
  4. L'article de Lafourcade est très bon. Certes, ce Rey est peu connu, mais ses pareils sont nombreux et la fessée est bien méritée.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Il est connu de tous les gens qui regardent la télévision : c'est là qu'il a fait sa carrière. Ce type est une baudruche mal gonflée comme il y en a un certain nombre.

      (Inutile de préciser que, comme "écrivain", c'est le néant absolu.)

      Supprimer
    2. Inutile de préciser que, comme "écrivain", c'est le néant absolu

      Attention c'est aussi un homme fragile, s'il vous lit vous prenez le risque de le pousser au suicide.

      Supprimer
    3. Mais non ! il reprendra un rail de coke et il oubliera jusqu'à ma fugitive existence.

      Supprimer
    4. Faut-il que vous n'ayez rien à faire, aucune envie même, pour écrire un pareil truc urbi et orbi :
      "comme "écrivain", c'est le néant absolu".
      Je vous prescris de toute urgence un flacon de gaîté !

      Supprimer
    5. Et puis consolez-vous avec ces menus plaisirs...
      « Le changement d’heure pour moi est le top départ des verres entre copains en terrasse qui durent jusqu’à septembre ! », confirme François qui se classe résolument dans le camp des couche-tard."
      Je sais, ce n'est pas votre genre. Mais rien que le fait d'y songer pourrait vous faire sourire...

      Supprimer
    6. @ Didier Goux

      Il y a quand même des jours où on a du mal à vous suivre...

      Dans votre commentaire ci-dessus : "Inutile de préciser que, comme "écrivain", c'est le néant absolu."

      Dans votre billet : "Cela m'arrangeait foutrement, n'ayant jamais lu une ligne de Nicolas Rey."

      Supprimer
    7. J'aime bien vous déstabiliser un peu…

      Supprimer
    8. Non;là,ça va. Ce qui me déstabilise, chez vous, c'est le nombre d'écrivains que vous avez lu et que je n'aurai pas le temps de lire (d'autant que, depuis quelque temps,je ne lis que des polars de la série noire et ne regarde que des westerns et des films de gangsters américains de série B des années 50-60).

      Supprimer
    9. Si ça peut vous consoler, je lis peut-être beaucoup (et encore, tout est relatif), mais, avec l'âge, je m'aperçois que je ne retiens quasiment plus rien.

      Si le phénomène s'accentue encore, je vais bientôt pouvoir me contenter d'une mini-bibliothèque d'une trentaine de livres : chaque mois je les relirai en ayant l'impression de les découvrir.

      Supprimer
    10. C'est un peu ce que disait Reagan, au début de son Alzheimer :" L'avantage de cette maladie, c'est qu'on se fait de nouveaux amis tous les jours."
      (de la classe, quand même, de pouvoir faire de l'humour sur un truc pareil lorsqu'il vous frappe.)

      Supprimer
  5. On peut dire qu'il a bien perdu la ligne...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est pourtant la seule ligne qu'il avait une petite chance de pouvoir tenir.

      Supprimer
    2. Didier, on ne dit pas tenir une ligne, mais sniffer une ligne !

      Supprimer
  6. Maintenant que vous nous y faites penser,il me semblait bien avoir reconnu un jeune premier des émissions littéraires télévisées,à l'air toujours mal réveillé mais plus svelte...
    Est-ce bien le même ou,jeunesse disparue,se serait-il dangereusement empâté?

    Vendémiaire.

    RépondreSupprimer
  7. Le billet de votre "collègue" est écrit de main de maître, c'est d'autant plus dur pour Nicolas Rey que je ne situe toujours pas. Jamais vu, jamais entendu.
    Hélène dici

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je vous encourage à demeurer dans cette saine et vivifiante ignorance.

      Supprimer
    2. Il officiait jadis dans l'émission de Pascale Clark "En Aparté" sur C+.

      Supprimer
  8. Merci Fredi. Je comprends mieux je n'ai jamais regardé C + ni en clair ni en ...foncé.
    Finalement je me rends compte que je n'écoute que très rarement la TV.
    Hélène dici

    RépondreSupprimer

Les commentaires anonymes seront systématiquement supprimés, quel que puisse être leur contenu, voire leur intérêt.