vendredi 23 mars 2018

Deux bourreaux pour un seul épouvantail


Ce matin, tout à l'heure, à peine déclosant mes paupières, je me suis dit comme ça : « Tiens ! Et si je profitais de cette journée de relatif loisir pour exécuter Nicolas Rey ? L'écarteler en place de Grève avant de disperser les morceaux aux quatre vents du non-esprit ? Oui, oui : faisons cela ! »

J'allais sans barguigner davantage mettre cette promesse intime à exécution, elle aussi, lorsque je me suis aperçu que j'avais été devancé dans cette tâche salutaire ; que j'avais, par conséquent, une sorte de collègue de bourreau. Comme le travail avait été rigoureusement mené, je ne vis guère l'intérêt de m'acharner sur les restes du supplicié, d'éparpiller encore davantage les brins de paille ayant empli l'épouvantail.

Cela m'arrangeait foutrement, n'ayant jamais lu une ligne de Nicolas Rey. Enfin, je crois.

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