lundi 16 avril 2018

Vous avez aimé « au final » ?


Vous devriez adorer et chérir son digne rejeton (c'est moi qui souligne, évidemment) :

Ce que montre Caplan, c’est que si le diplôme est payant pour ceux qui arrivent à terminer la course, au global la société enregistre des pertes immenses.

(Trouvé ici.)

23 commentaires:

  1. Il y a quand même le classique "au final", à la fin.
    L'innovation, oui, mais dans le respect de la tradition.

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    1. J'avoue n'être pas allé jusqu'au bout de l'article (intéressant, pourtant) : ce “au global” m'a un peu coupé le sifflet…

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  2. Je pensais comme vous, jusqu'à ce que je tombe sur cette phrase de Stendhal :
    « Au total, Saint-Jean-de-Latran n’a pas grand mérite sous le rapport du beau. »

    Ce n'est certes ni "au final" ni "au global", mais assez pour laisser s'immiscer un doute.

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    1. La différence est que le nom commun "total" existe ! Ce dont ne peuvent se targuer ni "final" ni global", tous deux simples adjectifs.

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    2. Bingo !
      Mais "au total" est quand même assez moche... peut-être par contagion des deux autres.

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    3. Ce n'est pas terrible, en effet. Mais si Stendhal avait été un styliste, ça se saurait, depuis l'temps.

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    4. "Final" employé comme nom désigne la scène finale d'un opéra ou d'une pièce de théâtre : cela vient de l'italien (c'est l'Académie française qui le dit). mais "au final" n'existe pas

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    5. Non ! Dans le cas d'un opéra, il s'agit d'un finalE : final-sans-e, lui, ne peut être qu'adjectif.

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    6. On peut dire les deux :
      "II. FINAL ou, mieux, FINALE n. m. XVIIIe siècle. Emprunté de l'italien finale, de même sens, de fine, « fin », lui-même dérivé du latin finis, « limite, fin, but ».
      MUS. Dernière partie, en général vive et brillante, d'une œuvre vocale, instrumentale ou orchestrale. Finale de symphonie, de sonate, de concerto. Spécialt. Dans le théâtre lyrique, dernière scène d'un acte. Le finale du premier acte."

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  3. Il est vrai que la formule "au global" fait au mieux faussement littéraire, et au pire "vocabulaire de vendeur" à l'américaine.

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    1. Je ne lui trouve rien de littéraire, moi ! Même faussement…

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  4. Après m'être farci deux heures quarante de Macron hier au soir, cela a été au-dessus de mes forces de lire plus de dix lignes de cet article.
    Mais au final, je ne m'étonne plus de voir ces centaines de jeunes pouilleux - diplômés ou pas - s'accrocher à leur ZAD comme si c'était un Radeau de la Méduse que la société voulait à toute force leur arracher.

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    1. Il m'a semblé que porter "au global" sur les fonts baptismaux imposait une audience plus large…

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  6. Lettre à Elise16 avril 2018 à 16:26

    Grand merci pour le lien.

    Lu et longuement médité l'article. Globalement, ça torture un peu mais après vient une sorte d'apaisement, comme après l'orage et le tonnerre dans la 6ème du Grand Sourd.

    Mais, hou ! j'en suis encore toute décoiffée !

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  7. Caplan ne semble pas avoir saisi que l'éducation sert surtout aux gens éduqués à se reconnaître comme faisant partie du même clan, et que, consciemment ou pas, on a plutôt tendance à recruter un de ses semblables.

    D'autre part, il semble limiter l'objectif de l'éducation à l"employabilité" - comme on.dit aujourd'hui. Les idées du jugement personnel plus libéré des préjugés et des plaisirs qu'on peut retirer de la culture lui semblent étrangères.

    (Bon, il est vrai que j'ai lu l'article en diagonale ).

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    1. D'accord avec la seconde partie de votre commentaire. Pour la première, je vous trouve bien naïf (de penser que les employeurs sont forcément des gens "éduqués"…).

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  8. Il me semble ne pas avoir encore atteint "au global" mais je trébuche déjà sur "Ça ne matche pas".

    Que cherche-t-elle à prouver en écrivant comme ça ?

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    1. Mais je crois qu'elle ne "cherche" rien et doit être persuadée d'écrire en français, dans la mesure où tout le monde, autour d'elle, doit s'exprimer de cette manière. (J'en fréquente depuis peu, des comme ça…)

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  9. il me semble que ce que décrit Caplan vaut plus pour le système scolaire américain que pour le nôtre

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  10. Personnellement, étant d'une force morale supérieure, je suis parvenu à surmonter le choc terrible que provoque ce fameux "au global" et ai lu l'article dans son entier. Il fourmille, selon moi, de bonnes idées qui vont à contre-courant de celles communément reçues. J'ai donc partagé l'article sur Facebook, où, je l'espère il permettra que s'instaure un dialogue fructueux entre des esprits suffisamment armés pour résister à l'infâme "au global" et exposer leurs opinions sur le fond de ce qui le suit.

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  11. Mais tous ces mots sont, non seulement du "franglais", mais du "franglais perverti" .. là où nous employons finalement, in fine, enfin etc etc les anglais utilisent le plus souvent globally, finally, generally ..
    Du coup le mot français finement adapté s'en va se faire détourner par les mots anglais et, le pire, nous revient perverti par le non-sens.
    On pourrait faire une liste pour voir le désastre.

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