vendredi 14 août 2009

Solitude et misère morale du rewriter embusqué

Une fois n'est pas coutume : aujourd'hui, sur ce blog, on va massacrer la langue française. Simplement en reproduisant le début d'une grosse daube de 15 000 signes, que l'on m'a chargé de ramener à 5 000 et qui semble avoir été rédigée par un logiciel de traduction sud-coréen (au moins). Lisez-moi ça, mes agnelets :

La saga de l’été c’est de présenter de magnifique amitié dans le show-biz. Et l’une des belles complicités qui est formidable avoir est bel et bien le duo Aznavour-Sayan. Comme l’indique le titre de l’un des nombreux albums de Charles Aznavour « Colore ma vie » est un titre qui leur va si bien à tout deux. Tant, l’un à donner de la lumière que l’autre de l’énergie afin qu’ils accomplissent ensemble une carrière exemplaire. Une amitié rarissime basée sur la confiance qui dure depuis plus quarante ans. L’un, n’est pas à présenter. Il est incontestablement l’un des plus grands auteurs-compositeurs-interprètes que la chanson française ait connus « Monsieur Charles Aznavour ». L’autre, est un homme de l’ombre mais qui a une très grande importance pour l’artiste. Autant professionnel que privé puisqu’il sillonne les chemins du monde entier ensemble depuis plus d’une quarantaine d’années. Ensemble, ils ont traduit en chansons les plus beaux rêves des gens. Ils ont aussi énormément voyagé. Dans la vie comme dans les affaires, ils sont indissociables. Aujourd’hui, âge de 83 ans, Charles Aznavour s’amuse toujours autant sur une scène. Levon Sayan est toujours émerveillé de voir son ami être une bête de scène depuis tant d’années. Il est le témoin d’un vrai déferlement à chacune de ses apparitions. Malgré le succès qui n’a jamais cessé de grandir, tout deux ont vécu ça humblement.

Hein ? C'est pas du brutal, ça ? Il y a des jours où on n'a pas l'impression de voler l'argent qu'on nous donne, je vous le dis. En même temps, on rit beaucoup, il ne faut pas croire. Par exemple, dans l'interminable interview annoncée par ce “chapeau”, je me suis amusé à essayer de comprendre quel pouvait être le sens de certaines questions, ainsi que leur rapport (même lointain) avec la réponse les suivant : je n'y suis pas arrivé à tous les coups...

25 commentaires:

  1. Cher Didier, sachez que, par une extraordinaire coïncidence temporelle, je me vois là obligé de compatir. Je compatis d'ailleurs tellement que j'exige sue l'heure que vous fassiez de même. Voyez plutôt ce qu'on m'inflige à l'instant :
    "Mais à la différence de celle de R., la copie de M. contenait aussi une série de commentaires extrêmement intéressants en rapport à la première partie ; en substance, elle traite de la copie la plus commentée, du début à la fin, de tout ce qu'on a gardé jusqu'à aujourd'hui".

    Google au poteau.

    Et si j'ajoute que moi, c'est 780.000 signes de cet acabit qu'il me faudra décrypter ?

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  2. Alors, là, je n'aurai que deux mots : respect et condoléances.

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  3. Du brutal oui ! Allez, courage, pour se refaire une santé, quelques mots qui sonnent doux au gosier : Paternel, Croix-Chabrières, Amauve, Triennes, Vacqueyras...

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  4. Eh bien dites donc... A quoi passez-vous donc votre temps, c'est à frémir. Je comprends mieux le recours au carafon, c'est un peu comme le tonneau suspendu au cou du Saint Bernard. Didier Goux, sauveteur de haute montagne... C'est un sacerdoce.

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  5. J'en grince des ratiches.

    On jurerait un de ces spams vous annonçant un gain phénoménal si toi y en a d'abord donner ton code de carte bleue à un cousin sénégalais emprisonné.

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  6. En classe de première, voire de seconde, on apprend un truc tout con, ça s'appelle le commentaire composé. C'est même pas une dissert', c'est juste ce truc tout con qui apprend à faire un plan pour organiser ses idées.
    L'auteur (je mets pas de guillemets mais j'en ai super envie) de ce texte devait être derrière le gymnase en train de fumer un joint, durant cette leçon là.

    ( Ca te file pas la migraine ? )

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  7. Je vous remercie de votre condoléante compassion qui, outre qu'elle me permet d'étaler mon goût des formules pompeuses et pléonastiques, flatte mon optimisme sombre face à cette tâche sisyphienne que pourtant, un jour, j'achèverai. Alors je cracherai sur sa tombe et, enfin, je pourrai en rire. Condoléancera bien qui condoléancera le dernier !

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  8. Google au poteau, deux fois !

    Le traître a déchiré mon précieux voile d'anonymat.

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  9. Vous devriez tenir un blog politique de gauche.

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  10. Apparemment, l'exploit ne consiste pas à ramener votre texte de 15000 à 5000 signes, mais d'arriver à en tirer 5000 signes. Parce que dans les 1500 (à la louche) signes que vous nous assénez, il y a une demie information. En gros de quoi en faire 60 signes. Va falloir ramer, mon vieux !
    Tout autre est le problème de Techni. Lui, faut qu'il commence par comprendre...

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  11. Pluton : que ces noms sonnent donc doux à mon oreille !

    Frédérique : on souffre, ma poule, on souffre...

    Le Pélicastre : oui, il y a de ça. Sauf que c'est écrit par un HUMAIN !

    Nef : si, j'ai très bobo la tête, là. J'ai hâte de retrouver Plieux... Catherine... Les chiens...

    Benjamin : pour moi, c'est à peu près fini. Donc, re-condoléances...

    Tcheni : ne jamais se fier à "Goux gueule".

    Nicolas : merci bien, je souffre déjà assez comme ça !

    Francis : oui, c'est souvent le problème. On se dit qu'on az de la marge, puis, quand on a ôter toutes les conneries, on se retrouve à poil...

    Francis : pardon aussi.

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  12. Une fois n'est pas coutume, aujourd'hui je me permets de corriger notre hôte de A à Z.
    Voici donc ce qu'il fallait lire :

    " Ingrédients :
    - 6 Oignons moyens
    - 6 Clous de girofle
    - 2 kg de boeuf à braiser (plat de côte, tende de tranche et paleron)
    - 2 Bouteilles de vins rouge corsé (Côtes-du-Rhône)
    - 1/2 cuillerée à café de noix de muscade râpée
    - 3 cuillerées à soupe d’huile d’olive extra vierge
    - 3 cuillerées à soupe de concentré de tomate
    - 1 kg de carottes
    - 1 boîte de tomates entières
    - 4 os à moelle coupés
    - 90 Grammes de couenne de porc
    - zeste râpé d’une orange ou une écorce d’orange séchée.
    - 125 Grammes d’olives noires dénoyautées (Nyons)
    - sel de mer et poivre

    Accessoires :
    - terrine
    - grande cocotte à couvercle

    Marinade :
    - Peler, puis couper dans le sens de la hauteur cinq oignons. Les poser à plat et les émincer finement dans l’autre sens. Couper le sixième oignon en deux et y planter trois clous de girofle dans chaque moitié.
    - Dans une grande terrine, mélanger les morceaux de viande, les oignons, le vin, le thym, les feuilles de laurier et la noix de muscade. Couvrir et laisser mariner à température ambiante pendant au moins 24 heures.

    24 heures plus tard :
    - Egoutter le contenu de la terrine et séparer les oignons des morceaux de viande. Réserver la marinade. Dans une grande cocotte à couvercle, faire chauffer l’huile à feu modérer jusqu’à ce qu’elle soit très chaude mais qu’elle ne fume pas.
    - Ajouter les oignons et baisser le feu, puis faire dorer doucement pendant 4 à 5 minutes. Avec une écumoire, retirer les oignons et les mettre sur une assiette.
    - Dans la graisse qui reste, faire revenir les morceaux de viande en évitant de les faire roussir. Cette opération est très importante : les morceaux de boeuf doivent être dorés régulièrement pour rester savoureux. Procéder en plusieurs fois en comptant une dizaine de minutes à chaque fois afin que les morceaux soient bien dorés sur toutes les faces. Retirer la viande du feu sans utiliser de fourchette et réserver dans un plat. Salez et poivrer généreusement.
    - Une fois tous les morceaux de viande dorés, les remettre dans la cocotte avec, les oignons, le concentré de tomate et la marinade. Saler, poivrer, puis chauffer jusqu’au frémissement du liquide. Couvrir et laisser cuire pendant une heure.
    - Ajouter les carottes émincées, les tomates égouttées, les os à moelle et la couenne. répartir équitablement les ingrédients. Chauffer pour atteindre de nouveau un frémissement, couvrir et cuire pendant 2 heures.
    - Gouter et rectifier l’assaisonnement. Vérifier que la viande est tendre. Si cela est nécessaire, poursuivre la cuisson pendant encore une heure. Au cours des 30 dernières minutes de cuisson, ajouter le zeste d’orange et les olives noires."

    (Précision : Le présent texte, débarrassé de ses fautes, provient du même site que la photographie affichée ci-dessus...)

    Heureux de vous relire, cher Didier.

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  13. Recette transmise à l'Irremplaçable ! Et ravi aussi de vous retrouver.

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  14. Purée, vous en perdez vous-même votre orthographe, et je compatis à donf.
    Qui sont ces gens qui écrivent ainsi?

    Ce sont des étudiants en journalisme ? Comment sont-ils arrivés là ? On ne les sélectionne pas mieux ? C'est le petit neveu de votre patron ? Celui qui n'a jamais eu de travail encore, à 31 ans, et dont la langue natale est l'abanais ? C'est la blonde potiche qui traîne ici depuis qu'elle a eu sa photo sur la 17ème page de Biba, le pigiste à France-Lundi qui tête encore sa mère, le nouveau bachelier du nouveau bac dont, ouf, le niveau ne baisse pas, arrêtez les fantasmes, enfin, mais QUI écrit des trucs comme ça ?
    Et pourquoi devez-vous les rewriter ? Pourquoi on ne paie pas les rewriteurs à writer eux mêmes, puisqu'ils refont tout le boulot ?

    Bon, je fais vous le faire, votre machin:

    Aznavour et Sayan sont de grands amis. L'un est connu, l'autre pas, mais ils sont toujours ensemble depuis plus de quarante ans. Levon Sayan est l'homme de confiance d'Aznavour qui, du haut de ses 83 ans, enchante encore un public fidèle.

    On gagne de la place, non ?

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  15. C'est-y pas possible, ça ? Un étudiant ? Un stagiaire ? Non, ne dîtes rien, j'entrevois déjà la mort du journalisme de l'autre côté de la rue.

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  16. Hum, si je puis me permettre, on est samedi là ! Vos pages de Plieux me feraient beaucoup de bien, j'en suis sûre, après la fastidieuse lecture des messages déposés sur le forum de la SLRC ces derniers temps mais, je me le suis promis, on ne m'y reprendra plus. Je viens d'y faire une visite, un truc urgent à dire à Monsieur Sansano, mais il n'est plus question pour moi d'y mettre les pieds. C'est beaucoup trop éprouvant. Y allez-vous toujours ? Parce que, dans ce cas, vous pourriez peut-être me rendre un petit service en me prévenant quand tout cela sera terminé.

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  17. Même interrogation que Suzanne, le type qui écrit, il a le bac? Il a fait le CFJ...

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  18. Par pur altruisme, j'ai accepté de corriger, durant cet été, les "quelques" fautes d'orthographe (par mot!) du manuscrit d'une gentille personne qui veut "faire un livre". Pas une lettre oubliée puisque j'ai dû retaper dans son intégralité ce soap (Mélange de "Dallas", "La petite maison dans la prairie", "Urgences"...) de 71 pages !
    Je m'associe à votre désarroi et veut bien m'inscrire au club des EPA (Ecrivains Publics Anéantis)!

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  19. Et la poule au pot, Didier Goux, vous en voulez la recette ?

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  20. Bon, je me perds un peu, là, dans mes trajets à rallonge : pardon de ne pas répondre à chacun...

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  21. Ca fait mal à la tête. Vous n'avez pas un métier facile.

    Je vous envoie dès que possible une nouvelle de Jules Vernes sur l'avant Valmy de la communauté française en Allemagne comme on enverrait du baume du tigre à un courbaturé. Je ne vois que ce type d'antidote.

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  22. @ Pluton
    Quelle descente ... "aux enfers"!!!

    @ Olivier P
    Si, si, il a le bac avec quelques perles "d'inculture"

    @ Mr Goux
    On se relache alors, on est plus sur son 31, ni sur son quant à soi...
    Bonnes journées à Plieux...

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  23. Cela vous ennuierait-il d'écrire des notes, mesdames et messieurs, plutôt que de commenter celles de Didier Goux ?
    Allez, aux fourneaux.

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  24. Ben, Juan, qu'est-ce que vous faites dans les soutes de ce blog ?

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