samedi 2 juin 2012

… Et qui dort son sommeil sous une humble pelouse


Parce qu'on me posait directement la question, en commentaire, chez Nicolas, je viens de m'intéresser d'un peu près à cette pratique – que personnellement je réprouve pour des raisons que chacun devinera sans encombre, La Terre et les Morts, tout ça… – qui s'étend déraisonnablement de nos jours, sous nos latitudes, et qui consiste à brûler les corps des gens morts au lieu de les inhumer. L'un des commentateurs protestait contre le verbe incinérer et prétendait que seul crématiser était recevable : il avait raison et tort tout ensemble ; raison de protester car le premier verbe est trop employé lorsqu'il s'agit du traitement terminal des ordures ménagères pour pouvoir également servir à celui des défunts ; et tort car le second verbe, crématiser, n'existe pas. C'est-à-dire qu'il n'existe pas encore, mais on peut supposer que, la pratique qu'il désigne allant se démocratisant, il devrait rapidement quitter son statut de néologisme pour faire son entrée en gloire dans les dictionnaires les plus gourmés.

Je signalais par ailleurs chez Nicolas (parce que je venais de l'apprendre à l'instant sur Wikipedia…) que le verbe crémer existait lui bel et bien, qu'il remontait même à ce XIIe siècle qui fut sans doute l'apogée de la civilisation chrétienne – mais c'est une autre affaire. Crémer est sorti du verbe latin cremare ; le problème est qu'il n'en vient pas en droite ligne, puisque, passant par le provençal cramar, il a pour frère presque jumeau l'argotique cramer ; ce qui rend son emploi encore plus délicat que celui d'incinérer.

Si nous avions besoin d'encouragements et d'incitations, voilà une difficulté qui viendrait fort à point en faveur de cette bonne vieille inhumation (du latin in humus, dans le sol).

D'autre part, cette discussion résonne étrangement aujourd'hui, dans la mesure où, hier soir, j'ai appris la mort de La Pecnaude, cette blogueuse “ruminante” qui, longtemps, sur ce blog-ci ou ailleurs, fut de loin ma meilleure et plus fidèle ennemie. J'espère qu'elle aura droit à un véritable enterrement, dans les formes et règles.

57 commentaires:

  1. Elle va vous manquer. Sans doute pas autant qu'aux siens dont je respecte la peine. Mais ça fait un sacré trou dans l'humus de votre périmètre de prospection ! Croyez à mes condoléances ; elles sont d'autant plus sincères que je ne me sens que très modérément concerné.
    Bien à vous et toutes ces sortes de choses...

    RépondreSupprimer
  2. Il y a aussi le verbe arder (ou ardre ou ardoir, au choix) qui signifie brûler. Il a donné l'adjectif ardent et le substantif ardeur :

    "Et à l'aurore, armés d'une ardente patience, nous entrerons aux splendides villes." (Rimbaud)

    Une belle épitaphe pour La Pecnaude, que je ne connaissais pas personnellement.

    RépondreSupprimer
  3. " la pratique qu'il désigne allant se démocratisant, il de…"
    Se démocratisant! : voilà une façon aimable qu'on les autorités de présenter "l'incéra-crématisation" comme un "progrès" (un de plus) alors que le problème qui se pose est tout simplement le manque de place… vu que notre beau ancien pays compte vingt millions "d'âmes" de plus qu'il y a vingt ans… Quand je parle d'âmes, c'est une façon de parler vu la déculturation et la dé-Christianisation qui accompagne ou illustre ce phénomène de crémation… : tout part en fumée! (mon pauvre monsieur…)

    RépondreSupprimer
  4. Je suis émue, plus que je ne l'aurais imaginé, par la disparition de la Pecnaude.
    L'arrivée sur mon blog , de madame Pec comme je l'appelais, n'était pas très fréquente mais j'aimais bien quand elle venait m'y dire à quel point elle n'était pas contente après moi.
    Nous avons eu des échanges parfois interminables (elle me taquinait en remarquant qu'elle seule faisait exploser le nombre de coms) et nous n'arrivions jamais à nous mettre d'accord, mais je n'ai jamais douté de sa bonne foi, vertu si chère à mes yeux, et dans la catégorisation de ce que j'appelle par facilité les " gauchistes", elle avait sa place dans la meilleure case, celle de ceux qui ( d'après moi) se trompent, mais par excès de gentillesse et de confiance dans la nature humaine.
    Bref, je l'aimais bien et je ne lui ai jamais dit.
    Je présente mes très sincères condoléances à ses proches.

    RépondreSupprimer
  5. C'est vrai qu'au XIIème siècle, "apogée de la civilisation chrétienne", on avait du savoir faire pour "cramer les incroyants". Cathares et mécréants partaient en flammes avec une grande facilité. C'est ça la civilisation!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Les acteurs de vos passions joyeuses seraient-ils en grève pour que vous veniez agacer les braves gens de vos inepties ?

      Supprimer
    2. Vous vous trompez : les bûchers furent beaucoup plus nombreux aux XVIe et XVIIe siècles que durant le Moyen Âge. Et de toute façon c'était de la petite bière si on les compare aux massacres de masses auxquels se sont livrés les Conventionnels de 1793, tout armés qu'ils étaient de votre fameuse “Déclaration des droits de l'homme”.

      Supprimer
    3. Massacres exécutés à coups de masses ou en masse ?

      Supprimer
    4. Léon : Si vous en êtes à confondre massacres et inhumations…

      Supprimer
    5. Sans compter que la croisade contre les Albigeois n'a eu lieu qu'au XIIIe siècle... Mais bon, enivré de passions joyeuses, Léon n'est pas toujours rigoureux.

      Supprimer
    6. Mais quelles sont donc les passions joyeuses du citoyen Léon, cher Jacques Etienne ?

      Supprimer
    7. Les persécutions contre les Cathares ont largement commencé au 12ème siècle, la tuerie industrielle, elle, date du 13ème siècle.

      Supprimer
    8. Tuerie industrielle ? Vous plaisantez, j'espère ? On a brûlé une poignée de récalcitrants, pas davantage. Et, pour échapper au bûcher c'était simple : il suffisait d'abjurer, sincèrement ou pas.

      Alors que, pour les Vendéens, pas moyen d'y échapper : coupables par nature et pour l'éternité, les Vendéens.

      Supprimer
    9. Et sans compter que l'immense majorité des bûchers de la croisade albigeoise ont été érigés à l'initiative des laïcs (Simon de Montfort et ses potes). L'intervention de l'inquisition dominicaine a été à cet égard un facteur déterminant de modération...

      Supprimer
    10. Ah ça je n'en sais rien. Si vous le dites.
      Mais Quéribus et Peyrepertuse, quels sites fantastiques !
      Les purs (trop ?)savaient les choisir.

      Supprimer
    11. Les Vendéens étaient surtout coupables d'être resté fidèles à leur religion.

      Supprimer
    12. Les Cathares c'étaient un peu nos Salafistes.
      Le retour aux sources, le Livre, rien que le Livre, tout ça...

      Supprimer
    13. Les Vendéens ont été massacrés pour des raisons POLITIQUES, ça n'a rien à voir avec la religion. La preuve en est que ces massacres ont commencé parce que les Vendéens refusaient la levée en masse en février 1793. Ils ont alors fait sécession et se sont rebellés contre l'autorité centrale, le comité de salut public.

      Les Vendéens n'ont pas réagi lorsque la Constitution civile du clergé a été adoptée en 1790. Si la religion motivait leur révolte, c'est à ce moment-là qu'ils auraient dû réagir.

      Supprimer
    14. La Vendée prend les armes

      Dans le bocage du Bas-Poitou (département de la Vendée), les paysans pratiquent leur religion avec piété et sérieux, comme le leur ont appris les disciples du père Louis-Marie Grignion de Monfort, décédé en 1716, qui ont revivifié les pratiques religieuses dans ces régions alors qu'elles régressaient dans le reste de la France.

      Le jour même de la réquisition, le 10 mars 1793, ces paysans, qui ont été échaudés par l'exécution du roi Louis XVI et les mesures antireligieuses des révolutionnaires parisiens, assaillent les autorités municipales. Spontanée, la rébellion couvre les Mauges, le Choletais, le bocage vendéen, le marais de Challans et le pays de Retz (toute une région du sud de la Loire qui prendra bientôt le nom de Vendée militaire). 23 insurgés sont arrêtés par les gardes nationaux à Saint-Philbert, dans le pays de Retz, en Loire-Inférieure (aujourd'hui Loire-Atlantique).

      ......................

      Armés de faux et de fourches, résolus et enthousiastes, les insurgés chassent les «Bleus» (les soldats de la République étaient ainsi nommés en raison de leur uniforme) et rétablissent le culte catholique dans leurs villages. C'est le début des guerres de Vendée.

      Supprimer
    15. Ce n'est pas parce que des mots d'ordre religieux sont employés par certains acteurs que la religion est la raison profonde de leur action politique. En 1936, Franco a employé le mot de croisade pour justifier son coup d'Etat. Croyez-vous que la religion catholique a quelque chose à voir avec son intervention ? Lui aussi a rétabli le culte dans les régions conquises par ses troupes, si l'on peut dire.

      Il en est de même pour les Vendéens. Leur mouvement a plus à voir avec les jacqueries d'Ancien Régime qu'avec la religion au sens strict. Si la religion s'en mêle, c'est parce qu'elle fait partie de leur identité – une identité menacée à cause du bouleversement révolutionnaire.

      Supprimer
    16. Les vendéens étaient resté fidèles au Roi, à leur religion, les deux étant étroitement liés d'ailleurs, et ils ont été massacrés pour ça.
      Leur rebellité nait de leur religion.
      Pourquoi, Sébastien, compliquer les choses qui sont parfois d'une simplicité biblique ?

      Supprimer
    17. Je me méfie de ce qui est trop simple.

      "En février 1795 (pluviôse an III.), Charette décida finalement de signer le traité de La Jaunaye, mettant un terme à la guerre de Vendée. La liberté de culte était rétablie, les églises pouvaient rouvrir, les familles ayant perdu leurs biens au cours du conflit seraient indemnisés ; en échange, les Vendéens acceptaient de déposer les armes."

      http://www.histoire-fr.com/revolution_francaise_premiere_republique_3.htm

      Ça n'a pas empêché la reprise de la guerre un peu plus tard, quand les Anglais firent débarquer des émigrés dans la baie de Quiberon le 27 juin 1795. C'est le début de la seconde guerre de Vendée, menée par le même Charette. Pourquoi reprendre les hostilités alors que les Vendéens pouvaient pratiquer leur culte librement ? La religion n'est pas la raison principale de cette révolte.

      Supprimer
  6. il a pour frère presque jumeau l'argotique cramer ; ce qui rend son emploi encore plus délicat que celui d'incinérer.

    Je propose "carboniser".
    Car au fond c'est à peu près tout ce qu'il reste après l'opération: un peu de carbone volatil.

    RépondreSupprimer
  7. "pour les Vendéens, pas moyen d'y échapper"
    Vous avez une épatante façon de justifier ou minimiser certains massacres en les comparant à d'autres.
    Moi, je n'en justifie aucun mais puisque vous avez l'air de vouloir donner des degrés dans l'horreur, je trouve que le faire au nom d'une religion, qu'elle soit catholique ou musulmane ou autre, c'est quand même une "sacrée" déviation de l'esprit et un furieux fanatisme.

    RépondreSupprimer
  8. Tiens, encore un titre tiré de Baudelaire chanté par Ferré (l'une de ses meilleures chansons, d'ailleurs).

    Léon : ne retenir, pour le XIIe siècle, que la persécution des Cathares, outre que c'est en effet anachronique, c'est minable. Allez visiter Vézelay ou Notre-Dame-du Port, ou tant d'autres merveilles d'architecture et de sculpture, et revenez en osant parler d'obscurantisme.

    Mais bien-sûr vous ne faites que provoquer bêtement, histoire de vous rendre indispensable et quasi mythique sur un blogue d'extrême-droite, en espérant bénéficier d'un hommage officiel quand vous serez mort.

    Le pire, c'est qu'on sera plus d'un à dire du bien de vous, si ça se trouve, parce que les fachos, finalement, ont un coeur gros comme ça.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. "quand vous serez mort".


      Vous voulez me brûler?

      Supprimer
    2. Mais non, grand sot. Vous savez bien qu'ici on vous aime.

      Supprimer
  9. sur un blogue d'extrême-droite

    Ah bon !!??

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je dis ça pour faire peur à Léon, qui adore ça. En fait, c'est assez gauchisant ici : Didier Goux a même dit un jour (il me semble) qu'il n'était pas trop pour le rétablissement de la peine de mort.
      Décevant, hein ?

      Supprimer
    2. Non bien au contraire.
      Puisqu'il faut se répeter, je dis que la proposition du rétablissement de la peine de mort par le FN est la pire, la plus anachronique, que ce parti puisse proposer.
      Ce serait une forme de talibanisation de notre droit, un recul de la civilisation.

      Supprimer
    3. Je plaisantais : il est parfaitement légitime d'être contre la peine de mort.
      Mais il est aussi parfaitement légitime d'être farouchement pour, comme Baudelaire ou Emmanuel Kant, pour ne citer que deux de ses grands défenseurs (qui n'étaient pas tout à fait des barbares, non ?).
      C'était une façon de montrer la diversité idéologique qui règne dans cette extrême-droite que l'on croit monolithique.

      Supprimer
  10. Cher Léon, le terme de "tuerie industrielle" appliqué au 13e siècle est un anachronisme.
    Il y aurait beaucoup à dire sur l'occultation, par notre belle République, de ce que tous les historiens reconnaissent aujourd'hui, après la thèse de Reynald Secher, "La Vendée-Vengé", publiée en 1987 et rééditée récemment, comme le premier génocide, le premier crime contre l'humanité dans l'histoire. Les causes de l'insurrection vendéenne sont multiples et complexes, religion et politique étant étroitement mêlées, le problème n'est pas là.
    La thèse de Reynal Secher, fondée sur un rigoureux travail d'archives restées longtemps enfouies, prouve qu'il y a eu un génocide en Vendée : c'est bien tout un peuple, femmes, enfants, vieillards, que la République voulait DELIBEREMENT éliminer, parce qu'il s'opposait à elle.Les Robespierre, Carnot, le général Turreau (l'homme des colonnes infernales) sont des criminels contre l'humanité, et certains lieux de nos villes portent encore leur nom! C'est à partir de ce génocide que R.Secher a forgé le concept de mémoricide: la République a voulu éliminer un peuple, puis la mémoire de son crime.
    Ce génocide est le précurseur des guerres "industrielles" et des crimes contre l'humanité puisque, encore une fois, il s'agissait d'éliminer DELIBEREMENT des civils. Il est l'un des fruits criminels de la Terreur à laquelle on doit l'invention de la guillotine,autrement dit le progrès technologique mis au service de la mort. (Lisez ou relisez la description de la guillotine dans "Quatrevingt-Treize" de Victor Hugo). Après, ce sera la suite logique, le gaz d'Ypres, 14-18, la 1ère guerre industrielle c'est-à-dire avec ARMES TECHNOLOGIQUES ( j'écris en gros dans l'espoir que vous voyiez mieux, Léon), l'extermination industrielle des juifs par les nazis,Hiroshima etc.Le grand poète allemand Friedrich Hölderlin, un contemporain de la Terreur française, a tout de suite compris, lisez son Antigone, par exemple.
    La Révolution française a engendré la Terreur, la société bourgeoise industrielle et, in fine, notre monde post-industriel. En tant que française, je n'en suis pas fière. Si j'aime mon pays, c'est pour d'autres raisons.

    Cette mise au point nous ramène au sujet de cette note.Je respecte absolument le choix de l'incinération qui fut celui d'un remarquable blogueur, un véritable écrivain, Dominique Autié, décédé le 28 mai 2008. (Son blog est toujours en lignne, on peut le consulter)Personnellement, je ne voudrais pas que mon cercueil finisse dans cette merveilleuse invention technologique qu'est le four crématoire moderne.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Juste un mot, Madame, pour me souvenir avec vous de Dominique Autié, que j'ai beaucoup aimé, et qui me manque.

      Supprimer
    2. Madame du Mt : Notre ami Léon est toujours assez approximatif à partir du moment ou cela lui permet d'exciter son sentiment de culpabilité et sa haine de soi-même et de nous-même… Nous sommes des monstres, des méchants, des vilains, des pas beaux… et de toute façon nous le sommes plus que les autres.

      Quand vous écrivez : "La Révolution française a engendré la Terreur, la société bourgeoise industrielle et, in fine, notre monde post-industriel…" c'est vrai mais la révolution français ne fait que suivre (violemment) un mouvement qui vient des USA et que toute l'Europe ou presque adoptera petit à petit avec moins de haine de soi et de bains de sang que ce ne fût le cas en France… De ce point de vu le "Marie Antoinette" de Stefan Zweig est assez passionnant et éclairant… (il l'est aussi pour le coup assez éclairant sur la "brutalité" française).
      "Les français sont des bouzilleurs" disait le peintre Nicolas Poussin dans son exil Romain quelques décennies avant la révolution.

      Supprimer
  11. En revanche la préférence nationale n'est pour moi pas un gros mot.
    Dans un pays normal, comme dit une blogueuse, elle va de soi.
    Trouver l'immigration envahissante c'est un constat; le dire ne doit pas devenir pas un délit: je suis chez moi, que celà plaise ou non.
    Etc....
    Mais la peine de mort, non.

    RépondreSupprimer
  12. L'arnaque c'est de nous faire croire que nous serions citoyens du monde.
    Non.
    Je suis citoyen de ce pays par l'histoire de mes parents, mes grands-parents, tous ceux qui ont leur nom gravé aux monuments aux morts, qui ont construit mes villes et mes villages: mes ancêtres.
    Je viens d'eux, pas du Burkina Faso.
    Mais je veux bien à l'occasion visiter le Burkina Faso.

    RépondreSupprimer
  13. Je n'aurai jamais rien à dire à ce Monsieur.
    Pas plus que Merah aurait pu être de mes amis.
    Le mieux serait qu'il s'en aille très vite, car je n'ai pour ma part aucune intention de partir.

    RépondreSupprimer
  14. Et, évidemment, il se trouve toujours dans ces cas là, le modéré de service pour nous expliquer que l'islam ce n'est pas ça.
    Mais on s'en fout coco !
    Et encore faudrait-il le prouver !
    L'islam qui empoisonne les écoles de filles comme en Afghanistan, l'islam qui lapide comme en Somalie, l'islam qui décapite comme en Arabie; ce n'est pas l'islam ??
    En tout cas ce n'est pas Belge, ce n'est pas Français, en en trouve aucune trace chez les maîtres Flamands, même Jérôme Bosch n'aurait pu imaginer vos folies, et il ferait beau voir que ça le devienne.

    RépondreSupprimer
  15. A Georges, qui dans son dernier billet évoque cette fadaise qu'est la citoyenneté mondiale.
    En esperant le faire sourire.

    RépondreSupprimer
  16. Monsieur Y, je n'ai pas plus de haine de moi-même que n'importe quel individu qui peut avoir des fiertés collectives et des hontes:

    Ainsi tout en regrettant infiniment les déviations que le sectarisme peut provoquer (le sectarisme vous connaissez ça, l'Islam, les socialistes, les assistés, les immigrés, etc., etc.Dieu sait ce que vous feriez, à en croire ce que vous écrivez à longueur de commentaires, pour vous en débarrasser), je suis très fier de ce slogan universel que d'un bout à l'autre de la terre on peut célébrer: liberté, égalité, fraternité.

    Et je suis honteux de celui-ci, que vous devez adorer, qui divise, condamne, sélectionne et tue par nature: Travail, Famille, Patrie.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est sûr, on a beaucoup plus massacré, dans l'histoire, au nom d'un idéal familial qu'au nom de l'égalité. Heureusement qu'avec le Pacs, le divorce et l'homoparentalité, le principe fasciste de la famille est derrière nous.

      Supprimer
    2. Vous êtes fier d'une chimère. Jamais la raie publique n'a mis en pratique ce qu'elle a proclamé comme étant sa devise. Et puis pour votre information, n'étant pas maréchaliste, je me contente d'un modeste : "Pour Dieu et pour le Roy".

      Supprimer
    3. Robert Marchenoir3 juin 2012 à 12:43

      "Je suis très fier de ce slogan universel que d'un bout à l'autre de la terre on peut célébrer: liberté, égalité, fraternité."

      En d'autres termes, vous êtes colonialiste et impérialiste. Vous voulez que la France impose ses valeurs au monde entier.

      Supprimer
  17. En passant, le vers de Baudelaire est également un leitmotiv du beau roman de Pierre Jourde, Paradis noirs.
    Léon, il faut être un peu prétentieux, voire croire en une quelconque mission civilisatrice, pour penser que le "slogan universel" que vous citez puisse intéresser les Pakistanais, les Afghans, etc. Je crois qu'ils s'en foutent un peu.

    RépondreSupprimer
  18. Le fait d'inhumer les morts me semble un rituel commun aux trois religions monothéistes.
    La crémation ne nous est étrangère que parce que la religion chrétienne s'est implantée en Europe, mais elle fut pratiquée en Grèce antique par exemple comme dans la scène de l'Iliade, ou chez les romains.
    Plus que le développement de la crémation, ce qui me semble dommageable est la disparition des rituels en général, et de celui qui devrait accompagner la mort en particulier.
    Le rituel est précisément dans une société ce qui permet de réunir les individus (horizontalité), et donner un sens à leur vie (verticalité).

    RépondreSupprimer
  19. "Je crois qu'ils s'en foutent un peu".

    Vous êtes tellement formaté dans l'idée d'une supériorité de l'homme occidental, mon pauvre Paul Kersey, que vous ne parvenez même pas à concevoir que d'un bout à l'autre de la terre, tous les hommes sans exception, sont traversés par la revendication de liberté et souhaitent vivre dans des sociétés qui les respectent, donnent leur chance à tout le monde et où ils ont leur mot à dire.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Rassurez-moi, Léon, vous le faites exprès, hein ? C'est seulement pour faire rire les copains, c'est ça ?

      Supprimer
    2. Nul sentiment de supériorité, je ne crois pas. Je pense simplement que les différentes sociétés humaines ne sont pas formatées, pour reprendre votre mot, sur un modèle unique et que la devise (oui, devise, pas un slogan, un slogan c'est pour Benetton) Liberté, égalité, fraternité correspond à un peuple et à un moment historique. Vouloir en faire un modèle universaliste, c'est il me semble croire en la supériorité de l'homme occidental, justement. Quand je dis qu'ils s'en foutent, je veux dire que les Hazaras d'Afghanistan ou les intouchables d'Inde doivent être bien contents que Léon souhaite qu'on se tienne tous par la main, mais que les trois mots gravés au fronton de nos mairies sont assez éloignés de leur réalité.

      Supprimer
    3. C'est à dire que vous pensez, M.Paul Kersey, si je vous lis bien,que certains hommes réunis en société rêvent d'être "esclaves, inégaux et haineux"

      Supprimer
  20. Didier, merci pour elle. Elle nous manque déjà...

    RépondreSupprimer
  21. La disparition de la Pecnaude est un tristesse.

    RépondreSupprimer
  22. "moi je crois que la crémation permet de mieux vivre sa mort" (entendu dans un bar bob du 11ieme) fréquenté par des quinquas

    RépondreSupprimer
  23. Les rituels funéraires , quels qu'ils soient, en fonction des diverses religions, servent davantage et surtout, en réalité, à aider les familles à faire leur deuil... Mais il ne faut pas oublier qu'il s'agit là aussi ,et depuis longtemps, d'un commerce, trés lucratif et même tellement lucratif que cela en est honteux. Entre le prix actuel d'une crémation ( c'est le terme le plus couramment employé), et celui d'une inhumation, il y a une sacrée marge!
    La perte d'un être cher et proche cause un tel choc que quasi anesthésiées par la douleur, les familles se laissent mener par les "marchands de la mort" et ,mûs par le désir de dire à leur défunt à quel point ils l'aimaient, n'osant pas prendre le plus bas prix de crainte de lui faire affront,et peut-être aussi parce que des remords -toujours présents dans ces cas- , même sans raisons,( une parole dite avant le décés , le regret de ne pas avoir été suffisamment proche, etc...), ils dépensent de fortes sommes. Bien que catholique croyante, si j'avais perdu un être cher, une soeur, par exemple, je conseillerais à ses enfants de ne pas tomber dans ces pièges .
    Un hommage sincère rendu par tous ceux qui l'auraient aimée et appréciée , de belles et vraies pensées venues du coeur, une cérémonie simple, valent bien plus pour moi qu'un cercueil en bois d'acajou et des génuflexions tarifées... Merci, Didier Goux.

    RépondreSupprimer
  24. Mourir, ce n'est rien. Vite fait. Mais bon sang, loin, très loin de Léon et Fredi Maque

    RépondreSupprimer
  25. La Pecnaude était gentille. Même quand les rrrrrrums lui reprochaient d'aller discuter avec Floréale ou Didier , elle y retournait, ce qui montre bien qu'elle était moins bornée que ses compères, moins grégaire, moins collée à sa mangeoire.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Vous le leur avez dit, Suzanne, et ils l'ont très mal pris.
      Des bornés, comme vous dites.

      Supprimer
  26. Il n'y a pas d'enfer. Tu peux te dissiper. Préviens Suzon. Signé LP, qui en pince pour toi.

    RépondreSupprimer

Les commentaires anonymes seront systématiquement supprimés, quel que puisse être leur contenu, voire leur intérêt.