samedi 13 juillet 2013

Difficile enseignement de l'histoire : les mots qui parlent trop fort


La revue Le Débat, dirigée par Marcel Gauchet, a publié un numéro (mai-août 2013) entièrement consacré au Difficile enseignement de l'histoire – c'en est le titre général. Il sera suivi, en septembre, d'un second, qui sera, nous dit-on, consacré aux “formes nouvelles de la culture du passé”. D'emblée, ce premier volet s'annonce passionnant (je dis s'annonce car seule une quarantaine de pages a été lue sur les 220 de la revue). Pour le moment, je voudrais simplement m'attarder un peu sur un point de détail (Ombres de J.-M. L.P., dissipez-vous !) qui m'a sauté à l'esprit en lisant le long entretien accordé par Laurent Wirth et intitulé Définir les programmes. M. Wirth est inspecteur général de l'Éduc' nat' et il était jusqu'à l'année dernière doyen du groupe histoire-géographie de l'Inspection générale : c'est dire qu'il ne fallait guère compter sur lui pour un état des lieux réaliste du champ de ruines – mais d'autres, dans les pages suivantes, moins enchaînés sans doute à la maison mère et à ses mannes, s'y emploient.

Donc, tout en admettant un peu à contrecœur que tout n'est pas encore parfait, M. Wirth s'emploie à nous affirmer que ça va quand même mieux que ce qu'on dit : il fait, en quelque sorte, de l'histoire wirthuelle. Le problème est que les mots qu'il utilise et agence parlent beaucoup trop fort par eux-mêmes, au point d'assourdir presque totalement le message premier du locuteur (je suppose que je me mets soudain à jargonner par influence néfaste de mon sujet : ça passera, ne vous inquiétez pas) : il veut tellement camoufler le désastre qu'il le désigne et le dévoile ; un peu comme deux piétons marchant l'un vers l'autre sur le trottoir et qui, à trop vouloir s'éviter, finissent immanquablement par se retrouver dans les bras l'un de l'autre. Par exemple, dans une longue et acrobatique tentative de justifier l'abandon de pans entiers de notre histoire (avec lequel un ex-inspecteur général, Dominique Borne, se montrera beaucoup plus sévère dans l'article suivant), il commence par dire ceci :

« Nous avons certes intégré les résultats de la recherche sur les drames du XXe siècle qu'ont été les guerres, les totalitarismes, les massacres de masse. Était-il possible de faire autrement ? Peut-on dire pour autant que le programme donne délibérément une vision catastrophiste de l'histoire ? »

On pourrait dès à présent ergoter sur le fait de présenter ces divers événements comme des “drames”, tout uniment ; se demander si cette notion de drame est bien pertinente en histoire ; mais cela nous entraînerait un peu loin – et puis il fait chaud. De toute façon, la question ne semble pas se poser pour M. Wirth, puisqu'il ajoute aussitôt (c'est moi qui souligne) :

« C'est précisément dans le souci d'éviter une telle vision que les programmes de troisième et de première s'ouvrent par une étude de la croissance économique et des formidables transformations scientifiques et techniques qu'a connues le XXe siècle. C'est pour ne pas désespérer les élèves, que nous avons délibérément placé en tête de ces programmes des chapitres qui montrent les progrès accomplis dans tous les domaines, des communications à la médecine en passant par l'augmentation du niveau de vie. »

Voilà donc comment l'Éduc nat' d'aujourd'hui pense qu'il faut parler à un élève de première, soit un adolescent de 17 ans, si ma mémoire est bonne : « Bon, d'accord, il y a eu les hécatombes de 14 et les chambres à gaz de 42, mais ne pleure pas surtout, mon tout petit, mon gentil bisounours ! et concentre-toi sur le fait que le XXe siècle qui t'a vu naître a avant tout inventé ton ordinateur et l'ABS de la voiture de ton papa – sans parler de la pilule de ta grande sœur ! Tu veux que je te prête mon mouchoir ? »

Il se peut que ma mémoire se trouble, mais il me semble bien que, même à un âge beaucoup plus tendre, mes contemporains et moi-même supportions sans une larme les désastres d'Azincourt ou de Sedan, et que le départ de Napoléon pour Sainte-Hélène ne nous empêchait nullement de faire honneur au poisson pané de la cantine. Et même les poilus tombés dans les tranchées – alors même que nous fréquentions chaque jours les rescapés de cet enfer-là – même leur vision de morts entassés, à demi enfouis, ne provoquait la moindre inflation chez les suicidés de préau. Les élèves auraient-ils changé à ce point ? Ils ont changé, M. Wirth nous le confirme dans le paragraphe suivant ; ou plutôt, il avoue sans certainement s'en rendre compte qu'ils ont cessé d'être considérés comme des élèves. On vient de lui suggérer qu'il y aurait peut-être, chez eux, les élèves, une désaffection pour l'histoire. Il répond (je souligne, là encore) :

« Je ne serais pas aussi pessimiste pour plusieurs raisons. La première, c'est que nous raisonnons par rapport à un lycée qui, à l'époque, n'était pas ce qu'il est aujourd'hui. La massification est passée par là et le public n'est plus le même.[…] »

D'abord, on est heureux de recueillir l'aveu d'un inspecteur général, probablement progressiste : le lycée n'est plus ce qu'il était. Pourquoi ? Il l'avoue aussi, dans la foulée : parce qu'on y accueille tout le monde et n'importe qui (massification), exactement comme on le fait dans un hall d'aéroport ou un MacDo'. Et c'est bien normal, cette disparition de la sélection, puisqu'il ne s'agit plus d'élèves mais d'un simple public, sans doute semblable, ou souhaité tel, à celui qui tapisse les studios des émissions de télévision : tout le monde peut entrer, à condition d'être jeune et de se tenir à peu près tranquille ; moyennant quoi, promis, on n'abordera plus les sujets trop compliqués ou pénibles, qui sont mauvais pour l'audience.

De toute façon, rien de cela n'a de véritable importance, dans la mesure où tout change et sans arrêt. C'est M. Wirth qui l'affirme à la page suivante. Lorsque le Débat avance, d'une manière aussi policée que possible, que les élèves sont, au moins en matière d'histoire, d'une ignardise confondante, M. Wirth balaie d'un revers de main :

« Il y a certes eu une enquête conduite en 2004-2005 par la Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance du ministère [peut-on rêver plus belle dénomination soviétoïde, soit dit en passant ?] Elle constatait qu'effectivement les résultats étaient assez décevants. Mais cette enquête date. […] »

Et voilà, circulez : une enquête remontant à huit petites années ne peut rien, mais alors là, tu vois, absolument rien nous dire des élèves d'aujourd'hui. Si ça se trouve, le niveau a remonté en flèche depuis, et M. Wirth, ce malheureux, n'a aucun moyen de le savoir ! C'est triste. Pour finir, car j'ai un jardin à tondre, je ne résiste pas à l'enfantin plaisir de vous citer les termes délicatement chantournés en lesquels M. Wirth aborde – oh ! bien courageusement, allez ! on sent l'inspecteur général qui n'a pas froid aux yeux et que le réel n'effraie pas – les questions brûlantes et brutales (je re-re-souligne) :

« Il y a une autre difficulté dont il faut parler : c'est la difficulté d'aborder certaines questions sensibles [après les quartiers, voilà donc que les questions aussi se mettent à devenir sensibles…] dans certaines classes pour des raisons qui tiennent à la mémoire familiale. Ce n'est pas très fréquent, mais il existe des témoignages sur la difficulté de parler dans certaines classes de la Shoah. […] »

Les classes en question sont peut-être certaines mais elles resteront floues.  Enfin, au moins, M. Wirth devrait pouvoir se rassurer un peu : ce n'est pas avec des questions sensibles et des mémoires familiales qu'il risque de désespérer ses élèves de première.

67 commentaires:

  1. Ce billet est excellent, quant au fond...
    Le non-enseignement de l'Histoire est très exactement tel que le veulent les fonctionnaires de l'Ed Nat' , et aucune amélioration n'est possible, à moins de virer à coups de pied aux fesses les trois quarts de ce personnel, avec la totalité des bureaucrates soviéto-incultes de la rue de Grenelle.

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  2. « Ce billet est excellent, quant au fond... »

    Je le savais, que la forme ne vous plairait pas, je le savais !

    (Vieille histoire de la mère juive qui offre deux cravates à son fils…)

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  3. Robert Marchenoir13 juillet 2013 à 18:18

    Pour ma part, je me souviens d'une légère incompréhension, provoquée par les cours d'histoire de l'école primaire : on nous apprenait, en gros, que la Révolution française, c'était Bien. Et on nous disait, d'un autre côté, qu'elle avait consisté à couper un maximum de têtes n'importe comment. J'avais du mal à recoller les deux parties de la proposition.

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  4. Robert Marchenoir13 juillet 2013 à 18:23

    Un intervenant, l'autre jour à la radio, croit lâcher un gros mot en révélant que si les écoles finlandaises sont en tête des classements internationaux, c'est parce que leur sociologie n'est pas la même que la nôtre. (Ce que les socialistes énamourés de l'école finlandaise évitent de vous dire, en général.)

    Sociologie = nègres et Arabes. Il suffit de le savoir.

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  5. Il y a quelques heures, j'ai eu avec mon fils de 17 ans, une discussion sur l'histoire , il me donna l'impression que celle de la France a débuté en 1945, avant c'était le néant.

    Quand nous évoquons la colonisation, le discours est toujours le même, l'occidental est le mauvais qui a exploité les pauvres noirs et autres car avant c'était mieux. Il a une tête ébahie quand je lui dis que des noirs en ont vendu d'autres aux blancs et qu'ils continuent à en vendre aux arabes malgré l'abolition de l'esclavage (1972 pour Zanzibar)

    Je suis toujours surpris pourtant je ne devrais plus de cette ignorance ici portée au sublime. Ils sont formatés un point c'est tout, pourquoi j' écrirais bien pour en faire de bon petit socialiste pensant comme il faut et plus tard votant pour le bon président, un mec normal.

    Le Sketch des Inconnus sur un prof d'histoire et de ses élèves est toujours d'actualité et même en dessous de la réalité en 2013.

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  6. Tiens, j'ignorais que le nouveau nom officiel de l'islam fut "mémoire familiale".
    C'est toujours bon à savoir.

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    1. Je suppose qu'on ne devrait pas tarder à nous traiter de mémoirefamilialophobes…

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  7. Le "non-enseignement de l'Histoire" (pour reprendre l'expression de Michel Desgranges) me semble venir de plus loin et de plus haut.

    Je me souviens, voyant Miterrand et Kohl main dans la main et honorant dans une même cérémonie les soldats français et allemands victimes du nazisme, les agresseurs et les agressés mis sur le même pied, plus aucune différence entre le bourreau et la victime, je me souviens donc m'être dit que l'Europe post-Auschwitz exigera une réécriture totale de l'Histoire, dans des proportions et avec des conséquences à faire pâlir Orwell lui-même.

    Nous ne sommes qu'au début.

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    1. Waa, il est fort judicieux d'évoquer Orwell. L'évoquer c'est parfait, mais le lire, le comprendre et le citer c'est encore mieux.

      « Au cours des cinq ou six dernières années, le bien et le mal se sont transformés en leur contraire à une vitesse vertigineuse, et l'on a même pu constater que des actions considérées comme blâmables à un moment donné ont par la suite été tenues rétrospectivement pour louables, et vice versa. ainsi, en 1939, la radio de Moscou a dénoncé le blocus naval imposé par la Grande-Bretagne à l'Allemagne comme une mesure inhumaine frappant des femmes et des enfants, alors qu'en 1945, ceux qui objectaient au fait que quelques dix millions de paysans allemands soient chassés de chez eux étaient dénoncés par la même radio comme pro-nazis. Si bien qu'affamer les femmes et les enfants allemands a cessé d'être une mauvaise action pour en devenir une bonne, et il est probable que la famine imposée antérieurement est également devenue une bonne action. on risque peu de se tromper en supposant que le professeur Bernal* s'est trouvé chaque fois en parfait accord avec la radio de Moscou. »
      *J.D. Bernal (1901-1971), physicien est cristallographe, marxiste et auteur d'ouvrages sur la science et la sociologie.

      George Orwell (Eric Blair), Éditorial de Polemic, mai 1946. Essais, articles, lettres. Volume IV (1945-1950)

      Tout manichéisme en ce domaine équivaut à une abdication face au mensonge. Orwell nous montre ici, avec clarté, que toute vertu peut devenir un vice, et inversement en fonction des nécessités politiques de l'époque.

      Le mensonge et l'omission sont aujourd'hui devenus des vertus, plus personne n'en doute. Ils correspondent aux "nécessités" liées à l'Invasion.

      Nous ne sommes pas sortis de l'auberge puisque la lâcheté se généralise en même temps que la corruption de la langue.

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  8. "De mon temps"... le programme d'Histoire de 6ème couvrait l'Egypte, la Grèce, et Rome. Celui de 5ème continuait avec le Moyen-Age. Etc. Pour terminer avec 14/18. Certes la guerre 39/45 n'y figurait pas parce que trop proche :-) de nous mais, question drames, massacres, nous étions bien servis car l'Histoire n'était point édulcorée.
    Et comme ma mémoire est bonne, je peux affirmer que les horreurs des Guerres de religion, les joyeusetés de la Révolution, les carnages de Verdun n'ont jamais empêché qui que ce soit de dormir. Pour nous saper le moral il y avait bien en plus la guerre d'Indochine puis celle d'Algérie mais, allez savoir pourquoi, aucun inspecteur général de l'époque n'a proposé de modifier les programmes pour nous rendre la vie plus douce. Les vilains !
    Geneviève

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    1. Et personne ne semble se soucier non plus du "désespoir" des élèves français, à s'entendre rabâcher l'esclavage et la colonisation. Mais c'est que nous n'étions pas des élèves "sensibles"…

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  9. Un état soviétique qui ne s'ignore pas procède de temps à autre à une bonne purge. C'est bien ce qu'il nous faudrait à l'éduc' nat'. A longueur de pages dans ces manuels d'histoire-géo et d'éducation civique ce n'est qu'autoflagellation et repentance, et l'Europe a commis ceci, et l'Occident a fait cela, et c'est pas bien, nonnonnon. Il faut imaginer comment cette haine de soi, cette totale absence de fierté est reçue par les gosses d'origine africaine et maghrébine de nos ZEP. Cette leçon-là est bien apprise et c'est malheureusement pour beaucoup la seule qui le sera. On a jamais intégré qui que ce soit en l'invitant à croire que le pays qui a attiré ses parents et l'a vu naître est une merde. C'est pourtant ce que fait l'éducation "nationale". Ces Wirth, ces Meirieu, ces Chatel, ces Peillon, tous ces traîtres.
    Comment s'étonner que les mêmes gosses soient capables de dépouiller des cadavres de blancs ? Ce ne sont que des blancs après tout, des créatures coupables et sans fierté, ce ne sont pas des hommes. Et aucun animal n'a jamais demandé qu'on le piétine. Ce ne sont donc pas même des animaux ?

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    1. Robert Marchenoir13 juillet 2013 à 21:18

      Pour être tout à fait juste, il faut signaler que cette absence d'humanité apparente, cette absence d'empathie, se constatent aussi quand les Noirs se tuent entre eux. Cela est flagrant aux Etats-Unis.

      L'un des signes les plus frappants en est le rire. Les Noirs sont, à ma connaissance, la seule race riant couramment à la vision de souffrances infligées à autrui. Les témoignages en ce sens abondent.

      Bien sûr, quand les cibles sont blanches, la haine raciale s'ajoute à l'insensibilité.

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    2. Marchenoir est notre Eugène Terre Blanchetre, vous n'en ratez pas une, moi je rirais si je pouvais scier le coup de certains importuns et en plus je m'arrêterais entre chaque coup pour les entendre gueuler, ici pour paraphraser une Emile Buisson et il n'était pas noir, les konnards du Klan non mais comme ils portaient une kapuche, on ne pouvait voir leur sourire Kand ils pendaient des noirs.

      * Le K est volontaire , tradition klanique

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    3. Même pas, sauf du café mais sans "*bistoule" comme on dit dans le Pas de Calais mais pour le K remplaçant la lettre C comme kaka, je l' avais lu dans un ouvrage sur le K.K.K ou les les hommes du Klan la remplaçait de plus Bob Blakmarket me tanne avec ses remarques sur les noirs. Ce personnage s'est trompé d'époque, il a un gros problème avec eux dans leur ensemble, peut être que son épouse(la pauvre)s'est enfui avec un africain depuis il les déteste.

      * La bistoule dans min coin , c'est le genièvre toujours en bouteille de grès comme Wambrechies

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    4. Robert Marchenoir14 juillet 2013 à 17:38

      C'est vous qui avez un problème avec les Blancs, Grandpas. C'est vous qui avez des intérêts personnels à défendre inconditionnellement les Noirs, en raison de votre choix conjugal dont vous ne cessez de nous rebattre les oreilles.

      Les gens normalement évolués savent faire la différence entre, d'une part, leurs goûts personnels, les circonstances particulières de leur vie intime, et, d'autres part, les intérêts du groupe auxquels ils appartiennent. Les populations arriérées, non : elles ont systématiquement des réactions tribales.

      Comme les Noirs.

      Apparemment, vous ne vous êtes pas contenté d'épouser une Noire : vous avez adopté la mentalité noire.

      Remarquez que cela apporte de l'eau à mon moulin, et que cela milite contre les mariages entre les Blancs et les Noirs.

      Mais je suppose que votre vanité exige une originalité dont vous puissiez vous prévaloir face au monde entier. C'est compréhensible, bien que regrettable, chez une jeune fille blanche qui s'affiche ostensiblement avec un Noir pour faire rager son père. Ca l'est moins chez un homme d'âge mûr.

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    5. Marchenoir gardez votre psychologie de grande surface pour vois soirées avec vos petits camarades nostalgiques de l' Afrikaner Weerstandsbeweging — AWB .

      c'est en lisant votre dernière éructation que je commence à comprendre votre haine viscérale des noirs, alors comme ça c'est la fi-fille à Roro qui s'est fait la malle avec un grand noir pour ennuyer son vieux papa, cépabien mais je la comprends.

      J' ai adopté certaines recettes culinaires du Sénégal comme j'ai par le passé appris à faire des nems ou des makis, je n’ai pas attendu la crise de la cinquante pour faire rager ma mère.

      Quant au fait que je suis vaniteux, vous ai je déjà rencontré car si vous exprimez cette opinion par mes écrits alors que dire de votre comportement plus que suffisant.

      Je vous laisse à vos certitudes racialistes.

      Voici une citation , elle devrait vous intéresser:

      "Parmi le désespoir des peuples, qui, jusqu’à présent, est resté insoluble, et dont la tragédie ne peut être comprise pleinement que par un Juif, il y a une autre question d’égale importance, celle de l’Afrique.

      "Il suffit de se souvenir de tous ces épisodes terribles, l’esclavage d’êtres humains, qui, par le seul fait d’être noirs, étaient fait prisonniers, capturés, vendus comme du bétail. Leurs enfants ont grandi dans des pays qui leur étaient étrangers, ils étaient dénigrés, en butte à l’hostilité parce que leur couleur de peau était différente.

      "Et bien que certains trouveront à y redire, j’affirme que lorsque j’aurai été témoin de la rédemption du peuple juif, de mon peuple, je ne pourrais alors que souhaiter la rédemption des peuples d’Afrique."

      Elle est de Theodor Hrezl, le père du sionisme

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  10. Les réactions de Wirth ne sont pas difficiles à expliquer : c'est lui, le rédacteur de ces programmes. Il ne va pas dire que son travail est nul. Il a été tellement attaqué par la profession qu'il s'y accroche autant qu'il peut.

    Sur le reste du billet, quoi que je dise, ce ne sera pas entendu. Donc, je passe.

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    1. C'est dommage, car c'est précisément votre réaction, à vous, qui m'aurait intéressée, de par votre position particulière.

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    2. Bon, si cela vous intéresse...

      Sur la vision catastrophiste de l'histoire, le problème est que notre discipline est toujours prise entre son caractère scientifique et universitaire et la volonté du pouvoir politique de faire passer une multitude d'éléments de langage aux élèves. Les programmes actuels ne dérogent pas à cette règle. Un autre élément a été la volonté absolue d'en finir avec la logique chronologique qui a longtemps été privilégiée par le système et qui transformait les cours en une liste de dates sans volonté de faire comprendre les mouvements de fond qui se produisaient et que les faits illustraient. Or, nos élèves ont un énorme problème à appréhender des concepts parfois complexes intellectuellement parce qu'ils n'ont aucune maîtrise de la chronologie factuelle toute bête que tout historien appréhende complètement. J'espère qu'on reviendra en arrière et qu'on trouvera un juste milieu.

      Sur la massification, il faut rappeler que 35% d'une classe d'âge passe un bac général. Les autres (les 35% qui vont vers le professionnel ou le technologique) font très peu d'histoire. Quand aux 30% qui ne passent pas le bac, n'en parlons pas. Donc, ces programmes ne concernent qu'un tiers d'une génération.

      Quand à l'enseignement de certains faits historiques, vu mon expérience, je n'ai pas souvent rencontré d'élèves osant affirmer une position purement islamiste. Cela ne veut pas dire que les islamistes ne disent pas une tonne de bêtises dans les mosquées islamistes de Seine-Saint-Denis. Cela veut juste dire que les élèves soit n'y adhèrent pas, soit qu'ils y adhèrent partiellement ou totalement et qu'ils mettent leurs idées dans leur besace sans en reparler, soit qu'ils n'ont pas simplement pas envie de s'adresser à un mécréant comme moi pour les plus islamisés. Je pense que les islamistes ont plus de poids par leur discours politique et social que par leur discours historique, mais là, je reconnais totalement que je n'ai qu'une vision très parcellaire, parce qu'on ne parle jamais de ça avec les gamins.

      Par contre, sur les "mémoires", je reste toujours autant surpris par la faible transmission des immigrés à l'égard de leurs enfants. Par exemple, les connaissances des Algériens sur la guerre d'Algérie et la mémoire familiale sont souvent très faibles voire inexistantes. Seuls les descendants d'Harkis ont une vraie mémoire familiale, je trouve, et ils le paient encore d'ailleurs.

      Pour être clair, j'ai eu deux incidents sur la Shoah :
      1) en 2003, un gamin de 1ère S m'a affirmé que Hitler avait eu raison, et que s'il avait réussi, on serait tranquille en Palestine. Cependant, ce gamin était un hyper-actif provocateur, et je pense qu'il l'a fait, à posteriori, pour se faire virer et éviter le contrôle qui arrivait l'heure d'après. Cependant, cela ne veut pas dire qu'il ne le pensait pas ;
      2) en 2006, une gamine m'a demandé si "on était bien sûr pour les 6 millions de Juifs". J'ai répondu "oui" et ait donné une explication sur les preuves, et elle n'a pas insisté. Je ne crois pas l'avoir convaincu, mais là, c'était vraiment une famille d'islamistes notoirement connue...

      PS : on ne peut plus s'abonner aux commentaires, sur votre blog...

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    3. Eh bien, vous voyez, ça valait tout de même la peine de vous y mettre !

      Abandonner la logique chronologique, dites-vous (et sans l'approuver si je vous ai bien lu) : voilà ce que je ne parviens pas à comprendre. (Dans son article du Débat, Dominique Borne parle même d'illusion chronologique, ce que je m'explique encore moins. Évidemment, s'il s'agit de faire entrer de force dans les crânes une succession de dates, c'est absurde. Mais l'enseignement de l'histoire n'a jamais été cela ! En tout cas pas depuis les années soixante, où je suis entré dans le "circuit". La chronologie, les dates, ça n'a jamais été que l'armature du reste. Et c'est sans cette armature qu'il me semble illusoire de vouloir faire comprendre quoi que ce soit à des élèves, souvent peu motivés au départ. Cette histoire de "moments" (Bouvines, 18 juin 40, etc.) à partir desquels on part en cercles concentriques de plus en plus vastes, à la fois vers le passé et l'avenir du moment en question me semble assez aberrant.

      (À part ça, s'il vous intéresse, si vous ne l'avez pas déjà et si vous me fournissez une adresse et passant par mon mail privé (je sais : ça fait beaucoup de "si" !), je pourrais vous envoyer ce numéro de la revue en question.)

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    4. J'ai répondu "oui" et ait donné une explication sur les preuves
      Il est donc normal que la loi Fabius-Gayssot interdise d'en parler vraiment.
      Comment faites-vous pour ne pas mourir de honte ?

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    5. Robert Marchenoir14 juillet 2013 à 17:45

      C'est vous qui devriez avoir honte, Goyboy. Mathieu n'a dit nulle part qu'il était favorable à la loi Gayssot.

      Et il semble vous échapper que la réalité de la Shoah est parfaitement compatible avec l'interdiction de la nier.

      C'est bien pourquoi de nombreuses personnes, dont votre serviteur, réclament l'abrogation de cette loi sans pour autant donner crédit aux divagations mentales des antisémites qui nient la Shoah.

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    6. Ce que Goyboy a peut-être voulu dire, c'est qu'affirmer la réalité de la Shoah alors qu'il est interdit de la nier est quelque peu factice, et rend toute "démonstration" douteuse. Raison de plus pour supprimer cette stupide loi Gayssot, en effet.

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    7. Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.

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    8. Goyboy, les commentaires antisémites et négationnistes n'ont pas leur place ici, je vous prierai donc de bien vouloir vous en abstenir.

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    9. Les populations arriérées, non : elles ont systématiquement des réactions tribales.
      Comme les Noirs.

      Ça vous avez laissé Marchenoir le dire.
      Est-ce que j'ai le droit de dire que les noirs ne sont pas les seuls à avoir un comportement tribal ? Et que ça commence à bien faire.

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    10. Les historiens n'ont pas besoin des lois pour travailler et proposer des analyses sur le passé, et heureusement. La plupart des chercheurs sont contre toutes les lois mémorielles et/ou imposant une vision de l'histoire. On n'a pas besoin d'interdire la négation de la Shoah, puisque les faits sont là. Ces lois ont pour seul objectif, à mon sens, de donner bonne conscience à la classe politique.

      @ Didier : cette histoire de chronologie traîne depuis au moins 20 ans dans le système éducatif. Je suis d'accord avec vous : sans l'armature des dates, on ne construit rien. Maintenant, il y a de nombreuses façons d'étudier les événements. Ce que certains voudraient éviter, c'est le simple récit historique qui n'analyse rien, ou pas grand-chose, mais transmet un discours sur l'histoire qui apparaît comme vrai aux élèves (qui ne commencent à relativiser qu'à la fin du lycée pour la plupart), alors que les historiens passent leur temps à débattre et à s'affronter sur de multiples questions. Dans le passé, de nombreux ouvrages ont montré qu'on peut, en partant d'un événement, en tirer énormément de chose. Puisque vous parliez de Bouvines, on peut encore lire, même si c'est un peu ancien, le "Dimanche de Bouvines", de Georges Duby. Cet historien avait l'avantage de savoir écrire, ce qui est rare, dans la profession... Un autre ouvrage que j'avais adoré, de Marc Bloch, "l'étrange défaite", sur la défaite de 1940, écrit quelques semaines après l'armistice, très passionnant et qui se lit en quelques heures.

      Bon, comme je suis ici avec des gens qui lisent, je suppose que vous connaissez déjà tout cela. Ce sont des classiques. Je m'arrête donc là.

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  11. Bon: il faut l'acheter, ou pas, ce numéro qui "s'annonce passionnant"? Parce que votre billet sur cet article, ça ne donne pas spécialement envie...

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    1. Encore une fois, difficile à dire après avoir lu 50 pages sur plus de 200…

      Mais enfin, en général, cette revue mérite qu'on la lise, non ?

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  12. Très bon compte rendu, qui montre le parti-pris mais aussi la nullité de nos zélites en matière de programme d'histoire.
    Il ne faut cependant pas se leurrer : l'histoire à l'école ne peut qu'être idéologiquement orientée, le tout est de savoir dans quel sens il est légitime de le faire. C'est inévitable parce qu'il s'agit d'enfants, incapables de véritable esprit critique et trop ignorants par ailleurs (ce qui est normal dans leur cas). C'est inévitable également parce que l'histoire véritable ne saurait voir son programme fixé par une instance quelconque, surtout ministérielle.

    Donc l'histoire à l'école est et sera toujours orientée. Mais elle peut l'être de façon légitime s'il s'agit de contribuer à la construction d'une société soudée, ce qui passe d'après moi par l'apprentissage de ce "roman national" tant décrié, alors qu'il n'est évidemment pas plus fictif que le roman antinational dont on abreuve nos gosses. Etre patriote ne devrait pas être une tare, mais une base.

    Ce qui nous place aussi loin du libéralisme individualiste que de l'individualisme socialiste. Ce qui manque, c'est l'idée qu'il existe une histoire de France et un peuple français.

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  13. C'est vrai à part Jeanne d'Arc, tout est inventé par les crétins d'historiens qui de Michelet à Thiers, en passant par Duby, Chaunu, Furet et tant d'autres, expriment une vision diversifiée de l'histoire absolument fausse, une bande de comploteurs acharnés à faire du mal à la France.et même des escrocs agissant en bande organisée.

    Oui à l'histoire unique bien franchouillarde de Vercingétorix, St Louis, du maréchal Pétain exprimant divinement l'héroïsme, la splendeur de la France, fille ainée de l'Eglise, et la qualité de ses pommes de terre frites.

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    1. Les meilleures frites sont belges, mais comme nous allons bientôt récupérer la Wallonie et ses chômeurs, votre commentaire n'est qu'une anticipation.

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    2. Vous ne confondriez pas un peu la France et la Belgique, par hasard ?

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    3. Zut, doublé par Elie.

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    4. Les belges mettent des sauces bizarre sur leurs frites comme de la crème chantilly, non je ne suis pas bourré mais c' était en Flandre, à Bruges plus exactement et soit dit en passant un très bon hydromel dont un de couleur rouge qui n' a jamais passé la frontière.

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  14. Ce qui m'inspire la lecture de ce billet est étrange. A bien y réfléchir, dans toute ma carrière à l'éduc'nat (19 ans bientôt), je n'ai JAMAIS rencontré de prof d'histoire- géo de DROITE. Jamais. J'ai beau les énumérer tous, un par un, je les revois tous dans leur genre, grande gueule ou discret, souvent la moraline à la bouche, souvent syndicaliste, SYSTEMATIQUEMENT donneur de leçons (et pas seulement d'histoire)... J'en ai connu un misanthrope, mais il avait sa carte du PC...
    Pas un de droite en 18 ans, et en une douzaine d'établissement... Est-ce que cela existe ?
    Certains se disent peut-etre que cela n'a aucun rapport avec le billet ? Je pense qu'en fait, si.
    Bec

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    1. Moi, j'en connais au moins un… ce qui n'invalide nullement ce que vous dite, d'ailleurs.

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    2. Robert Marchenoir14 juillet 2013 à 15:09

      Ca a un énorme rapport avec le billet !

      Il est significatif que, de tous les collègues que vous avez connus, vous ayez pu dire qu'ils sont de gauche. Dans un pays normal, les opinions politiques de la plupart des professeurs devraient rester inconnues de leurs collègues (qu'elles soient d'un bord ou de l'autre).

      Non seulement il faut être de gauche à l'Education nationale, mais, en plus, il faut le faire savoir.

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    3. C'est frappant, ce que vous dites, Marchenoir. Je m'aperçois (je n'y avais jamais songé) qu'à part deux ou trois, je serais incapable de dire quelles sont les opinions politiques des gens avec qui je travaille ; alors que je côtoie la plupart d'entre eux depuis près de 15 ans.

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    4. Il faut dire aussi que les "opinions politiques" des gens me m'ont jamais beaucoup intéressé.

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    5. A leur décharge, il faut dire qu'être de gauche est la position par défaut chez les profs en formation, puis elle est fortement conseillée pour continuer à entretenir des relations à peu près cordiales avec les autres, notamment par le biais des syndicats qui s'affichent politiquement sans beaucoup d'ambiguïté, et qui sollicitent, commentent l'actualité...
      Justement, pour les collègues d'HG, ils se sentent tenus, honnêtement, je crois, par leur mission de nous livrer leur analyse, dans laquelle transpire toujours quelque positionnement, de l'actualité... Et puis il y a la fameuse éducation civique, qui constitue un monstrueux prêt à penser à l'usage des enfants dans lequel beaucoup d'adultes se laissent aussi prendre.

      Bec(il faudra que je me fasse un profil non anonyme)

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    6. Bec,

      Bah, moi, je suis prof d'histoire-géo ET de droite. Et c'est vrai que je me sens parfois bien seul...

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  15. Excellents billet et commentaires !
    Petite anecdote : dans mon livre d'histoire de CM2, les portraits de Voltaire et Rousseau, ainsi que ceux de tous les révolutionnaires de 1789, avaient été ornés des cornes du diable par le précédent propriétaire du livre.
    Au moins c'était clair : on savait ce qu'il fallait en penser.
    Peut-être qu'à cette époque lointaine, les opinions politiques des professeurs étaient plus diversifiées que celles des enseignants d'aujourd'hui ?

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  16. Les Noirs sont, à ma connaissance, la seule race riant couramment à la vision de souffrances infligées à autrui.

    Vivement que Marchenoir nous fasse part de l'enseignement de l'histoire comme il le conçoit.
    Le monde s"explique par le rire des noirs.
    Impressionnant, humain! Et plus impressionnant encore le fait que personne ou presque ne relève cette phrase, c'est dire le racisme et le mépris d'autrui qu'on ne craint pas d'afficher sur ce blog.

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    1. « Et plus impressionnant encore le fait que personne ou presque ne relève cette phrase, c'est dire le racisme et le mépris d'autrui qu'on ne craint pas d'afficher sur ce blog. »

      Ben, si, justement, vous venez de le faire. Maintenant que c'est fait, il faudrait nous démontrer en quoi il plus raciste de dire que les noirs rient de la souffrance d'autrui (opinion dont je laisse l'entière responsabilité à son auteur) que d'affirmer que les blancs n'ont jamais pensé qu'à asservir tous les peuples de la terre.

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    2. Le Marco Polo ci-dessus n'est qu'un usurpateur. Qu'on se le dise !

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    3. Pénible, ces idiots qui "empruntent" les noms des gens.

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    4. Ce qui est surprenant, c'est que vous reprenez grandpas en insinuant qu'il a bu, alors que sa réaction me semble assez compréhensible, il vient d'apprendre qu'il vivait avec une personne inhumaine, qui prenait plaisir à voir souffrir ses semblables...
      Personne n'a affirmé que les blancs ne pensent qu'à asservir tous les peuples de la terre, et même si quelqun le faisait, je ne vois pas en quoi cela minimiserait le racisme évident des propos détestables du Sieur Marchenoir.
      Attention, je ne vois aucun problème à ce qu'il s'exprime ici comme ailleurs, mais votre "absence" de réaction me semble valoir accord, et je trouve cela désolant.

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    5. Robert Marchenoir15 juillet 2013 à 01:44

      Vous, Marco Polo, un antiraciste ? Vous vous foutez de notre gueule.

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    6. "Les Noirs sont, à ma connaissance, la seule race"
      ayant la peau noire, c'est indiscutable.

      Sorti de là, on ne peut dire que des conneries ("Ils ont le rythme dans le sang" "Ils jouent mieux au foot que la race bretonne", etc.)

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    7. Robert Marchenoir17 juillet 2013 à 12:52

      Oui, on ne peut dire que des conneries, en effet.

      Du style : "Ils bénéficient de médicaments contre la crise cardiaque spécialement conçus et autorisés pour leur race."

      La Food and Drug Administration, qui est responsable de l'autorisation des médicaments aux Etats-Unis, est peuplée de connards, c'est bien connu.

      Vous êtes cardiologue à la retraite, c'est bien ça ?

      http://www.nytimes.com/2005/06/24/health/24drugs.html?_r=0

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    8. Robert Marchenoir18 juillet 2013 à 21:06

      "Personne n'a affirmé que les blancs ne pensent qu'à asservir tous les peuples de la terre." (DSL)

      Susan Sontag, intellectuelle de gauche : "La race blanche est le cancer de l'humanité".

      Les intellectuels de gauche unanimes : "Les races n'existent pas".

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  17. "que d'affirmer que les blancs n'ont jamais pensé qu'à asservir tous les peuples de la terre".

    Ah, bon, c'est ce qu'on enseigne à l'école?

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  18. Vous allez rire (ou pas) mais comme je cherchais un truc sur le génocide Tutsi pour titiller Marco-Polo, je lis dans Wikipédé:
    Une partie très minoritaire des Tutsis se reconnaitrait comme juive

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  19. "C'est précisément dans le souci d'éviter une telle vision que les programmes de troisième et de première s'ouvrent par une étude de la croissance économique et des formidables transformations scientifiques et techniques qu'a connues le XXe siècle."

    En soi, que l'on parle des progrès scientifiques et économiques, je trouve ça plutôt positif (même si l'on peut faire confiance aux gens de l'Ed Nat pour rendre ces enseignements bêtifiants).

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  20. Salomon Al-Wahir15 juillet 2013 à 10:41

    Monsieur Goux, si vous êtes sincère, et je pense que vous l'êtes, vous devriez vous interroger sur ce qui vous a poussé à censurer illico presto le commentaire de Goyboy cependant que celui, délirant, du sieur Marchenoir n'a semblé que fort peu vous émouvoir.

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  21. Marco Polo (le vrai, l'unique)15 juillet 2013 à 11:59

    Y aurait-il un moyen pour que le Marco-Polo (avec tiret) se trouve un pseudo à la hauteur de son génie, plutôt que d'emprunter le mien ? Marchenoir en est tout perturbé, et ça m'énerve tout autant.

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    1. Le moyen le plus simple serait que vous vous créiez un compte blogger, je crois.

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  22. Je connais de près de vrais élèves qui vont dans de vrais collèges où il y a de vrais professeurs, et, le plus souvent, quand je lis des billets ou des débats à propos de l'enseignement de l'histoire, je me demande si j'ai affaire, dans mon entourage immédiat, à ce que la France compte de pire en la matière ou si on se fout complètement de moi.
    Je connais des élèves fraîchement brevetés, avec mention pour certains, même. Sortant de troisième, donc. Le sujet du brevet était sur la Corée: PERSONNE ne l'avait étudié en classe, c'est au bout du programme. Personne n'aurait su situer la Corée sur une carte. Personne ne savait situer la Pologne ou la Norvège non plus. J'ai demandé à des troisième "normaux" (pas des gamins de l'IME, mais des collégiens qui vont aller en bac pro l'année prochaine après quatre ou cinq ans de collège unique) "qu'est-ce qu'un juif ?" "C'est quelqu'un qui a des problèmes parce qu'on ne l'aime pas." "Oui mais, et encore ?" "Staline les a envoyés en Allemagne et les a fait tuer." "Qui est Staline" ? "Euh, j'me suis trompé, c'était plutôt Hitler. Pendant la grande guerre mondiale. Quand ? 1914-1945. Et tout à l'avenant.
    Les trois quart des élèves de troisième ne SAVENT pas chercher des informations dans un document. Trop compliqué, trop fatiguant. La lecture n'est pas toujours bien maîtrisée, la compréhension n'est pas fine. Et surtout, à quoi bon ? Pour quoi faire ? Nul envie, nul besoin de s'encombrer de ces trucs là.
    En lycée général, le quatrième quart tire peut-être son épingle du jeu. Au collège, l'enseignement de l'histoire a de moins en moins de sens.

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    1. J'ai tendance à penser (mais chez moi c'est "au feeling") que la situation est encore nettement pis que ce qu'on veut bien nous avouer.

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  23. Pour revenir au sujet, entre le CE1 et la terminale il me semble qu'il y aurait la place pour enseigner les faits d'abord et les mettre en perspective ensuite ; j'aurais quand même bien voulu ne pas être celle qui a appris à sa fille entrant en sixième qui était Henri IV.

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    1. C'est bien là que tout commence !
      Qui était donc Henri IV ? Des historiens très bien et catholiques le prennent pour un opportuniste peu croyant.
      Extrait : "la majorité de la France repoussait la Réforme, et ne voulant plus entendre aux promesses ambiguës de la Cour, non plus qu'aux habiles réticences des politiques, elle se jeta dans les bras de cette illustre famille de Guise à laquelle nulle autre dans ce siècle ne peut être comparée.
      "On se rapprocha dans une communauté de vues et d'intérêts, dans une Sainte Ligue qu'il a toujours été de bon goût de ridiculiser, mais qui fit trembler la Réforme et aurait écrasé les huguenots sans la capitulation, l'abjuration de leur Roi Henri IV" [...]
      "L'Edit de Nantes tout en attribuant à la nouvelle secte d'exorbitantes immunités la fit tomber du rang de prétendante à l'empire à celui de parti faible auquel on donne des sûretés. Il ne s'agit plus désormais de domination mais d'indépendance.
      "La vérité sur cette époque (de 1550 à 1598) a été faussée par tous les historiens, les catholiques eux-mêmes calomniant la Ligue pour flatter les Bourbon [...]
      "Henri IV ne fut qu'un faux-frère se servant de son parti et l'abandonnant chaque fois que son intérêt le demandait"
      (Boiffils de Massanne).

      Voila. Plus serait abuser, mais Ravaillac arrive sous une couleur différente ;-)

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