dimanche 21 juillet 2013

Petit billet sans objet

Le château de Léran, où Athanase de Lévis-Mirepoix (1792 – 1851) termina sa vie.
Ruines du château de Lagarde, résidence principale des Lévis-Mirepoix
Sans objet, mais non sans raison, puisqu'il répond à une ferme exigence de Catherine. Me coinçant au saut du lit, et profitant lâchement de la faiblesse naturelle de l'homme à son réveil – surtout après une soirée passée à vider des bouteilles avec El Desdichado –, elle ordonna : « Il faut absolument que tu fasses un billet ce matin : ça me fait flipper, à chaque fois que je vais sur ton blog, de tomber sur la photo des deux autres malades ! »

Désir clairement exprimé, auquel il aurait été malséant de se soustraire. L'illustration était toute trouvée puisque, hier, le camarade Rémi est arrivé les bras chargés de livres et de vin, dont une histoire des Lévis-Mirepoix, racontée par le duc académicien de la famille et que je m'en vas commencer de lire aujourd'hui même (quant aux 1500 pages de Mythe et épopée de Dumézil, elles voudront bien attendre qu'il fasse un peu moins chaud…). Pour en revenir aux Lévis, j'apprends chez Wikipédia que la famille est originaire de la région parisienne, où elle était vassale des seigneurs de Monfort-L'Amaury. C'est seulement au XIIIe siècle qu'ils devinrent seigneurs de Mirepoix, fief qui leur fut donné par Simon de Monfort, désireux de remercier Gui 1er de l'entrain qu'il avait mis à massacrer de l'Albigeois durant la croisade du même nom. Et à part ça, d'aucuns prétendent encore que l'on n'arrive jamais à rien par la violence : la preuve que si.

14 commentaires:

  1. Voilà ! Discrètement, vous justifiez les violences en banlieue. Vil gauchiste !

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    1. En très grande banlieue ! De plus, je ne justifie nullement les émeutes, mais au contraire leur sanglante répression par le sire de Monfort.

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  2. Les Lévis sont une des plus anciennes familles de la noblesse française, au point que leur devise, "Dieu aide au second chrétien Lévis", apparaît presque comme une exagération pardonnable : elle repose sur une légende qui veut que lors du baptême de Clovis, l'ancêtre des Lévis avait été le premier guerrier franc baptisé juste après le roi.

    Malheureusement, la maison de Montmorency, fort ancienne elle aussi, possédait une légende familiale similaire, revendiquait aussi pour ancêtre le premier Franc baptisé après Clovis, et avait pour cri d'armes "Dieu aide au premier baron chrétien".

    Je ne sais pas ce qui se passait lorsqu'un Lévis et un Montmorency se trouvaient ensemble sur le même champ de bataille (les deux familles ont fourni pléthore de chevaliers à nos bons rois) et poussaient leurs cris de guerre respectifs. ça devait être amusant.

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    1. D'autant que les occasions de se marrer sur les champs de bataille ne devaient pas être si fréquentes…

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    2. Détrompez vous, ils se fendaient la gueule à grand coup d'épée.

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  3. L'épisode relatant la demande expresse de votre épouse de changer, toutes affaires cessantes, la une de votre blog me rappelle l'époque où Hara-Kiri, le journal satirique était garanti.
    Ce devait être dans les années soixante-dix.

    Si une page vous déplaisait et que vous habitiez la région parisienne, un simple coup de fil suffisait et un agent arrivait chez vous, séance tenante, afin de coller n'importe quelle feuillet inoffensif de remplacement sur le passage objet de la contestation.
    Une page de l'annuaire des Hauts-de-Seine ou du catalogue de la Manufacture d'Armes et Cycles de Saint-Etienne faisait alors parfaitement l'affaire.

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    1. L'anecdote est amusante ! Et elle ne m'étonne pas du tout.

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  4. Levis, c'est l'inventeur du pont ?
    Désolé

    Duga

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    1. Lévis, avec un accent aigu. donc, plutôt l'inventeur du jean.

      Désolé.

      Goux

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  5. Dîtes moi cher Monsieur Goux, ce El Desdichado est il le Maat de matière de France, il boit cet homme, pourtant il me semblait si timide quand je marchais à ses côtés comme quoi, j'espère qu'il ne vous a pas pris en otage car il en serait bien capable ce réactionnaire nauséabond.

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    1. C'est lui-même, en effet. Mais dire qu'il boit serait très exagéré (au moins selon mes critères en la matière…). Et puis, de toute façon, il devait rentrer chez lui en voiture, alors…

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  6. Un jour, je croisais dans la rue M. le duc de Lévis-Mirepois, alors fort âgé ( mais toujours fidèle à son Roi). Il venait de vendre son hôtel de la rue de B*** , et s'en allait prendre le métro pour se rendre à l'Acadèmie.
    Sic transit...

    Pour la noblesse titrée sous la gueuse, lisez M. le Duc, de La Varende ( si ce n'est déjà fait ).

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  7. Mat
    J'espère que tu as raconté nos glorieuses manifs à tes hôtes !

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