jeudi 26 mars 2015

Un peu d'anticommunisme primaire en guise d'apéritif


Parmi les nombreuses choses qui ressortent du Journal de Jean Galtier-Boissière, et qui le rendent si savoureux, il en est une particulièrement saillante, c'est la profonde et irrémédiable crapulerie des dirigeants du parti communiste français de cette époque, qui passèrent sans états d'âme de la case “collaborateur” – jusqu'à l'invasion de la Russie en 1941 – à la case “épurateur” à partir de 1944, tout en ayant, entre les deux, gonflé jusqu'à l'absurde leur rôle dans la Résistance et tenté de falsifier le réel pour camoufler leurs ignominies, notamment leurs courbettes et leurs génuflexions devant l'occupant nazi durant plus d'un an. Et l'on se dit que si vraiment “Justice était passée”, les Maurice Thorez, Jacques Duclos, André Marty, Marcel Cachin et autres Pierre Hervé n'auraient rien récolté d'autre qu'une balle dans la nuque, le peloton d'exécution étant encore trop noble pour de tels déchets d'Humanité.

28 commentaires:

  1. C'est de la provocation, je refuse de commenter ce billet.

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    1. Trop tard !

      (Et ce n'est même pas de la provocation…)

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  2. C'que vous êtes vache quand même !

    http://www.contreculture.org/Images/communiste.gif

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    1. Je savais que je pourrais compter sur vous !

      Tenez, pour la peine, je vous offre un joli lien.

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    2. Je savais que je pouvais compter sur vous !

      Pour la peine, je vous fais un joli lien.

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  3. Eh bien, ce billet me parait bien tranché après le précédent qui invitait à nuancer l'histoire.
    On ne sait pas sur quel pied danser lorsque vous menez la danse.

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    1. Il y a des moments où il faut savoir arrêter de danser.

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  4. Epuration,vers 1946,lu sur un blog,un Amiral Platon,le CNR lui tombera dessus,il sera mis en morceaux enchaîné a un tracteur(chevaux seraient insuffisant pour la separation des membres)mort trop rapide se disent ils sans doute,pour un autre homme ils entretiendront son agonie,par exemple,ils eviteront de percer des organes vitaux en transperçant cette personne de son epée chauffé au rouge.
    L'homme faisant de la charpie d'un autre homme...cela ne se peut me dis-je.
    Dominique. B.

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  5. Il se pourrait que le champion toutes catégories de l'opportunisme soit le communiste Jacques Doriot, de sinistre mémoire.
    J'invite tous les avaleurs de mille pages à aller sur sa page Wikipedia. Je préviens les autres, que l'article est un peu long mais passionnant. Hallucinant même !

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    1. Bah, il n'a fait que passer d'un côté du totalitarisme à l'autre. Rouges et bruns ne sont en définitive que les côtés pile et face de la même pièce.

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    2. Rouge et brun, mais n'oubliez pas le vert, non plus: l'islam, c'est pas jo-jo côté liberté.

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  6. Je me doutais bien qu'il y avait une anguille sous ce parti...

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  7. Staline et Hitler sont des camarades de promotion dans l'abjection. Concourant pour la première place dans l'absurdité il fallait bien que l'un élimine l'autre. Joseph, le séminariste défroqué détruisit Adolph le peintre de la noirceur.

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  8. Au risque de heurter certaines sensibilités on ne saurait passer sous silence les finasseries de la politique gaullienne avec le PCF dont on continue de payer le prix.

    Extrait de l'article de Henri Jeanson : "Le parti frère ? Et ta sœur !" paru dans "Le Crapouillot" nouvelle série n° 11 Les Communistes.

    "En 1945, pour remercier le loyal Thorez d'avoir déserté, De Gaulle lui offrait un portefeuille de ministre d'État. Il confiait par la même occasion le ministère de l'Air au camarade Tillon – un vrai dur, qui s'était, lui aussi, distingué en Espagne dans l'expédition des affaires courantes –, le ministère de la Production industrielle au camarade Marcel Paul, lequel, en bon réformiste, forma un cabinet qui comprenait dix fois plus de membres qu'il n'est d'usage : cent-dix-sept exactement. Tous inscrits au parti, et à chacun sa voiture.
    Avec François Billoux au ministère de l'Économie nationale et Ambroise Croizat au Travail, les communistes peuvent voir le Grand Soir. M. Marcel Paul confie au camarade Victorin Duguet la présidence des Charbonnages de France et au camarade Thibaud, maire communiste de Liévin, la présidence des Houillères du Nord et du Pas-de-Calais.
    On affiche complet. On se prépare sans vergogne au grand chambardement. Le dispositif est en place. au ministère de l'Air, le camarade Tillon a licencié tous les dirigeants non communistes pour les remplacer par des hommes sûrs qui n'attendent qu'un signe de leur patron pour déclencher le mécanisme. M. Tillon, lui, ne se refuse rien; Il s'est installé à nos frais dans un luxueux hôtel particulier de Boulogne, un petit Kremlin personnel (coût 1.442.000 francs 1945). La Cour des Comptes découvrira postérieurement que, sous Tillon, les effectifs du ministère de l'Air sont passés de 800 à 1.500... M. Tillon n'a pas son pareil pour encelluloter nos administrations.
    Un vrai réformateur !
    Déjà on affiche un peu partout ce slogan :
    « La France n'est que notre pays mais l'U.R.S.S. est notre patrie ».
    Nuance cousue de fil rouge !
    Et la patrie commande..."

    "Quand on leur rappelle leurs trahisons, ils ont toujours une bonne justification...
    Ils vous diront, par exemple, qu'ils ont signé le pacte germano-soviétique pour gagner du temps.
    mais ils se gardent bien de préciser qu'en 1940, conformément à cet accord, les communistes ont livré 900.000 tonnes de produits pétroliers, 100.000tonnes de chrome à L'Allemagne et qu'ils portent ainsi la responsabilité de milliers de morts de femmes et d'enfants français, polonais, anglais et belges...
    Ce n'est pas, rappelons-le, Staline qui a rompu le Pacte germano-soviétique.
    C'est Hitler."

    Avec les communistes, les grands corps de l'État on fait de la "cellulite".
    Nous sommes toujours trop bons avec les communistes.

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    1. Concernant De Gaulle, vous n'avez pas l'air d'avoir retenu la leçon de Didier qui expliquait que les trois plus précieuses qualités d'un chef d'État sont : l'égoïsme, l'hypocrisie et la férocité ?

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    2. Je n'en disconviens pas, j'avais même ajouté en commentaire que ces précieuses qualités n'avaient de sens qu'à condition de rester fidèle à notre langue, fidélité incontestable chez De Gaulle.

      Mais en introduisant le loup communiste dans la bergerie (administration, armée, université, etc...) et en laissant faire l'imposture, dommageable pour notre pays, De Gaulle n'a-t-il pas rompu avec ces belles qualités ?

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    3. Aux élections de 1945, le PCF était le premier parti de France, et la gauche marxiste était majoritaire. Le loup était donc déjà bien confortablement installé dans la bergerie, et que vouliez-vous que le Général fît ?

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    4. "et que vouliez-vous que le Général fît ?"

      C'est effectivement une bonne question, et je n'imagine guère le Général interdisant par décret aux communistes l'accès à une carrière universitaire ou administrative...

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    5. Il ne nous appartient pas de refaire l'histoire Mildred, et je n'aurais pas avec vous l'outrecuidance de jouer à ce jeu enfantin. Mais vous n'ignorez sans doute pas que d'autres forces jouèrent un rôle éminemment supérieur aux communistes – qui se livrèrent souvent à d'odieuses voies de fait et à des crimes crapuleux (dénoncés comme il se doit par Galtier-Boissière) en Bretagne ou en Limousin par exemple – au sein de la Résistance, et bien avant eux.

      De Gaulle n'est pas étranger à cet adoubement des communistes qu'il pensait, à tort, pouvoir tenir en laisse. Cette volonté de faire jouer à la France un rôle majeur dans le concert des nations – louable en soi – a mené le Général sur le chemin piégé de Moscou en décembre 1944. On en connaît la suite et les conséquences, propices aux légendes, funestes pour la liberté. L'histoire d'un Guy Môquet prétendument résistant en assène la preuve : les mensonges destinés à la masse perdurent. Je n'insisterai donc pas.

      Exemple de mensonge communiste relevé par Galtier-Boissière :

      "Les feuilles communistes qui savent l'immense popularité du général De Gaulle laissent croire qu'elles sont ses obéissants soldats. Rien n'est plus faux : le déclenchement prématuré de l'insurrection était en contradiction avec les ordres formels du général Kœnig, commandant d'Angleterre les Forces Françaises de l'Intérieur, et la délégation du Gouvernement provisoire s'affirma partisan de la trêve qui permettait de gagner du temps."

      Crapouillot – Magazine non-conformiste. Numéro spécial N° 7. Bobards 39 – 45 présentés par Jean Galtier-Boissière (1949).

      La liste est longue et la justice n'était vraiment pas passée...

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    6. Pour que la justice puisse passer, il aurait fallu d'abord que tous les juges y passent !

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  9. Cher maître, à moins que Thorez ne soit une espèce parmi d'autres (Duclos, Marty, Cachin) de Pierre Hervé, il apparaît que vous ayez laissé dans votre texte une fort laide et moderne scorie...
    Vous me désappointâtes...Je vous rassure, votre piédestal n'a point tremblé.
    Mais quand même...

    k.

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    1. J'avoue ne pas comprendre ce que vous voulez dire.

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    2. Vous m'étonnez là.
      Vous avez écrit : " les Maurice Thorez, Jacques Duclos, André Marty, Marcel Cachin et autres Pierre Hervé". Il aurait fallu écrire "et autres communistes de l'époque". "Et autres" renvoie au sous-ensemble englobant les exemples cités précédemment.

      Je sais bien que maintenant que plus personne ne sait écrire en français, tout le monde fait la faute, mais je ne m'attendais pas à la trouver chez vous.

      k.

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    3. Je crois, mais je puis me tromper, que ce n'est nullement une faute ; au contraire une tournure assez classique et dûment attestée, lorsqu'on énumère une série de personnages et qu'on ne veut pas la faire exhaustive.

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  10. Courbettes et génuflexions ne seraient rien s'il n' y avait les cas de sabotages dans les usines par les ouvriers communistes, certains ayant conduit à la mort d' aviateurs français (lire H.Amouroux).

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    1. Absolument. Sabotages qui ont continué à l'époque de la guerre d'Indochine (Galtier-Boissière rapporte des choses accablantes, quant au double jeu répugnant des dirigeants du parti) puis d'Algérie : on en trouve traces dans les deux livres de Paul Bonnecarrère, Par le sang versé et La Guerre cruelle.

      Et, puis que je parlais de balle dans la nuque, on se demande pourquoi ce ne fut pas le sort de Francis Jeanson, mort tranquillement dans son lit il y a peu, et révéré par tout ce que la France compte de progressistes, alors que ce “porteur de valises”, en fournissant de l'argent au FLN, a contribué à faire tuer nombre de soldats français.

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  11. Vous avez oublié ce charmant monsieur, militant communiste au service du Viêt-Minh, le grand Georges Boudarel.

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