lundi 20 avril 2015

Le fantôme insatisfait de la rue Lepic


Pourquoi ? Qu'est-ce qui m'arrive ? Par quelle alchimie me trouvé-je désarmé, hébété, au bord des larmes même, disons-le au risque du ridicule, dès que je vois des photos de rues et de gens, de ces gens qui posent sagement, et fiers, pour le photographe de 1900 ou 1920, ces époques que je n'ai évidemment pas connues et dont personne ne m'a jamais parlé, ou à peine et quand je n'étais pas en âge de les entendre ? D'où viennent ces effusions que je voudrais laisser aller vers tous ces morts ? Dans les romans et les films de science-fiction, ceux qui sont propulsés dans le futur se souviennent toujours de leur époque d'origine. Et si ce n'était pas le cas ? Si j'avais été cet homme au canotier vers qui s'avance une femme en cheveux, mais que je n'en sache plus rien ? Si je pensais réellement être le fils de Christiane et Daniel Goux, alors que mon âge est celui de leurs grands-parents ? Cela expliquerait bien des choses, n'est-ce pas ? Cette fenêtre de proue, au volet à demi fermé, au-dessus de la boutique de vins et liqueurs, c'était peut-être ma chambre ? La rue Lepic, bon sang ! Le jeune Léautaud y passait, pour rejoindre l'étude Lemarchis où il était clerc : je le connaissais peut-être ? Pas Proust, non, évidemment : que serait-il venu traîner dans ce quartier, sauf s'il avait suivi un peu trop longtemps une gouape en casquette et à la mèche sur l'œil ? Est-ce que j'y allais traîner le soir, dans ces caf'conc' que j'évoquais hier ? Ce serait assez mon genre, oui : on peut sauter d'une époque à l'autre, on ne doit pas changer à ce point. J'ai peut-être été amoureux d'Eugénie ? Je me serais moqué du nabot Toulouse, un soir de forte libation ? Est-ce que j'ai connu le grand effondrement d'août 14 ? Ou bien l'ange m'a-t-il soustrait avant, pour me transporter dans un berceau du mois de mars, 42 ans plus tard ? Et la femme en cheveux, elle m'a regretté longtemps ? Est-ce qu'elle est morte centenaire, vers 1980, pensant encore un peu à moi, quand ma seconde existence amorçait déjà sa descente ?

65 commentaires:

  1. et pas une seule bagnole dans laquelle vous eussiez pu monter afin de rejoindre votre bouleau à cinquante kilomètres de là…

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    1. J'aurais laissé tomber le bouleau et planté un tilleul…

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    2. Ah oui oui ! Boulot boulot, en effet…

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  2. A mon avis il n'est pas nécessaire d'imaginer je ne sais quelle vie antérieure pour se sentir en sympathie avec de telles images. Ce que nous avons là sous les yeux, c'est notre passé. C'est quelque chose qui nous appartient, ou plutôt quelque chose à quoi nous appartenons, et sans le comprendre, nous le savons. J'ai ce genre de nostalgie pour un temps que je n'ai pas vécu à chaque fois que je regarde de vieilles photos. J'imagine qu'un Valls ou qu'un BHL ignorent ces émotions (ou bien les connaissent, mais pour des photos plus exotiques...).

    Au passage, si l'émotion dont il s'agit n'est pas factice (et pourquoi le serait-elle, si on l'éprouve ?), cela donne raison à un certain JMLP, qui annonce crânement être français depuis mille ans. Moi, je crois que c'est possible, que cela a un sens.

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    1. Et qui vous dit que l'homme en canotier n'est pas un immigré "exotique" ?

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    2. C'est votre nouveau cheval de bataille, nous convaincre que la France a toujours été peuplée d'étrangers ?

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    3. OK, OK : s'il porte un canotier, cela prouve bien qu'il est Français depuis mille ans (d'où mes doutes sur JMLP).

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    4. @ Marco Polo

      Il fut un temps où, les "élites", on n'essayait pas de leur tenir tête, on se contentait de la leur couper !
      Cet heureux temps n'est plus non plus, hélas !

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    5. Oui, on est assez démunis devant monsieur Arié. Mais je pense que lui-même ne sait pas très bien ce qu'il veut nous dire.

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    6. @ Marco Polo

      Vous auriez dû comprendre depuis longtemps que, par les temps qui courent, lorsqu'une "élite" a parlé, il n'y a plus qu'à se taire !

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    7. Monsieur Arié : cela fait deux ou trois fois que je je veux commenter chez vous (et notamment ce soir) et ne le puis : une page s'ouvre, qui a le front de s'adresser à moi en anglais pour me demander je ne sais quoi. Dommage, car, ce soir, je comptais vous répondre point par point. Enfin, quand je dis dommage…

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    8. Il faut pardonner à M. Arié, comme beaucoup il a la fibre internationaliste. Il aime plus que tout le grand métissage pour tous, sauf pour certains parce que quand même faut pas déconner, hein !

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    9. @ Didier Goux

      Ce n'est pas moi qui suis responsable de ce système à le noix (Disqus): il faut s'y inscrire (une fois pour toutes), en mettant ce qu'il vous demande : adresse mail, pseudo ou nom avec lequel vous voulez signer, et un mot de passe ( à ne pas oublier....)

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    10. @ Marco Polo, Mildred, Kolchak, etc.

      Non, je ne suis pas du tout internationaliste; et le monsieur en canotier est peut-être un immigré .

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    11. Il faut quand même être sacrément vautré dans l'irréel pour imaginer que la France n'a pas toujours été un pays d'immigration, qu'elle n'a pas cessé d'intégrer des étrangers à mesure qu'elle s'étendait ( à l'époque où cette photo a été prise, beaucoup de Bretons ne parlaient pas encore français : hé oui, avant de devenir Français, les Bretons étaient des étrangers!) , et avoir une vision stéréotypée du monde pour déduire du fait que je dis que le monsieur au canotier était peut-être un étranger que je suis internationaliste, partisan du grand métissage, "parasite exotique", etc. : un discours qui pourrait être posté par un robot.

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    12. @ Didier Goux

      Si vous voulez : envoyez-moi par mail votre réponse à mon article, je la posterai comme commentaire en disant que vous en êtes l'auteur.

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    13. Dire d'un Breton ou d'un Basque qu'ils étaient dans ces années là des immigrés c'est tout simplement du foutage de gueule. Voici à quoi ressemblait le royaume de France sous Louis XIV.

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    14. Votre inculture est sidérante, monsieur Arié. Vous répétez les pires slogans de la bêtise moderne. Le fonds ethnique de la France a été particulièrement stable jusqu'au XXe siècle, et il est tragique d'arriver à votre âge en répétant les conneries de l'éducation nationale et de la télé d'aujourd'hui, vous qui avez dû entendre une musique plus sérieuse dans votre enfance.

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    15. Le problème du discours ambiant, généraliste et grossièrement simplificateur, c'est qu'il ne va jamais au fond. Certes, avant la seconde moitié il y a eu des migrants qui venaient en France. Sauf qu'ils venaient généralement seuls, principalement célibataires, qu'ils se fixaient surtout dans les grandes villes où la mortalité était nettement plus importante que dans les campagnes, et que très souvent ils repartaient une fois qu'ils avaient fait leur pelote. Quant aux vagues d'invasions dites grandes invasions, elles n'ont jamais constitué de contingents de plus de 50.000 à 60.000 individus qui ne restaient pas pour la plupart, puisque uniquement attirés par le pillage. Précisons que la population "française" était alors autour de la dizaine de millions d'individus. Autant dire peanuts. Ce fut également le cas pour l'invasion romaine, sans parler des vikings qui disparurent complètement en deux générations sans laisser que peu de traces, essentiellement onomastiques, et encore dans le Cotentin. Alors la scie sur la France terre de métissage, il y a de quoi se marrer.

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    16. "beaucoup de Bretons ne parlaient pas encore français : hé oui, avant de devenir Français, les Bretons étaient des étrangers!) "

      Monsieur Elie Arié vous écoutez, ou vous lisez, Dominique Borne, un sacré p... d'idéologue de l'Education Nationale, et ce n'est pas bon pour la vérité.

      Majeur

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    17. "à l'époque où cette photo a été prise, beaucoup de Bretons ne parlaient pas encore français : hé oui, avant de devenir Français, les Bretons étaient des étrangers !"

      Avec un raisonnement de ce type, parfait exemple de sophisme, on pourrait aussi bien démontrer que puisque chacune des régions qui la composent a un dialecte spécifique, l'Italie n'existe pas et n'est peuplée que d'étrangers depuis Trieste jusqu'à Catane !

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    18. Pour en finir (en ce qui me concerne) avec ce débat débile sur un "populo parisien exclusivement constitué de Français depuis mille ans en 1900", je vous laisse imaginer , alors qu'aujourd'hui l' Europe ne sait plus trop quoi faire des immigrés clandestins de plus en plus nombreux arrivant d' Afrique en bateaux, ce que sera la situation en 2040, lorsque l' Afrique comptera 2 milliards d'habitants, et l' Europe 500 millions...Il suffira de "renforcer le contrôle aux frontières", bien sûr !

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    19. Magnifique conclusion d'un semi-mongolien qui nous explique que la France a toujours été peuplée d'Africains, puisque ceux-ci vont y débarquer en masse en 2040.

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    20. À semi-mongolien, mongolien complet, pour qui immigré ou étranger = Africain.

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    21. Commencez par savoir ce que vous voulez vraiment dire aux gens, parce que visiblement ce n'est pas très clair dans votre esprit.

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  3. Très beau texte qui réussit, mais oui, à nous mettre au bord des larmes aussi. En tous les cas moi !
    Vous n'avez pas votre pareil pour nous faire sentir la douleur douce du temps qui passe, celle qui étreint le coeur à la pensée de tous ces gens, naguère si proches, et aujourd'hui disparus, à qui il faut continuer de parler - car qui sait - peut-être peuvent-ils nous entendre ?

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  4. Peut-être même, allez savoir, n'étiez vous pas un homme mais une femme. Que l'on retrouvait la nuit tombée arpentant le Bd de Clichy.

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    1. J'ai souvent arpenté le boulevard de Clichy, dans ma jeunesse : c'est peut-être un signe…

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  5. Mais ce qui vous crève le cœur, c'est sans doute de deviner dans ces photos un peuple dont on nous dit, qu'il n'a jamais existé. Et qui de fait aujourd'hui n'existe plus.

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    1. C'est tout à fait cela. Pour moi en tout cas.

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    2. Idem. Et en plus mon grand-père peignait ce monde d'avant et ce peuple d'avant. Double nostalgie.

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  6. L'avenir est incertain. Le passé l'est, lui. On s'y sent à l'aise. On y vivrait volontiers au point qu'on se plaît à imaginer qu'on y a vécu.

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  7. "ces époques que je n'ai évidemment pas connues et dont personne ne m'a jamais parlé"

    Gamin, j'ai eu la chance d'avoir, en la personne de ma grand-mère maternelle née en 1899, eu la chance de trouver une personne pour me parler du Paris de cette époque. Et puis j'ai eu également la chance de grandir dans les Halles de Paris, avant qu'elles ne soient déplacées vers Rungis pour être transformées en un trou qui allait béer pour quelques années. Ce qui est assez étonnant, c'est que les immeubles étaient assez similaires à ceux que l'on peut voir sur cette carte postale. Leur dernier ravalement devait dater de la libération, tout au moins pour ceux qui avaient eu cette chance. La mode avait changé, les voitures avaient fait irruption, mais l'essentiel était encore là. On n'avait pas tout le confort moderne, les pissoires étaient sur le palier, pas d'ascenseur, escaliers branlants, propreté approximative, mais en définitive, malgré tout ce qui paraîtrait insupportable pour nos contemporains, on vivait mieux qu'aujourd'hui. Les grandes villes n'étaient pas encore de grande solitude et la solidarité n'était pas un slogan à la con, lancé par des abrutis qui n'en savent rien. Paris a commencé à mourir avec Pompidou et ses délires urbanistiques, puis est mort avec la renaissance du poste de maire de Paris.

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  8. Peut-être avez-vous été Paul Léautaud ?

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    1. Comme il est mort quatre semaines avant ma naissance, le transfert est tout à fait possible en effet.

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  9. Je ne vais pas chercher à être original ou suce-fion ou érudit.
    C'est un beau texte que je viens de lire là.
    Du moins, il m'a touché.

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  10. Céline habita quelques années rue Lepic ! Pour info, comme on dit.

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    1. Tiens, oui, c'est vrai !

      Cela dit, la prochaine fois, prenez au moins un pseudonyme,si possible pas trop con…

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    2. La rue Lepic, c’est aussi là où Martin, Grandgilles et leur cochon se font arrêter par une patrouille allemande devant la boutique de Marchandeau.

      Alain

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    3. Dans le film d'Autant-Lara, pas dans la nouvelle de Marcel Aymé. (Ouais, bon… Chuis un peu maniaque, des fois.)

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  11. Très beau texte, qui a quelque chose de baudelairien...

    Voici une jolie version sonore de cette photo, par Patachou (98 ans dans quelques jours...).

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    1. Bon sang, c'est pourtant vrai qu'elle est encore vivante, cette chère dame qui a bercé mon enfance (comme on dit) ! J'ai déjà fait, je crois, un billet sur sa chanson, Voyage de noces, que j'écoutais sur le tourne-disque de mes parents quand j'avais huit ou neuf ans et qui, si je me la fredonne, tout seul dans ma voiture, arrive encore à m'embuer les yeux (on va finir par croire que je passe mes journées à chialer, ce qui fait tout de même un peu fiote…)

      (La chanson de Patachou vient de se terminer, et commence un long texte de Georges Perec : En remontant la rue Vilin : ce n'est pas ça qui va me guérir de cette nostalgie imbécile… C'est ici.Laissez-vous aller à ces trois quarts d'heure. Je vais d'ailleurs en faire un billet, je crois.)

      Sinon, Patachou apparaît, elle aussi, dans le French Cancan de Renoir : tout se rejoint. Et, en 1950, pour contrarier M. Arié, Patachou parle encore du "populo" de la rue Lepic : aucune mention de maures à canotier ni de négresses en cheveux.

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    2. J'ai regardé en partie "en remontant la rue Vilin" qui aurait dû s'appeler "en remontant la rue Perec.
      Sur les démolitions qui sont décidées un jour ou l'autre dans Paris, je dirais que je ne suis pas systématiquement contre : tout n'est pas à sauver, loin s'en faut. Le problème c'est plutôt "qu'est-ce qu'on en fait après ?" Raser la place des fêtes pour en faire ce qu'elle est devenue c'est tout simplement criminel. Idem pour le quartier de Montparnasse pour y ériger ce truc phallique immonde.
      Mais pour en revenir à la rue Vilin, elle présentait vraiment trop de symptômes de pourriture avancée.
      Des morceaux de rue Vilin il en reste encore dans Paris. Mais en les regardant partir en quenouille on a pas franchement envie de verser une larme. A condition encore une fois de faire mieux et plus beau. Par exemple je pense que tous les immeubles parisiens qui se construisent aujourd'hui devraient pouvoir bénéficier d'une petite terrasse ou, au moins d'un large balcon. On sait faire. Et les parisiens pourraient enfin profiter des rares moments ensoleillés, leurs logements seraient un peu moins des boites à dormir.

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    3. Je ne me souviens pas de Patachou dans French Cancan , de Renoir; la chanteuse qui chante " Les escaliers de la butte" est doublée par Cora Vaucaire.

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    4. "aucune mention de maures à canotier ni de négresses en cheveux."

      Vous réduisez l'immigration à celle que nous connaissons depuis le XIX ème siècle, et surtout depuis la fin de la 2ème guerre mondiale, faite de gens issus de nos anciennes colonies, comme si c'était la première de l' Histoire de France, et qu'à l'époque de cette photo, tous les gens du "populo de Paris" étaient des "Français depuis mille ans".

      La Bretagne, que j'ai prise comme exemple, n'est devenue progressivement française qu'entre le XIII et le XVème siècles; et, à une époque où les gens se déplaçaient beaucoup moins qu'aujourd'hui, le fait qu'à l'époque où cette photo a été prise, la majorité des Bretons ne parlaient pas encore français signifie quand même quelque chose...Tout comme signifie quelque chose l'existence de mouvements indépendantistes, même minoritaires, en Bretagne, au pays basque ou en Corse.

      Je n'ai jamais fait que signaler que le monsieur en canotier pouvait très bien être un immigré d'origine européenne, à une époque ( bien avant Schengen...) où on voyageait à travers l' Europe et on s'installait dans le pays de son choix sans passeports ni autorisations de séjour.

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    5. Dans "French Cancan", Patachou joue le rôle d'Yvette Guilbert et elle chante "Madame Arthur"...

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    6. Exact ! Je ne me souvenais pas de la chanson, mais très bien d'Yvette Guilbert. Comme quoi, au lieu d'essayer de nous vendre une Europe totalement fantasmée, M. Arié ferait mieux de revoir ses classiques.

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    7. tous les gens du "populo de Paris" étaient des "Français depuis mille ans".
      En employant cette expression JMLP a joué les modestes je trouve. Il est Français depuis bien plus longtemps que cela je pense.
      Quand à vous en vous lisant, il devient chaque jour plus évident que vous l'êtes par hasard, opportunité, et que vous vous contrefoutez du destin de cette Nation qui il n'y a guère vous aurait considéré comme un traître.
      Ceci-dit si un jour nous devons ne plus nous considérer ici chez nous, nous irons nous installer en Israël : là-bas ils savent encore se protéger et élever des murs.

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    8. C'est très significatif, de voir ce que déchaîne le simple fait d'avoir dit qu'un monsieur photographié dans une rue de Paris vers 1900 pouvait très bien être un étranger, puis que la Bretagne et la Corse n'ont pas toujours été françaises : injures ( "semi-mongolien"), et , maintenant, délire antisémite d'avant-guerre ("il est évident que"...alors que vous ne savez rien de moi; on bascule franchement dans la pathologie mentale)...Bon séjour en Israël, pays où je n'irai jamais vivre pour rien au monde.

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    9. et , maintenant, délire antisémite d'avant-guerre
      Cet après-midi j'ai terminé la lecture de "Lolita" : je dois être aussi un peu pédophile.

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    10. Votre discours est une insulte permanente à l'intelligence humaine. Il faudrait reprendre tout ce que vous dites et en montrer l'inexactitude et la mauvaise foi, mais cela ne vous empêcherait pas de rebondir vers une nouvelle idiotie. D'ailleurs, certains ont fait ici même ce petit travail pédagogique, et cela ne vous a pas perturbé le moins du monde. Discuter avec vous n'a donc aucun sens.

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    11. C'est pas la rue en photo qui fut un trou à rat, c'est ce blog qui en est encore un.

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    12. @ Marco Polo

      "Votre discours est une insulte permanente à l'intelligence humaine"

      Vous n'êtes donc pas concerné.

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    13. @ Fred M. et @ Marco POlo

      On parle de vous deux (enfin, la notoriété! et la gloire! ), dans les commentaires de mon article :

      http://www.marianne.net/elie-pense/qu-est-ce-que-vieillir-100232944.html

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    14. Vos commentateurs (mais vous leur avez donné l'exemple) prennent des raccourcis faciles. Ce qui est méprisable c'est de condamner comme ils le font hâtivement.
      Je me répète donc :
      si quelques lignes en commentaire de blog font de moi un antisémite, alors j'imagine très bien que si vous me croisez au square avec "Lolita" sous le bras vous allez illico me dénoncer à la maréchaussée.
      Vous ne seriez pas un peu paranoïaque docteur ?

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    15. Non, on ne parle certainement pas de moi, comme vous avez cru bon d'ailleurs de le corriger dans vos commentaires. Votre camarade DD est une petite ordure, et voilà tout. Avec des amis comme celui-là, vous n'avez pas besoin de mon inimitié. Allez, je ne vous hais point.

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    16. D'ailleurs je serais plutôt philosémite. Je porte une grand admiration à Zemmour, Finkielkraut, Elisabeth Lévy...mais je m'arrête là car je m'aperçois en écrivant cela que ça ressemble à une preuve à charge. Non. Le plus simple serait que vous nous disiez quelles sont les limites selon vous à la liberté d'expression. Je les devine très, excessivement restrictives. Car historiquement j'ai raison : tout au long du 19ème siècle et jusqu'au milieu du suivant, les condamnations pour trahison tombaient pour un oui pour un non.
      C'est tout ce que je disais.
      C'est trop ?

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    17. Puisque vous semblre souffrir de troubles de la mémoire, je vous rappelle ce que vous avez écrit : " il devient chaque jour plus évident que vous l'êtes par hasard, opportunité, et que vous vous contrefoutez du destin de cette Nation qui il n'y a guère vous aurait considéré comme un traître.
      Ceci-dit si un jour nous devons ne plus nous considérer ici chez nous, nous irons nous installer en Israël" (que vient faire Israël ici ?)

      Et puisque vous semblez également souffrir de troubles du jugement, je vous signale qu'il y a une grande différence entre ce qu'on lit et ce qu'on écrit soi-même ( moi, j'ai lu "Bagatelles pour un massacre", de Céline, mais je ne l'aurais pas écrit).

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  12. Il m'arrive de ressentir le même genre d'émotions mais pour des lieux et des circonstances tout à fait différente, si bien que votre photo me laisse parfaitement froid et indifférent.
    Je crois à la réincarnation entre autre raison parce que c'est une façon bien commode d'expliquer ce genre d'élan intime tout à fait particulier.

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  13. y a un moment que vous ne nous aviez pas pondu un truc sympa. j'ai bien aimé.

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  14. La petite fille, à gauche, c'est mon arrière-grand-mère, que j'ai bien connue et qui est morte en 1974.
    Il m'arrive aussi d'être ému en regardant ces vieilles photos de la Belle Époque, comme gagné par la nostalgie d'une époque que je n'ai pourtant pas connue. Je trouve les gens beaux et dignes; nous n'en finissons pas de les trahir. Beau billet.

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  15. " ce qui fait tout de même un peu fiote " : moi j ' aime pas fiottes , les fiotes à la rigueur ...
    Bonne journée M . Goux : )

    Jérôme

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  16. Je crois en la réincarnation, au point où je me vois encore en train de lutiner la reine Néfertiti qui était de toute beauté, comme chacun sait, tandis que sa barque descendait doucement sur le Nil au soleil couchant. Dans un autre épisode je suis Fersen et je tiens doucement la main de Marie Antoinette qui me raconte ses malheurs tandis que d'une pièce voisine nous parvient le son aigre du clavecin...
    J'ai parfois l'impression aussi d'avoir été cet homme à canotier, originaire de Quimper et en partance pour la Palestine, mais à l'instant où a été pris ce cliché, à la recherche d'un clandé pour finir en beauté cette belle journée, etc, etc....

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