mardi 20 février 2018

Dans la juiverie jusqu'aux oreilles


Est-ce par une volonté inconsciente de rétablir un certain équilibre, après avoir lu trois livres de cet antisémite notoire de Cousteau ? Toujours est-il que me voici engagé dans un cycle de lectures à haute teneur en judéité, quand ce n'est pas en judaïsme. Cela a commencé par l'Israélien Aharon Appelfeld, dont j'ai eu l'honneur de vous entretenir il y a quelques jours ici même. (Je voudrais d'ailleurs vous gratifier d'un second billet le concernant : on verra.) Je ne sais déjà plus quel chemin traversier m'avait emmené jusqu'à lui ; une phrase élogieuse de Finkielkraut peut-être bien. J'ai couplé sa lecture avec celle du Hongrois Imre Kertész, dont le livre Être sans destin mériterait que je lui consacrasse un article, lequel pour l'instant prend un malin plaisir à  m'échapper ; mais je ne m'avoue pas vaincu. Tous les deux, Appelfeld et Kertész, ont en commun d'être nés en Europe centrale et d'avoir été emportés très jeunes dans la nuit et les brouillards que vous savez ; et c'est de cela qu'ils parlent, mais de façons fort différentes – j'y reviendrai sans doute, plus tard.

Comme je ne voulais pas en rester là, j'ai demandé à un homme que je connais sans le connaître, vivant entre Jérusalem et Tel-Aviv, de bien vouloir m'indiquer d'autres écrivains israéliens, domaine où je suis d'une ignorance honteuse ; j'attends sa réponse, mais sans impatience puisque, pour rester dans la tonalité, j'ai repris tout à l'heure le volumineux ouvrage d'Isaac Bashevis Singer (photo), Ombres sur l'Hudson. De plus, sans attendre mon oracle de Terre sainte, j'ai commandé un roman de Samuel Joseph Agnon, écrivain israélien dont j'ai découvert qu'il avait été couronné en 1966 par les géants blonds de Stockholm et qu'il fut même le premier écrivain de langue hébraïque à recevoir leur prix (ces gens-là sont partout…) ; j'étais tombé sur lui parce que, dans ses mémoires, Appelfeld en parle avec amitié et admiration. Comme cet Agnon est né en Galicie, je me suis dit qu'à tant faire que d'être dans la région, je devrais bien, aussi, relire un ou deux livres de mon cher Joseph Roth, naturellement pris par son versant juif et non par son côté austro-hongrois. Par le même genre d'osmose géographique, avoir rouvert le roman de Singer m'a donné envie de relire l'un ou l'autre des Saul Bellow que je possède.

Bref, je ne suis pas sorti du ghetto. Et si, avec un programme pareil, je ne réussis pas à me brouiller à mort avec M. Jazzman, ce sera à désespérer de l'antisémitisme.

66 commentaires:

  1. j'ai lu plusieurs fois "Une histoire d'amour et de ténèbres" d'Amoz Oz. A mon avis nous allons trouver chez vous, suite à cet article, pas mal de conseils de lecture.

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    1. Il n'est pas un peu trop "de gauche", votre magicien Oz ? Cela dit, il est sur ma liste…

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    2. En fait il est trop de gauche, mais ses parents ayant émigré en Israël avant la guerre il a un regard particulier sur les pleurnicheurs professionnels. Mais dans ce livre en particulier aucun message ne vient gâcher l'ouvrage.

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  2. Si au hasard de l'existence, au temps où j'étais capable de lire des romans, il m'est arrivé de lire quelques uns des auteurs que vous citez, jamais je ne m'y suis intéressée sous l'angle de leur "juiverie", que d'ailleurs la plupart du temps, j'ignorais.
    Aujourd'hui - et entre autres - je me contente humblement d'essayer de comprendre ce que veulent nous dire de nous, les Finkielkraut ou les Zemmour, sortes de prophètes de notre temps. André Chouraqui nous parlant du prophète Isaïe, n'écrit-il pas : "...Homme politique dans le sens le plus élevé du terme, il préconise une politique de neutralité entre les deux blocs que se partagent alors le Proche-Orient..." ?

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    1. Il me semble difficile de lire Singer, Appelfeld ou Kertész en ignorant leur judaïté !

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  3. Peut-être que le livre d'Imre Kertész est plutôt du côté de la pudeur qu'une absence d'article serait lui faire justice (c'est le sentiment que j'ai eu lors de la lecture il y a maintenant une quinzaine d'années), sinon le court un roman policier du même... Je sais que vous n'aimez pas, mais il y a un autre Roth que Joseph.

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    1. J'ai retenté ma chance récemment avec votre Roth : rien à faire, il m'emmerde.

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    2. Il me semble difficile de croire que vous ayez tenté votre chance de lire "The human stain", traduit par "La tache", et que vous vous soyez emmerdé !

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  4. Et bien, les auteurs que j'adore sont Alain Chabat et Popeck ... évidemment ils ne font pas dans la littérature😉
    Hélène dici

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  5. Eh bien en ce qui me concerne je peux dire que Madame Hidalgo a gagné. Après tant de tergiversations pour trouver une petite place afin d'enterrer les restes de Michel Déon quand elle en laisse tant aux rats, je vais commander sur "Chapitre" (d'occas donc) les Poneys sauvages et Un taxi mauve.
    Pas très juif tout ça...

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    1. C'est très bien, Déon. Sans génie, mais très bien.

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  6. Je ne suis pas certain qu'il y ait beaucoup de points communs entre la judéité des Juifs venus d'Europe Centrale, leurs shetls, etc. ( et de leurs descendants, bien sûr )et celle des Juifs chinois (il y en a quelques uns, tout à fait Hans mais convertis on ne sait trop quand par on ne sait trop qui); j'ai l'impression que la "judéité" n'existe pas, et est une invention des non-Juifs .

    Voyez par exemple notre débat sur "Anglais " ou "anglais" ,que je viens de relancer); certains penseront "Cet Arié est bien Juif, de couper toujours les cheveux en quatre" ,mais il ne le penseront pas de vous...sauf si vous aviez pris le pseudo de Sidney Appfelbaum.

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    1. Nous n'avons eu aucun "débat", lequel suppose une confrontation entre deux opinions. En l'occurrence, il s'agissait d'un homme énonçant une règle qui devrait être connu de tout écolier dès le CM1 (moi), face à un autre racontant n'importe quoi (vous).

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    2. … qui devrait être connuE, même…

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    3. " face à un autre racontant n'importe quoi (vous).

      Me traiteriez-vous de talmudiste,voire de kabbaliste ?

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    4. Je m'en garderais bien ! Par contre, vous avez un côté Shlomo Sand qui ne m'étonne nullement de vous.

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    5. Il y a le cas très intéressant des habitants d'un petit village portugais, Belmonte, parfaits catholiques pratiquants, mais dont on a découvert il y a quelques années qu'ils allumaient des bougies le vendredi soir et qu'ils faisaient à la Pâque catholique du pain sans levain;à l'évidence, des descendants de marranes (juifs convertis ayant continué à pratiquer le judaïsme en cachette), mais qui l'ignoraient totalement ; leur explication était "C'est une habitude de notre village ". Alors: juiverie ou pas juiverie ?

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    6. Eh, dites : je ne suis pas spécialiste de la question, moi ! (Vous non plus, apparemment.)

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  7. Comme a pu le dire en son temps Vidal-Naquet, il s'agira d'écrire l'histoire et de remiser la mémoire, source d'erreurs, à sa juste place : l'accessoire. Imre Kertész (Émeric Jardinier) en tête avec en supplément ses phrases à la con ponctuées de ceci de cela et de ceci et de cela. A moins que l'Histoire ne soit requalifiée en tant qu'Art.

    Mais depuis la nuit (sans brouillard) du 13/14 juillet 1990, juifs et non-juifs se trouvent enchaînés à tout jamais.

    Comme disait Voltaire : « il ne faut pourtant pas les tuer. »



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    1. Je sens bien que vous essayez de nous dire quelque chose, mais je n'arrive pas à discerner quoi. Comme si une sorte de fureur sans cause vous faisait soudain bégayer. Très curieux phénomène…

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    2. Allons, allons, point de fureur chez moi, quelle drôle d'idée, un léger agacement c'est tout.
      Avec Kertész nous avons un bel exemple où la fable a subverti l'histoire.
      Seul le détail compte, contrairement à ce que pouvait dire l'Idiot de la famille, et des détails contraires à la simple logique scientifique pullulent dans "Etre sans destin". Les citer et les contester ici m'expose à la roideur de la loi; je n'irai donc pas plus loin.
      De surcroît vous lire me donne bien des joies. Alors...

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    3. Je sais tout mais j'dirai rien… Des oreilles ennemies nous écoutent…

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    4. Ecoutez Danny,je sens que je vais faire mon malin.
      Cela ne part pas d'une mauvaise intention de ma part, mais cet esprit taquin,j'ai probablement dû le téter avec le lait de ma mère...
      Je parle donc sous la caution de la science: kertesz se serait-il trompé dans le comptage des bagages ou aurait-il oublié un ou deux poux,en passant?

      Vendémiaire.

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    5. Vous êtes charmant Vendémiaire, j'ai presque envie de vous aimer.
      Taquin tout comme vous je l'étais dès l'école maternelle paraît-il, je le suis toujours, notre unique point commun sans doute.
      Nous dirons que Ketész, en parfait baladin, nous joue à merveille la partition attendue par tout ce qui compte en société spectaculaire post-Auschwitz (il y un avant et un après nous dit--on, n'est-ce pas) avec beaucoup, beaucoup de retard à l'allumage reconnaissons-le. Il n'a donc pas volé son prix Nobel de 2002 qui comme chacun sait récompense presque toujours les meilleurs. Mais vous conviendrez peut-être avec moi que l'accouchement de son témoignage relève d'une incroyable prouesse technique tant il fut difficile à coucher sur feuille blanche : « Je n'ai pas appris tout cela d'un coup, plutôt petit à petit, complétant sans cesse mes connaissances avec de nouveaux détails, en ôtant quelques-uns, en laissant d'autres et en rajoutant de nouveaux. »
      Ketész évoque ici comme vous l'imaginez sans peine, le Dogme. Vous avez lu "Etre sans destin" après tout.
      Moi, voyez-vous, je n'ai jamais voulu me laisser enfermer en camp de concentration, même en rêve. Quelle blague !
      Nous en resterons là si vous le voulez bien. Je vous donne rendez-vous à plus loin au cas où je n'aurais pas trop la flemme de commenter.


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  8. J'ai lu "Etre sans destin" d'Imre Kertesz: il mériterait,en effet,que vous lui consacrassiez(correct?)un article.
    Déporté à 14 ans à Auschwitz,il y fait preuve,par moments,d'un humour noir et meurtrier.
    Sur le farniente des poux,par exemple,qui n'ont rien d'autre à faire que de manger et s'engraisser,sur des corps qui suivent le chemin inverse.
    Ou au moment de l'arrivée à Auschwitz,lorsqu'il voit monter à bord du train où il se trouve,des déportés venus vider le wagon,ce qui lui inspire la remarque suivante: "C'est curieux,ils avaient des têtes de Juifs,les mêmes que celles qu'on voyait sur les affiches de la propagande nazie..."

    Vendémiaire.

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    1. Ce livre m'a paru en effet remarquable, en ce qu'il raconte, finalement et si j'ose dire, une histoire "banale", mais qui devient extraordinaire uniquement par la force et l'originalité de ce style… comment dire ? Distancié ? Neutre ? Dédoublé ? Vous voyez : je ne parviens pas à mettre le doigt dessus.

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    2. Reprenez-vous, Didier ! Comment dire ? Ne laissez pas la "juiverie" vous mettre dans des états pareils !

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    3. En plus, j'ai comme l'impression que la juiverie sous cape.

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    4. Mais non, pas sous cape, plutôt jusqu'aux oreilles !

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    5. De la drôlerie irrésistible comme la nôtre, on n'en fait plus !

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  9. Arrêtez de déconner, l’heure est grave : les socialistes au pouvoir veulent faire des bibliothèques un lieu du vivrensemble.

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  10. Je vois qu'Amos Oz a déjà été cité, je me contente donc d'appuyer la recommandation. Une histoire d'amour et de ténèbres est un excellent choix, mais j'ai comme l'intuition que La Boîte noire vous plairait davantage. Plus intéressant sur le plan formel, et la perspective du premier, vu de l'enfant, ne me paraît pas être la plus à même de déclencher votre enthousiasme.
    Hormis celui-là, Chaïm Potok n'a-t-il jamais eu l'honneur d'entrer dans votre bibliothèque ? L'Élu est un très bon livre.

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    1. Je note votre Potok. Pour Oz, c'est trop tard : j'ai commandé le premier roman cité hier, et il est déjà en cours d'acheminement, comme disent ces gens-là.

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    2. Je viens de commander L'Élu. Ainsi qu'un roman de Malamud, dont j'ignore tout…

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    3. Nous sommes deux.

      J'espère que vous passerez sans mal les longues discussions de l'Élu sur le baseball. Elles ne m'avaient pas ennuyé (ce qui est rare), mais je conçois qu'elle le puisse. S'agissant de la vie d'un juif de Brooklyn, c'est un sujet incontournable, j'en ai peur.

      Une histoire d'amour et de ténèbre est splendide. Qu'il vous soit acheminé sans encombre !

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  11. Puisque vous parlez de moi, je me sens un peu obligé de répondre. On se doit d'être flatté en ces circonstances, donc je suis flatté.
    Je suis aussi des blogs qui causent de finance et d'énergie, et 2018 s'annonce plutôt mal ; si vous ajoutez Macron, l'enfant se présente par le siège (t'as compris ?). En relation ou pas, je crois noter un regain d'activité youpinique, même sur les blogs énergétiques j'ai noté des blagues suite à l'affaire Wolkswagen du genre les allemands s'y connaissent en gaz nocifs..., je ne mentionne pas Lafourcade qui part en croisade contre l'anonymat...Mildred qui se souvient de certains détails...bref...
    Et donc ici on nous rappelle combien la littérature serait un désert sans ceux qui ont beaucoup souffert et ma grand-mère en pyjama rayé.
    Vous faites comme les autres, il n'y a pas de quoi se fâcher à mort. J'ai bien une petite démangeaison du côté du libre arbitre, mais je crois que c'est plutôt une notion chrétienne à ce qu'on m'a dit.

    Je pensais être descendu au niveau d'un blog littéraire avec ma remarque du choix de la Mer de la Tranquilité comme but du bobard lunaire, mais les seules réponses ont été les débilités d'Elie Arié qui a confirmé les espoirs que les esprits éclairés plaçaient en lui. Même la porteuse de briques s'est abstenue de m'en lâcher une sur le petit orteil.
    Je vous laisse donc débattre entre vous de l'importance des auteurs hébreux et de la pertinence des traductions dans d'autres langues mineures. Ça s'annonce passionnant, comme disait Arié.

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    1. Je savais bien qu'on allait le fâcher…

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    2. C'est quand il est fâché qu'il est le meilleur !

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    3. Et encore... Là il fait un peu semblant parce qu'il n'a rien de mieux sous la dent ! En réalité, il préfère l'ésotérique à l'explicite afin de pouvoir interpréter à sa guise.

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  12. Je dois dire que je mourrai sans avoir compris ce que sont un Juif ni la judéité. (et ne me parlez pas de la "culture " juive, discutez avec un Juif lambda et vous verrez que c'est un canular )

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    1. La culture juive, un canular ? 🤪

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    2. Ne vous moquez pas, Catherine, c'est grave !
      Elie Arié me fait penser à ce type qui croyait qu'il était un grain de blé, et qui finit par guérir, à force qu'on lui ait expliqué qu'il n'était pas un grain de blé.
      Le problème c'est qu'à la première poule rencontrée, il se met à hurler : "Aux poules ! Aux poules !" Etonnement de ses soignants : "Mais vous savez bien maintenant que vous n'êtes pas un grain de blé !" Réponse: "Oui je le sais, mais allez le leur dire, à elles !"

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    3. Je connaissais la même avec celui qui se prend pour un os et les chiens…

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    4. @ Mildred

      C'est maintenant qu'il faut rire?

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    5. @ Catherine
      Non, une religion commune (dont beaucoup ignorent tout, d'ailleurs ) ne suffit pas à faire une culture commune: peut-on limiter la culture française au catholicisme ? Rien ne la distinguerait alors de la culture du Honduras.

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  13. @ Catherine (suite )

    On voit mal, d'ailleurs,comment il pourrait exister une culture commune entre Juifs du Yémen et Juifs de Norvège, qui,pendant des siècles, n'ont eu aucun contact, ont chacun ignoré l'existence même des autres, et ont vécu dans des sociétés totalement différentes.
    Même le fameux "humour juif" est une création des Juifs de Russie, Pologne et Europe centrale (et de leurs descendants émigrés en Europe occidentale ou aux États Unis, comme Woody Allen ou les Marx Brothers) qui n'aurait jamais pu faire rire des Juifs du Maghreb ou du Yémen à l'époque où ils y vivaient.

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    1. Il paraît que dans Le Monde du 20 février 2018, Zeev Strenhall qu'on me dit être un spécialiste du fascisme, a écrit une tribune intitulée : "En Israël pousse un racisme proche du nazisme à ses débuts".
      Voilà qui devrait sans doute apporter de l'eau à votre moulin. La boucle est bouclée. Il n'y a rien à voir ni à comprendre.

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    2. Ce n'est qu'un raccourci de ce que Shlomo Sand développe en profondeur dans son livre " Comment le peuple juif fut inventé", et notamment la recherche vaine et désespérée des généticiens israéliens d'un gène commun à tous les Juifs (et à eux seuls).

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    3. Ah ! je savais bien que vous étiez du genre à donner dans les âneries masochistes de ce Shlomo-là !

      (Et cette histoire de gène est particulièrement bouffonne, je dois dire.)

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    4. Elle est bien bouffonne, en effet,mais de la part des chercheurs,pas de celui qui la rapporte .

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    5. Ce qui relie tous les Juifs entre eux c'est cela :

      https://www.youtube.com/watch?v=CSpthzMsW9g

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    6. Eh bien, j'espère sincèrement pour les Juifs qu'ils ont mieux en commun que ce misérable Ferrat !

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    7. "Misérable Ferrat" ! Comme vous y allez, vous qui avez été, en un temps, le chantre de la petite culotte !

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    8. Mais de quoi parlez-vous ?

      Sinon, pour Ferrat, je garde en travers de la gorge ses déclarations d'amour enflammées à Cuba et aux merveilleuses libertés qui y régnaient en 1967, ainsi que sa France qui, l'année suivante, répondait toujours du nom de Robespierre. Sans parler, un peu plus tard, de sa saine indignation lorsque Jean d'Ormesson eut l'impudence de suggérer que, peut-être, la "libération" de Saïgon par le Viet-Cong n'en était pas tout à fait une.

      Bref : misérable j'ai dit, misérable je maintiens.

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    9. Gardez en travers de la gorge tout ce que vous voudrez, mais il n'en reste pas moins, que cela vous plaise ou non, que cette chanson de Ferrat est une réponse éloquente aux bouffonneries de monsieur Arié. Et en écrivant cela, je ne crois pas cautionner ni Cuba, ni Robespierre, ni le Viet-Kong !

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    10. @ Mildred

      Cela voudrait dire
      1- qu'avant la Shoah, le judaïsme n'existait pas;

      2- que le seul point commun entre les Juifs, c'est d'avoir vécu dans des sociétés qui, longtemps, n'ont pas voulu les intégrer, parce qu'elles étaient avant tout fondées sur la religion: autrement dit : que le point commun entre les Juifs ne vient pas de ce qu'ils ont pu être ou créer, mais de ce qu'ils ont subi sans l'avoir cherché (et, là, ce serait assez mon avis).

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    11. Monsieur Arié,
      Avant la Shoah, le judaïsme existait comme le bouddhisme, le shintoïsme ou Dieu sait quoi : tout le monde s'en foutait ou à peu près.
      Alors oui, ce n'est qu'après la Shoah, quand ils ont pris conscience que les sociétés leur avaient donné la place du bouc émissaire, qu'ils ont également pris conscience de ce qui leur était commun - qu'ils soient croyants ou pas - : leur judéité.

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    12. @ Mildred

      Vous vous trompez: le sionisme, par exemple, remonte à la fin du XIX ème siècle, bien avant la Shoah, parmi les Juifs d'Europe centrale et de l'Est en réaction à la montée de l'antisémitisme et des pogroms décidés par les gouvernements, notamment de la Russie tsariste.

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    13. Bon d'accord, historiquement j'ai tort d'avoir généralisé mais n'empêche, c'est toujours le même processus : on devient sioniste "en réaction à la montée de l'antisémitisme et des pogroms..."

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  14. La chanson de Ferrat proposée par Mildred est aussi lamentable que le reggae de Gainsbourg à la gloire d'Israël.
    Bref. Le judaïsme est un système mafieux déguisé en religion et c'est un parasite tribal des civilisations.
    Je cite Elie Arié : ce qu'ils ont subi sans l'avoir cherché. Quelle hypocrisie !
    Je vais prendre deux exemples.
    Ici, le tandem Isabelle G. et Didier Goux, parce que chercher à détruire sa civilisation-hôte, ce n'est pas chercher les emmerdes, non, ce n'est que de l'ouverture à l'autre, hein...
    Là, une certaine Marianne Arnaud qui trouve qu'une Jeanne d'Arc métisse, ce n'est pas un problème...alors qu'elle connaît le plan Kalergi.

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  15. @ jazzman
    Que répondre à tant de bêtise ? Oui,je me souviens de grandes manifestations de Juifs, partout et tout au long de l'histoire, aux slogans de "Nous exigeons des pogroms ! " "Les pogroms font partie de nos avantages acquis!" "Les pogroms, comme les corridas,font partie de nos traditions locales ! ", etc.

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    1. (Suite ) Pour info: il est très difficile de devenir juif,le judaïsme est très anti-prosélyte.
      "Détruire sa civilisation-hôte" lui est donc impossible ; avec 18 millions de Juifs sur une planète de 7,5 milliards d'habitants, ou 600 000 Juifs (en majorité athées ) dans une France de 66 millions d'habitants, l'intégration des Juifs dans l'ensemble aurait l'effet non pas d'un sucre dissous dans une tasse de café, mais dans l' Océan Atlantique.

      D'un autre côté,il est vrai que les "raisonnements" de jazzman me font penser à ceux d'un talmudiste : lui , il a dû être contaminé.

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    2. J'ai toujours pensé, en effet, que Jazzman était un crypto-talmudiste.

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    3. J'ai souvent discuté longuement et tranquillement avec des antisémites intelligents, et j'aurais bien aimé le faire avec des gens comme Maurras ou Bernanos, qui étaient les premiers à mettre en avant leurs contradictions; mais jazzman, c'est le niveau intellectuel de Dieudonné.

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