vendredi 9 février 2018

Les inscriptions sont ouvertes !


Louis Scutenaire fut un poète surréaliste belge qui ne perdit jamais une occasion d'affirmer avec force et conviction qu'il n'était ni poète, ni surréaliste, ni belge ; ce qui ne l'empêche pas de ressembler vaguement à un von Stroheim qui n'aurait pas été acteur, cinéaste ni teuton. Né en 1905, il est mort en 1987, ce qui semble tout à fait raisonnable. Entre autres chose"s, il a publié, à partir de 1942, cinq volumes (le dernier étant posthume) de ce qu'il appelait ses Inscriptions. De quoi s'agit-il ? De phrases, de sentences, de simples notes, d'essais de poèmes, de tentatives de récits, d'aphorismes, etc. Ces fourre-tout que sont Mes inscriptions, Scutenaire les résume ainsi : « J'ai quelque chose à dire. Et c'est très court. » ; ce qui vous donne une première inscription scutenariale.

Il va y en avoir d'autres puisque, dès dimanche, Louis Scutenaire remplacera Ramón Gómez de la Serna, ici même et dans les mêmes conditions de présentation. Dans la mesure où il est de notoriété publique que je n'en fais jamais qu'à ma tête, il sera parfaitement inutile de protester en commentaire si jamais ces inscriptions d'Outre-Quiévrain n'ont pas l'heur de vous convenir.

Voilà.

39 commentaires:

  1. Et toc, comme diraient les zadistes !

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  2. Vivement dimanche !
    Surréaliste ? C'est Barbara qui va être contente !

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  3. Je ne puis que me réjouir de votre impériale décision, Maître Goux, étant donné que dans ma jeunesse déjà lointaine j'ai commis quelques modestes recueils de poèmes dont le style avait un peu hérité de l'école surréaliste...

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    1. Pas poète qu'on vous a dit,mais auteur de sentences frappées au coin du bon sens ;)

      Vendémiaire.

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  4. Et si le taulier me le permet, pour vous faire patienter jusqu'à dimanche, prenez donc à gauche et entrez chez "l'ami Georges" pour lire ce merveilleux billet qu'il a justement intitulé : "Lire" ! Vous ne le regretterez pas.

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    1. Une de plus qui vendrait son âme pour le ténébreux Lord de la Fuly ?

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    2. Pas mal écrit, mais l'idée de fond est banale, non ? (Et dommage de commencer par une faute de français dès le premier paragraphe, même si elle n'est pas de lui puisqu'il s'agit d'une citation ).

      Mieux développé ici, à mon avis :
      https://www.marianne.net/debattons/billets/qu-est-ce-que-l-art

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    3. Jaloux et prétentieux avec ça...

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    4. Ben oui, ça va forcément ensemble.

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    5. Enfin ,"jaloux ", ça se discute ; un billet paru sur Marianne a forcément beaucoup plus de lecteurs qu'un billet de blog...

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    6. « ... dommage de commencer par une faute de français dès le premier paragraphe, même si elle n’est pas de lui puisqu’il s’agit d’une citation ». Comme je suis l’auteur de la citation, je me suis précipité pour rectifier ma phrase : je n’arrive pas à trouver la faute. Seriez-vous assez aimable pour me l’indiquer, que je puisse la corriger ? (Voici la citation : « Il y a l’auteur qui publie pour être lu de tous ; et celui qui ne désire rien tant que de se rendre maître d’une langue qui l’éloigne du plus grand nombre : si sa volonté de s’écarter du vulgaire peut n’être que seconde, sa phrase l’éloigne, de fait, de celle du journal, de la réclame, de la rue ou du commentaire de blog – l’essentiel pour lui est cet écart, cet éloignement : une phrase à quoi on adhère trop aisément voit sa beauté diminuer d’autant, car l’art diminue à proportion de la facilité avec laquelle on le rejoint. ») B. Lafourcade

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    7. Mais il m'est souvent arrivé de tomber sur des billets de blog qui valaient largement tout un "Marianne".

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    8. Aucune faute à ma connaissance non plus.

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    9. Je signale d'autre part que M. Lafourcade est désormais inscrit dans ma blogoliste (colonne de gauche) et que son blog mérite vos visites et votre attention.

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    10. Bien reçu votre lettre de recommandation pour Monsieur Lafourcade qui met tout de même une condition exorbitante: apparaître sous ses nom et prénom et se délester du pseudonyme qu'on a sué sang et eau à trouver.
      Tout cela mérite réflexion,heureusement qu'on peut le lire sans parler pour ne rien dire..

      Vendémiaire.

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    11. Je vais vous chuchoter une chose dont j'espère que M. Lafourcade ne l'entendra pas : si vous optez pour un prénom "chrétien" et un nom de famille fleurant bon le terroir, comment M. Lafourcade saura-t-il qu'il s'agit d'un pseudonyme et non de votre véritable identité ?

      (Je sens que je vais me faire mal voir…)

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    12. Je crois qu'il faut écrire "une phrase à laquelle on adhère", et non " une phrase à quoi on adhère "? Mais peut -être me trompé-je.

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    13. Ben non, il ne faut pas ! Et voilà qu'une fois de plus, vous n'avez pas hésité à vous couler dans ce rôle de cuistre qui vous va si bien !
      Je m'empare de ma Grevisse et je lis : "La langue littéraire d'aujourd'hui, reprenant un ancien usage, emploie fréquemment (au lieu de LEQUEL) QUOI représentant un nom, singulier ou pluriel, de sens précis, déterminé :"
      S'ensuit une longue liste d'exemples dont j'extrais celui-ci pour vous : "Les vérités d'emprunt sont celles à QUOI l'on se cramponne le plus fortement." (A. Gide, Incidences, p.95)

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    14. Je vous remercie de votre réponse, M. Arié. La formule "à quoi", ici, est un archaïsme ; évidemment, on peut aussi dire "à laquelle". Ce "à quoi" était utilisé quel que soit le genre auquel l'objet renvoyait, parce que le neutre était considéré comme le genre majeur, puisqu'il englobait tous les genres. On le trouve chez Pascal, chez Bossuet, chez La Fontaine - jusqu'à Proust. ("Cette mort à quoi j'aspire", "Les amours à quoi je dois de vous connaître", etc.)

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    15. Merci pour cette mise au point; reste à savoir si on a le droit d'utiliser des archaïsmes ? Je n'ai pas d'opinion sur la question.

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    16. (suite et fin) La définition linguistique d’ archaïsme ( « Caractère d’une forme, d’une construction, d’une langue, qui appartient à une date antérieure à la date où on la trouve employée », 1951) me semble indiquer que non.

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    17. Vous êtes un beau faux-cul, Lafourcade...

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    18. Monsieur Airé : et quelle police du langage, quelle milice syntactique vont nous empêcher d'utiliser des archaïsmes ?

      Monsieur Polo : qu'est-ce qui vous prend ?

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    19. Oh, rien de bien grave : le sieur Lafourcade devrait s'interroger sur le sens de son patronyme dont il est si fier. C'est un nom de faux-cul. Quand on a un nom pareil, la bienséance impose qu'on prenne un pseudonyme, c'est le minimum. Tenez, moi par exemple, mon nom véritable est Jean Pierre Ducon, et M. Lafourcade voudrait que j'écrive sous ce nom pour avoir le droit d'orner sa page de commentaires. C'est exorbitant.
      Mais si Lafourcade le bien nommé ne veut s'entretenir qu'avec des gens pouvant afficher en lettres clignotantes leur état civil, leur adresse complète, leur fichier ADN et leurs mensurations exactes, qu'il fasse flic plutôt qu'écrivain.

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    20. Monsieur Goux: ce n'est pas une question de censure, mais de logique:si beaucoup de gens utilisent un archaïsme, ce ne plus être un archaïsme .

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    21. @ Marco Polo

      Je n'aime pas injurier ni catégoriser les gens; mais enfin chacun jugera comme il l'entendra le procédé de M. Lafourcade consistant à consacrer un long billet aux échanges de nos précédents commentaires sur cette histoire d'archaïsme, billet constitué par la reprise de ses commentaires, mais des morceaux choisis (par lui) des miens préalablement censurés...y inclus la censure totale du seul commentaire posté sur ce billet qui m'est intégralement consacré (et où je lui précise qu'il n'a point besoin de me censurer, puisque je n'ai pas l'intention de revenir chez lui).

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    22. Bon, je vous laisse discuter entre vous : moi, j'ai dix mille signes à "tomber" d'ici hier soir…

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    23. Ayant eu le premier mot, souffrez que j'aie aussi le dernier.
      Je ne sais si je dois dire Marco ou Ducon, mais que repprochez-vous au nom "Lafourcade" ? Monsieur Larousse nous apprend qu'il vient de "fourcade" qui est un nom familier du Midi pour désigner la bifurcation d'un chemin, la maison placée à cette fourche, et par extension, le propriétaire de la maison.
      Comme il me semble difficile d'en avoir contre les bifurcations, qu'elles soient routières ou littéraires, serait-ce que vous auriez une dent contre les propriétaires ?

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    24. Bien d'accord avec vous, M. Arié (je ne parle pas des archaïsmes : là, vous avez tort). Les procédés de Lafourcade sont lamentables. Je viens de le lui faire savoir sur son blog de maître-censeur, avec un mot gentil à la fin pour apaiser le tout (c'est vrai : tout ceci a vite fait de devenir infantile, non ?).

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    25. à Mildred :
      C'était pour faire un peu d'humour. Lafourcade veut en effet dire "la fourche", la bifurcation. C'est aussi le nom que l'on pouvait donner à un type pas franc du collier, qui n'avance pas droit sur son chemin, qui bifurque et prend des détours. Un peu ce que fait notre ami Lafourcade, il me semble.
      Mais rassurez-vous, je continue à plaisanter. Moi qui m'appelle Ducon, je ne crois pas que le nom en dise si long sur celui qui le porte...

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    26. à Marco Polo

      "je ne parle pas des archaïsmes : là, vous avez tort"

      Mais non, enfin !

      Ce qui définit un archaïsme, ce n'est pas l'ancienneté de l’existence d'un mot ou d'une tournure de phrase ( "chaise", " il fait froid" ne sont pas des archaïsmes, bien que leur apparition dans la langue française soit très ancienne), mais le fait qu'on ait cessé de les utiliser.

      Si beaucoup de gens utilisent un archaïsme, ce n'en est plus un, par définition.

      On ne peut le faire que dans un but précis, le plus souvent pour faire preuve d'une préciosité ironique ( "me trompé-je"); mais écrire "la phrase à quoi" au lieu de "la phrase à laquelle" ne recherche aucun effet particulier: ce n'est donc que de la pédanterie.

      M. Lafourcade affirme que chacun de nos commentaires (censurés) le plonge dans l'hilarité...On prétend que Schopenhauer éclatait de rire à la vue d'un triangle isocèle: sans doute le propre des génies est-il de posséder un sens de l'humour auquel la majorité des mortels ne peut accéder.

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  5. Au moins, celui-ci je le connais ! ;)
    A dimanche, donc.

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  6. Histoire de s'échauffer jusqu'à dimanche :

    http://www.mon-poeme.fr/citations-louis-scutenaire/

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  7. Et voilà...nous passons,sans transition,du frère de l'autre à Nikita Khrouchtchev,dont nous ne savions pas qu'il écrivait également des sentences sur la pluie et le beau temps,et au"Portrait de Dorian Gray".
    Quant à protester en commentaire,nous ne faisons pas partie de ces gens là:nous serons trop heureux d'être invités à la becquée...

    Vendémiaire.

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  8. Ainsi parla Zarathoustra voila.

    Hélène dici

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  9. Je vois avec plaisir que vous avez posé un lien dans votre, brom-hum, "blogroll" (en un ou deux mots ? Avec ou sans trait d'union ?), bref, un lien vers les pages de Bruno Lafourcade.

    Vous me faites plaisir - me permettre de lire ce prosateur euh… j'hésite devant les épithètes, mon Père-la-Pudeur de clavier me fait les gros yeux, je renonce -, tout en flattant ma paresse : le plaisir de le lire sera dorénavant accessible d'un effleurement de touche.

    Que demande mon peuple à moi ? Rien de plus. Merci.

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  10. Message à usage interne.
    Allons, M. Goux, que vous ne publiiez pas mon commentaire sur le faux-cul Lafourcade est une chose (que je comprends), que vous alliez ensuite le plaindre en est une autre. M. Lafourcade est un faux-cul et il en donne de multiples preuves. La meilleure est celle qui consiste à ne pas publier un commentaire mais à le... commenter dans un nouveau billet.

    Comme il ne donne droit de cité qu'à son propre point de vue, je me permets de vous dire que j'avais posté chez lui un long message écrit dans un français parfait (vous me connaissez) et argumenté aux petits oignons, au sujet de l'usage des pseudonymes. Non seulement Lafourcade n'en a rien laissé, mais il en a extrait deux ou trois idées, soigneusement déliées de tout contexte, en omettant les arguments et les exemples qui les accompagnaient et les validaient, pour se livrer à un art de la moquerie indigne de l'écrivain qu'il prétend être. Ces méthodes sont lamentables. Ce sont précisément celles des rageux qui se servent d'internet pour regonfler leur petit moi.

    Cela fait six ou sept ans que je commente chez vous régulièrement et vous pouvez, il me semble, me considérer comme un admirateur poli, respectueux et de bon goût. Et qui, en plus, a de temps en temps quelque chose à dire.

    Mon seul tort est d'attendre de mes interlocuteurs qu'ils respectent les règles prévalant dans la vraie vie : si on ouvre les commentaires, on les accepte ; si on commente les commentaires, on ne le fait pas après les avoir supprimés et en empêchant toute réponse possible. Je ne parle pas de vous mais de Lafourcade, hein. Vous, aucun problème.

    Mais tout cela est dérisoire. M. Lafourcade ne connaît pas les usages des blogs, et voilà tout. Je viens de lui signaler que s'il ne tient pas à lire les conneries des commentateurs il lui suffit de ne pas ouvrir les commentaires. On verra s'il pousse la logique jusque-là.

    Et arrêtez donc de vous fustiger. Ce n'est pas la première fois que Lafourcade fait des billets sur les commentaires qu'il reçoit ; allez vérifier. Ce qui est étrange, c'est qu'à aucun moment il ne s'interroge sur le fait que la plupart de ses commentateurs sont, à ses yeux, des pénibles et des jean-foutre.

    Allez, bon dimanche à vous !

    votre Marco.

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    1. Mais je suis bien certain de n'avoir fait passer aucun de vos commentaires à la trappe !

      Pour ce qui concerne votre "duel" avec M. Lafourcade, je vous estime assez grands tous les deux pour le mener à bien (ou à mal) sans moi. D'autant que cette discussion à propos des pseudonymes, j'y ai participé plusieurs fois, ici ou ailleurs, et que j'en suis un peu fatigué, sachant bien qu'elle ne mènera nulle part – comme la plupart des discussions d'ailleurs.

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