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lundi 8 juin 2020

GdC, avec un G comme dans Géographie


Le délateur rabique Gauche de Combat, dans sa dernière giclée de fiel, postillonne à propos d'un site internétique belge – peu importe lequel, c'est totalement sans intérêt. Il conclut ses éructations toxiques par cette phrase : « Quoiqu’il en soit, ce sale type n’est définitivement pas un allié dans nos luttes, d’un côté comme de l’autre de la Meuse… » GdC, l'homme qui prend la Meuse pour une frontière, comme d'autres prenaient le Pirée pour un homme, ou la ligne Oder-Neisse pour un rail de coke… en plus de mélanger “quoique” avec “quoi que” – il est vrai que ce sympathique dénonciateur n'est plus à un couac près. 

Ah, ils sont brillants, je vous jure, nos traqueurs de nazis virtuels, nos redresseurs de torts géographomanes, nos petits pères gestap'dur ! 

mardi 31 décembre 2019

Je ne voudrais pas gâcher la fête, mais enfin…


Cette fois encore je suis très inquiet : voilà maintenant dix jours que l'ami Roland, alias Gauche de Combat, reste silencieux. Je sais bien que même les indicateurs de police ont droit à leur trêve des confiseurs, que les délateurs patentés ont eux aussi une famille et, donc, un sapin enguirlandé autour duquel ils se réunissent dans la douce paix de Noël, mais tout de même : qui, durant ce temps d'effrayant silence, s'occupe de traquer les hordes nazies ? Car ne nous y trompons pas : ces ignobles créatures infra-humaines n'attendent qu'une minute d'inattention chez le preux Roland et ses semblables pour aussitôt commencer à reconstituer leurs milices et préparer des nuits de cristal comme s'il en pleuvait ! 

Je ne serais d'ailleurs pas étonné si, dans quelques heures, enhardis par la baisse de vigilance de leur ange exterminateur, ces crypto-gestapistes ne décidaient de mettre le feu à des centaines de voitures un peu partout en France. Et comme le nazi est par essence vicieux et fourbe, je parierais volontiers qu'il ira le faire à proximité des quartiers riches en populations exotiques, de façon à faire croire aux naïfs que ce sont ces braves gens qui ont été soudain pris de pulsions incendiaires, alors qu'ils ne songent qu'à communier avec nous tous dans la paix républicaine et festivoïde. 

Clore l'année sur une note aussi sombre m'attriste beaucoup. Mais si ce n'est pas moi qui m'érige en lanceur d'alertes, qui le fera ? Sachant que, avant même que ne disparaisse le dernier soleil de 2019, vous serez tous bourrés comme des Polonais et, donc, ravalés par l'alcool au rang de la bête, tout à fait insoucieux de la montée des périls vert-de-gris, contre quoi le valeureux Roland reste notre seul rempart.

Allons, tant pis, ignorons les périls, et que la fête ait le dernier mot : menace nazie ou pas, sers-moi un verre, Marthe !

mardi 20 août 2019

Le caviar à la brouette


Il y a quelques jours de cela, sous un billet particulièrement échevelé qu'elle venait de publier à propos du féminicide, ce nouveau cheval à bascule de nos sœurs de combat, je laissais à la très-charmante Élodie un commentaire qui se voulait en bonne partie humoristique. C'était une façon comme une autre de lui montrer que j'étais passé par chez elle, si on veut, et je crois bien qu'elle l'a pris ainsi. Là-dessus, surgit un énergumène congestionné qui, à son tour, laisse le commentaire suivant, adressé directement à la maîtresse des lieux :

« On se demande pourquoi vous répondez à ce gros beauf enfariné, tortillant son gros cul merdeux, qu'est ce Goux dégoûtant. Ce con mérite à minima le mépris, au pire un crachat sa sale gueule de pédant. »

En tant que pédant estampillé, je me suis empressé de signaler à l'éructant énervé que dans l'expression a minima, il ne fallait pas mettre d'accent sur l'a. Mais ce n'est pas mon objet. Ce qui m'a fasciné (enfin, n'exagérons rien…), c'est de constater, une fois de plus, à quel point certaines créatures, d'un ordre probablement inférieur, mais je ne suis pas zoologue, ignorent tout du maniement de l'injure, de l'insulte, de l'épithète infamante, etc. Et, de ce fait, sont capables, par leur maladresse, de les rendre tout à fait inoffensives. Ils sont inaptes à voir que les insultes sont comme des perles, qui ne prennent tout leur éclat que solitaires et soigneusement serties : l'accumulation sans mesure les affadit, éteint leurs couleurs, brouille leurs reflets, finit par les rendre aussi indiscernables que de vulgaires cailloux. C'est comme d'ajouter dix litres d'eau à trente centilitres d'un grand cru, dans l'espoir d'obtenir davantage de vin et donc d'ivresse : on ne multiplie, à boire le mélange, que les envies de pisser.

Il y a même des effets franchement négatifs : on s'est imaginé cracheur de venin et l'on n'a, au bout du compte, rien fait d'autre que dégobiller sur son propre plastron. Simplement parce que l'olibrius a confondu la richesse et l'excès, ce qui arrive souvent aux esprits rudimentaires. Or, l'excès juge celui qui s'y adonne, de manière souvent implacable et irréversible. Si vous vous présentez chez des amis et leur tendez une jolie boîte de caviar (attention à ne pas rompre la chaîne du froid, malheureux !), vous passerez pour un hôte raffiné. Mais si, empoigné par l'hubris, vous déversez sur leur paillasson une pleine brouette de grains de beluga, il y a grand risque que l'on vous tire longue figure.

Mais allez donc faire comprendre ce genre de subtilité byzantine à un hominidé ne sachant même pas écrire a minima…

mardi 16 janvier 2018

Diagnostic & remède


Si le gauchiste se trouve dans l'état pitoyable où nous le voyons hélas trop souvent, et qui est parfois confondu à tort avec la simple démence, en raison de la troublante proximité des symptômes, c'est en réalité à cause d'un dérèglement de sa glande idéologique qui se met à sécréter beaucoup trop d'hormones collectivistes. Le mal peut dans certains cas être réversible, au prix toutefois de quelques séquelles psychiques qui mettent rarement l'existence du sujet en danger, mais il est essentiel, dès l'apparition des premiers signes inquiétants, de consulter sans tarder un bon endoctrinologue.

samedi 26 décembre 2015

Bien fait !


Il arrive que la stupidité bêlante soit punie ; c'est somme toute assez rare, mais enfin ça se produit parfois, et la jouissance qu'en retire le spectateur pestilentiel et méphitique (je ne supporte plus le sempiternel nauséabond) est d'une qualité exceptionnelle. Ainsi, devant la déconfiture de ce couple de bisounours sud-africains qui avaient cru se bricoler une âme belle et généreuse en accueillant dans leur ferme tous les clandestins de Centrafrique qui croisaient dans le secteur (143, tout de même…) : comme le New Observer nous en informe, Mr and Mrs Duconneau viennent de se faire proprement éjecter de leur gourbi champêtre par ceux qu'ils avaient installés chez eux, avec menaces de mort, violences et destructions ; bref, l'habituel folklore en usage dans ces aimables contrées.

La morale de l'histoire s'impose d'elle-même : c'est bien fait, trois fois bien fait, pour Mr and Mrs Duconneau. Et en plus d'être désormais sans domicile, ils sont très laids. 


samedi 1 août 2015

Se garer des cloaques de la blogoboule


Il y a tout juste une semaine, je publiais ici même (ayez la bonté de remonter un peu le courant de ce blog…) un billet intitulé assez pompeusement Physiologie du gauchiste ; j'aurais aussi bien pu le nommer Silhouette du malfaisant ou encore Anthropologie du nuisible. C'était ma façon de prendre congé. Aussitôt après, j'ai supprimé de mes liens (mes liens invisibles) trois ou quatre fâcheux, dont je ne comprenais plus, soudain, quel plaisir j'ai longtemps pris à aller patauger dans leurs cloaques : inutile de citer des noms, chacun trouvera facilement de qui je parle. Il faut dire que, de simplement stupides qu'ils étaient et demeurent, ils sont en train de virer au méchant. Par je ne sais quel phénomène de métamorphoses n'ayant rien du tout d'ovidiennes, ou simplement portées par les vents dominants,  les bécasses se sont fait hyènes, et on les voit désormais, l'écume aux babines, hanter les tribunaux, rameuter les juges et exiger des châtiments. Ils les obtiendront ou non, peu m'importe : je ne veux plus aller barboter dans leurs marécages. – Et je m'en sens fort bien.

vendredi 13 février 2015

Aller au-devant de la hache

Dans la préface qu'il a écrite voilà une vingtaine d'années à son Théâtre, et qui est recueillie dans Domaine public, Jean Dutourd observe que « le succès de Beaumarchais a été fait par des gens dont l'intérêt et même la survie étaient à l'opposé de ses idées ». Puis, il enchaîne sur ceci :

« Ce phénomène n'est ni rare ni surprenant : une société qui ne croit plus en elle applaudit à ce qui la détruit. Nous l'observons aujourd'hui dans les pays occidentaux, et singulièrement en France, où la bourgeoisie ne manque jamais une occasion de faire chorus avec les gens acharnés à renverser le régime qui la préserve. Il y a dans le caractère gaulois un curieux désir de suicide, qui s'est manifesté périodiquement au cours de notre histoire. Les aristocrates de 1788 comme les bourgeois de maintenant se donnaient les gants d'aider à l'accouchement des idées nouvelles, avec lesquelles leur existence était incompatible. Peut-être y a-t-il aussi, dans cette attitude, un fond de peur. Les transfuges de classe pensent obscurément que s'ils s'enrôlent assez tôt dans le parti ennemi, ils seront sauvés. Précaution inutile. Ce sont les premiers sacrifiés. » (Éditions Flammarion, pp. 320-321.)

Encore le bon Jean Dutourd n'a-t-il pas eu la chance de connaître la sénestre blogoboule padamalgamisée jusques aux tréfonds, ni les agenouillements et les à-plat-ventrades de nos fiers rebelles écolo-gauchistes au moindre froncement de sourcils mahométans, dont les tremblements phobiques sont confortés à chaque renforcement de leur grande armée couchée, qui se proclament Charlie parce qu'ils n'osent pas encore implorer « Grâce ! Grâce ! Je suis Abdul ! », et ne s'aperçoivent pas qu'ils se sont mis d'eux-mêmes dans les deux positions les plus favorables à la décollation capitale.  – Dans un coin du tableau, Michel Houellebecq tristement ricane.

mardi 20 janvier 2015

Le beau jeune homme qui sait ce que Charlie veut dire


À 20 h 21, je n'ai malheureusement plus le temps (je dois aller regarder XMen 2, à 20 h40) de vous démontrer en quelques paragraphes que le sieur Musset est un pâle crétin, ayant autant d'idées derrière le front que de lueurs dans le regard. Tant pis, ce sera pour demain, si je n'ai rien de mieux à faire – ce qui m'étonnerait tout de même un peu. Mais, après tout, vous n'avez sans doute pas besoin de moi, bien que j'eusse deux ou trois remarques savoureuses à faire à propos des pensées de ce garçon. Lisez donc vous-même.

Je signale tout de même, avant de m'enfuir vers d'autres cieux, que ce Musset, comme d'autres qui le furent réellement, se veut écrivain. Il lui arrive même de le prouver, comme dans le quatrième paragraphe du billet mis en lien plus haut ; le voici :

« Le complotisme ne s'est jamais aussi bien porté ? Là non plus, rien de bien nouveau. On cherche à l'hypermarché du net, au gré des prix cassés sur la raison, là où la sophistication de l'absurde est un gage de crébilité, les réponses que l'on ne trouve pas ailleurs. Ni dans des médias trop souvent uniformes, ni dans les livres ou la presse qu'on ne prend plus la peine d'ouvrir (ou d'acheter). Ce combat-là, en revanche, les enseignants (formés à ça) doivent le mener à côté des parents. Mais là aussi ça demandera un investissement et des heures dédiées, et comme Macron a dit qu'il fallait faire des économies : ça sent l'impasse. »

Qu'y a-t-il après l'abondance ? Seb Musset, hélas. Bonne soirée à tous.

lundi 22 décembre 2014

Éric Zemmour, par qui arrive la honte


Que les habituelles officines liberticides, du type SOS Racisme, LICRA, etc., aient réclamé la tête d'Éric Zemmour n'a évidemment rien pour surprendre : la décapitation est à peu près leur seule raison d'être ; la honte, c'est qu'ils l'aient obtenue. Qu'une chaîne, plutôt mal portante, puisse d'elle-même supprimer de sa grille son émission à plus forte audience pour cause de pensée déronronnante, dit assez les tremblements de peur qui secouent désormais les patrons de presse – et pas seulement eux, malheureusement – face aux injonctions de petits fouquier-tinville parfaitement illégitimes et s'engraissant d'argent public. Mais le comble de la honte est évidemment, au moins pour moi, de voir ce maccarthysme s'installer et triompher benoitement sous les applaudissements enthousiastes de mes chers confrères : si les cartes de presse n'étaient désormais plastifiées, j'aurais très volontiers déchiré la mienne il y a quelques jours.

(On lira avec profit la réaction de Michel Onfray, à propos de ce superbe progrès dans le musellement.)

mardi 11 novembre 2014

La gaugauche refait 14 – 18


Avec un assez bel ensemble, et comme attendu, les blogueurs les plus asilaires de la gauche acnéique ont grimpé dès ce matin dans leur petit marronnier du 11 novembre, afin d'y glorifier les “mutins” de 1917, d'y fustiger bellement les “viandards” étoilés de l'état-major, traités aussi, fort traditionnellement, de “planqués” (on suppose que, dans l'esprit éternellement adolescent de ces gentils pitres, une guerre peut très bien se gagner en envoyant tous les généraux dans les tranchées et en ne laissant plus dans les postes de commandement que des cantinières et des estafettes). Il va de soi qu'eux-mêmes se voient sans l'ombre d'un doute du côté des mutins, puisqu'ils sont assurés d'être tombés dans la marmite de rébellion quand ils étaient nourrissons ; si bien qu'aujourd'hui encore, même la mèche qui leur subsiste est rebelle. Qui, quel ange pédagogue trouvera en lui la patience de leur expliquer que les mutineries dont ils se gargarisent, se font des inhalations et des tisanes énergisantes, n'ont jamais été qu'un point de détail dans l'histoire de la Première Guerre mondiale ? 

Et puis, après tout, laissons-les faire et dire : tant qu'ils s'occupent de rejouer les tranchées, voire les retranchés, et de beugler sur leurs claviers la Chanson de Craonne, ils ne sont pas en train d'envoyer des bouteilles d'acide et des cocktails Molotov à la face des forces de l'ordre.

mercredi 23 avril 2014

Du mou de veau sous la coiffe


Dans son billet du jour, l'excellent Hashtable, l'homme qui fait grincer les dents des gauchistes avec le plus de talent, l'impeccable pourfendeur de socialisme, Hashtable, donc, note que la cote de popularité de notre cher président se rapproche dangereusement du “Q.I. mono-symbolique” de l'irremplaçable Aymeric Caron. Je ne suis pas fou de François Hollande, comme les plus pertinents l'ont peut-être deviné, mais je n'irais pas, tout de même, jusqu'à lui souhaiter une cote à un seul chiffre. Hashtable est un garçon cruel, finalement.

lundi 21 avril 2014

Objurgation à mes amis blogueurs de gauche

Douze paires de pieds, pas une seule tête : les “antifas” tels qu'en eux-mêmes…

Autant le dire sans détour et d'emblée : je suis inquiet. Je ne comprends pas ce qui se passe, ou plutôt j'ai peur de le trop bien comprendre. Depuis ce matin, j'erre à travers la gauchosphère comme une âme perdue : rien. J'ai eu beau fouiller la blogoliste de Nicolas avec la dextérité d'un enfant rom vous faisant les poches dans la rame du métro de six heures : rien. L'absence est si criante qu'elle prend des allures de malédiction ; pis : de renoncement. Bon sang, camarades, réveillez-vous donc, avant qu'il ne soit minuit : nous sommes le 21 avril !

Depuis deux lustres et des broquilles, vous m'aviez habitué à être fidèles à cette grande date de l'universelle déploration, à commémorer dans l'émotion indignée la méchante claque qu'un grand progressiste frisé se vit infliger un dimanche par un horrible fasciste monoculaire. Chaque année, à peine décrochés les poissons de papier que l'on m'avait épinglés dans le dos, je comptais les jours qui me séparaient de celui-ci, ému à l'avance de cette communion résistante qui allait nous empoigner tous, ragaillardi à la perspective de ce grand méchoui de bête immonde et de ventre encore fécond qui allait nous réunir au son des tambours républicains et des binious alternatifs. Ah ! oui, vraiment : quelle belle fête c'était là !

Et aujourd'hui, le silence. Rien que l'angoissant silence. Comme si, de 2013 à maintenant, le ventre était devenu stérile et que la bête apprivoisée sautait désormais dans des cerceaux enflammés sur la piste de Bouglione en quêtant les applaudissement des petits enfants inconscients.

Bon Dieu, dites-moi que ce n'est pas vrai, que ce n'est pas pour toujours ! Assurez-moi que c'était juste une distraction passagère et qu'on va remettre ça l'an prochain ! Si vous ne le faites pas pour vous, faites-le au moins pour moi…

vendredi 14 mars 2014

La solution du Front de gauche…


… le virage à droite !

(Merci à Koltchak…)

samedi 8 mars 2014

L'Ukraine les rend amok (les néo-nazis ôssi !)


« Je n’aime pas l’argument "per se" qui consiste à prôner le statu-quo autocratique au motif que l’opposition comprend des éléments peu fréquentables. »

Outre le fait que la phrase aurait mérité de se retrouver, toute nue, chez les Modernœuds, on ne peut que donner quitus à ce brave Juan Sarkofrance (non mais ce nom, tout de même…), lui qui s'est toujours scrupuleusement gardé de s'abaisser à ce genre d'amalgame qu'il dénonce aujourd'hui, au moment des “Manif pour tous”. Sinon, il se livre à un merveilleux exercice de contorsions multiples, avec triple saltos arrière et commentaires de Léon Zitrone, que je vous invite à découvrir, en espérant que vous y prendrez le même plaisir que moi. Surtout, ne manquez pas les commentaires : un cénacle de géopolitologues sous ecstasy (ou autre chose, je ne suis pas spécialiste) qui vous règle la question ukrainienne en deux coups de cuiller à pot, et que si ça veut rigoler un peu on va voir ce qu'on va voir. Il n'y manque même pas le rutilant cuistre qui croit bon d'appeler Poutine Putin, parce que quand même, hein, il connaît la Russie un peu mieux que vous, bande de ploucs franco-français, et il sait parfaitement qu'en alphabet cyrillique, on écrit Putin. On suppose que sa parfaite maîtrise des idéogrammes le conduit à faire de Pékin Beijing, et sa profonde connaissance de l'arabe à transformer l'Irak en Iraq. Bref : un pur moment de blogo-bonheur. Allez-y de ma part, vous serez forcément bien reçus.

samedi 19 octobre 2013

Les miracles culinaires de la gauche cardiaque


Elle te prend un boudin, elle t'en fait un fromage.

vendredi 18 octobre 2013

Leonarda Vinci Code


Et une fois de plus, la grande parade des indignés congénitaux, l'enfilage en couronne des blogueurs de gauche, le sirtaki des officines stipendiées, tout cela se résout en une inénarrable clownerie, qui devrait les faire tous rentrer sous terre s'ils avaient la moindre once de sens du ridicule (ne parlons même pas d'honneur, restons à leur mesure). Mais non, bien sûr : La place de Leonarda dans son bus est encore tiède que déjà ils furètent le nez au sol en quête d'une autre nauséabonderie – et ils la trouveront, il suffit d'attendre quelques jours –, et celle-ci, à son tour, se terminera en un grand éclat de rire sardonique dont nos bons amis progresseux ne sentiront même pas les éclaboussures.

Inutile que je perde mon temps et dilapide le vôtre en me livrant à un résumé de cette pantalonnade humaniste : vous avez lu cela partout et n'ignorez plus rien, désormais, du papa cogneur et voleur, de la fille italienne ou assimilée, de l'aîné qu'est comme un melon et pis qu'a un gros nez, la mère qui n'dit rien ou bien n'importe quoi, la toute vieille qu'en finit pas d'vibrer, et autres joyeusetés annexes. Je pourrais quand même faire observer que, quand on a eu la chance de naître italienne, ce qui serait donc le cas de la Génitrix, on ne se mêle pas d'épousailler un Kosavar, surtout si celui-ci a comme plan de carrière d'aller faire délinquant en France. Je sais bien que l'amour est enfant de Bohême, comme le cristal, mais enfin, les Balkans sont tout de même nettement plus au sud, si mes souvenirs de géographie sont moins incertains que ceux de Mme Duflot – bref, qu'elle ne vienne pas se plaindre, cette dame. De toute façon, elle ne doit pas être une meilleure mère que le père n'est un bon père, sinon il y a beau temps qu'ils auraient mis leur boudin au régime et lui aurait payé une séance d'épilation des sourcils avec l'argent de la mendicité rapporté par les plus petits.

Mais tout cela est secondaire, et même sans aucune importance, pour personne. Les sangloteuses de la gauche cardiaque se moquent évidemment de savoir ce qu'il adviendra demain de notre petite boulote hirsute : la seule chose qui compte est de hurler à l'épuration ethnique et d'exiger la démission d'un ministre (au moins), en vérifiant du coin de l'œil dans le miroir que l'on a bien pris la pose avantageuse et héroïque qui convient à la circonstance. On se donne le plaisir d'être Bonaparte au pont d'Arcole durant un quart d'heure, on fait mine de se lancer à l'assaut des redoutes ennemies ; puis, quand les muscles de la nuque commencent à ankyloser, à cause des coups de menton donnés dix ou douze fois par heure, on replie les étendards et on retourne fourrer sa truffe chez Twitter afin d'y dénicher le prochain rata. 

Pendant ce temps, comme au Tour de France, nous sommes de plus en plus nombreux à nous asseoir sur les talus pour regarder pédaler les matamores. On les encourage de la voix et du geste, mais en se gardant bien de leur signaler la présence de profonds et très insalubres marécages, là-bas, juste au bout de la route qu'ils avalent avec cette fureur grandiloquente et impuissante si comique à voir. Quand ils seront tous devenus aphones, la bouche emplie de la sanie des palus où leurs corps disparaissent rapidement, il restera peut-être, sur le bord, quelques vélos à récupérer. S'il y en a suffisamment, on les regroupera et on ira monter une société de vélibs au Kosovo.

mercredi 8 mai 2013

vendredi 26 avril 2013

Jean-Luc Mélenchon : eructuat nec parlatur


Je me suis, hier soir, et même assez avant dans la nuit, confronté à une expérience extrême et pour moi inédite : écouter Jean-Luc Mélenchon. Je me suis donc branché sur TV5 Monde, qui retransmettait les paroles et des actes de France 2, sorte de Piste aux étoiles nouvelle manière, animée par le toujours si brillant et combatif David Pujadas. J'ai jeté l'éponge au milieu du numéro exécuté en duo par l'invité principal et Mme Saint-Cricq – parce qu'il ne faut point abuser de ce genre de friandises fourrées à la graisse de cheval.

Il est fascinant de constater à quel point Jean-Luc Mélenchon parvient à ne rien dire. Jamais. Pas une phrase qui ait le moindre sens. Pas la plus petite velléité d'un discours tant soit peu cohérent, derrière lequel on pourrait tenter de deviner l'ébauche d'une vision politique, ou à tout le moins d'un but à peu près cohérent. À la place, l'histrion se livre à une sorte de stand up assis, aussi satisfait de soi-même qu'un Marchais de haute époque, se contentant d'ironiser à contre-temps sur les questions balbutiées par le passe-plat de service public, sans bien entendu y répondre jamais, ni même faire mine de consentir à le faire. Pourquoi se gênerait-il, du reste ? On ne l'invite pas sur ce genre de plateaux pour savoir si, par hasard, il penserait quelque chose sur tel ou tel sujet, mais précisément pour cet eructuat nec parlatur qui ne doit rien aux cordes vocales, encore moins au cerveau, mais se tient tout entier dans l'arrière-gorge.

C'est un spectacle surprenant durant les vingt premières minutes, mais dont on se lasse plus tôt qu'on ne l'aurait cru : les charmes de l'expectoration à grumeaux continus s'éventent assez vite. On se fatigue surtout d'attendre le moment où l'un ou l'autre des clowns blancs qui se relaient face à cet Auguste tapera du poing sur la table en lui signifiant qu'il serait peut-être temps de répondre aux questions qu'on lui pose, plutôt que de pirouetter sur lui-même en prenant à témoin un public à la fois hébété et hilare, de toute façon captif. Mais, bien évidemment, cela ne se produit jamais ; et la non-parole borborygmale peut continuer de s'écouler.

lundi 1 avril 2013

Arrêtons tout de suite le bilatéralisme confortable !


Merveilleuse Rosa ! Finalement, Jacques Étienne a raison : je serais presque prêt à l'épouser, tellement elle est brute de décoffrage, soumise à l'homme couillu, haineuse d'elle-même, agenouillée de naissance, rincée à l'exotique, repeinte savanicole, agitée façon brousse, voilée désert à la con.

Au départ, il m'a semblé qu'une phrase chez les Modernœuds aurait suffi. J'avais choisi celle-ci :  Quelle type de civilisation prend plus de temps pour élaborer des armes de destruction plutôt que de soigner sa population, quelle société croit que l'exploitation des autres peuples est la seule source de richesse pour le sien, enfin une partie, la fameuse "élite"?

Belle, non ? Du Rosa dans le texte. Mais il était évidemment impossible de s'arrêter là. Parce qu'il y avait aussi ça : « Les pays dits du Sud se détachent de plus en plus de notre fameux bloc occidental, qui devait pourtant régner sans partage sur toute l'économie, étant un fleuron de prospérité, cette fameuse idées de pays développés tirant toutes leurs richesse  insolente de l'exploitation des pays en voie de développement, trop stupides et inférieurs pour ne jamais arriver à exploiter eux-même leurs ressources naturelles, à commencer par leurs populations, réputées inférieures et trop incapables pour se hisser à une société raffinée et de progrès. »

Mais, bon, tout cela est juste pour rire, évidemment. Ensuite, on apprend que les chinois (sans majuscule) ont inventé la route de la soie, comme si jamais le moindre Chinois avait eu la moindre idée de commercer avec l'Occident. Et puis, évidemment, les Arabes aussi !  Pendant que vos connards d'ancêtres ne pensaient qu'à faire la guerre à tout le monde, ces doux Arabes n'avaient qu'une envie, qu'un désir, qu'un but : promouvoir la médecine. Et, du reste, en effet, la médecine actuelle ne nous vient que des Arabes, et c'est d'ailleurs pour ça que, dès qu'on est sérieusement malade, on va se faire soigner en Arabie saoudite ou au Yémen.

Il est aussi à noter que ni les Chinois, ni les Arabes n'ont jamais développé d'armes létales, puisqu'ils ne songeaient qu'à soigner l'humanité souffrante. C'est même pour ça que les Arabes sont montés jusqu'aux Pyrénées : parce que les Espagnols de l'époque étaient tout le temps malades et qu'il fallait les soigner. De même, les Chinois ont inventé la poudre à canon pour protéger l'humanité, alors que, nous, leur avons piquée pour sulfater tout le monde.

Pour finir, après avoir détruit le monde que les Chinois et les Arabes ne songeaient qu'à soigner et guérir, nous avons commis cette horreur d'assoir (sans e) un bilatéralisme confortable – et, ça, c'est vraiment dégueulasse.

dimanche 28 octobre 2012

Le boulanger au couteau entre les dents


Un boulanger a décidé de s'installer dans mon village ; appelons-le Mathurin Bellemiche, puisqu'il n'est pas là pour récriminer. Très vite, il se révèle que sort de ses fours un pain sublime : des baguettes croustillantes et dorées, à la mie légèrement jaune et merveilleusement alvéolée ; de ces grosses tourtes au levain que l'on peut conserver des cinq ou six jours et qui, même, se bonifient en vieillissant… Catherine et moi tombons aussitôt à genoux pour remercier le Ciel d'un tel bienfait – enfin, surtout elle.

Mais ne voilà-t-il pas qu'au bout de quelques semaines, ou mois, me parvient l'atroce nouvelle, bientôt confirmée de source certaine : Mathurin Bellemiche est encarté au parti socialiste ! Pis : il s'est même, à “la dernière”, laissé tenter par le vote Front de gauche ! Immédiatement, nous lui retirons notre pratique et nous résignons à retourner acheter les tristes pâtons mal cuits que le Super U local propose à notre convoitise : on ne plaisante pas avec l'idéologie.

Attitude de dément ? Parti pris grotesque ? Confusion d'un esprit faible ? Sans aucun doute, oui. Mais c'est pourtant la réaction que l'on aimerait que j'eusse, lorsqu'il s'agit non plus de boulangers de gauche mais d'écrivains d'extrême droite.


Du reste, maintenant que j'y songe, je suis sûr qu'on ne devrait pas avoir trop de mal à trouver, parmi nos progressistes que rien ne fatigue, quelques exemplaires capables d'adopter la même attitude dans le cas où leur boulanger s'avèrerait pencher du côté du Front national. Et en outre de présenter leur aberration mentale comme un acte flamboyant de résistance…