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mardi 11 février 2014

L'Helvétie à la lanterne

Un pays désert, avec une masure abandonnée en plein milieu : voilà ce qui les attend !

Décidément, ils n'en ratent jamais une, c'est à croire qu'ils le font exprès pour nous faire de la peine. Déjà, refuser méchamment la merveilleuse fécondation culturelle véhiculée par les minarets avait été reçu avec une grande tristesse, par le personnel soignant de la grande crèche européenne. Bruxelles avait fait les gros yeux et Strasbourg mis les poings sur les hanches. Mais alors là… Qu'est-ce qui leur prend, tout à coup, aux Suisses et Suissesses de stigmatiser avec une telle violence le brave cadre jurassien ? L'honnête technicien du Bade-Wurtemberg ? L'ingénieux chercheur venant chaque matin du Val-d'Aoste pour participer à la prospérité des cantons ? C'est à fort juste titre que, dès les résultats connus, nos penseurs hexagonaux (ce doit être bien curieux à contempler, un penseur hexagonal) ont prédit la ruine prochaine à notre petite mais grasse voisine : comment un pays d'Europe pourrait-il espérer seulement survivre sans ses précieux immigrés ? Ou même avec moins d'immigrés ? Car, bien entendu, on part du principe que nos voisins sont bien trop bêtes pour continuer à accepter les étrangers qui leur sont utiles, bénéfiques à leur économie, pour refouler seulement les autres.

Et quels “autres”, d'abord ? Ça, c'est le grand mystère, on ne sait pas, on est dans le black le plus total. Une mélasse tellement visqueuse que la question n'est même pas effleurée. Encore que, si l'on met en regard cette votation avec la précédente, celle des minarets, on doit pouvoir commencer à désépaissir ce bitume et à en éclaircir un peu la couleur.

vendredi 2 novembre 2012

Les journalistes marocains sont-ils tous nazis ?


Et moi qui pensais que tous les damnés de la terre ne songeaient qu'à se donner la main, à s'embrasser avec la langue, à s'enfiler en couronne en psalmodiant du Frantz Fanon ! On m'aurait trompé ? En tout cas, je le sens bien, le vivre-ensemble, je le sens vraiment de mieux en mieux… 

jeudi 2 août 2012

PACA, yfaukon


Donc, le gouvernement désire que l'on construise davantage de logements “sociaux” (inépuisables délices de l'euphémisme modernoïde…), que l'on en construise partout, principalement chez les petits chanceux qui n'en étaient point encore affligés ; et, bien entendu, que l'on punisse lourdement ceux qui auraient l'inconscience de se rebeller face à cet impératif de vivre-ensemble, à cette joie du mélange-pour-tous. On dirait d'un médecin qui conseillerait de disséminer dans l'ensemble de la population les porteurs de virus, de manière à ce que tout le monde soit atteint mais d'une façon en quelque sorte diluée : maladie générale, mais maladie light.

Bien entendu, j'ai parfaitement conscience que l'existence d'un parchemin vieux de deux siècles, intitulé Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, nous fait obligation de loger correctement toute personne qui, partant d'un point ou un autre du globe, fait l'effort de venir jusqu'à nous, de pousser la porte (qui reste de toute façon ouverte jour et nuit : on n'est pas des sauvages) et d'entrer, avant de poser les questions fondamentales, constitutives de tout être humain : Quand est-ce qu'on mange ? Où est ma chambre ? À quelle heure passe le toubib, rapport à mon arrêt-maladie ? Oui, je sais tout cela et suis prêt à m'y plier de bonne grâce, vu que j'ai été, comme tout un chacun, considérablement droit-de-l'hommisé quand j'étais petit.

Mais c'est cet éparpillement forcé et obligatoire que j'ai du mal à comprendre, dans la mesure où il ne semble souhaité par à peu près personne du côté des déjà-là, et sans doute encore moins chez les coucou-j'arrive. Ce qu'il faudrait, au contraire et à mon sens, c'est regrouper tous nos frères exotiques en une seule province, que l'on découperait exprès pour eux, comme nous le fîmes avec la Normandie pour les grands crétins blonds fraîchement débarqués de Copenhague, il y a un bon paquet de lurettes.

Ouiméou ? allez-vous objecter. La réponse va presque de soi : la région dite “PACA” me paraît tout indiquée pour devenir notre future province sociale, notre précipité de diversité, notre belle et inédite expérience de vivre-à-part. D'abord parce qu'elle a un nom à chier. Ensuite parce que le travail est déjà presque accompli, l'achever se fera donc à moindre frais : on n'aura qu'à rapatrier à la hâte les vingt-cinq ou trente pour cent de lepénistes qui s'accrochent encore à leurs canebières et à leur croisettes, on leur appliquera le traitement qui fut celui administré en leur temps aux pieds noirs, et tout sera dit. Quant à ceux des autochtones qui auraient le front de s'accrocher à leurs fronts de mer, on laissera les nouveaux maîtres s'occuper de leur avenir : nul doute qu'ils n'auront bientôt plus le choix qu'entre le TGV et le cercueil.

On laissera tout cela mijoter quinze ou vingt ans. Puis, lorsque la nouvelle province sera totalement ruinée et en proie à de graves dissensions ethniques qui la rendront aussi faible et exposée qu'un bébé vagissant, on jouira du spectacle de la voir conquise et colonisée par Monaco.

Mais je sais bien qu'une fois de plus personne ne va m'écouter.

samedi 13 août 2011

On en fait quoi, de ces voyous de merde ?

Matthieu Bock-Côté a beau être gros et québécois, il lui arrive de dire des choses intéressantes – et même souvent. Par exemple, ceci, à propos des voyoucraties anglaises de ces derniers jours, qui, bien évidemment, pour nos crétins institutionnels à nous, sont entièrement la faute de cet Occident qui, que, dont… Enfin, c'est notre faute, quoi… Donc, voilà. C'est à toi, Matthieu :

« Les émeutes de Londres excitent ceux qui fantasment sur un printemps arabe à l’occidental. Ils y voient une condamnation en acte des politiques « néolibérales » appliquées depuis les années Thatcher et une révolte contre l’exclusion générée par la société. Cette dernière tarderait à donner une place aux jeunes générations, parmi lesquelles des populations immigrées exclues des avantages de la société occidentale.

Notons que cette interprétation est régulièrement avancée dès qu’on assiste à des émeutes urbaines dans les grandes sociétés occidentales. En France, on a ainsi expliqué les émeutes de 2005 en pointant du doigt la responsabilité d’un système prétendument exclusionnaire, discriminatoire et raciste. A en croire ce discours fort répandu, l’universalisme républicain entretiendrait de nombreuses couches de la population dans l’assistanat et pousserait à la révolte ceux à qui il ferait la promesse de l’égalité sociale sans jamais la tenir. Au Québec, pendant les émeutes de Montréal-Nord en 2008, la plupart des analystes ont reproduit le même verdict : la société est coupable. (…) »

La suite est là.


mercredi 27 juillet 2011

Il vous reste des géants blonds ? – Une petite seconde, je vais voir dans la réserve…

Le témoignage d'un Norvégien de fjord (c'est plus joli que “de souche”…), c'est-à-dire, bien entendu, un assassin de masse :

« C’est dur d’être norvégien “de souche” à Groruddalen (vallée de Grorud, en périphérie Est d’Oslo). À cause des gros problèmes de langue, ainsi qu’une pression pour s’adapter à des normes, un mode de vie et une manière totalement étrangers à nous, Occidentaux, dit Åserud.

« Il existe des écoles maternelles où presque aucun enfant n’a de parents qui parlent le norvégien, et des écoles où les enfants sont menacés de coups quand ils apportent du salami dans leurs sandwichs.

« Les filles sont victimes d’intimidations parce qu’elles sont blondes, et doivent teindre leurs cheveux en noir pour s’adapter. Il n’est pas acceptable d’être gay à l’école, ni athée et certainement pas d’être Juif. Les trois dernières années en particulier ont été effrayantes, de voir et d’entendre ce qui se passe. (…)

« J’ai été positif et optimiste par le passé. Mais les limites sont atteintes quand on a une majorité qui ne parle pas norvégien. Nous sommes nombreux à ressentir cela fortement, quelle que soit la couleur de notre peau. Une famille indienne n’a pas plus envie que moi de vivre comme des musulmans parce qu’ils sont bruns de peau. »

Et moi qui croyais qu'il n'y avait que nous, les Français, pour sentir l'Adolf à ce point-là !

L'interview de ce véritable Scandinase se trouve ici.

dimanche 13 février 2011

Les glorieux révolutionnaires tunisiens prennent enfin des vacances. En Europe.


Il y a quelque temps, alors que le glorieux peuple tunisien ébauchait sa libération, desserrait les griffes du tyran agrippées à son cou, je disais en substance dans un billet (j'ai la flemme de chercher lequel – de toute façon on s'en fout) que cette insurrection était une très bonne chose, dans la mesure où, le dictateur chassé et la démocratie instaurée, les Tunisiens réfugiés en France auraient tous à cœur de repasser la Méditerranée afin d'aller participer à la fabuleuse reconstruction de leur mère patrie.

Raté. Contrairement à ce que je feignais de croire juste pour vous faire rire, c'est bien évidemment le contraire qui se passe, comme on l'apprend sans surprise disproportionnée dans cet article du Monde.fr – article où l'on relève par ailleurs cette phrase savoureuse (c'est moi qui souligne) :

« Cet exode intervient alors que le gouvernement tunisien de transition semble dépassé dans un pays en totale reconstruction après la chute du régime du président Ben Ali. »

Mot ancien et traditionnel : chaos.
Mot nouveau et modernœud : totale reconstruction.

Bref, ils sont déjà plus de cinq mille, ces petits chanceux de la révolution, à avoir débarqué clandestinement sur les côtes de l'Italie, laquelle commence à se demander ce qu'elle va bien pouvoir foutre avec eux, mais ce n'est pas le sujet. Ce que je me demande, moi, c'est ce qui a bien pu leur passer par la tête, pour fuir aussi vite un navire à bord duquel nos petits gauchistes ne rêvent que de s'embarquer pour souquer avec les autres vers des aubes splendides, ou en tout cas le prétendent à grands cris d'enthousiasme.

De deux choses l'une, n'est-ce pas : soit les Tunisiens n'ont pas de couilles, soit nos petits-bourgeois guévarisés sont des cons. Le choix reste libre.