En toute logique wokienne, les chasseurs en question ne sauraient être inquiétés le moins du monde par la justice de leur État. En effet, si notre brave “trans species” affirmait être un cerf au moment de sa promenade sous les frondaisons, il serait parfaitement ignoble de lui dénier le droit à cette identité profonde de son moi et de se comporter vis-à-vis de sa dépouille comme si c'était celle du bipède qu'il déclarait n'être pas.
Donc, s'il était bien un cervidé – et qui sommes-nous pour en douter ? –, les porteurs de fusils étaient alors tout à fait en droit de l'abattre, pour peu que la chasse fût ouverte et qu'ils eussent leur permis dûment tamponné.
Et si, de surcroît, saisis par une petite fringale festive, ils décidaient d'accommoder leur proie en méchoui, il serait fort malvenu, et stupidement réactionnaire, de leur ôter le morceau du râtelier en les accusant de cannibalisme.
