jeudi 12 août 2010

Puisque c'est comme ça, je retiens ma respiration

J'aime beaucoup le blog d'Eisangélie, même si je n'ai jamais compris pourquoi il s'appelait comme ça. Je ne vous mets pas de lien, vous allez comprendre tout de suite pourquoi. J'aime bien son blog et ne suis pas le seul, c'est même là le cœur du problème. Car aujourd'hui, chez Eisangélie, on prend connaissance de ceci :

Un nombre excessif d'imbéciles lisant désormais ce blog, celui-ci s'autodétruira sous peu.

Que les amis et connaissances qui souhaiteraient poursuivre ces inutiles lectures m'envoient un courriel pour connaître la nouvelle adresse du lieu de perdition.

Tchuss!

Comme ma modestie naturelle et mon exceptionnelle mémoire m'inclinent à penser que je dois plutôt faire partie des imbéciles que des connaissances de ce garçon, je me suis abstenu de rechercher son adresse électronique pour lui envoyer ce qu'il appelle improprement un courriel. Mais le billet, dans sa gloriole naïve, par cette espèce de je-retiens-ma-respiration juvénile, le billet m'a fait sourire.

Enfin c'est dommage, parce que j'aimais beaucoup le blog d'Eisangélie.

43 commentaires:

  1. Une affaire de goût. Pour ma part, je n'ai jamais accroché au blog d'Eisangélie. Quelle était l'"annonce", que ou qui dénonçait-il ? Cela restera un mystère. je préfère de loin le blog de ce cher Hoplite.

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  2. Ahh il n'y a pas photo!
    Moi aussi, je préfère, et de loin, celui de Hoplite!

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  3. Oui, mais bon : je vois assez mal le rapport entre les deux.

    Et puis, ce n'est pas Hoplite qui, aujourd'hui, a annoncé un peu puérilement qu'il fermait son blog parce qu'il avait trop de lecteurs et des pas assez intelligents pour avoir droit à sa prose...

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  4. Puérilement peut-être, n'empêche, on le comprend. Elle existe bel et bien, cette pression de l'imbécilité qui donne envie de fermer un blog.

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  5. Oui, enfin, chez lui, cette pression était tout de même réduite au minimum, dans la mesure où les commentaires n'ont jamais été ouverts.

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  6. Peut-être étaient-ils "modérés" a priori, comme chez moi ? (Je dis cela sans connaître ce blog le moins du monde…) Je vous assure, si je publiais les "commentaires" imbéciles que je reçois en permanence, vous verriez ce que je veux dire. C'est une véritable pression négative à laquelle il faut résister en permanence.

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  7. D'après ce que j'ai cru comprendre il ne cesse pas toute activité mais délocalise son blog en des contrées moins fréquentées par les zigouigouis de mon espèce (les imbéciles), peuplées exclusivement de ses correspondants. Ca ressemble donc moins à "piske c'est comme ça j'respire pu, na !" qu'à "vous êtes pas beaux, j'vous parl' pu à vous, j'joue pu qu'avec mes coupains !"

    François

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  8. Et alors ? S'il avait annoncé qu'il cessait de respirer, est-ce que cela n'aurait pas été grandiose et magnifique ?

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  9. "Et alors ? S'il avait annoncé qu'il cessait de respirer, est-ce que cela n'aurait pas été grandiose et magnifique ?"

    Ha ha ha !
    Comme le fils du chef corse dans Astérix!

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  10. Il fait très fort Eisangélie en me poussant à pointer mon nez ici.

    Il fait très fort également avec le coup des "imbéciles" car tout le monde se sent visé ! Il doit bien rigoler.

    Là où cela devient très mystérieux c'est que les commentaires de son blog étant fermés, et n'ayant aucune adresse mail à disposition sur ce même blog (probablement pour ne pas être dérangé par les fâcheux), je ne vois pas le problème si ce n'est un égo sur dimensionné subitement...

    Il ne lui reste plus qu'à organiser des soirées privées, entre gens intelligents (comme il a l'air de côtoyer selon ses récits de vie...) et le tour est joué.

    Mais c'est dommage car moi aussi j'aimais bien ce blog (découvert ici finalement, je m'en rends compte), pas franchement gai, mais tellement réaliste.

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  11. Il ferme, quel dommage. ces textes étaient pour certains jouissifs, pour d'autres passionnants, pour d'autres encore, délirants; et faute de pouvoir commenter, je n'ai jamais pu lui dire !

    Soupirs...

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  12. Ah! Moi aussi je vais bien le regretter! J'aimais beaucoup le lire.

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  13. « Comme le fils du chef corse dans Astérix ! »

    Suzanne, je crois me souvenir qu'il s'agit plutôt du fils du chef ibère.

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  14. Ben, je l'avais jamais lu. On a tous des lacunes de lectures, hein?! Du coup j'insomniaque et j'ai lu les billets de Eisangelie dont évidemment j'avais cru à un surnom de fille... C'est vrai qu'enterrer un véritable ami , ça tue...

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  15. Cigale,

    Non. Georges ne se sent pas visé. Lui seul n'est pas imbécile.

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  16. Vous vous trompez, Nicolas, je me sens souvent très bête. Mais heureusement que vous êtes là, vous, Corto74 et quelques autres, grâce à qui je me sens immédiatement très intelligent, par comparaison.

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  17. Vous pourrez toujours le lire sur Zentropa :

    http://zentropa.info/

    Ses textes sont facilement reconnaissables.

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  18. Suzanne : Soupalognon y croûton...

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  19. A quoi mesure-t-on l'intelligence d'un quidam ? A l'odeur de ses pets. ( proverbe musulman ).

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  20. 3 fois sur 4 (environ) je ne regrettais pas d’avoir pris le temps de lire sa prose. Une lettre circulaire sans adresse de l’expéditeur… Bien trouvé votre image "Nah ! Je respire plus !" Même impact…C’est un peu dommage mais bon… J’ai bien ri au rappel du fiston de l’Ibère Merci Suzanne ! (et Pluton…)

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  21. Damned, je confonds les Astérix.

    J'ai l'air de me moquer de ce que dit Georges, mais pas cette fois s'il veut dire par "retenir sa respiration" se retenir d'épanchements bloguesques.
    Comme il est dans la boguerole de Didier, j'ai souvent cliqué sur ce blog qui crachait ses couleurs fluos et son "vous ne m'aimez pas et je vous le rends bien", et je ne suis guère allée plus loin. Le genre albatros de Dieu que sa grande intelligence empêche de communiquer avec le commun des mortels, bof bof sur un blog. La complainte du blogueur solitaire errant dans le désert dans dieux d'un Net effrayant, c'est de la posture adolescente si on la chante sur les blogs. Et que je te clame sur le Net mon horreur d'être au Net, et je te te ferme un coup mon blog parce que Dieu n'existe pas, et que je te le rouvre parce que c'est plus fort que moi d'avoir besoin d'être lu oui mais pas pas des cons, ah, quelle douleur de n'être lu et commenté que par des cons, surtout pour les catholiques du vieux monde qui défendront jusqu'au moindre bit le tombeau du Christ contre la barbarie sarrazine. (Georges mon amour, qui a dit:"heureux les simples d'esprit ?")

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  22. En fait, au delà du simple et profond regret de ne plus lire Eisangélie, j'ai eu une inquiétude affreuse à son propos, comme si son "arrêt" d'écrire suggérait un "arrêt" personnel plus définitif. C'est bête mais ça m'angoisse.Voilà.

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  23. « (Georges mon amour, qui a dit:"heureux les simples d'esprit ?") »

    Ça ne peut être que vous, ma pauvre fille.

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  24. Eisangelie faisait preuve d'un immense talent sur son blog.
    Le fin d'icelui est donc une fort mauvaise nouvelle.

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  25. La crevette: mais puisqu'il continue à écrire sur le blog cité plus haut, c'est qu'il vit encore (joli site, d'ailleurs, les petits nostalgiques d'Hitler se portent bien).

    Je suis assurément une pauvre fille, Georges,tu ne peux savoir à quel point. Carrément petite sœur des pauvres filles. Rajoutes-en donc une couche, tu vois, je te tends la joue gauche. Le pauvre type qui a dit "Heureux les simples d'esprit", ou "heureux les pauvres en esprit", ça dépend des traductions, il s'appelait Matthieu. Peut-être que je me trompe comme je me suis trompée à propos d'Astérix, hein. Je ne suis pas catholique apostolique romaine, moi, mais bien contente d'être athée pour n'avoir rien de commun, j'espère, sinon la qualité de papoteur internautique, avec toi.

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  26. Sermon sur la montagne, ce n'est pas Matthieu qui l'a dit, mais c'est écrit dans son évangile. (Pauvre type, ce Mathieu, si on compare ses écrits aux Riches Heures de Georges)

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  27. Bon, de toute façon, j'ai une préférence marquée pour Luc, personnellement.

    (et vas-y, tous les cathos dans le même panier, ça me donne presque envie de fonder une Réforme...)

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  28. Ah non chère Suzanne, ne tendez pas la joue gauche de grâce, pas vous bon sang ! Bon, vous faites là allusion à une parole du Christ souvent reprise à tort et à travers, souvent moquée aussi, mais finalement pas du tout comprise sans doute parce pas du tout expliquée, ou alors très mal.

    Il y a quelques années, j'avais lu une étude très intéressante due à Xavier Léon-Dufour, prêtre, jésuite, théologien, mais surtout grand exégète, notamment de l'évangile de Jean - il a consacré, d'ailleurs, une grande partie de son labeur à l'étude du fameux prologue, enfin bref -, étude dans laquelle il relève puis soumet à la savante analyse toutes les occurrences du mot droite et du mot gauche dans le Nouveau Testament, et spécialement dans la bouche de Jésus.

    Je résume pour la parole qui nous intéresse : la plupart des gens sont droitiers ; or, si l'on vous frappe la joue droite, ce ne peut être qu'avec le revers de la main. D'où l'invitation qui nous est faite de tendre la joue gauche, et ce afin d'être frappé par la paume de la main (droite, donc), c'est-à-dire "face à face", sans hypocrisie. Par conséquent, tendre la joue gauche n'est en aucun cas un appel à l'abandon, à la soumission, au masochisme, et que sais-je encore.

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  29. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  30. Suzanne a dit : Et que je te clame sur le Net mon horreur d'être au Net, et je te te ferme un coup mon blog parce que Dieu n'existe pas, et que je te le rouvre parce que c'est plus fort que moi d'avoir besoin d'être lu oui mais pas pas des cons, ah, quelle douleur de n'être lu et commenté que par des cons, surtout pour les catholiques du vieux monde qui défendront jusqu'au moindre bit le tombeau du Christ contre la barbarie sarrazine. "

    C'est tellement ça :-D

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  31. « Le pauvre type qui a dit "Heureux les simples d'esprit", ou "heureux les pauvres en esprit", ça dépend des traductions, il s'appelait Matthieu. »

    Décidément, Suzanne, vous êtes impayable.

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  32. Christophe: merci de me l'apprendre.

    Je me souviens d'un enfant qui, debout devant un homme qui le frappait, disait: tape moi aussi sur l'autre joue, je suis petit, la honte n'est pas pour moi.

    Sinon, pas le moindre masochisme envers Georges-le-franc qui un coup vous est aimable, et un coup vous envoie ses chiens de mots les plus féroces pour exprimer le dégoût que vous lui inspirez et revient ensuite vous faire la cour. Ce sont des mots sur les blogs, tout ça. Des effets de style, des effets de mots. Rien n'est vrai, rien n'est sincère. Je ne répondrais pas à Georges si nous n'étions pas blogueurs, et ce que je peux dire à cet archétype de blogueur qu'est Georges, le type au dessus de la mêlée qui se baigne dans la grande cybermare en chemise de lin et en ressort sans être mouillé, je le dis à un pauvre internaute comme moi, pas à l'être supérieur qu'il prétend être. Je veux bien même lui offrir une troisième joue. Entre pauvres, on ne va pas s'engueuler.

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  33. (oui, Georges, je m'exprimais -comme souvent- très maladroitement, tu peux ricaner, mais je crois que tout le monde aura compris.)

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  34. Christophe: je reviens sur votre explication plausible, mais l'image ordinaire a du sens aussi. Pour les romains, la gauche était le mauvais côté, sinistra. Et si taper à gauche portait malheur à l'agresseur?

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  35. « (oui, Georges, je m'exprimais -comme souvent- très maladroitement, tu peux ricaner, mais je crois que tout le monde aura compris.) »

    De mieux en mieux. Un festival de suzanneries.

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  36. @ Dorham: moi aussi je préfère Luc!!!
    @ Eden " immense talent" ?! Faut relire avec de bonnes lunettes; et un peu d'humour... C'est très " j'me la pète, je sais écrire " .... Et je raconte tout et n'imp!!

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  37. Eisangélie n'est pas encore publié (et censuré) dans La Pléiade.

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  38. Niqab ta mère, Suze, tu piges jamais que dalle.

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  39. Moi, l'aime bien l'interprétation du "Quand on me frappe sur la joue droite, je tends ma joue gauche" vue par "Les Inconnus" !!!

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  40. j'aime bien, pardon...

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  41. Bah moi, puisque c'est comme ça, je vais arrêter de le lire, cet eisangélie_uno@zentropa.machin à la noix. Nahnahnahnahnèreuh.

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