jeudi 8 août 2013

De la grande muflerie des urologues


Mail adressé à Michel Desgranges, il y a quelques instants. Je me suis dit que ça ferait plaisir à tout le monde d'être tenu au courant de mon “actualité estivale”… Donc, voici :


Cher Michel,

les urologues sont décidément gens fort mal éduqués. Ainsi, celui que j'ai rencontré ce matin : alors que nous ne nous connaissions d'Ève ni d'Adam, il m'a d'emblée introduit une mini-caméra (ou quelque autre instrument optique : je n'étais pas en position de me rendre compte) dans la bite, avant de me mettre l'un de ses doigts dans le fondement. Tout cela sans un bisou, pas le moindre regard de tendresse, rien. Le temps des fêtes galantes est bien terminé, je vous le dis !

Blague à part, on dirait que ma vessie va plutôt bien, et ma prostate n'a pas l'air de poser de problème non plus, à ce stade. Le scanner se montrera peut-être plus bavard, lundi en fin de matinée. Verdict mardi après-midi, dans le bureau de l'urologue mal élevé et anti-préliminaires : je vais tenter de survivre jusque-là. En attendant je ne pisse plus la moindre goutte de sang, mes mictions sont redevenues aussi transparentes que leur malheureux auteur ; comme si le vent de révolte qui soufflait sur l'appareil uro-génital avait décidé d'un repli stratégique sur des bases préparées à l'avance, face à l'arrivée des troupes de la Faculté sur le champ de guerre – lequel repli n'est peut-être que stratégique, et prélude à de prochaines attaques foudroyantes et vicieuses. Heureusement l'intendance suit et les vivres ne manquent pas.

Quant aux troupes elles-mêmes, leur transport vers Levallois ayant été provisoirement suspendu, elle arborent un moral aussi ensoleillé que le jardin où elles bivouaquent – en un mot, le pisseur de copie fait retraite cependant que le pisseur monte au front.. Vous serez bien entendu le premier à recevoir le bulletin de la bataille dès que celle-ci aura eu lieu.

Amitiés,

Didier G., uro-discriminé

26 commentaires:

  1. Vous êtes vraiment chez Molière ces jours-ci, mon cher Didier.

    Mais... pas da saignée ? pas de sangsues ? et surtout ... pas de clystère ?

    La civilisation a bel et bien disparu.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. En effet, je n'avais pas fait le rapprochement !

      Supprimer
  2. Ah! Vous avez heureusement échappé à l'échographie prostatique endorectale!
    Amitiés

    RépondreSupprimer
  3. Eh bien, je suis heureux de savoir que vous allez mieux.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Dans l'ensemble, oui. C'était bien, la soirée que j'ai manquée ?

      Supprimer
    2. Très bien, ma foi, et je crois que Jacques a été content, lui aussi. Nous avons refait le monde et les drapés romans. Nous avons regretté que Catherine et vous ne fussiez pas des nôtres, mais nous avons bu à votre santé.

      Supprimer
    3. Ah, et puis au fait, Jacques m'a laissé une gamelle et une couverture pour chien. Lui-même est reparti avec l'exemplaire d'"Une Femme d'Etat" de M. Desgranges que je venais de terminer.

      Supprimer
    4. Si Michel apprend qu'on a troqué son roman contre une gamelle à chien, on est mal…

      Supprimer
    5. ...et une couverture.
      Ne diminuez pas ma cote, Didier!

      Supprimer
    6. Couverture qui n'est, hélas, qu'un tapis pour chien…

      Supprimer
    7. Rétablissons la vérité : il ne s'agit en aucun cas d'un troc. mat s'est fait l'intermédiaire d'une restitution (gamelle et couverture)et le roman m'a été simplement prêté. Ne mélangeons pas tout !

      Supprimer
  4. Vous êtes sûr que c'est un doigt ?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. À l'aveugle, je pense que oui. Et aussi à la mine placide de la jeune assistante.

      Supprimer
  5. L'ensemble des assurés sociaux sont heureux de vous avoir offert votre (peut-être) première sodomie.

    RépondreSupprimer
  6. Je me demande combien de commentaires le trou du cul du sieur Didier va susciter ?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je m'intéresse également beaucoup à cette question ; qui n'est pas sans fondement.

      Supprimer
  7. Je me suis bien marrée avec votre histoire de tuyaux. L'absence de préliminaires : hi hi.
    Cela m'a fait du bien, et m'a fait oublier un film trop noir, que nôtre Miss Drucker avait vanté après les informations mardi dernier, donc un film à ne pas voir ("Les salauds"), à l'inverse de chez vous où il faut se précipiter dans ces sombres circonstances…

    RépondreSupprimer
  8. Vous avez échappé à l'urétro-cystographie-rétrograde. Alors, cessez donc de vous plaindre.

    Quant au toucher rectal, c'est tout de même la moindre des choses en matière d'urologie, surtout chez les messieurs d'un certain age.

    Et le regard de tendresse pendant ce moment délicieux, que vous le vouliez d'une jeune et jolie infirmière, d'accord. Mais d'un mandarin chenu, j'aurais voulu voir votre tête...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est bien pour ça que je n'ai rien dit.

      Supprimer
  9. Eu l'urétro-Cystographie-rétrograde sauf que ça m'est remontée jusqu'aux reins et que ça m'a fait tout drôledrôle. Pissé du sang pendant des mois, blocage, puis sondage, puis poche à pisse pendant des mois, jusqu'à ce que je me sonde moi-même pendant environ 5 mois 5 fois par jour.
    Ça parait terrible dit comme ça (et surtout de se foutre un machin de 40 cm dans la bite à cette fréquence-là), mais on s'y fait beaucoup mieux qu'on peut imaginer, c'est une question de méthode.
    Puis, comme ils ont fini par se réveiller de l'hiver, ils m'ont viré ce renflement balèze de la vessie dans la vessie (genre cave immense dans un garage de taille moyenne) qui faisait chier et qui s'appelle un diverticule. Ça arrive tout seul, ces trucs, parfois, c'est très commun, et bénin, et c'est très souvent ça qui fait pisser du sang.
    Depuis ça roule. Très chiant, mais bénin.
    Et les chirurgiens sont des sacrés pros dans le domaine (même si vu du côté des patients c'est toujours assez difficile à vivre)
    Le truc c'est de boire un paquet d'eau si ça revient.
    Bon courage.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. En effet, je suis un gamin, à côté de vous ! Enfin, pour l'instant, on ne peut jurer de rien quant à l'avenir…

      Supprimer
  10. Votre texte m' rappelé une visite chez un proctologue, ce curieux personnage après explorer mon fondement avec de divers ustensile divers et variés , discuta avec moi de vieilles voitures et cela le plus naturellement du monde , il se trouve j'avais amené pour patienter un magazine sur les anciennes automobiles.

    Drôle de bonhomme quand même , ça vous mets un doigt dans l'anus voire presqu 'un " fist-fucking"et ensuite vous cause de la pluie et du beau-temps. pendant que toi tu as toujours le fion en marmelade et que tu te dandines sur la chaise pour avoir le moins mal possible.

    Mais, faut se dire que c'est pour la bonne cause.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ah ! le proctologue ! je l'avais oublié, celui-là ! Il mériterait un billet à part entière, tiens…

      Supprimer
  11. Le billet et les coms me font pisser de rire...

    Majeur

    RépondreSupprimer

Les commentaires anonymes seront systématiquement supprimés, quel que puisse être leur contenu, voire leur intérêt.