lundi 9 avril 2012

Pourquoi les “grands frères” finissent vigiles de supermarché


Au prix de quelques légères transpositions et d'un soupçon de mauvaise foi malicieuse, la réponse se trouve peut-être chez Arnold J. Toynbee :

« La politique qui consiste à recourir aux services d'un voleur pour en arrêter un autre semble avoir pour elle des arguments de poids. Dans l'art de la guerre des frontières, le guerrier barbare l'emporte sur le soldat-citoyen, car il combat sur un terrain qui lui est familier. (…) Ce personnel militaire de meilleure qualité, on peut l'acquérir à un tarif bien plus bas pour le contribuable-citoyen. (…) En même temps la tentation de piller ses voisins civilisés se trouvera réduite de façon appréciable, à la fois parce que sa solde de mercenaire apaisera ses besoins d'autres sources de revenus, et parce que les barbares qui seraient encore tentés de se livrer à la guerre de frontière trouveront désormais en face d'eux des adversaires qui les égalent sur le plan militaire. » (L'Histoire, Payot, p. 525-526.)

Naturellement, l'expédient ne fonctionne qu'un temps, et un temps assez court. Non content de devenir rapidement inopérant, il ne fait en réalité que précipiter la chute de la civilisation exsangue qui y a recours, dans la mesure où, prenant les barbares à son service, le pouvoir qui tente de se maintenir les fait par là-même entrer dans ses secrets :

« Tout se passe comme s'il les soumettait à un cours intensif de savoir-faire militaire et politique. Par la suite, s'ils le désirent, les barbares peuvent en tirer profit aux dépens de leurs professeurs. »

C'est naturellement ce qui s'est produit dans l'armée romaine, entraînant une désorganisation de celle-ci et, par suite logique, son affaiblissement ; affaiblissement que les mercenaires exogènes ne pouvaient ignorer puisque, désormais, ils proliféraient au sein même de cette armée :

« Et la conclusion des barbares fut que le système politique romain s'en allait tellement à vau-l'eau que c'était une invite à l'attaque. » (p. 527.)

La question qui vient alors à l'esprit est : pourquoi les mercenaires se retournent-ils contre l'empire, alors que celui-ci leur offre des avantages, un bien-être et une opulence dont ils n'auraient jamais pu rêver de leur côté du limes ? Parce que ces enrôlés de la dernière heure ont très bien vu que le roi était nu, alors que la cour s'obstine à ne rien savoir de sa décrépitude avancée. Retournons chez Toynbee :

« Dès que la civilisation s'est écroulée (…), les barbares ont facilement tendance à trahir, parce que leur contrat ne stipule aucun désir de leur part de s'intégrer à la civilisation qu'ils ont entrepris de défendre en échange de compensations matérielles. (…) La civilisation conserve bien peu de prestige aux yeux des barbares, alors que les barbares eux-mêmes font l'objet de la craintive admiration d'une minorité dominante en proie au désespoir. » (p. 528.)

Cette “craintive admiration” engendrée par le désespoir (lequel peut fort bien, on le voit chaque jour, prendre les couleurs plus riantes d'une inébranlable foi en l'avenir, assénée et répétée comme un mantra) fait que, bientôt, aucune assimilation harmonieuse n'est plus possible, y compris au sein d'organismes a priori aussi homogènes et incorporatifs que l'armée :

« Dans un tel climat psychologique, un corps de foederati barbares ne deviendra jamais une unité de l'armée régulière impériale ; il restera une horde inassimilée conservant ses propres armes et sa propre tactique, prenant ses ordres de ses propres chefs de guerre, sécrétant son propre esprit de corps et nourrissant ses propres ambitions. De même, un établissement de laeti barbares ne deviendra jamais une communauté de citoyens de l'empire ; il restera un imperium in imperio inassimilé qui, à moins qu'il ne soit anéanti, trouvera sa destinée politique tôt ou tard en devenant le noyau d'un État-successeur dissident. En bref, la politique qui consiste à recourir aux services des barbares pour tenir leurs compatriotes à distance est condamné d'avance à l'échec (…). »

Finalement, on commencerait à mieux comprendre pourquoi Marine Le Pen a eu cette idée en apparence saugrenue de vouloir supprimer les hypermarchés…

Le changement c'est maintenant,

un autre monde est possible,

et toutes ces sortes de calamités presque naturelles.

52 commentaires:

  1. Vous ferez tout pour défendre la Marine... Et vous vous foutez de ma gueule quand je défends Hollande.

    RépondreSupprimer
  2. Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.

    RépondreSupprimer
  3. Ach ! Ces sauvages de barbares...

    Rien ne vaut le bon sang aryen pour défendre la Patrie. Le führer l'avait bien compris lui... Il est vrai que c'était un esprit éclairé.

    Ces cons de coloniaux anglais, qui eux, n'ont cessé de piocher des militaires dans tous les pays de la planète jusqu'à avoir l'armée la plus interlope du monde n'ont pas dû lire l'illustre Toynbee (cé ki ce kon ? -DDD) ni le mirifique Goux qui non seulement ne connait strictement rien aux affaires militaires mais pense adapter l'Histoire à ses vues un peu sommaires.

    Et puis la Rome antique, politiquement et socialement corrompue jusqu'à la moelle devait plus sûrement sa perte à des raisons internes qu'à ses barbares enrégimentés.

    Quand vous parlez d'Histoire, mon cher Goux, on croirait entendre un gosse prendre ses désirs pour des réalités. Je n'ai jamais supporté ceux qui veulent faire passer le bien-fondé de leur idéologie foireuse (de droite comme de gauche) au travers de faits historiques ayant eu lieu des siècles et des siècles voire des millénaires plus tôt pour assoir leur vérité merdique d'aujourd'hui.
    À quand la démonstration que l'arche de Noë a réellement sauvé la faune du déluge ? J'attends avec jubilation. -DDD

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ces cons de coloniaux britanniques ont certes pioché çà et là dans l'empire pour lever des troupes, mais ce ne furent jamais que des régiments d’auxiliaires, des unités d'appoint, voire des troupes mercenaires dans certains cas, jusqu'à l'indépendance des anciennes colonies.

      Pour Rome, d'une certaine manière vous n'avez pas tort. Qu'elle soit républicaine ou impériale, encore que l'empire ne se soit jamais départi de l'idéal républicain, Rome n'a pas suivi la conception grecque de l'idée républicaine fondée sur la polis, lui préférant le concept de natio. Partant de là, la citoyenneté qui auparavant était réservée aux seuls latins puis étendue logiquement aux italiques fut bradée et offerte à tous les peuples (ou presque). La querelle n'est pas nouvelle, droit du sang contre droit du sol. On a vu le résultat au Vème siècle.

      Rome s'est effondrée parce que rien ne poussait les romains à s'intéresser à la chose publique. La chose militaire n'avait plus aucune raison d'intéresser les romains puisque les citoyens des confins fournissaient leur compte de légions. Le commerce fut peu à peu laissé aux grecs et aux juifs et la politique et les affaires laissées aux affranchis du Palatin. Les Trimalcion modernes ne manquent pas, encore faut-il vouloir les voir.

      Les mêmes causes produisant les mêmes effets...

      Supprimer
    2. Pour commencer, Cui-cui, relisez donc ma première phrase en pensant à ce que vous faites : ça vous évitera de tout prendre au pied de la lettre.

      D'autre part, vous devriez varier vos angles d'attaque. N'avoir jour après jour pour argument que “Didier Goux qui ne connaît rien à…” commence à sentir le procédé et frise même le ridicule. On sait que vous êtes le Pic de La Mirandole des tréteaux, mais tout de même.

      Quant à me reprocher de m'appuyer sur le passé pour comprendre le présent, d'abord je ne vois pas le moyen d'y échapper, et d'autre part, venant de gens qui n'ont que le nazisme, le pétainisme et les merveilleux acquis de 1789 à la bouche, je trouve ça tout à fait bouffon.

      Supprimer
    3. Koltchak : Toynbee ne sépare pas Rome de la Grèce, qu'il englobe sous le nom de civilisation hellénique, l'empire étant pour lui la conséquence de la décadence des cité (en très gros, hein !).

      Supprimer
    4. Et l'humour et le second degré Cui cui ?

      Même en socialie il me semble que c'est encore autorisé, peut être pas pour très longtemps donc je trouve bien que Didier en profite tant qu'il le peut...

      "[...]d'autre part, venant de gens qui n'ont que le nazisme, le pétainisme et les merveilleux acquis de 1789 à la bouche, je trouve ça tout à fait bouffon."

      Vous savez Didier, ça arrange bien les socialo-communistes d'oublier l'Histoire compte tenu des échecs cruels de leur idéologie...

      Il oublie souvent que dans un monde socialiste le pauvre vit dans 6m² et n'a ni eau courant, ni électricité, ni toilettes privées alors que dans un monde capitaliste le pauvre à un écran plasma et un téléphone portable...

      Supprimer
  4. Et lux fuit !

    Me demandais bien où l'auteur allait nous amener avec ses circonvolutions "zemmouriennes franco-mélancoliques"(TM)...

    RépondreSupprimer
  5. Excellente, parce qu'évidente, analyse des mécanismes en cours de la décadence. La pirouette finale, toute surprenante d'élégance qu'elle soit, relève plus du procédé que de la cohérence.

    L'oiseau fait cui-cui et il a tort. Ainsi le renard ou le chat le repèrent-t-ils et leurs intentions ne sont pas toujours pacifiques. D'un autre côté, s'ils nous en débarrasse, on ne va pas pleurer.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. La pirouette finale n'est évidemment que cela : une pirouette finale (et pas des plus convaincantes ni des plus drôles, je le crains…).

      Supprimer
  6. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

    RépondreSupprimer
  7. Le billet de Didier est intéressant, mais peu probant, et malheureusement Cui-Cui n'a pas tort (même si sa référence aux nazis est d'un ridicule achevé, bien sûr) : on ne peut comprendre le présent avec un passé si lointain ; tout est totalement différent. Une différence majeure, c'est que les barbares qui ont soi-disant démoli Rome n'avaient rien de barbare, du moins si on les compare à des Algériens ou à des Roms d'aujourd'hui. Ce qui est en train de nous arriver est bien pire que ce qui est arrivé à Rome, dont la civilisation a quand même survécu, en gros, jusqu'à aujourd'hui, car ce ne sont pas les Mohammed et les Fatouma qui vont prendre option latin au lycée...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est vrai qu'à Paris comme dans la région parisienne, à Marseille, Lion, Lille etc les Français "(desouche)" désormais minoritaires vont avoir de plus en plus de mal à s'intégrer.
      "Chasser le Christianisme et vous aurez l'Islam" avait prophétiquement écrit Chateaubriand

      Supprimer
  8. Ici, on a toujours privilégié les idées frustes des politiciens radicaux.
    La complexité d'une pensée, la multiplicité d'une société, ses solidarités nécessaires,ses contradictions,ses avancées, le responsable du blog et ses affidés s'en moquent complètement, tout (l'histoire ancienne, la littérature, les sciences,les faits divers, etc.) est au service d'une xénophobie et d'un racisme primitifs.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Mais pour l'option latin, Léon, que proposez-vous au juste ? Est-ce notre faute si Fatouma et Karim n'en ont rien à faire, de notre culture ?
      (Mais répondez sérieusement, hein, j'aimerais bien voir si vous êtes capable d'une argumentation, et vérifier que vous n'êtes pas un pseudo de Didier Goux !).

      Supprimer
    2. Léon est un saint. Ou un masochiste. Ou un saint masochiste.
      Je ne vois que ça comme explication.
      Saint Maso, priez pour nous!

      Supprimer
  9. Monsieur Y: citer Chateaubriand avec deux fautes d'orthographe dans la même phrase, faut l'faire !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Pourquoi les grands frères finissent-ils vigiles de supermarché ?
      Dans un Super U de campagne, par chez moi, on a essayé de respecter la règle " vigile = guerrier noir ", mais faute de grand noir on a pris un tout petit métis. Comme les enfants piquaient toujours des bonbons, le petit métis a été viré et remplacé par une extraordinaire allemande de de deux mètres vingt, maigre et oscillante comme un jeune saule, dont la tête dépassait le sommet des rayons et se tournait vers vous comme une boule de périscope.

      Supprimer
    2. Excellent, mordelol, et toute ces sortes de choses !

      Respect et salut nazi.

      Supprimer
  10. Aristide, surtout pas un saint. J'essaie simplement de maîtriser mes pulsions mauvaises, vous devriez essayer,c'est une passion triste de haïr.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Et pour l'argumentation ? Excusez-moi d'insister.

      Supprimer
    2. Voui, voui, bien sûr.
      Je hais, je hais soir et matin. Je suis haineux, c'est la ma gloire. La haine est mon métier, et toutes ces sortes de choses.
      Alors que Léon, lui, il aime. Il aime tout le monde, même les haineux comme moi (puisque tout homme a quelque chose à apporter aux autres).
      Ah, c'est beau, c'est beau.
      J'en ai les yeux tout humectés.
      Mais quand même, tout bien considéré, je crois que je préfère encore avoir un coeur dur qu'une tête molle.

      Supprimer
  11. Qu'est-ce que vous voulez savoir mon pauvre Marco-Polo?
    Si je pense que tous les hommes sont égaux,que nulle indignité ne relève de leur couleur, de leur origine ou de leur religion, qu'ils ont tous quelque chose à apporter aux autres, qu'ils sont partout chez eux, etc. mais n'est-ce point l'idée que vous vous faites de vous-même? Et que vous refusez à l'autre.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ah non, je ne suis pas partout chez moi, mon vieux. Je respecte le pays des autres, et si je n'aime pas toujours leur culture, je ne les envahis pas en les sommant d'en changer.
      Tout ce que je refuse à autrui, c'est de venir m'emmerder chez moi. C'est mal ? Je croyais qu'il fallait être contre la colonisation.

      Supprimer
  12. Ne bougez plus, Marco Polo, prenez racine, et prospérez, c'est tout le mal que je vous souhaite.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci. Mes racines sont déjà profondes.

      Supprimer
    2. Sans vouloir trop la ramener il me semble que jusqu'à très récemment les peuples ont prospéré sans trop bouger. Globalement, jusqu'au début du XXème siècle la majeure partie des familles étaient ancrées dans un terroir et n'allaient guère au delà de la dizaine de kilomètres pour y chercher l'époux ou l'épouse. Jusqu’à présent, les seuls non auvergnats que je trouve dans mon arbre généalogique sont respectivement ma mère, normande du Cotentin, et ma femme qui est alsaco-helvétique. Pour le reste, c'est du pur arverne jusqu'au début du XVIIème, où il semblerait que je bloque. Horreur ultime, mon nom est un des rares patronymes gaulois ayant survécu à la latinisation.

      Un véritable cauchemar pour les progs.

      Supprimer
  13. Bien que profondément Écossais, Léon est partout chez lui...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.

      Supprimer
    2. Bon, là, si chacun se met à recopier les anciens commentaires des autres, on ne va pas s'en sortir…

      Supprimer
    3. Vous auriez pu prendre ceci pour un écart exceptionnel Monsieur Goux, votre objection est un temps soit peu rapide, mais je m'y plie volontiers, bien-entendu.

      Et puis, vous avez quoi contre les anciens ? Sont utiles les anciens, pour rebondir !

      ( Sourire )

      Sand

      Supprimer
  14. Il n'y a point de racine sans eau.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ainsi la vie devant soi..

      Sand

      Supprimer
  15. Suzanne, délicieuse, votre anecdote!
    Dans mon lycée d'une petite ville bas-normande ( j'ose dire que je suis fonctionnaire en l'absence de Marchenoir), les options grec et latin ne sont choisies que par une dizaine d'élèves sur un effectif global de 1200 élèves. Il n'y a donc qu'un seul cours pour plusieurs niveaux, comme dans les anciennes classes rurales, et ce, en fin de journée. Cela pour dire que le grec et le latin n'intéressent pas plus les français de souche que les Mohamed.
    les jeunes français de souche, à part quelques exceptions, sont devenus des barbares. Il y a plusieurs causes à cela, on a écrit moult livres sur le sujet sans véritablement mesurer la délitescence de l'institution Education Nationale sous l'effet de l'idéologie progressiste qui est la sienne, idéologie masquée par une soi-disant neutralité. Une conception de la laïcité étroite, bornée, le développement de l'enseignement utilitaire soumis aux besoins du marché, l'effondrement de la valeur autorité ( que l'idéologie progressiste rousseauiste confond avec l'exercice d'un pouvoir), l'incapacité à contrer ou seulement à canaliser l'invasion technologique abrutissante ( l'utilisation du téléphone portable est théoriquement interdite à l'intérieur de mon lycée mais personne n'a trouvé le moyen de l'empêcher, et je ne vous dis rien sur l'effet des i-pod pendant les cours) ont déjà eu raison de l'institution.
    Marco Polo, ce Léon plus vrai que nature a toujours paru suspect aux yeux de la lectrice occasionnelle de ce blog que je suis. Comme vous, je me suis demandé s'il n'était pas un avatar du tenancier qui ferait son petit Pessoa pour s'amuser à "penser contre lui-même" ;-)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Chère collègue, vous avez bien raison de signaler que le latin n'est plus guère prisé, même chez les desouches (toutefois, dans mon lycée, qui est minuscule, il y a plus d'inscrits que chez vous : la Normandie a l'air d'être en pointe, côté abandon de civilisation !). Même gangrène en revanche côté téléphone portable.
      Quant à Léon, les dénégations ci-dessous paraissent suspectes, non ?

      Supprimer
    2. Dame du Mont: une dizaine d'élèves sur un effectif global de 1200 élèves !
      Je connais un collège où le latin était proposé en option en 5ème pour toutes les raisons qu'on invoque généralement, la plus importante, non dite mais crevant le sous-entendu étant "pour être dans une bonne classe". Un principal est passé par là et a réussi à disperser les latinistes dans les six 5ème pour ne pas que les bons élèves soient regroupés en fonction de critères...culturels. Il avait essayé auparavant d'inciter les élèves d'origine turque à choisir l'option latin, mais ça n'a pas marché. Comme le latin ne permet plus d'être dans une classe d'élèves... je ne dirais pas meilleurs, mais plus travailleurs en tout cas, eh bien, il n'y a plus de latin en 5ème.

      Supprimer
  16. Réponses
    1. COMMENT ???

      Supprimer
    2. Quoi ??? Vous êtes Napoléon ?!?

      Supprimer
    3. COMMENT ??? Nooon j'ai pas vu le nabot Léon !!

      Supprimer
  17. JE NE SUIS PAS GOUX !!!!

    RépondreSupprimer
  18. Dame du Mont, vous avez bien fait de venir, votre avis si nuancé aura sans doute l'heur de plaire à vos consoeurs ou confrères enseignants.
    1.200 barbares d'un coup, mazette, il faudra élever des barricades dans votre lycée.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. 1200 d'un coup, ce n'est pas impossible. Je connais un lycée à Vitry sur Seine qui a bien du mal à contenir ses élèves à l'intérieur et la racaille à l'extérieur. Encore qu'il soit difficile de faire la différence entre les premiers et les seconds.

      Le plus beau, c'est que les profs gueulent :
      - parce que la clôture est mal foutue et laisse entrer des indésirables venus régler leurs comptes,
      - parce que les élèves sont chroniquement indisciplinés, grossiers, irrespectueux,
      - parce que pas mal d'élèves nient la shoah, portent des signes religieux, refusent la mixité, voire pour certains refusent d'avoir des professeurs au féminin, etc. ad nauseam.

      En revanche, le fait que les blancs, je ne dis même pas les français de souche, soient en passe de devenir minoritaires, ça ne les interpelle pas quelque part comme on dit dans les milieux branchouilles. Ils ne semblent pas voir que toutes ces mauvaises manières sont essentiellement d'importation. Mieux, ils militent pour le maintien en France d'élèves sans papiers en poussant au passage les élèves à manifester.

      Je me suis laissé dire qu'on aurait sensiblement les mêmes soucis à Saint-Denis et dans d'autres, jadis riantes, bourgades d’Ile de France. Mais tout va bien. Ce sont juste quelques manifestations de la multiplicité de la société, de ses avancées, de l'enrichissement culturel, etc.

      Supprimer
  19. A propos de barricades, ça me rappelle un ami venu passer quelques chez moi en France.

    Il repart dans son pays puis il raconte à ses amis en commençant ainsi... ( je résume hein ! ) " J'étais prisonnier " puis poursuit sur cette base son récit, " chez moi il n'y a pas de barricade, ça ne veut pas dire que je suis plus pauvre mais tout simplement que les gens sont plus honnêtes ".

    Alors à première analyse, on pourrait être séduit par cette fine intelligence émanant du paradoxe mais il n'en est rien, vous savez pourquoi ? Parce que la source est erronée. Il n'était pas prisonnier, il avait les clés, libre d'ouvrir la barricade à son gré. Du coup, voyez-vous, la mauvaise foi l'emporte sur l'intelligence, elle l'annule.

    Léon et Monsieur Goux : JE VOUS SUIS ! de ce pas... reconnaissante, vous suivez n'es-ce pas !

    Sand

    RépondreSupprimer
  20. Sand, j'avoue que personnellement je ne vous suis pas trop, mais Goux sans doute le fera, il est plus habitué.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je sais Monsieur Léon, ne vous en faites donc pas, et pour tout vous dire il m'importe peu d'être suivie, ou comprise, ressentie de temps à autres me suffira, appréciée, aimée, je n'ose l'imaginer, juste je l'espère, ça fait vivre !

      Je préfère le coeur mou et la tête dure comme la pierre, c'est plus vivable. ( référence au commentaire d'Aristide )

      Sand

      Supprimer
  21. Je n'ai pas dit qu'il y avait dans mon lycée 1200 barbares. J'ai dit que 10 élèves sur 1200 avaient choisi le grec ou le latin. J'ai élargi en écrivant que les jeunes français, de souche ou pas, deviennent barbares en ce sens qu'ils deviennent totalement étrangers à la culture française, et pire, que la langue française leur devient étrangère.J'ai eu des élèves français de souche, classe moyenne habitant un village loin des banlieues, qui parlent avec l'accent des banlieues d'origine maghrébine. Comment expliquer ce mimétisme? Je suis professeur de lettres, vous comprenez?

    RépondreSupprimer
  22. Les clips musicaux, les films, la publicité, tout cela crée une sorte de sous-culture s'adressant aux ados. Le panurgisme étant l'apanage de la jeunesse, il faut impérativement apparaître "cool", "in".

    RépondreSupprimer

Les commentaires anonymes seront systématiquement supprimés, quel que puisse être leur contenu, voire leur intérêt.