vendredi 13 avril 2012

Reste dans mon épaule, ô tourterelle…


Elles sont revenues. Le couple de tourterelles qui, l'an dernier, nous a gratifiés de deux portées successives (évidemment “successives”, andouille !) est depuis hier occupé à rebâtir le nid qu'il avait édifié au sommet du volet gauche de la Case – gauche quand on se place face au baraquement en question), et que j'avais impitoyablement jeté à bas une fois l'automne arrivé. Cela étant, en ces quelques mois d'absence, ni le mâle ni la femelle n'a profité des froidures pour suivre des cours de perfectionnement dans l'art si délicat de la nidification : la construction reste très rapide et le résultat très approximatif. Mais bon : ce sont des tourterelles turques

Pourquoi affirmer qu'il s'agit du même couple que précédemment ? Parce que, l'année dernière, il leur avait bien fallu une semaine pour ne plus s'envoler à chaque fois que je passais la porte, dans un sens ou l'autre, juste sous leur bec. Or, là, dès le premier contact, ce matin, les deux ont continué à s'affairer dans leur gourbi sans m'accorder plus d'attention que si j'avais été une grosse bouse glissant sur un terrain en forte pente. Et durant quelques secondes je me suis trouvé stupidement ému de ce qu'elles semblaient se souvenir de moi.

J'espère sincèrement que tout va bien se passer dans les mois qui viennent, et qu'un Stéphane Courtois quelconque ne va pas venir plomber l'ambiance en me révélant du haut de son incontestable autorité que mes tourterelles sont en réalité des agents castristes, ou pis : des taupes islamistes.

18 commentaires:

  1. Allons bon ! V'la l'vieux ému par deux piafs... Le changement, c'est maintenant ?

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  2. Ce n'est pas le changement, c'est l'éternel retour !

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  3. Dans une de mes anciennes maisons, un couple avait niché sur le projecteur halogène qui éclairait mon escalier extérieur. Du coup, je me suis vu privé d'éclairage afin d'éviter de cuire les petits.

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    1. On a plus de chance que vous : on ne ferme jamais les volets de la Case…

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    2. Cela dit, une paire de pigeonneaux bien cuits, ce n'est pas à dédaigner…

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  4. Qu'elles fassent gaffe à Golo tout de même...

    Amitiés

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    1. Non, pas de risques : le nid est trop haut et il n'y a rien pour grimper.

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  5. "mes tourterelles" elles sont en train de vous apprivoiser...

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  6. Méfiez vous, il s'agit en fait de Dorham et Léon déguisés. Ce qui explique l'amateurisme du nid… vous êtes repéré!

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    1. Dorham et Léon dans le même nid, ça risque d'être intéressant…

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  7. Tout ceci est illogique. Avec le nom qu vous portez, c'est une oie ("goose") qui devrait prendre ses quartiers chez vous. Une, pas deux, sinon ça fait "geese" et ça ne colle plus. Et puis l'oie, ça sent l'histoire, et quelle histoire, si on pense aux oies du Capitole ! En cas d'invasion barbare, vous seriez averti tout de suite par votre oie. Ce serait l'oie du "papy-qui-picole" !

    Mais bon, faute de grives...

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    1. Vous imaginez une oie perché au sommet de ce volet ? Et si elle se met à chier au moment où je passe ?

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  8. J'ai toujours eu beaucoup de tendresse pour toute votre animalerie que je suis sur votre journal intime mais plus particulièrement pour ces oiseaux je dois bien avouer... De nombreux arrivent aussi dans mon jardin, ils se promènent au sol le matin, et deux d'entre eux nichent sur mon figuier ces temps-ci..

    Un petit copié-collé ici :
    Nietzsche découvre l’idée de l’Éternel Retour du même en août 1881, à Sils-Maria, dans la Haute-Engadine, en Suisse.
    « Je veux raconter maintenant l’histoire de Zarathoustra. La conception fondamentale de l’œuvre, l’idée de l’Éternel Retour, cette formule suprême de l’affirmation, la plus haute qui se puisse concevoir, date du mois d’août de 1881. Elle est jetée sur une feuille de papier avec cette inscription : À 600 pieds par-delà l’Humain et le temps. Je parcourais ce jour-là la forêt, le long du lac de Silvaplana ; près d’un formidable bloc de rocher qui se dressait en pyramide, non loin de Surlei, je fis halte. C’est là que cette idée m’est venue » (Ecce homo).
    Selon Heidegger (Essais et conférences, p. 139), on trouve dans Ainsi parlait Zarathoustra, III (écrit en janvier 1884), « De la vision et de l’énigme », le premier exposé de l’Éternel Retour :
    « Il dit : 'Comment ? était-ce là la vie ? Allons ! Recommençons encore une fois !' »
    Mais en fait on trouve l’idée de l’éternel retour de façon tout-à-fait explicite dans « Le convalescent » (Zarathoustra, 3e partie) :

    « Je reviendrais, avec ce soleil et cette terre, avec cet aigle et ce serpent, - non pour une vie nouvelle, ou une meilleure vie, ou une vie ressemblante ;

    - à jamais je reviendrais pour cette même et identique vie, dans le plus grand et aussi bien le plus petit, pour à nouveau de toutes choses enseigner le retour éternel, - »

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  9. Général Bol13 avril 2012 23:47

    Didier : vos volets mériteraient un coup de bondex. Non, je ne suis pas volontaire, ni payeur, mais simple conseilleur. Quant aux tourterelles, visiblement, elles trouvent toujours leur pigeon... Et leurs chiottes (proverbe)
    Rompez.

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    1. Les volets ne servent jamais : ils ne sont là que pour les tourterelles ! On ne va pas en plus leur repeindre leur piaule, si ?

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  10. Jamais vu un nid aussi merdique. Elles viendraient pas du Maghreb, vos bestioles ?

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